{"id":333434,"date":"2020-09-12T02:00:00","date_gmt":"2020-09-12T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/quest-ce-qui-conteste-le-plus-la-goutte\/"},"modified":"2020-09-12T02:00:00","modified_gmt":"2020-09-12T00:00:00","slug":"quest-ce-qui-conteste-le-plus-la-goutte","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/quest-ce-qui-conteste-le-plus-la-goutte\/","title":{"rendered":"Qu&#8217;est-ce qui conteste le plus la goutte ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les anti-inflammatoires non st\u00e9ro\u00efdiens (AINS) sont des options de traitement efficaces pour les crises de goutte, mais ils sont souvent associ\u00e9s \u00e0 des effets secondaires. Des doses plus faibles de colchicine sont aussi efficaces et mieux tol\u00e9r\u00e9es que des doses \u00e9lev\u00e9es, mais elles n&#8217;ont jamais \u00e9t\u00e9 compar\u00e9es directement \u00e0 un AINS. Une \u00e9quipe de chercheurs vient de le faire.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>La goutte est connue pour toucher plus d&#8217;hommes que de femmes. En Suisse, elle touche environ 3% des adultes de sexe masculin jusqu&#8217;\u00e0 l&#8217;\u00e2ge de la retraite. Elle provoque une flamb\u00e9e soudaine de douleurs et de gonflements articulaires, qui sont trait\u00e9s de mani\u00e8re standard par des anti-inflammatoires non st\u00e9ro\u00efdiens, de la colchicine \u00e0 faible dose ou des corticost\u00e9ro\u00efdes.<\/p>\n<p>De nombreuses \u00e9tudes ont d\u00e9montr\u00e9 que les AINS peuvent traiter efficacement les crises de goutte. Cependant, cela s&#8217;accompagne souvent d&#8217;effets secondaires importants, parfois mortels. Une \u00e9tude a montr\u00e9 qu&#8217;en Grande-Bretagne, les trois quarts des m\u00e9dicaments prescrits pour cette pathologie entre 2001 et 2004 concernaient le diclof\u00e9nac ou l&#8217;indom\u00e9thacine, deux des AINS les plus toxiques. Le naprox\u00e8ne est associ\u00e9 \u00e0 un risque vasculaire plus faible que les autres AINS et est aussi efficace que la prednisolone orale en cas de crise de goutte.<\/p>\n<p>La colchicine \u00e0 fortes doses est efficace, mais elle provoque souvent des effets secondaires gastro-intestinaux. Des doses plus faibles sont tout aussi efficaces, mais mieux tol\u00e9r\u00e9es. Pour aider les patients et les praticiens \u00e0 choisir entre la colchicine \u00e0 faible dose et le naprox\u00e8ne, le Dr Edward Roddy, du Primary Care Centre Versus Arthritis, School of Primary, Community and Social Care, Keele University, Royaume-Uni, et ses coll\u00e8gues ont entrepris une comparaison directe [1]. Leur \u00e9tude CONTACT, randomis\u00e9e, multicentrique et ouverte, avait pour objectif de comparer l&#8217;efficacit\u00e9 clinique du naprox\u00e8ne et de la colchicine \u00e0 faible dose dans la r\u00e9duction de la douleur caus\u00e9e par les crises de goutte en soins primaires, leurs profils d&#8217;effets secondaires et leur rapport co\u00fbt-efficacit\u00e9.<\/p>\n<h2 id=\"premiere-etude-comparative-directe\">Premi\u00e8re \u00e9tude comparative directe<\/h2>\n<p>Les participants \u00e0 l&#8217;\u00e9tude ont re\u00e7u soit du naprox\u00e8ne oral 750 mg (trois comprim\u00e9s de 250 mg), suivi de 250 mg (un comprim\u00e9) toutes les 8&nbsp;heures pendant un maximum de 7 jours (la prescription simultan\u00e9e d&#8217;un inhibiteur de la pompe \u00e0 protons \u00e9tait laiss\u00e9e \u00e0 la discr\u00e9tion du m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste), soit de la colchicine orale 500 \u00b5g (un comprim\u00e9) toutes les 8 heures pendant 4 jours.<\/p>\n<p>Il a \u00e9t\u00e9 conseill\u00e9 aux participants auxquels une statine avait \u00e9t\u00e9 prescrite de suspendre la statine pendant le traitement par la colchicine. Les donn\u00e9es de base ont \u00e9t\u00e9 recueillies avant la randomisation par le biais d&#8217;un questionnaire auto-administr\u00e9. Les r\u00e9sultats ont \u00e9t\u00e9 recueillis par le biais d&#8217;un journal quotidien auto-administr\u00e9 (jours 1 \u00e0 7) et d&#8217;un questionnaire \u00e0 la semaine 4.<\/p>\n<p>L&#8217;issue primaire \u00e9tait une variation de l&#8217;intensit\u00e9 de la douleur la plus grave au cours des derni\u00e8res 24 heures (\u00e9chelle de notation num\u00e9rique de 0 \u00e0 10) par rapport \u00e0 la valeur initiale, mesur\u00e9e quotidiennement pendant les 7 premiers jours : Le changement moyen par rapport \u00e0 la valeur initiale a \u00e9t\u00e9 compar\u00e9 entre les groupes sur les jours 1 \u00e0 7 en utilisant l&#8217;intention de traiter.<\/p>\n<p>399 participants ont \u00e9t\u00e9 inclus dans l&#8217;\u00e9tude : 200 ont re\u00e7u du naprox\u00e8ne et 199 de la colchicine. Les groupes \u00e9taient similaires au d\u00e9but de l&#8217;\u00e9tude, bien que davantage de personnes du bras colchicine aient d\u00e9clar\u00e9 souffrir de crises de goutte pour la premi\u00e8re fois. Les donn\u00e9es sur les r\u00e9sultats primaires ont \u00e9t\u00e9 recueillies pour 86% dans le groupe naprox\u00e8ne \u00e0 J7 et 86,5% \u00e0 4 semaines. Dans le groupe colchicine, ce chiffre \u00e9tait de 88,9% dans les deux cas. Les auteurs de l&#8217;\u00e9tude ont toutefois pr\u00e9cis\u00e9 que le diagnostic de la goutte avait \u00e9t\u00e9 pos\u00e9 cliniquement chez les participants au lieu d&#8217;utiliser des crit\u00e8res valid\u00e9s ou des examens suppl\u00e9mentaires. En outre, ils consid\u00e8rent comme des facteurs limitants le design ouvert sans \u00e9valuation des r\u00e9sultats \u00e0 l&#8217;aveugle ou des comprim\u00e9s placebo et la collecte de r\u00e9sultats rapport\u00e9s exclusivement par les patients eux-m\u00eames, sans \u00e9valuation de l&#8217;effet des AINS sur des mesures objectives telles que la pression art\u00e9rielle ou la fonction r\u00e9nale.<\/p>\n<h2 id=\"aucune-difference-significative\">Aucune diff\u00e9rence significative<\/h2>\n<p>Il n&#8217;y a pas eu de diff\u00e9rence significative entre les groupes en ce qui concerne les scores moyens de modification de la douleur au cours des jours 1 \u00e0 7 (colchicine vs naprox\u00e8ne : diff\u00e9rence moyenne -0,18 ; intervalle de confiance \u00e0 95% [KI] -0,53 \u00e0 0,17 ; p=0,32). Pendant les jours 1 \u00e0 7, la diarrh\u00e9e (45,9% vs 20% ; OR 3,31 ; IC \u00e0 95% 2,01-5,44) et les c\u00e9phal\u00e9es (20,5% vs 10,7% ; OR 1,92 ; IC \u00e0 95% 1,03-3,55) \u00e9taient plus fr\u00e9quentes dans le groupe colchicine que dans le groupe naprox\u00e8ne, mais la constipation \u00e9tait moins fr\u00e9quente (4,8% vs 19,3% ; OR 0,24 ; IC \u00e0 95% 0,11-0,54).<\/p>\n<p>Dans les deux groupes, des am\u00e9liorations du r\u00e9sultat primaire ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es au sein du groupe aux jours 1 \u00e0 7.  <strong>(Fig. 1).  <\/strong>Il n&#8217;y a pas eu de diff\u00e9rence significative entre les groupes en ce qui concerne la variation moyenne de l&#8217;intensit\u00e9 de la douleur la plus grave au cours des jours 1 \u00e0 7 (colchicine vs naprox\u00e8ne : diff\u00e9rence moyenne ajust\u00e9e -0,18 ; IC \u00e0 95% -0,53 \u00e0 0,17 ; p = 0,32). \u00c0 aucun moment, il n&#8217;y a eu de diff\u00e9rence entre les groupes en ce qui concerne le soulagement complet de la douleur ou l&#8217;\u00e9valuation de la r\u00e9ponse au traitement par le patient. A la semaine 4, il n&#8217;y avait pas de diff\u00e9rence entre les groupes en termes de rechute\/crise de goutte r\u00e9currente, de consultation d&#8217;un m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste, d&#8217;une infirmi\u00e8re ou d&#8217;un service d&#8217;urgence.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-14193\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/abb1_sg1_s28_0.png\" style=\"height:283px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"518\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/abb1_sg1_s28_0.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/abb1_sg1_s28_0-800x377.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/abb1_sg1_s28_0-120x57.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/abb1_sg1_s28_0-90x42.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/abb1_sg1_s28_0-320x151.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/abb1_sg1_s28_0-560x264.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Il y a eu trois \u00e9v\u00e9nements ind\u00e9sirables graves, aucun li\u00e9 aux interventions de l&#8217;\u00e9tude et aucun d\u00e9c\u00e8s. Deux participants ayant re\u00e7u du naprox\u00e8ne ont \u00e9t\u00e9 hospitalis\u00e9s : l&#8217;un pour des douleurs thoraciques non cardiaques et l&#8217;autre pour une pneumonie contract\u00e9e \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital apr\u00e8s l&#8217;implantation d&#8217;une valve aortique par transcath\u00e9ter. Un participant ayant re\u00e7u de la colchicine a \u00e9t\u00e9 hospitalis\u00e9 pour une ost\u00e9omy\u00e9lite. Entre les jours 1 et 7, la diarrh\u00e9e et les maux de t\u00eate autod\u00e9clar\u00e9s \u00e9taient plus fr\u00e9quents avec la colchicine qu&#8217;avec le naprox\u00e8ne, tandis que la constipation \u00e9tait moins fr\u00e9quente avec la colchicine<strong> (tableau 1). <\/strong>La diarrh\u00e9e a atteint son maximum le La constipation a atteint son pic au 4e jour dans le groupe colchicine et au 3e jour dans le groupe naprox\u00e8ne. Les deux ont \u00e9t\u00e9 consid\u00e9rablement r\u00e9duits au cours des semaines 2 \u00e0 4.<\/p>\n<p>Le Dr Roddy et ses coll\u00e8gues ont constat\u00e9 des am\u00e9liorations significatives de l&#8217;intensit\u00e9 de la douleur au sein de chaque bras dans les deux groupes, mais aucune diff\u00e9rence statistiquement significative entre le naprox\u00e8ne et la colchicine \u00e0 faible dose au cours des 7 premiers jours. Le naprox\u00e8ne a sembl\u00e9 fournir un soulagement plus rapide de la douleur, ce qui pourrait s&#8217;expliquer par le dosage de 750 mg, bien que la diff\u00e9rence entre les groupes au jour 2 ait \u00e9t\u00e9 plus faible et peut-\u00eatre fausse. Les effets secondaires, notamment les diarrh\u00e9es et les analg\u00e9siques, \u00e9taient plus fr\u00e9quents avec la colchicine. Il n&#8217;y a pas eu de dommages majeurs avec le naprox\u00e8ne.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-14194 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/tab1_sg1_s28_0.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/958;height:523px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"958\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/tab1_sg1_s28_0.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/tab1_sg1_s28_0-800x697.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/tab1_sg1_s28_0-120x105.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/tab1_sg1_s28_0-90x78.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/tab1_sg1_s28_0-320x279.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/tab1_sg1_s28_0-560x488.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Il \u00e9tait inattendu que les maux de t\u00eate diff\u00e8rent entre les groupes, mais il semble plausible que le naprox\u00e8ne ait un effet protecteur pour les traiter ou les pr\u00e9venir. La colchicine est consid\u00e9r\u00e9e comme plus efficace si elle est administr\u00e9e dans les 12 \u00e0 36 premi\u00e8res heures d&#8217;une crise de goutte. Les deux tiers des participants \u00e0 l&#8217;\u00e9tude ont commenc\u00e9 \u00e0 prendre le m\u00e9dicament dans les 24 heures suivant l&#8217;apparition des sympt\u00f4mes, fournissant des preuves &#8220;du monde r\u00e9el&#8221; que la colchicine \u00e0 faible dose est efficace m\u00eame lorsque le traitement est retard\u00e9 par des facteurs li\u00e9s au patient ou au service, \u00e9crivent les chercheurs. Le naprox\u00e8ne \u00e9tait l\u00e9g\u00e8rement moins cher que la colchicine en comparaison. Selon la conclusion du Dr Roddy et de ses coauteurs, les r\u00e9sultats sugg\u00e8rent que le naprox\u00e8ne devrait \u00eatre envisag\u00e9 avant la colchicine \u00e0 faible dose pour traiter les crises de goutte en soins primaires sans contre-indications.<\/p>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Roddy E, et al : Open-label randomised pragmatic trial (CONTACT) comparing naproxen and low-dose colchicine for the treatment of gout flares in primary care. Annals of the Rheumatic Diseases 2020 ; 79 : 276-284.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo DOULEUR &amp; GERIATRIE<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les anti-inflammatoires non st\u00e9ro\u00efdiens (AINS) sont des options de traitement efficaces pour les crises de goutte, mais ils sont souvent associ\u00e9s \u00e0 des effets secondaires. 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