{"id":333623,"date":"2020-08-17T00:00:00","date_gmt":"2020-08-16T22:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/le-bon-flair-avec-les-produits-biologiques\/"},"modified":"2020-08-17T00:00:00","modified_gmt":"2020-08-16T22:00:00","slug":"le-bon-flair-avec-les-produits-biologiques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/le-bon-flair-avec-les-produits-biologiques\/","title":{"rendered":"Le bon flair avec les produits biologiques"},"content":{"rendered":"<p><strong>On distingue deux groupes de rhinosinusites : la chronique avec polypes nasaux (CRSwNP) et celle sans (CRSsNP). Il s&#8217;agit d&#8217;une maladie populaire qui touche environ 11% de la population europ\u00e9enne. Les options th\u00e9rapeutiques \u00e9taient jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent extr\u00eamement limit\u00e9es, mais cela devrait changer avec l&#8217;autorisation des m\u00e9dicaments biologiques.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Les patients atteints de CRSwNP pr\u00e9sentent des limitations importantes, comme le montrent les \u00e9tudes sur la qualit\u00e9 de vie de ces personnes, l&#8217;ampleur de ces limitations \u00e9tant \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e9quivalente \u00e0 celle de l&#8217;insuffisance cardiaque, de l&#8217;asthme ou de la BPCO. &#8220;Nous savons qu&#8217;il existe des facteurs d&#8217;influence pertinents&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 en guise d&#8217;introduction le professeur Martin Wagenmann, directeur de l&#8217;unit\u00e9 de rhinologie, d&#8217;allergologie et de chirurgie endoscopique de la base du cr\u00e2ne \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital universitaire de D\u00fcsseldorf (D). Parmi ces comorbidit\u00e9s, il a mentionn\u00e9 l&#8217;asthme, une sensibilit\u00e9 aux AAS et aux analg\u00e9siques non st\u00e9ro\u00efdiens, une colonisation par le staphylocoque dor\u00e9 et une hypersensibilit\u00e9 aux antibiotiques. aureus et les maladies allergiques.<\/p>\n<p>Jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, l&#8217;\u00e9ventail des possibilit\u00e9s th\u00e9rapeutiques \u00e9tait terriblement r\u00e9duit. Le traitement par st\u00e9ro\u00efdes intranasaux constitue le traitement m\u00e9dicamenteux permanent et de base. Il s&#8217;agit d&#8217;une forme de th\u00e9rapie efficace qui permet d&#8217;aider la grande majorit\u00e9 de ces patients, mais qui est encore trop rarement utilis\u00e9e dans la pratique, comme l&#8217;a soulign\u00e9 le professeur Wagenmann.<\/p>\n<h2 id=\"les-antibiotiques-nont-pas-leur-place-dans-le-src\">Les antibiotiques n&#8217;ont pas leur place dans le SRC<\/h2>\n<p>Les douches nasales au s\u00e9rum physiologique sont \u00e9galement recommand\u00e9es, m\u00eame si la r\u00e9duction des sympt\u00f4mes qu&#8217;elles permettent d&#8217;obtenir est bien s\u00fbr loin d&#8217;\u00eatre aussi efficace. Si tout cela n&#8217;est pas efficace, il ne restait jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent que l&#8217;escalade des st\u00e9ro\u00efdes syst\u00e9miques. En revanche, les antibiotiques ne sont pas adapt\u00e9s au traitement de la rhinosinusite chronique, m\u00eame si les chiffres de prescription et la r\u00e9alit\u00e9 clinique le montrent encore diff\u00e9remment, au grand regret de l&#8217;expert. Mais il a \u00e9galement \u00e9voqu\u00e9 le traitement n\u00e9cessaire des maladies associ\u00e9es \u00e9voqu\u00e9es.<\/p>\n<p>Si le traitement m\u00e9dicamenteux ne fonctionne pas du tout, il reste l&#8217;option de l&#8217;intervention chirurgicale, le gold standard \u00e9tant ici la chirurgie endoscopique des sinus (NNH). Cependant, elle s&#8217;accompagne d&#8217;un taux de r\u00e9cidive tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9, en particulier pour les polypes nasaux, chez les patients qui ont \u00e9t\u00e9 op\u00e9r\u00e9s pr\u00e9cis\u00e9ment pour ces polypes. Il existe \u00e0 ce sujet une m\u00e9ta-analyse de 45 \u00e9tudes portant sur 34220 patients ayant subi une intervention chirurgicale endoscopique des NNH pour CRSwNP [1]. La dur\u00e9e moyenne de suivi a \u00e9t\u00e9 d&#8217;environ sept ans et demi (89,6 mois). Cette m\u00e9ta-analyse ne permet pas d&#8217;\u00e9valuer le nombre de patients ayant effectivement pr\u00e9sent\u00e9 des r\u00e9cidives de polypes. Mais on peut \u00e9valuer combien de patients ont d\u00fb \u00eatre r\u00e9op\u00e9r\u00e9s pour la m\u00eame pathologie : c&#8217;\u00e9tait le cas de pr\u00e8s d&#8217;un sur cinq (18,6%). Les facteurs qui augmentaient le plus le risque de r\u00e9-op\u00e9ration \u00e9taient<\/p>\n<ul>\n<li>Rhinosinusite fongique (AFRS, 28,7%)<\/li>\n<li>Intol\u00e9rance \u00e0 l&#8217;aspirine (Non-steroidal antiinflammatory drug Exacerbated Respiratory Disease, NERD, 27,2%)<\/li>\n<li>asthme (22,6%)<\/li>\n<li>polypectomie pr\u00e9alable (26,0%)<\/li>\n<li>OP avant 2008 (22,7%)<\/li>\n<\/ul>\n<p>Il y a donc manifestement un probl\u00e8me clinique si le traitement chirurgical g\u00e9n\u00e8re autant d&#8217;\u00e9checs th\u00e9rapeutiques, a r\u00e9sum\u00e9 le professeur Wagenmann en citant les chiffres.<\/p>\n<h2 id=\"pathogenese\">Pathogen\u00e8se<\/h2>\n<p>L&#8217;inflammation de type 2 &#8211; c&#8217;est-\u00e0-dire la production accrue des cytokines IL-4, -5 et -13 surtout, l&#8217;activation des cellules Th2, des \u00e9osinophiles et \u00e9galement la production accrue d&#8217;IgE &#8211; semble \u00e9galement jouer un r\u00f4le important dans la rhinosinusite chronique avec polypes nasaux. Des \u00e9tudes sugg\u00e8rent qu&#8217;au moins 80% des patients ou de leurs tissus pr\u00e9sentent des caract\u00e9ristiques d&#8217;inflammation de type 2, au moins en Europe et en Am\u00e9rique du Nord. Il s&#8217;agit pr\u00e9cis\u00e9ment des cytokines pour lesquelles il est d\u00e9sormais possible, pour la premi\u00e8re fois, d&#8217;agir de mani\u00e8re th\u00e9rapeutique cibl\u00e9e <strong>(tableau&nbsp;1).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-14029\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/tab1_pa2_s26.png\" style=\"height:169px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"310\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Jusqu&#8217;\u00e0 r\u00e9cemment, il n&#8217;y avait que peu ou pas d&#8217;informations sur les m\u00e9dicaments biologiques. Entre-temps, un antagoniste contre l&#8217;interleukine-4-R\u03b1, le dupilumab, est \u00e9galement autoris\u00e9 depuis l&#8217;automne 2019 pour le traitement contre la CRSwNP. Pour l&#8217;omalizumab, une \u00e9tude de phase 3 est termin\u00e9e mais n&#8217;a pas encore \u00e9t\u00e9 enti\u00e8rement publi\u00e9e, une \u00e9tude sur le m\u00e9polizumab est termin\u00e9e et en cours d&#8217;\u00e9valuation, et pour le benralizumab, une \u00e9tude de phase 3 est sur le point d&#8217;\u00eatre termin\u00e9e. Seul le reslizumab n&#8217;a pas encore fait l&#8217;objet d&#8217;une \u00e9tude de phase 3. &#8220;Les choses bougent enfin dans ce domaine&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 le professeur Wagenmann, en \u00e9tayant son optimisme par des r\u00e9sultats d&#8217;\u00e9tudes prometteurs.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9tude de phase 3 sur le dupilumab [2] consiste en fait en deux \u00e9tudes multicentriques randomis\u00e9es &#8211; SINUS-24 (n=276) sur 24 semaines et SINUS-52 (n=448) sur un an &#8211; dans lesquelles le dupilumab a \u00e9t\u00e9 administr\u00e9 \u00e0 raison de 300 mg ou d&#8217;un placebo toutes les 2 semaines (SINUS-52 : toutes les 4 semaines \u00e0 partir de la 25e semaine) en plus d&#8217;un traitement continu par st\u00e9ro\u00efdes intranasaux (le plus souvent la mom\u00e9tasone). Seuls les patients pr\u00e9sentant une rhinosinusite chronique s\u00e9v\u00e8re avec des polypes nasaux et ayant d\u00e9j\u00e0 subi une intervention chirurgicale infructueuse ou une ou plusieurs tentatives infructueuses de traitement par des st\u00e9ro\u00efdes syst\u00e9miques suppl\u00e9mentaires ont \u00e9t\u00e9 inclus. Les crit\u00e8res d&#8217;\u00e9valuation primaires \u00e9taient le score des polypes, l&#8217;obstruction nasale et le score au scanner.<\/p>\n<h2 id=\"ameliorations-significatives\">Am\u00e9liorations significatives<\/h2>\n<p>Le score des polypes a \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli en mesurant la taille des polypes de mani\u00e8re relativement objective par une endoscopie du nez. L&#8217;objectivit\u00e9 de ce param\u00e8tre peut \u00e9galement \u00eatre illustr\u00e9e par les courbes placebo, qui sont rest\u00e9es plus ou moins constantes pendant un an &#8211; il n&#8217;y a donc pas eu d&#8217;effet placebo sur la taille des polypes <strong>(fig.&nbsp;1). <\/strong>En revanche, le traitement par dupilumab entra\u00eene une r\u00e9duction drastique de la taille des polypes, de mani\u00e8re relativement rapide, nette et hautement significative. La premi\u00e8re \u00e9tude, dans laquelle la m\u00e9dication a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9e au bout de 24 semaines, r\u00e9v\u00e8le \u00e9galement une autre information importante : si l&#8217;on arr\u00eate le traitement, les polypes repoussent malheureusement aussi.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-14030 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/abb1_pa2_s27.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/654;height:357px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"654\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En revanche, si l&#8217;on poursuit l&#8217;injection (\u00e0 nouveau divis\u00e9e en une p\u00e9riode d&#8217;injection de 2 ou 4 semaines &#8211; au final, 300&nbsp;mg toutes les deux semaines ont \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9s), on constate que les scores de polypes continuent de diminuer de mani\u00e8re significative, m\u00eame si ce n&#8217;est pas aussi rapidement qu&#8217;au d\u00e9but. En outre, les sympt\u00f4mes s&#8217;am\u00e9liorent \u00e9galement, le plus important pour les patients \u00e9tant certainement, outre la diminution de l&#8217;odorat, l&#8217;obstruction nasale &#8211; l\u00e0 aussi, l&#8217;am\u00e9lioration sous dupilumab \u00e9tait tout aussi nette et significative dans les deux \u00e9tudes.<\/p>\n<p>La conclusion la plus importante pour le professeur Wagenmann est que plus de 40% des patients du bras placebo ont d\u00fb \u00eatre trait\u00e9s par des st\u00e9ro\u00efdes oraux ou une intervention chirurgicale au cours de l&#8217;\u00e9tude, alors que le pourcentage de patients sous dupilumab ayant eu besoin de ces traitements \u00e9tait significativement plus faible (12,5% seulement).  <strong>(Fig.&nbsp;2).<\/strong>  &#8220;C&#8217;est pr\u00e9cis\u00e9ment ce que nous voulons \u00e9viter : que ces patients aient besoin d&#8217;un traitement par st\u00e9ro\u00efdes syst\u00e9miques ou d&#8217;une nouvelle op\u00e9ration&#8221;.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-14031 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/abb2_pa2_s27.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/660;height:360px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"660\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En fin de compte, tous les param\u00e8tres mesur\u00e9s dans l&#8217;\u00e9tude sur le dupilumab ont \u00e9t\u00e9 significativement am\u00e9lior\u00e9s. L&#8217;\u00e9tude de phase 3 sur l&#8217;omalizumab (dont la conception est quasiment identique \u00e0 celle de l&#8217;\u00e9tude sur le dupilumab) donne des r\u00e9sultats tr\u00e8s similaires, \u00e0 la seule diff\u00e9rence qu&#8217;il n&#8217;y a pas de diff\u00e9rence entre les deux \u00e9tudes : Le d\u00e9lai avant le premier recours aux st\u00e9ro\u00efdes syst\u00e9miques ou \u00e0 la chirurgie n&#8217;est pas statistiquement significatif.<\/p>\n<h2 id=\"indication\">Indication<\/h2>\n<p>L&#8217;identification des bons patients pour l&#8217;utilisation de m\u00e9dicaments biologiques est un d\u00e9fi. Les polypes nasaux bilat\u00e9raux sont une condition de base, \u00e0 laquelle doivent s&#8217;ajouter au moins trois autres crit\u00e8res tels que la preuve d&#8217;une inflammation de type 2 (le probl\u00e8me est que &#8220;nous n&#8217;avons pas de bons param\u00e8tres de laboratoire qui nous permettent de le d\u00e9terminer&#8221;, explique le professeur Wagenmann), le besoin de st\u00e9ro\u00efdes syst\u00e9miques, la r\u00e9duction de la qualit\u00e9 de vie, le diagnostic d&#8217;un asthme comorbide et &#8211; surtout chez les asthmatiques &#8211; la diminution de l&#8217;odorat, qui est le premier signe \u00e0 rechercher.<\/p>\n<p>En conclusion, l&#8217;expert a toujours conseill\u00e9 une coop\u00e9ration \u00e9troite et interdisciplinaire, car les ORL, par exemple, ne r\u00e9alisent souvent pas que les patients souffrant de rhinosinusite chronique avec polypes nasaux peuvent avoir un asthme non encore diagnostiqu\u00e9 ou non trait\u00e9 de mani\u00e8re ad\u00e9quate.<\/p>\n<p>\n<em>Source : Allergo Update, Berlin (D)<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Loftus CA, et al : Int Forum Allergy Rhinol 2020 ; 10(2) : 199-207.<\/li>\n<li>Bachert C, et al : Lancet 2019 ; 394 : 1638-1650.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo PNEUMOLOGIE &amp; ALLERGOLOGIE 2020 ; 2(2) : 26-27 (publi\u00e9 le 17.6.20, ahead of print)<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>On distingue deux groupes de rhinosinusites : la chronique avec polypes nasaux (CRSwNP) et celle sans (CRSsNP). 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