{"id":333568,"date":"2020-08-23T02:00:00","date_gmt":"2020-08-23T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/les-biomarqueurs-pourraient-faciliter-bien-des-choses\/"},"modified":"2020-08-23T02:00:00","modified_gmt":"2020-08-23T00:00:00","slug":"les-biomarqueurs-pourraient-faciliter-bien-des-choses","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/les-biomarqueurs-pourraient-faciliter-bien-des-choses\/","title":{"rendered":"Les biomarqueurs pourraient faciliter bien des choses"},"content":{"rendered":"<p><strong>22 \u00e0 40% des patients atteints de BPCO subissent au moins une exacerbation mod\u00e9r\u00e9e ou s\u00e9v\u00e8re chaque ann\u00e9e. Les patients pr\u00e9sentant des exacerbations fr\u00e9quentes ont un moins bon pronostic. Une \u00e9quipe de chercheurs s&#8217;est pench\u00e9e sur la mani\u00e8re dont le diagnostic, le traitement cibl\u00e9 et la pr\u00e9vention des exacerbations de la BPCO pourraient \u00eatre am\u00e9lior\u00e9s \u00e0 l&#8217;avenir gr\u00e2ce \u00e0 des biomarqueurs.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Sur le plan th\u00e9rapeutique, les exacerbations sont trait\u00e9es de mani\u00e8re uniforme par des bronchodilatateurs, des corticost\u00e9ro\u00efdes syst\u00e9miques et, g\u00e9n\u00e9ralement, des antibiotiques. En r\u00e9alit\u00e9, ils sont h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes et se caract\u00e9risent par des m\u00e9canismes sous-jacents, des r\u00e9sultats et des besoins de traitement diff\u00e9rents. Ainsi, seulement 30 \u00e0 50% des exacerbations sont li\u00e9es \u00e0 une inflammation \u00e9osinophile accrue des voies respiratoires et semblent r\u00e9pondre aux corticost\u00e9ro\u00efdes syst\u00e9miques, tandis qu&#8217;environ 50% sont provoqu\u00e9es par des infections bact\u00e9riennes et peuvent r\u00e9pondre aux antibiotiques.<\/p>\n<p>Dans le contexte des exacerbations de la BPCO, les biomarqueurs peuvent \u00eatre utilis\u00e9s dans diff\u00e9rents domaines. Ils peuvent \u00eatre utilis\u00e9s comme outil de diagnostic pour la d\u00e9tection pr\u00e9coce d&#8217;\u00e9v\u00e9nements, comme outil de staging pour la classification de la gravit\u00e9 de la maladie et\/ou l&#8217;identification de sous-groupes importants, comme outil de pronostic pour la pr\u00e9diction de r\u00e9sultats cliniquement importants et, probablement le plus important, comme outil th\u00e9rapeutique pour l&#8217;identification des indications de traitement et le suivi de la r\u00e9ponse. Id\u00e9alement, un biomarqueur d&#8217;exacerbation de la BPCO est m\u00e9caniquement li\u00e9 \u00e0 l&#8217;apparition aigu\u00eb d&#8217;une inflammation des voies respiratoires, qu&#8217;il d\u00e9tecte \u00e0 la fois avec une valeur pr\u00e9dictive n\u00e9gative \u00e9lev\u00e9e et une valeur pr\u00e9dictive positive \u00e9lev\u00e9e.<\/p>\n<p>Dans le cas de l&#8217;infarctus aigu du myocarde, la plupart de ces exigences sont couvertes par la troponine T cardiaque. Le d\u00e9fi des exacerbations de la BPCO a longtemps \u00e9t\u00e9 de trouver un biomarqueur aussi pertinent. Cependant, en raison de l&#8217;h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des exacerbations, il semble g\u00e9n\u00e9ralement admis qu&#8217;un tel marqueur &#8220;global&#8221; n&#8217;existe tr\u00e8s probablement pas, \u00e9crivent les chercheurs dirig\u00e9s par le Dr Alexander G. Mathioudakis de la Division de l&#8217;infection, de l&#8217;immunit\u00e9 et de la m\u00e9decine respiratoire de l&#8217;Universit\u00e9 de Manchester au Royaume-Uni. N\u00e9anmoins, il existe plusieurs approches prometteuses pour am\u00e9liorer le traitement de la BPCO \u00e0 l&#8217;aide de biomarqueurs.<\/p>\n<h2 id=\"marqueurs-sanguins-et-dexpectoration-avec-potentiel\">Marqueurs sanguins et d&#8217;expectoration avec potentiel<\/h2>\n<p>Chez 6574 patients atteints de BPCO identifi\u00e9s dans des \u00e9tudes de population g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 Copenhague, des taux \u00e9lev\u00e9s simultan\u00e9s de CRP, de fibrinog\u00e8ne et de globules blancs totaux \u00e9taient associ\u00e9s \u00e0 un risque accru d&#8217;exacerbation, en particulier dans le sous-groupe clinique de patients \u00e0 risque en raison d&#8217;ant\u00e9c\u00e9dents d&#8217;exacerbation ou d&#8217;un mauvais VEMS. En outre, une analyse d&#8217;\u00e9tude a identifi\u00e9 un biomarqueur d&#8217;imagerie pr\u00e9cis. Un rapport entre le diam\u00e8tre de l&#8217;art\u00e8re pulmonaire et celui de l&#8217;aorte sup\u00e9rieur \u00e0 un, indiquant une hypertension pulmonaire, \u00e9tait ind\u00e9pendamment associ\u00e9 \u00e0 une multiplication par trois du risque d&#8217;exacerbation. Des marqueurs physiologiques tels que l&#8217;augmentation de l&#8217;imp\u00e9dance respiratoire pr\u00e9disaient \u00e9galement les futures exacerbations.<\/p>\n<p>Une autre \u00e9tude a examin\u00e9 le lien entre les exacerbations et les l\u00e9sions du tissu pulmonaire et a constat\u00e9 des modifications des valeurs de plusieurs biomarqueurs du turn-over de la matrice extracellulaire des voies respiratoires avec un potentiel diagnostique dans deux cohortes de patients ind\u00e9pendantes. Ces biomarqueurs pourraient \u00eatre en mesure d&#8217;identifier des \u00e9v\u00e9nements associ\u00e9s \u00e0 un risque futur de mauvaises issues. De tels mod\u00e8les de biomarqueurs de l\u00e9sions du tissu pulmonaire pourraient r\u00e9volutionner la gestion des exacerbations de la m\u00eame mani\u00e8re que la troponine r\u00e9volutionne la gestion des troubles cardiaques aigus, en distinguant les infarctus du myocarde des simples \u00e9pisodes d&#8217;angine de poitrine, \u00e9crivent les auteurs. Malheureusement, comme l&#8217;expliquent le Dr Mathioudakis et ses coll\u00e8gues, l&#8217;audit europ\u00e9en sur la BPCO n&#8217;a pas permis d&#8217;\u00e9valuer la valeur ajout\u00e9e des biomarqueurs sanguins ou d&#8217;expectoration pour le pronostic.<\/p>\n<p>Une mani\u00e8re possible de mieux d\u00e9terminer les biomarqueurs dans les exacerbations de la BPCO pourrait consister \u00e0 mieux identifier et caract\u00e9riser les sous-types d&#8217;exacerbations. La classification des exacerbations en fonction de leurs agents pathog\u00e8nes, tels que les infections bact\u00e9riennes, les infections virales ou l&#8217;inflammation accrue des voies respiratoires, semble donc \u00eatre la plus prometteuse<strong> (Fig.&nbsp;1).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-14034\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/abb1_pa2_s30_0.png\" style=\"height:386px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"708\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/abb1_pa2_s30_0.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/abb1_pa2_s30_0-800x515.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/abb1_pa2_s30_0-120x77.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/abb1_pa2_s30_0-90x58.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/abb1_pa2_s30_0-320x206.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/abb1_pa2_s30_0-560x360.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"bacteries-et-exacerbations-de-la-bpco\">Bact\u00e9ries et exacerbations de la BPCO<\/h2>\n<p>Les bact\u00e9ries sont souvent identifi\u00e9es dans les cultures de crachats dans plus de 50% des exacerbations, en particulier pendant les mois d&#8217;hiver. Cependant, des taux de d\u00e9tection \u00e9lev\u00e9s (&gt;25%) sont \u00e9galement observ\u00e9s dans les cas de maladies stables. Par cons\u00e9quent, l&#8217;identification des bact\u00e9ries au cours d&#8217;une exacerbation ne permet pas d&#8217;\u00e9tablir une \u00e9tiologie bact\u00e9rienne. En l&#8217;absence d&#8217;\u00e9tudes exp\u00e9rimentales, il n&#8217;est pas confirm\u00e9 que les bact\u00e9ries puissent directement d\u00e9clencher des exacerbations.<\/p>\n<p>Des modifications du microbiote pulmonaire ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9es comme des causes possibles d&#8217;exacerbations. Les techniques modernes de s\u00e9quen\u00e7age mol\u00e9culaire ont montr\u00e9 que les voies respiratoires saines sont colonis\u00e9es par le microbiote. Le microbiote dans la BPCO est largement caract\u00e9ris\u00e9 par une prolif\u00e9ration du phylum des prot\u00e9obact\u00e9ries et une augmentation de la proportion de streptocoques et de staphylocoques dans le phylum des firmicutes.<\/p>\n<p>Nos connaissances sur les changements dynamiques qui se produisent au sein du microbiote pulmonaire pendant les exacerbations sont limit\u00e9es, mais des \u00e9tudes r\u00e9centes ont apport\u00e9 un peu de lumi\u00e8re sur ce sujet. Une \u00e9tude a montr\u00e9 qu&#8217;une dysbiose microbienne \u00e9tait pr\u00e9sente dans 41% des exacerbations et \u00e9tait associ\u00e9e \u00e0 une diminution aigu\u00eb du VEMS et \u00e0 une augmentation du test d&#8217;\u00e9valuation de la BPCO (CAT). D&#8217;autres \u00e9tudes sont n\u00e9cessaires pour comprendre si et comment des changements se produisent, affirment les auteurs avec confiance.<\/p>\n<p>Bien que le r\u00f4le de l&#8217;infection bact\u00e9rienne dans le d\u00e9clenchement des exacerbations de la BPCO ne soit pas confirm\u00e9, l&#8217;utilisation d&#8217;antibiotiques reste tr\u00e8s r\u00e9pandue, avec &gt;80% dans les soins secondaires et environ 50% dans les soins primaires. La Global Initiative for Chronic Obstructive Lung Disease (GOLD) attribue un niveau de preuve de cat\u00e9gorie B \u00e0 l&#8217;utilisation d&#8217;antibiotiques dans les exacerbations de la BPCO.<\/p>\n<h2 id=\"virus-respiratoires-et-exacerbations-de-la-bpco\">Virus respiratoires et exacerbations de la BPCO<\/h2>\n<p>Les virus respiratoires sont identifi\u00e9s dans 30 \u00e0 50% des exacerbations de BPCO. Cependant, on les trouve \u00e9galement chez &gt;10% des patients pendant un \u00e9tat stable de la maladie \u00e0 un moment donn\u00e9. Les virus les plus fr\u00e9quemment d\u00e9tect\u00e9s dans la BPCO sont le rhinovirus, la grippe et le virus respiratoire syncytial (VRS). Contrairement \u00e0 l&#8217;incertitude sur la mani\u00e8re dont les bact\u00e9ries d\u00e9clenchent les exacerbations, des \u00e9tudes exp\u00e9rimentales sur la charge virale ont confirm\u00e9 un lien de causalit\u00e9 direct entre les infections virales et les exacerbations de la BPCO.<\/p>\n<p>Les exacerbations virales de la BPCO \u00e9tant caract\u00e9ris\u00e9es par des sympt\u00f4mes prolong\u00e9s et p\u00e9nibles, les vaccins et les traitements antiviraux peuvent \u00eatre b\u00e9n\u00e9fiques. Plusieurs ECR et de grandes \u00e9tudes de terrain ont montr\u00e9 que les vaccins contre la grippe sont tr\u00e8s efficaces pour r\u00e9duire la fr\u00e9quence des exacerbations de la BPCO. Cependant, dans la pratique, la grippe est sous-diagnostiqu\u00e9e en cas d&#8217;exacerbation.<\/p>\n<p>Il manque encore un biomarqueur pr\u00e9cis qui puisse confirmer l&#8217;\u00e9tiologie virale des exacerbations. Les sympt\u00f4mes d&#8217;une infection des voies respiratoires sup\u00e9rieures ou d&#8217;un rhume peuvent correspondre ou pr\u00e9c\u00e9der des exacerbations li\u00e9es \u00e0 des virus. La pr\u00e9cision diagnostique de cette approche est toutefois limit\u00e9e.<\/p>\n<h2 id=\"exacerbations-dues-a-une-inflammation-des-voies-respiratoires-a-eosinophiles\">Exacerbations dues \u00e0 une inflammation des voies respiratoires \u00e0 \u00e9osinophiles<\/h2>\n<p>L&#8217;inflammation des voies respiratoires dans la BPCO implique la pr\u00e9sence de diff\u00e9rentes cellules inflammatoires telles que les neutrophiles, les lymphocytes T CD8 +, les mastocytes, les \u00e9osinophiles et les macrophages. Jusqu&#8217;\u00e0 r\u00e9cemment, la BPCO \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9e comme une maladie inflammatoire principalement m\u00e9di\u00e9e par les neutrophiles. Cependant, il a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9 que 20 \u00e0 40% des patients atteints de BPCO pr\u00e9sentent une inflammation des voies respiratoires \u00e0 \u00e9osinophiles, \u00e0 la fois pendant une phase stable et lors d&#8217;exacerbations, m\u00eame apr\u00e8s avoir exclu les patients souffrant d&#8217;asthme concomitant. Il est int\u00e9ressant de noter que ces patients r\u00e9pondent mieux \u00e0 la corticoth\u00e9rapie. Le nombre d&#8217;\u00e9osinophiles dans le sang est relativement bien corr\u00e9l\u00e9 avec les taux d&#8217;\u00e9osinophiles dans les crachats et les voies respiratoires et pourrait \u00eatre utilis\u00e9 comme mesure de substitution de l&#8217;\u00e9osinophilie des voies respiratoires dans la BPCO.<\/p>\n<p>En cas de BPCO stable, un nombre plus \u00e9lev\u00e9 d&#8217;\u00e9osinophiles dans le sang est associ\u00e9 \u00e0 un risque accru d&#8217;exacerbations futures, en particulier d&#8217;exacerbations \u00e0 \u00e9osinophiles. Elle est \u00e9galement un pr\u00e9dicteur de la r\u00e9ponse th\u00e9rapeutique (r\u00e9duction de l&#8217;exacerbation) aux CSI.<\/p>\n<p>Les exacerbations de la BPCO, caract\u00e9ris\u00e9es par une inflammation \u00e9osinophile accrue des voies respiratoires, sont g\u00e9n\u00e9ralement plus b\u00e9nignes, car elles sont associ\u00e9es \u00e0 une mortalit\u00e9 plus faible et \u00e0 une dur\u00e9e d&#8217;hospitalisation plus courte. Les infections bact\u00e9riennes sont rarement pr\u00e9sentes, tandis que la pr\u00e9sence d&#8217;une infection virale dans les exacerbations \u00e9osinophiles reste controvers\u00e9e. Un nombre plus \u00e9lev\u00e9 d&#8217;\u00e9osinophiles sanguins pendant les exacerbations est une indication de la r\u00e9ponse clinique aux corticost\u00e9ro\u00efdes oraux.<br \/>\nUne meilleure caract\u00e9risation du ph\u00e9notype \u00e9osinophile de la BPCO pourrait permettre de mettre en place des strat\u00e9gies th\u00e9rapeutiques plus cibl\u00e9es. Cela pourrait limiter l&#8217;utilisation des corticost\u00e9ro\u00efdes dans un groupe de patients pr\u00e9sentant un faible taux d&#8217;\u00e9osinophiles.<\/p>\n<h2 id=\"une-medecine-de-precision-pour-prevenir-les-exacerbations\">Une m\u00e9decine de pr\u00e9cision pour pr\u00e9venir les exacerbations<\/h2>\n<p>La pr\u00e9vention des exacerbations est un objectif th\u00e9rapeutique crucial en cas de BPCO stable. La plupart des traitements disponibles y r\u00e9pondent dans une certaine mesure, comme le montrent les essais contr\u00f4l\u00e9s randomis\u00e9s men\u00e9s chez des patients souffrant de BPCO et d&#8217;exacerbations fr\u00e9quentes.<\/p>\n<p>Dans une \u00e9tude, l&#8217;ajout d&#8217;un CSI (furoate de fluticasone) a syst\u00e9matiquement entra\u00een\u00e9 une r\u00e9duction de la fr\u00e9quence des exacerbations trait\u00e9es par des corticost\u00e9ro\u00efdes syst\u00e9miques seuls ou \u00e0 la fois par des antibiotiques et des corticost\u00e9ro\u00efdes syst\u00e9miques (le traitement \u00e9tant d\u00e9cid\u00e9 par le m\u00e9decin responsable). D&#8217;autre part, la fluticasone a entra\u00een\u00e9 une augmentation de 12% de la fr\u00e9quence des exacerbations trait\u00e9es uniquement par des antibiotiques seuls, par rapport au placebo.<\/p>\n<p>Les r\u00e9sultats d&#8217;une comparaison entre l&#8217;indacat\u00e9rol glycopyrronium vs. fluticasone salm\u00e9t\u00e9rol sur les exacerbations de la BPCO ont montr\u00e9 que l&#8217;association d&#8217;un b\u00eata-agoniste \u00e0 longue dur\u00e9e d&#8217;action (indacat\u00e9rol) et d&#8217;un antimuscarinique \u00e0 longue dur\u00e9e d&#8217;action (glycopyrronium), compar\u00e9e \u00e0 l&#8217;association d&#8217;un b\u00eata-agoniste \u00e0 longue dur\u00e9e d&#8217;action (salm\u00e9t\u00e9rol) et d&#8217;un CSI (propionate de fluticasone), r\u00e9duisait significativement le taux d&#8217;exacerbations mod\u00e9r\u00e9es ou s\u00e9v\u00e8res trait\u00e9es par des antibiotiques ou par des antibiotiques et des corticost\u00e9ro\u00efdes syst\u00e9miques.<\/p>\n<p>De telles observations sugg\u00e8rent que les bronchodilatateurs \u00e0 longue dur\u00e9e d&#8217;action sont efficaces pour pr\u00e9venir tous les sous-types d&#8217;exacerbations, expliquent Mathioudakis et al. \u00e0 partir de. D&#8217;autre part, les CSI peuvent \u00eatre plus efficaces chez les personnes souffrant d&#8217;exacerbations \u00e9osinophiles fr\u00e9quentes, mais doivent \u00eatre \u00e9vit\u00e9s chez les patients souffrant d&#8217;exacerbations bact\u00e9riennes r\u00e9currentes. Des recherches suppl\u00e9mentaires sont n\u00e9cessaires pour valider ces r\u00e9sultats et \u00e9valuer le r\u00f4le des diff\u00e9rents m\u00e9dicaments dans les groupes de patients d\u00e9finis dans les exacerbations.<\/p>\n<h2 id=\"lavenir-de-la-prise-en-charge-de-la-bpco\">L&#8217;avenir de la prise en charge de la BPCO<\/h2>\n<p>L&#8217;\u00e9valuation, la gestion et la pr\u00e9vention des exacerbations devraient consid\u00e9rablement \u00e9voluer \u00e0 l&#8217;avenir, concluent les auteurs de leurs recherches. L&#8217;h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des m\u00e9canismes et des r\u00e9sultats des exacerbations de la BPCO peut \u00eatre r\u00e9solue par un regroupement \u00e9tiologique. Par cons\u00e9quent, le plus grand d\u00e9fi est de d\u00e9velopper et de valider des biomarqueurs pr\u00e9cis pour la caract\u00e9risation pr\u00e9coce des diff\u00e9rents types d&#8217;exacerbation, au-del\u00e0 des formes bact\u00e9riennes, virales et \u00e9osinophiles pr\u00e9sent\u00e9es. De tels biomarqueurs pourraient faciliter l&#8217;optimisation de la gestion des exacerbations et le d\u00e9veloppement de nouveaux traitements cibl\u00e9s. Comme la plupart des exacerbations sont trait\u00e9es en soins primaires, les biomarqueurs s\u00e9lectionn\u00e9s doivent \u00eatre rapides, proches du patient et faciles \u00e0 mesurer afin de faciliter leur mise en \u0153uvre en soins primaires. Celle-ci am\u00e9liorerait probablement les r\u00e9sultats cliniques des exacerbations, mais aussi la BPCO en g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Mathioudakis AG, Janssens W, Sivapalan P, et al. : BMJ ; online first : 26 March 2020 ; doi : 10.1136\/thoraxjnl-2019-214484<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo PNEUMOLOGIE &amp; ALLERGOLOGIE 2020 ; 2(2) : 28-31<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>22 \u00e0 40% des patients atteints de BPCO subissent au moins une exacerbation mod\u00e9r\u00e9e ou s\u00e9v\u00e8re chaque ann\u00e9e. Les patients pr\u00e9sentant des exacerbations fr\u00e9quentes ont un moins bon pronostic. 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