{"id":333771,"date":"2020-07-23T02:00:00","date_gmt":"2020-07-23T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/prise-en-charge-des-troubles-cognitifs-dans-la-pratique-de-la-medecine-generale\/"},"modified":"2020-07-23T02:00:00","modified_gmt":"2020-07-23T00:00:00","slug":"prise-en-charge-des-troubles-cognitifs-dans-la-pratique-de-la-medecine-generale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/prise-en-charge-des-troubles-cognitifs-dans-la-pratique-de-la-medecine-generale\/","title":{"rendered":"Prise en charge des troubles cognitifs dans la pratique de la m\u00e9decine g\u00e9n\u00e9rale"},"content":{"rendered":"<p><strong>L&#8217;accompagnement par le m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste du patient et de ses proches\/aidants est essentiel pour que la maladie \u00e9volue le mieux possible. La pharmacoth\u00e9rapie n&#8217;est qu&#8217;un \u00e9l\u00e9ment de la prise en charge int\u00e9grale et multifactorielle de la d\u00e9mence. Les facteurs de polym\u00e9dication et les profils de risque\/b\u00e9n\u00e9fice individuels doivent toujours \u00eatre pris en compte dans le concept de traitement. L&#8217;utilisation d&#8217;antid\u00e9presseurs traditionnels et modernes tels que les inhibiteurs de la cholinest\u00e9rase, la m\u00e9mantine ou l&#8217;extrait de ginkgo a fait l&#8217;objet de nouvelles recherches.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Malgr\u00e9 les \u00e9normes investissements financiers de l&#8217;industrie pharmaceutique, aucun traitement curatif de la d\u00e9mence n&#8217;est encore en vue. Apr\u00e8s les nombreux revers essuy\u00e9s dans le d\u00e9veloppement de traitements dans le domaine de l&#8217;amylo\u00efde, il fallait ouvrir davantage l&#8217;\u00e9ventail des pistes de recherche. Outre l&#8217;immunoth\u00e9rapie \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;anticorps anti-tau (le tau est le deuxi\u00e8me d\u00e9p\u00f4t typique, avec l&#8217;amylo\u00efde, de la d\u00e9mence d&#8217;Alzheimer), d&#8217;autres approches innovantes, telles qu&#8217;un traitement anti-inflammatoire via une modification cibl\u00e9e de la flore intestinale, font l&#8217;objet d&#8217;essais scientifiques.<\/p>\n<p>Les troubles cognitifs chez les personnes \u00e2g\u00e9es sont fr\u00e9quents et, s&#8217;ils sont diagnostiqu\u00e9s t\u00f4t et correctement, les mesures m\u00e9dicamenteuses et non m\u00e9dicamenteuses disponibles aujourd&#8217;hui ne permettent sans doute pas de les gu\u00e9rir, mais elles peuvent avoir une influence positive d\u00e9cisive. L&#8217;\u00e9valuation et le traitement sont adapt\u00e9s \u00e0 chaque patient et d\u00e9pendent essentiellement du consentement, de l&#8217;\u00e9tat de sant\u00e9 et des conditions de vie sociale du patient.<\/p>\n<h2 id=\"introduction\">Introduction<\/h2>\n<p>Nous pouvons faire face aux plaintes des patients concernant les troubles cognitifs chez les jeunes adultes, mais plus particuli\u00e8rement chez les enfants. 3. et 4e \u00e2ge. Dans tous les cas, ces plaintes doivent \u00eatre prises au s\u00e9rieux, car un diagnostic correct et la mise en place pr\u00e9coce de mesures th\u00e9rapeutiques peuvent modifier consid\u00e9rablement l&#8217;\u00e9volution ult\u00e9rieure. Bien que le terme &#8220;d\u00e9mence&#8221; n&#8217;existe plus vraiment depuis l&#8217;introduction du DSM-5 et que l&#8217;on ne parle d\u00e9sormais plus que de &#8220;troubles neurocognitifs s\u00e9v\u00e8res&#8221;, cette pathologie fr\u00e9quente chez les personnes \u00e2g\u00e9es (une personne sur trois de plus de 85 ans est concern\u00e9e !) n&#8217;a \u00e9videmment pas disparu. Bien que l&#8217;incidence de la d\u00e9mence ait diminu\u00e9 jusqu&#8217;\u00e0 50% au cours des 20 derni\u00e8res ann\u00e9es en raison de l&#8217;am\u00e9lioration significative du traitement des facteurs de risque vasculaires, les changements d\u00e9mographiques ont pratiquement neutralis\u00e9 ces progr\u00e8s m\u00e9dicaux en termes de chiffres. La prise en charge moderne&nbsp;des troubles cognitifs dans le d\u00e9veloppement de la d\u00e9mence repose sur 4 piliers&nbsp;<strong> (Fig.&nbsp;1) : <\/strong>Un diagnostic pr\u00e9coce et pr\u00e9cis, un traitement m\u00e9dicamenteux, des mesures th\u00e9rapeutiques non m\u00e9dicamenteuses et un soutien\/accompagnement cibl\u00e9 des proches et des soignants [1].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-13824\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/abb1_hp5_s16.jpg\" style=\"height:318px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"583\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/abb1_hp5_s16.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/abb1_hp5_s16-800x424.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/abb1_hp5_s16-120x64.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/abb1_hp5_s16-90x48.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/abb1_hp5_s16-320x170.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/abb1_hp5_s16-560x297.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"existe-t-il-des-troubles-cognitifs-normaux-chez-les-personnes-agees\">Existe-t-il des troubles cognitifs &#8220;normaux&#8221; chez les personnes \u00e2g\u00e9es ?<\/h2>\n<p>Les patients &#8211; comme nous les m\u00e9decins &#8211; ont tendance \u00e0 bl\u00e2mer le vieillissement ou l&#8217;\u00e2ge en g\u00e9n\u00e9ral en cas d&#8217;augmentation des oublis et autres &#8220;petits&#8221; dysfonctionnements c\u00e9r\u00e9braux. Le fait est diff\u00e9rent. Le vieillissement c\u00e9r\u00e9bral normal est tr\u00e8s bien \u00e9tudi\u00e9 scientifiquement et n&#8217;est associ\u00e9 qu&#8217;\u00e0 un discret ralentissement des processus de pens\u00e9e et de r\u00e9action. Ainsi, si un nom ne peut pas \u00eatre m\u00e9moris\u00e9 imm\u00e9diatement, mais apr\u00e8s un certain temps, cela est encore &#8220;normal&#8221;. Si vous avez toujours eu une mauvaise m\u00e9moire des noms, ne vous attendez pas \u00e0 ce qu&#8217;elle s&#8217;am\u00e9liore avec l&#8217;\u00e2ge ! Mais si l&#8217;oubli est r\u00e9cent et que la souffrance subjective qu&#8217;il provoque chez les patients est pr\u00e9sente (m\u00eame en cas d&#8217;examen neuropsychologique avec des r\u00e9sultats normaux), les derni\u00e8res connaissances indiquent qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un &#8220;Subjective Cognitive Decline&#8221;, qui conduit \u00e0 une d\u00e9mence dans 25% des cas dans les 6 ans [2]. Malheureusement, beaucoup r\u00e9duisent encore les troubles c\u00e9r\u00e9braux \u00e0 la m\u00e9moire et \u00e0 l&#8217;oubli. Mais notre cerveau fait bien plus que cela ! De nombreux processus d\u00e9mentiels commencent dans d&#8217;autres zones du cerveau, o\u00f9 la d\u00e9t\u00e9rioration (alors que la m\u00e9moire est pr\u00e9serv\u00e9e) se manifeste en premier lieu par un comportement diff\u00e9rent (par exemple, plus de probl\u00e8mes avec des t\u00e2ches complexes comme la gestion des affaires financi\u00e8res ou m\u00eame la pr\u00e9paration de menus plus compliqu\u00e9s ! De tels changements ne sont pas normaux et doivent \u00eatre clarifi\u00e9s !<\/p>\n<h2 id=\"delimitation-entre-normal-et-pathologique\">D\u00e9limitation entre &#8220;normal&#8221; et &#8220;pathologique&#8221;.<\/h2>\n<p>Dans la pratique quotidienne, il doit \u00eatre possible de d\u00e9cider rapidement et en peu de temps si les troubles cognitifs doivent \u00eatre examin\u00e9s plus avant, s&#8217;il faut continuer \u00e0 observer ou s&#8217;il n&#8217;y a pas lieu d&#8217;agir davantage ! L&#8217;ancien d\u00e9pistage (long) des troubles cognitifs au moyen du MMSE et du test de l&#8217;horloge a \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es par un &#8220;case finding&#8221; plus sensible et cibl\u00e9 au moyen d&#8217;une &#8220;application&#8221;.  <strong>(Fig.&nbsp;2).<\/strong>  L&#8217;application payante &#8220;BrainCheck&#8221;, d\u00e9velopp\u00e9e par les &#8220;Swiss Memory Clinics&#8221; et des m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes suisses, s\u00e9pare en quelques minutes le &#8220;normal&#8221; du &#8220;pathologique&#8221; avec une efficacit\u00e9 de s\u00e9paration de 90% [3] ! Pour cela, le patient doit r\u00e9pondre \u00e0 trois questions simples et passer un test d&#8217;horloge. Parall\u00e8lement, 7 courtes questions sont pos\u00e9es \u00e0 son proche parent\/partenaire. Tous les r\u00e9sultats peuvent \u00eatre imm\u00e9diatement saisis et \u00e9valu\u00e9s dans l&#8217;application. L&#8217;examen sommaire peut \u00eatre facilement int\u00e9gr\u00e9 au dossier m\u00e9dical \u00e9lectronique sous la forme d&#8217;un fichier PDF.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-13825 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/abb1-hp5_s17.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 932px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 932\/1265;height:543px; width:400px\" width=\"932\" height=\"1265\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Outre les anomalies purement cognitives, d&#8217;autres sympt\u00f4mes cliniques tels que la perte de poids, les changements de comportement ou l&#8217;humeur d\u00e9pressive peuvent renforcer la suspicion pr\u00e9coce d&#8217;une \u00e9volution d\u00e9mentielle.<\/p>\n<p>Si des investigations suppl\u00e9mentaires sont n\u00e9cessaires, il convient de d\u00e9cider avec le patient et ses proches de la mani\u00e8re dont le diagnostic doit \u00eatre poursuivi. La premi\u00e8re \u00e9tape consiste certainement \u00e0 exclure (simplement) les causes qui peuvent \u00eatre trait\u00e9es rapidement, ce qui est un &#8220;must&#8221; absolu. Un trouble de la thyro\u00efde peut \u00eatre exclu par le dosage de la TSH, une d\u00e9pression par l&#8217;\u00e9chelle de d\u00e9pression g\u00e9riatrique (GDS) et une situation de stress psychosocial (charge de stress) peut \u00eatre d\u00e9tect\u00e9e par une anamn\u00e8se minutieuse et, dans le cas d&#8217;un r\u00e9sultat positif, \u00eatre abord\u00e9e par des contre-mesures appropri\u00e9es. En cas de suspicion justifi\u00e9e par l&#8217;anamn\u00e8se&nbsp;, un statut vitaminique B et une s\u00e9rologie de la l\u00e8pre peuvent \u00e9galement \u00eatre utiles. Si l&#8217;on trouve des r\u00e9sultats dans les domaines mentionn\u00e9s et que l&#8217;on entreprend une th\u00e9rapie, il est recommand\u00e9 de contr\u00f4ler la cognition environ 6 mois plus tard \u00e0 l&#8217;aide du BrainCheck.<\/p>\n<h2 id=\"troubles-cognitifs-necessitant-une-evaluation\">Troubles cognitifs n\u00e9cessitant une \u00e9valuation<\/h2>\n<p>Le type d&#8217;\u00e9valuation compl\u00e9mentaire des troubles cognitifs est tr\u00e8s individuel et d\u00e9pend du consentement, de l&#8217;\u00e9tat de sant\u00e9\/de l&#8217;esp\u00e9rance de vie et des conditions de vie sociale du patient. Pour les seniors plus jeunes et en meilleure forme, il convient toujours de proc\u00e9der \u00e0 une \u00e9valuation sp\u00e9cialis\u00e9e aupr\u00e8s d&#8217;un sp\u00e9cialiste de la d\u00e9mence ou d&#8217;une clinique de la m\u00e9moire. Celle-ci comprend, outre un examen m\u00e9dical avec laboratoire et biomarqueurs, un bilan neuropsychologique avec imagerie c\u00e9r\u00e9brale (IRM). Chez les patients tr\u00e8s \u00e2g\u00e9s et fragiles, il est \u00e9galement possible de proc\u00e9der \u00e0 une \u00e9valuation cognitive abr\u00e9g\u00e9e (par exemple au moyen du MoCa-Assessment [4]). Avec un peu d&#8217;exp\u00e9rience, celle-ci peut \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e dans le cadre de la pratique de la m\u00e9decine g\u00e9n\u00e9rale et faire l&#8217;objet d&#8217;une \u00e9valuation diagnostique. Cela implique \u00e9galement une imagerie c\u00e9r\u00e9brale (IRM ou scanner) afin de d\u00e9terminer la cause neuropathologique la plus probable de l&#8217;\u00e9volution d\u00e9mentielle. Cela d\u00e9termine le type de traitement \u00e0 mettre en place.<\/p>\n<h2 id=\"les-troubles-cognitifs-options-therapeutiques\">Les troubles cognitifs : Options th\u00e9rapeutiques<\/h2>\n<p>S&#8217;il s&#8217;agit de troubles cognitifs &#8220;l\u00e9gers&#8221; selon le DSM-5, ils se situent \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur de deux variations standard d&#8217;un r\u00e9sultat cognitif normal. Sur le plan th\u00e9rapeutique, des m\u00e9dicaments (Ginkgo Biloba 240&nbsp;mg\/d et de vitamine&nbsp;D 24 000 unit\u00e9s par mois), l&#8217;accent est mis sur des mesures non m\u00e9dicamenteuses : une activit\u00e9 physique et sociale (cognitive) r\u00e9guli\u00e8re, une alimentation saine adapt\u00e9e \u00e0 l&#8217;\u00e2ge (r\u00e9guli\u00e8re et suffisamment riche en prot\u00e9ines &#8211; au moins 1,2 g\/kg de poids corporel par jour ; r\u00e9gime m\u00e9diterran\u00e9en avec suffisamment d&#8217;acides om\u00e9ga-3) et un bon contr\u00f4le des facteurs de risque vasculaire par le m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste (art. hypertension, diab\u00e8te, hypercholest\u00e9rol\u00e9mie). Dans l&#8217;\u00e9tude finlandaise FINGER&nbsp;[5], ces mesures de mode de vie seules ont permis d&#8217;obtenir des am\u00e9liorations cognitives significatives apr\u00e8s 2 ans.<\/p>\n<p><strong>Options m\u00e9dicamenteuses : <\/strong>Avant d&#8217;utiliser de nouveaux m\u00e9dicaments, il faut toujours v\u00e9rifier qu&#8217;il n&#8217;y a pas de substances anticholinergiques affectant les fonctions cognitives dans la polypharmacie existante. S&#8217;il s&#8217;agit de troubles cognitifs &#8220;majeurs&#8221; (d\u00e9mence) selon le DSM-5, la neuropathologie sous-jacente au processus est d\u00e9terminante pour d\u00e9finir le traitement m\u00e9dicamenteux. Pour ce faire, il est g\u00e9n\u00e9ralement imp\u00e9ratif de recourir \u00e0 une imagerie appropri\u00e9e, avec ou sans biomarqueurs. S&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un processus neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9ratif (maladie d&#8217;Alzheimer), le ginkgo, les inhibiteurs de la cholinest\u00e9rase et la m\u00e9mantine sont des m\u00e9dicaments de premier choix en fonction du stade <strong>(figure 3).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-13826 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/abb3_hp5_s18.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/857;height:467px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"857\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Apr\u00e8s plus de 20 ans d&#8217;exp\u00e9rience avec ces options de traitement symptomatique, il est devenu clair que ce n&#8217;est pas l&#8217;am\u00e9lioration des fonctions purement cognitives (par exemple la m\u00e9moire) qui fait ici la diff\u00e9rence par rapport \u00e0 l&#8217;absence de traitement m\u00e9dicamenteux. Ce traitement symptomatique am\u00e9liore consid\u00e9rablement l&#8217;\u00e9volution de la maladie en termes de maintien de la fonctionnalit\u00e9 et de l&#8217;autonomie (s&#8217;il est commenc\u00e9 t\u00f4t). Ces m\u00e9dicaments ont une action extr\u00eamement lente, mais sont dot\u00e9s d&#8217;un taux de r\u00e9ponse \u00e9lev\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 un &#8220;nombre de patients n\u00e9cessaires au traitement&#8221; (NNT) inf\u00e9rieur \u00e0 10 (pour les trois classes de substances !). Par rapport aux populations de contr\u00f4le non trait\u00e9es, les premi\u00e8res diff\u00e9rences cliniquement perceptibles n&#8217;apparaissent toutefois qu&#8217;apr\u00e8s un an de traitement ; celles-ci deviennent toutefois tr\u00e8s pertinentes au cours des ann\u00e9es suivantes, car le traitement entra\u00eene une diminution impressionnante des admissions en maison de retraite <strong>(fig.&nbsp;4) <\/strong>[6]. Le traitement combin\u00e9 de la m\u00e9mantine et de l&#8217;inhibiteur de la cholinest\u00e9rase (pour le MMSE &lt;20) s&#8217;est av\u00e9r\u00e9 tr\u00e8s efficace. En Suisse, celle-ci n&#8217;est toutefois possible qu&#8217;en off-label et n&#8217;est pas enti\u00e8rement prise en charge par l&#8217;assurance de base en raison d&#8217;une limitation. N\u00e9anmoins, de nombreux patients sont pr\u00eats \u00e0 payer eux-m\u00eames les quelques centaines de francs par an (compte tenu de la forte baisse des prix des antid\u00e9presseurs) si cela leur permet d&#8217;\u00e9conomiser les co\u00fbts financiers beaucoup plus \u00e9lev\u00e9s d&#8217;une institutionnalisation. Outre le fait que les antid\u00e9presseurs permettent de conserver plus longtemps les fonctions quotidiennes, ce traitement r\u00e9duit de mani\u00e8re significative les troubles du comportement associ\u00e9s \u00e0 la d\u00e9mence (agressivit\u00e9, cris, agitation motrice, etc.).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-13827 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/07\/abb4_hp5_s19.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/856;height:467px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"856\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Si la pathologie sous-jacente \u00e0 l&#8217;\u00e9volution d\u00e9mentielle est purement vasculaire, les antid\u00e9presseurs ci-dessus (sauf le ginkgo) ne sont pas efficaces et ne sont donc pas indiqu\u00e9s. Il s&#8217;agit ici de ralentir la progression de la maladie par tous les moyens, par des mesures de style de vie et par la ma\u00eetrise des facteurs de risque vasculaire. Dans les formes mixtes de d\u00e9mence vasculaire et neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9rative, des antid\u00e9presseurs peuvent \u00eatre utilis\u00e9s. Pour les pathologies d\u00e9mentielles plus rares, telles que la maladie de Lewis-Body, la maladie de Parkinson ou la d\u00e9mence fronto-temporale, il vaut la peine de consulter les sp\u00e9cialistes correspondants.<\/p>\n<p><strong>Options non m\u00e9dicamenteuses :<\/strong> Les interventions non m\u00e9dicamenteuses chez les personnes atteintes de d\u00e9mence sont recommand\u00e9es par les grandes soci\u00e9t\u00e9s savantes et les groupes d&#8217;experts &#8211; sauf dans les situations d&#8217;urgence &#8211; en premier lieu et comme approche primaire pour les troubles psycho-socio-comportementaux associ\u00e9s \u00e0 la d\u00e9mence (TCSP) [7]. Selon Cohen-Mansfield [8], la plupart des m\u00e9decins sont form\u00e9s pour prescrire des m\u00e9dicaments dans le cadre de l&#8217;ESPT, mais peu d&#8217;entre eux connaissent les mesures th\u00e9rapeutiques non m\u00e9dicamenteuses et leur efficacit\u00e9. En cons\u00e9quence, les m\u00e9dicaments antipsychotiques sont souvent utilis\u00e9s avant que des interventions non m\u00e9dicamenteuses ne soient tent\u00e9es.<\/p>\n<p>Contrairement aux capacit\u00e9s cognitives qui sont r\u00e9duites ou perdues tr\u00e8s t\u00f4t dans la d\u00e9mence, les comp\u00e9tences \u00e9motionnelles et psychosociales sont souvent beaucoup moins affect\u00e9es par le d\u00e9clin jusqu&#8217;aux stades tardifs de la d\u00e9mence. C&#8217;est l\u00e0 que les interventions non m\u00e9dicamenteuses interviennent, en s&#8217;\u00e9loignant de la focalisation sur les d\u00e9ficits pour acc\u00e9der aux ressources c\u00e9r\u00e9brales existantes, les utiliser de mani\u00e8re cibl\u00e9e et les stimuler. L&#8217;activit\u00e9 physique, les activit\u00e9s bas\u00e9es sur la musique et une alimentation riche en prot\u00e9ines et compl\u00e9t\u00e9e par de la vitamine D pour maintenir la sant\u00e9 musculaire dans la d\u00e9mence se sont av\u00e9r\u00e9es les plus efficaces [9]. L&#8217;effet sur le cerveau des activit\u00e9s physiques combin\u00e9es \u00e0 la musique, comme la danse et la rythmique, est passionnant et fait r\u00e9guli\u00e8rement l&#8217;objet de recherches. Dans l&#8217;\u00e9tude de cohorte &#8220;Einstein-Aging&#8221;, la pratique r\u00e9guli\u00e8re de la danse comme activit\u00e9 de loisir a \u00e9t\u00e9 associ\u00e9e \u00e0 une r\u00e9duction de 80% du risque de d\u00e9mence ult\u00e9rieure [10]. Une \u00e9tude d&#8217;intervention utilisant la rythmique de Dalcroze a permis d&#8217;am\u00e9liorer les capacit\u00e9s motrices et cognitives \u00e0 double t\u00e2che des seniors vivant \u00e0 domicile et de r\u00e9duire le risque de chute de plus de 50% [11]. Dans les stades avanc\u00e9s de la d\u00e9mence, le rythme de Dalcroze, en plus d&#8217;influencer positivement les sympt\u00f4mes de SCPD, semble surtout favoriser les capacit\u00e9s linguistiques [12].<\/p>\n<p>Les interventions non pharmacologiques aupr\u00e8s des personnes atteintes de d\u00e9mence sont un \u00e9l\u00e9ment essentiel de la gestion moderne des quatre piliers de la d\u00e9mence. Le principal effet attendu de telles mesures est d&#8217;influencer positivement et sans effets secondaires les SCPD. Les programmes d&#8217;activit\u00e9 physique pr\u00e9sentent des avantages suppl\u00e9mentaires pour la fonctionnalit\u00e9 quotidienne, qui peut \u00eatre maintenue beaucoup plus longtemps, en particulier si une alimentation riche en prot\u00e9ines et une suppl\u00e9mentation en vitamine D sont associ\u00e9es. Les besoins quotidiens en prot\u00e9ines d&#8217;au moins 1,2&nbsp;g de prot\u00e9ines par kg de poids corporel pour maintenir la sant\u00e9 musculaire des personnes atteintes de d\u00e9mence ne peuvent souvent \u00eatre atteints qu&#8217;en utilisant des suppl\u00e9ments de prot\u00e9ines \u00e0 boire. Ils sont pris en charge par l&#8217;assurance de base sur la base d&#8217;une garantie de paiement (http:\/\/geskes.ch, &#8220;Home Care&#8221;) et peuvent \u00eatre livr\u00e9s \u00e0 domicile. La musique et les programmes d&#8217;activit\u00e9 physique bas\u00e9s sur la musique, comme la danse et la rythmique, semblent particuli\u00e8rement adapt\u00e9s pour mobiliser les r\u00e9serves c\u00e9r\u00e9brales et am\u00e9liorer ainsi la cognition de mani\u00e8re significative.<\/p>\n<h2 id=\"conclusion-pour-la-pratique\">Conclusion pour la pratique<\/h2>\n<p>Le traitement symptomatique non m\u00e9dicamenteux et m\u00e9dicamenteux des troubles cognitifs n&#8217;est qu&#8217;un \u00e9l\u00e9ment de la gestion multifactorielle des quatre piliers de la d\u00e9mence. Les approches non m\u00e9dicamenteuses ont des effets cognitifs marginaux voire ind\u00e9tectables, mais sont efficaces pour les troubles du comportement, les sympt\u00f4mes psychiatriques et la charge de l&#8217;aidant. En ce qui concerne le traitement pharmacologique, il s&#8217;agit de r\u00e9duire autant que possible la polym\u00e9dication existante et d&#8217;arr\u00eater les substances potentiellement nocives (liste de Priscus). A l&#8217;heure actuelle, il n&#8217;existe aucune raison rationnelle de ne pas utiliser les antid\u00e9mentiels \u00e0 action symptomatique actuellement disponibles (inhibiteurs de la cholinest\u00e9rase, m\u00e9mantine et extrait de ginkgo). Si les effets cliniques imm\u00e9diats au d\u00e9but du traitement sont relativement faibles, ce sont surtout les avantages \u00e0 long terme (institutionnalisation retard\u00e9e de plusieurs ann\u00e9es, r\u00e9duction significative des troubles du comportement) qui sont mis en avant.<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>La pharmacop\u00e9e n&#8217;est qu&#8217;un \u00e9l\u00e9ment de la gestion int\u00e9grale et multifactorielle de la d\u00e9mence.<\/li>\n<li>Outre le diagnostic pr\u00e9coce, l&#8217;accompagnement du patient et de sa famille\/des personnes qui s&#8217;en occupent par le m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste est essentiel pour que la maladie \u00e9volue le mieux possible.<\/li>\n<li>En ce qui concerne le traitement pharmacologique, il s&#8217;agit en premier lieu de r\u00e9duire la polym\u00e9dication existante et d&#8217;arr\u00eater les substances (anticholinergiques) potentiellement nocives (liste de Priscus).<\/li>\n<li>\u00c0 l&#8217;heure actuelle, il n&#8217;existe aucune raison rationnelle de ne pas utiliser les antid\u00e9mentiels \u00e0 action symptomatique disponibles depuis des ann\u00e9es (inhibiteurs de la cholinest\u00e9rase, m\u00e9mantine et extrait de ginkgo standardis\u00e9).<\/li>\n<li>Au niveau international, l&#8217;association d&#8217;un inhibiteur de la cholinest\u00e9rase et de la m\u00e9mantine dans la gamme MMSE autoris\u00e9e ainsi qu&#8217;un traitement concomitant au ginkgo biloba constituent aujourd&#8217;hui l&#8217;\u00e9tat de l&#8217;art du traitement de la d\u00e9mence d&#8217;Alzheimer.<\/li>\n<li>Le traitement combin\u00e9 (inhibiteur de la cholinest\u00e9rase + m\u00e9mantine), qui ne peut \u00eatre prescrit que hors indication en Suisse, a permis de retarder l&#8217;institutionnalisation de plusieurs ann\u00e9es et de r\u00e9duire significativement les troubles du comportement dans des \u00e9tudes \u00e0 long terme.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Kressig RW : D\u00e9mence de type Alzheimer : traitement non m\u00e9dicamenteux et m\u00e9dicamenteux. Ther Umsch 2015 ; 72(4) : 233-238.<\/li>\n<li>Wolfsgruber S, et al : Risque diff\u00e9rentiel de d\u00e9mence par incident de la maladie d&#8217;Alzheimer dans les sch\u00e9mas stables ou instables de d\u00e9clin cognitif subjectif. J Alzheimers Dis 2016 ; 54 : 1135-1146.<\/li>\n<li>Ehrensperger M, et al : BrainCheck &#8211; a very brief tool to detect incipient cognitive decline : optimized case-finding combining patient- and informant-based data. Alz Res Ther 2014 ; 6 : 69.<\/li>\n<li>Nasreddine, et al : The Montreal Cognitive Assessment, MoCA : a brief screening tool for mild cognitive impairment. J Am Geriatr Soc 2005 ; 53 : 695-699.<\/li>\n<li>Kivipelto M, et al : The Finnish Geriatric Intervention Study to Prevent Cognitive Impairment and Disability (FINGER) : study design and progress. Alzheimer &amp; d\u00e9mence 2013 ; 9 : 657-665.<\/li>\n<li>Lopez OL, et al : Effets \u00e0 long terme de l&#8217;utilisation concomitante de la m\u00e9mantine avec l&#8217;inhibition de la cholinest\u00e9rase dans la maladie d&#8217;Alzheimer. J Neurol Neurosurg Psychiatry 2009 ; 80 : 600-607.<\/li>\n<li>Savaskan E, et al. : Recommandations pour le diagnostic et le traitement des sympt\u00f4mes comportementaux et psychologiques dans la d\u00e9mence (BPSD). Praxis (Berne 1994) 2014 ; 103(3) : 135-148.<\/li>\n<li>Cohen-Mansfield J : Nonpharmacologic interventions for inappropriate behaviors in dementia : a review, summary, and critique. Am J Geriatr Psychiatry 2001 ; 9 : 361-381.<\/li>\n<li>Kressig RW : Options de traitement non m\u00e9dicamenteux de la d\u00e9mence. Pratique de la m\u00e9decine interne 2017 ; 58 : 1-7.<\/li>\n<li>Verghese J, et al : Leisure activities and the risk of dementia in the elderly. N Engl J Med 2003 ; 348 : 2508-2516.<\/li>\n<li>Trombetti A, et al : Effect of music-based multitask training on gait, balance, and fall risk in elderly people : a randomized controlled trial. Arch Intern Med 2011 ; 171(6) : 525-533.<\/li>\n<li>Winkelmann A, et al. : La rythmique Jaques-Dalcroze : Une activit\u00e9 physique novatrice pour les personnes \u00e2g\u00e9es. G\u00c9RIATRIE PRATIQUE 2005 ; 3 : 1-5.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2020 : 15(5) : 16-19<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;accompagnement par le m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste du patient et de ses proches\/aidants est essentiel pour que la maladie \u00e9volue le mieux possible. 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