{"id":333683,"date":"2020-08-01T02:00:00","date_gmt":"2020-08-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/de-la-peur-de-la-peur\/"},"modified":"2020-08-01T02:00:00","modified_gmt":"2020-08-01T00:00:00","slug":"de-la-peur-de-la-peur","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/de-la-peur-de-la-peur\/","title":{"rendered":"De la peur de la peur"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les troubles anxieux font partie, avec la d\u00e9pression, des maladies les plus fr\u00e9quentes dans le domaine de la psychiatrie. Alors que la peur est une r\u00e9action \u00e9motionnelle \u00e0 une menace concr\u00e8te, l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 est une anticipation des menaces futures. On distingue d\u00e9sormais un large \u00e9ventail de troubles anxieux &#8211; avec des cons\u00e9quences sur le r\u00e9gime th\u00e9rapeutique.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>En fait, l&#8217;\u00e9volution a bien fait les choses. Notre r\u00e9action &#8220;combattre ou fuir&#8221; nous permet de nous adapter rapidement aux situations de danger. Toutefois, si la menace concr\u00e8te de facteurs externes fait d\u00e9faut et que l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 se manifeste malgr\u00e9 tout, le tableau est celui d&#8217;un trouble anxieux. Les sympt\u00f4mes d&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 se manifestent principalement par des difficult\u00e9s respiratoires, des palpitations cardiaques, de l&#8217;excitation, une tension musculaire, des tremblements et une bouche s\u00e8che. Ces r\u00e9actions physiologiques pr\u00e9parent le corps au combat ou \u00e0 la fuite. On distingue entre autres le trouble avec anxi\u00e9t\u00e9 de s\u00e9paration, le mutisme s\u00e9lectif, la phobie sp\u00e9cifique, le trouble d&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 sociale, le trouble panique, l&#8217;agoraphobie, le trouble d&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e et le trouble de stress post-traumatique <strong>(tableau 1). <\/strong>Ils se distinguent \u00e0 la fois par le d\u00e9but et l&#8217;\u00e9volution de la maladie <strong>(tableau 2).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-13806\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/tab1-2_np3_s44.png\" style=\"height:858px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1573\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le diagnostic s&#8217;oriente sur la diff\u00e9renciation entre les niveaux sympt\u00f4me, syndrome et diagnostic. Au niveau des sympt\u00f4mes, ce sont surtout les troubles physiques qui sont au premier plan. En outre, les comportements d&#8217;\u00e9vitement ainsi que les pr\u00e9occupations ou les strat\u00e9gies de comportement social sont enregistr\u00e9s. Au niveau du syndrome, c&#8217;est surtout la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 qui est \u00e9valu\u00e9e. Pour ce faire, nous utilisons des \u00e9chelles d&#8217;auto-\u00e9valuation et d&#8217;\u00e9valuation externe. Les premiers indices du diagnostic apparaissent g\u00e9n\u00e9ralement dans les descriptions spontan\u00e9es des sympt\u00f4mes lors d&#8217;un entretien clinique libre. Cependant, comme il n&#8217;est souvent pas assez fiable, il convient de recourir \u00e0 des entretiens standardis\u00e9s par la suite. En outre, la possibilit\u00e9 de comorbidit\u00e9s telles que la d\u00e9pression, les troubles li\u00e9s \u00e0 l&#8217;utilisation de substances psychotropes, les troubles somatoformes ou d&#8217;autres troubles anxieux doit \u00eatre examin\u00e9e de pr\u00e8s.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-13807 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/08\/tab3_np3_s46.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1067;height:582px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1067\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"une-aide-complete-pour-saider-soi-meme\">Une aide compl\u00e8te pour s&#8217;aider soi-m\u00eame<\/h2>\n<p>L&#8217;\u00e9talon-or pour le traitement des troubles anxieux est une combinaison de th\u00e9rapie cognitivo-comportementale (TCC) et d&#8217;interventions pharmacologiques. Cependant, il est fr\u00e9quent qu&#8217;une psychoth\u00e9rapie ne soit pas disponible rapidement. Des suggestions d&#8217;auto-assistance devraient \u00eatre donn\u00e9es ici afin de combler le temps d&#8217;attente. Depuis peu, les premiers pas vers la th\u00e9rapie par Internet sont faits pour aider les personnes concern\u00e9es \u00e0 surmonter leurs probl\u00e8mes psychologiques. Il existe d\u00e9sormais des offres telles que la th\u00e9rapie cognitivo-comportementale bas\u00e9e sur Internet ou des approches d&#8217;auto-assistance guid\u00e9es. Cependant, des \u00e9tudes ont montr\u00e9 que la combinaison de la TCC et d&#8217;un traitement m\u00e9dicamenteux est souvent sup\u00e9rieure \u00e0 la monoth\u00e9rapie. Il convient donc de mettre au point un r\u00e9gime de traitement complet, adapt\u00e9 \u00e0 chaque personne.<\/p>\n<p>En principe, le traitement pharmacologique des troubles anxieux se divise en trois phases : le traitement aigu, le traitement d&#8217;entretien et le traitement prophylactique. Pour le traitement m\u00e9dicamenteux, on dispose d&#8217;une s\u00e9rie de substances appartenant \u00e0 diff\u00e9rentes classes de substances <strong>(tableau&nbsp;3). <\/strong>Les inhibiteurs s\u00e9lectifs de la recapture de la s\u00e9rotonine (ISRS) et, de plus en plus, les inhibiteurs s\u00e9lectifs de la recapture de la s\u00e9rotonine et de la noradr\u00e9naline (ISRS) sont les m\u00e9dicaments de premier choix. Toutefois, leurs effets ne se font sentir qu&#8217;au bout de 2 \u00e0 6 semaines. C&#8217;est pourquoi une co-m\u00e9dication avec des benzodiaz\u00e9pines peut \u00eatre utile au d\u00e9but. Ainsi, les sympt\u00f4mes aigus peuvent \u00eatre coup\u00e9s et la p\u00e9riode d&#8217;efficacit\u00e9 peut \u00eatre couverte. Cependant, ils ne doivent pas \u00eatre donn\u00e9s pendant plus d&#8217;une ou deux semaines.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature compl\u00e9mentaire :<\/p>\n<ul>\n<li>Volz HP, Stieglitz RD : Troubles anxieux &#8211; Diagnostic, psychoth\u00e9rapie et pharmacoth\u00e9rapie. DNP &#8211; Le neurologue et psychiatre 2019. 20(6) : 90-99.<\/li>\n<li>De Lijster JM, et al : The age of onset of anxiety disorders : a meta-analysis. Can J Psychiatry 2017 ; 62(4) : 237-246.<\/li>\n<li>%C3%(letzter Zugriff am 27.03.2020)<\/li>\n<li>https:\/\/oegpb.at\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/Konsensus_Angststoerungen_29_10_2018.pdf (dernier acc\u00e8s le 27.03.2020)<\/li>\n<li>www.rosenfluh.ch\/media\/arsmedici\/2014\/14-15\/Pharmakotherapie_bei_Angststorungen.pdf (dernier acc\u00e8s le 27.03.2020)<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2020 ; 18(3) : 44-46<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les troubles anxieux font partie, avec la d\u00e9pression, des maladies les plus fr\u00e9quentes dans le domaine de la psychiatrie. 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