{"id":333611,"date":"2020-08-18T02:00:00","date_gmt":"2020-08-18T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/limmunotherapie-apres-la-chimiotherapie-peut-prolonger-la-survie\/"},"modified":"2020-08-18T02:00:00","modified_gmt":"2020-08-18T00:00:00","slug":"limmunotherapie-apres-la-chimiotherapie-peut-prolonger-la-survie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/limmunotherapie-apres-la-chimiotherapie-peut-prolonger-la-survie\/","title":{"rendered":"L&#8217;immunoth\u00e9rapie apr\u00e8s la chimioth\u00e9rapie peut prolonger la survie"},"content":{"rendered":"<p><strong>Le carcinome de la vessie est l&#8217;une des maladies malignes les plus fr\u00e9quentes. Alors que le pronostic des patients est g\u00e9n\u00e9ralement favorable pour les tumeurs superficielles, il est nettement moins bon pour les carcinomes uroth\u00e9liaux infiltrant les muscles et d\u00e9passant les organes. Les r\u00e9sultats d&#8217;\u00e9tudes r\u00e9centes suscitent d\u00e9sormais l&#8217;espoir d&#8217;un traitement immunoth\u00e9rapeutique efficace.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Les n\u00e9oplasmes malins de la vessie touchent deux fois plus les hommes que les femmes, surtout \u00e0 un \u00e2ge avanc\u00e9. Lors de l&#8217;examen initial, environ trois quarts des patients pr\u00e9sentent une tumeur superficielle, non invasive pour les muscles. Dans ce cas, le traitement primaire consiste en une \u00e9lectror\u00e9section transur\u00e9trale de la tumeur, \u00e9ventuellement suivie d&#8217;une chimioth\u00e9rapie ou d&#8217;une immunoth\u00e9rapie intrav\u00e9sicale. Le taux de survie moyen \u00e0 cinq ans est tr\u00e8s bon, de l&#8217;ordre de 80 \u00e0 100 %. En revanche, la situation est diff\u00e9rente pour les carcinomes uroth\u00e9liaux dans lesquels la tumeur a d\u00e9j\u00e0 envahi les muscles ou s&#8217;est propag\u00e9e \u00e0 d&#8217;autres organes. Malgr\u00e9 un traitement intensif, moins de 30% survivent les cinq ann\u00e9es suivantes.<\/p>\n<p>Une \u00e9tude clinique randomis\u00e9e de phase III vient donc d&#8217;inclure 700 patients atteints d&#8217;un carcinome uroth\u00e9lial localement avanc\u00e9 ou m\u00e9tastas\u00e9 qui ne pouvaient pas \u00eatre trait\u00e9s par chirurgie. Chez les personnes concern\u00e9es, le cancer s&#8217;\u00e9tait arr\u00eat\u00e9 apr\u00e8s 4 \u00e0 6 cycles de chimioth\u00e9rapie \u00e0 base de platine. L&#8217;\u00e9tude a inclus des patients atteints de tumeurs PD-L1 positives (51%) et de tumeurs PD-L1 n\u00e9gatives. Randomis\u00e9s selon un ratio 1:1, un groupe a re\u00e7u de l&#8217;avelumab en traitement d&#8217;entretien avec les meilleurs soins de support (BSC) et l&#8217;autre moiti\u00e9 a re\u00e7u uniquement des BSC. Les soins palliatifs visent \u00e0 optimiser la qualit\u00e9 de vie et le fonctionnement d&#8217;une personne atteinte d&#8217;un cancer en traitant activement les sympt\u00f4mes et les effets secondaires li\u00e9s au cancer, sans recourir \u00e0 un traitement sp\u00e9cifique du cancer. La p\u00e9riode d&#8217;observation \u00e9tait d&#8217;un peu plus de 19 mois en m\u00e9diane.<\/p>\n<h2 id=\"le-traitement-de-soutien-seul-ne-suffit-pas\">Le traitement de soutien seul ne suffit pas<\/h2>\n<p>L&#8217;\u00e9tude a montr\u00e9 que l&#8217;ajout d&#8217;avelumab a entra\u00een\u00e9 une survie prolong\u00e9e de 7 mois chez tous les patients, que la tumeur soit PD-L1 positive ou non. Pour tous les patients, la m\u00e9diane de survie globale (OS) \u00e9tait de 21,4 mois dans le groupe avelumab et de 14,3 mois chez les patients recevant uniquement le traitement de soutien. La dur\u00e9e m\u00e9diane de survie globale pour les personnes atteintes d&#8217;une tumeur PD-L1 positive qui n&#8217;ont re\u00e7u que le meilleur traitement de soutien \u00e9tait d&#8217;environ 17 mois. Chez les patients atteints de tumeurs PD-L1 positives et trait\u00e9s en plus par l&#8217;immunoth\u00e9rapie, la m\u00e9diane de survie globale n&#8217;\u00e9tait pas encore atteinte \u00e0 la fin de la p\u00e9riode d&#8217;observation. Cela signifie que plus de la moiti\u00e9 des patients \u00e9taient encore en vie au moment du suivi.<\/p>\n<p>En ce qui concerne les effets secondaires graves, ils sont survenus chez environ 47% des patients ayant re\u00e7u l&#8217;avelumab, contre environ 25% dans le groupe BSC. Les effets secondaires les plus fr\u00e9quents ont \u00e9t\u00e9 les infections des voies urinaires, l&#8217;an\u00e9mie, le sang dans les urines, la fatigue et les douleurs dorsales. En fin de compte, le profil d&#8217;innocuit\u00e9 \u00e9tait conforme aux \u00e9tudes pr\u00e9c\u00e9dentes sur la monoth\u00e9rapie.<\/p>\n<p>Les auteurs de l&#8217;\u00e9tude sont donc certains que le traitement d&#8217;entretien par immunoth\u00e9rapie, en plus du traitement de soutien, peut aider les personnes atteintes d&#8217;un cancer de la vessie avanc\u00e9 \u00e0 vivre plus longtemps.<\/p>\n<p>\n<em>Source : Powles T, et al. : Maintenance avelumab + best supportive care (BSC) versus BSC alone after platinum-based first-line (1L) chemotherapy in advanced urothelial carcinoma (UC) : JAVELIN Bladder 100 phase III interim analysis. J Clin Oncol 38 : 2020 (suppl ; abstr LBA1). DOI: 10.1200\/JCO.2020.38.18_suppl.LBA1<\/p>\n<p>ASCO20 Virtuel<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c4MATOLOGIE 2020 ; 8(3) : 26 (publi\u00e9 le 20.6.20, ahead of print)<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le carcinome de la vessie est l&#8217;une des maladies malignes les plus fr\u00e9quentes. 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