{"id":334050,"date":"2020-06-10T10:40:00","date_gmt":"2020-06-10T08:40:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/traitement-dentretien-du-cancer-de-lovaire-reflexions-a-lheure-du-covid-19\/"},"modified":"2020-06-10T10:40:00","modified_gmt":"2020-06-10T08:40:00","slug":"traitement-dentretien-du-cancer-de-lovaire-reflexions-a-lheure-du-covid-19","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/traitement-dentretien-du-cancer-de-lovaire-reflexions-a-lheure-du-covid-19\/","title":{"rendered":"Traitement d&#8217;entretien du cancer de l&#8217;ovaire : r\u00e9flexions \u00e0 l&#8217;heure du COVID-19"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les patients atteints de cancer sont consid\u00e9r\u00e9s comme un groupe \u00e0 risque dans la pand\u00e9mie de Corona. Mais cela signifie-t-il qu&#8217;il faut d\u00e9sormais renoncer \u00e0 certains traitements ? Le professeur Viola Heinzelmann-Schwarz, du Centre des tumeurs gyn\u00e9cologiques de l&#8217;H\u00f4pital universitaire de B\u00e2le, explique dans une interview ce qu&#8217;il faut prendre en compte dans la situation actuelle des patientes sous traitement d&#8217;entretien apr\u00e8s un cancer de l&#8217;ovaire.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p><strong>Professeur Heinzelmann, selon l&#8217;OFSP, les patientes atteintes d&#8217;un cancer font partie des personnes particuli\u00e8rement vuln\u00e9rables pr\u00e9sentant un risque accru d&#8217;\u00e9volution grave de COVID-19. Au sein de ce groupe, comment \u00e9valuez-vous le risque pour les patientes atteintes d&#8217;un cancer de l&#8217;ovaire en traitement d&#8217;entretien ?<\/strong><\/p>\n<p>Dans le traitement d&#8217;entretien du cancer de l&#8217;ovaire, on utilise des substances qui soit inhibent l&#8217;angiogen\u00e8se, soit bloquent la r\u00e9paration des l\u00e9sions de l&#8217;ADN. Ils n&#8217;ont pas ou peu d&#8217;effet immunosuppresseur, contrairement \u00e0 la chimioth\u00e9rapie. En outre, les patientes b\u00e9n\u00e9ficient g\u00e9n\u00e9ralement de mesures de soutien du syst\u00e8me immunitaire dans le cadre du traitement d&#8217;entretien. Par exemple, la vitamine C, la vitamine D, le zinc et le s\u00e9l\u00e9nium, entre autres, peuvent \u00eatre administr\u00e9s. Globalement, je ne vois donc aucune raison pour ce groupe de patients d&#8217;interrompre ce traitement si important pour eux.<\/p>\n<p><strong>En p\u00e9riode de COVID-19, faut-il interrompre les traitements d&#8217;entretien ou ne pas les commencer du tout ?<\/strong><\/p>\n<p>Le traitement d&#8217;entretien du cancer de l&#8217;ovaire est le progr\u00e8s le plus important de ces derni\u00e8res ann\u00e9es. Elle fait d\u00e9sormais partie int\u00e9grante du traitement global. En fin de compte, elle apporte un net avantage en termes de pronostic pour les patientes. C&#8217;est pourquoi il ne faut en aucun cas retarder le d\u00e9but du traitement d&#8217;entretien ni conseiller des interruptions. \u00c9tant donn\u00e9 que ni les inhibiteurs de l&#8217;angiogen\u00e8se ni les inhibiteurs de la PARP n&#8217;ont d&#8217;effet immunosuppresseur dangereux, il n&#8217;existe aucun fondement scientifique \u00e0 cela.<\/p>\n<p>Dans le cadre de l&#8217;European Network for Gynaecological Oncological Trial groups (ENGOT), nous avons discut\u00e9 de la question de savoir si les \u00e9tudes portant sur les immunoth\u00e9rapies, par exemple les inhibiteurs de points de contr\u00f4le, posaient \u00e9ventuellement un probl\u00e8me au vu de la situation actuelle. Nous sommes toutefois parvenus \u00e0 la conclusion qu&#8217;il n&#8217;y a pas de base scientifique \u00e0 cela et qu&#8217;un traitement par inhibiteurs de points de contr\u00f4le peut m\u00eame \u00eatre plut\u00f4t b\u00e9n\u00e9fique pour le syst\u00e8me immunitaire.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-13928\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/06\/032_0418001_charity_poster_logo_297x420_rz_high.png\" style=\"height:282px; width:200px\" width=\"1100\" height=\"1549\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>A quoi faut-il faire particuli\u00e8rement attention dans le cadre du traitement d&#8217;entretien ?<\/strong><\/p>\n<p>Fondamentalement, la pand\u00e9mie de COVID-19 n&#8217;a rien chang\u00e9 au choix du traitement d&#8217;entretien ou du sch\u00e9ma th\u00e9rapeutique. Un point sur lequel on pourrait r\u00e9fl\u00e9chir est celui de certains effets secondaires des diff\u00e9rents traitements d&#8217;entretien. Ainsi, le bevacizumab, un inhibiteur du VEGF, peut provoquer une hypertension et une baisse du taux d&#8217;h\u00e9moglobine est notamment possible sous inhibiteurs de la PARP. Ces effets ind\u00e9sirables sont toutefois transitoires et ne doivent pas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme une &#8220;maladie sous-jacente&#8221;, qui est en principe associ\u00e9e \u00e0 un risque plus \u00e9lev\u00e9 d&#8217;\u00e9volution grave de COVID-19.<\/p>\n<p><strong>Les sympt\u00f4mes de COVID-19 se recoupent-ils avec les effets secondaires connus des traitements d&#8217;entretien ?<\/strong><\/p>\n<p>La fi\u00e8vre peut \u00eatre provoqu\u00e9e par le COVID-19, mais peut \u00e9galement indiquer une neutrop\u00e9nie f\u00e9brile. Cependant, je n&#8217;ai personnellement jamais vu de neutrop\u00e9nie f\u00e9brile sous traitement d&#8217;entretien. Cela serait plut\u00f4t typique d&#8217;une patiente sous chimioth\u00e9rapie. La toux, un autre signe typique de COVID-19, est \u00e9galement assez exceptionnelle en tant qu&#8217;effet secondaire isol\u00e9 sous traitement d&#8217;entretien.<\/p>\n<p><strong>Y a-t-il des changements dans le suivi des patients sous traitement d&#8217;entretien ?<\/strong><\/p>\n<p>En g\u00e9n\u00e9ral, des pr\u00e9cautions particuli\u00e8res sont prises en ce moment pour les patients atteints de cancer. Ainsi, les visiteurs ne sont plus admis dans notre h\u00f4pital et les personnes qui se rendent au Gyn. Des contr\u00f4les syst\u00e9matiques sont effectu\u00e9s pour les patients qui viennent au Centre des tumeurs. Pour cela, nous avons mis en place un sas dans lequel les patientes sont interrog\u00e9es sur les sympt\u00f4mes de COVID-19 et contr\u00f4l\u00e9es pour la fi\u00e8vre. Si des sympt\u00f4mes sont pr\u00e9sents, un frottis est d&#8217;abord effectu\u00e9 et un test Sars-CoV-2 est r\u00e9alis\u00e9. Ce n&#8217;est que si le test est n\u00e9gatif que la patiente peut quitter le sas. En outre, tous les patients et le personnel de gyn\u00e9cologie-oncologie re\u00e7oivent des masques de protection. En dehors de cela, les r\u00e8gles de distance s&#8217;appliquent bien s\u00fbr et une hygi\u00e8ne des mains coh\u00e9rente est mise en \u0153uvre. Toutes ces mesures garantissent que le risque de contagion \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital est tr\u00e8s faible et que les patients peuvent prendre tous les rendez-vous n\u00e9cessaires sur place. Si possible, les rendez-vous de contr\u00f4le sont bien s\u00fbr report\u00e9s, par exemple pour les patientes en suivi r\u00e9gulier.<\/p>\n<p><strong>Que conseillez-vous actuellement \u00e0 vos patientes ?<\/strong><\/p>\n<p>Les patients atteints de cancer doivent g\u00e9n\u00e9ralement \u00eatre plus prudents que la population normale en ce qui concerne COVID-19, car il existe toujours un risque de r\u00e9cidive et le syst\u00e8me immunitaire est affaibli en cas de r\u00e9cidive. Il s&#8217;agit donc de garder ses distances et d&#8217;\u00e9viter les contacts personnels &#8211; mot-cl\u00e9 : Social Distancing. En outre, une hygi\u00e8ne des mains rigoureuse est essentielle. Des mesures visant \u00e0 renforcer le syst\u00e8me immunitaire sont \u00e9galement utiles.<\/p>\n<p><strong>Et que conseillez-vous aux m\u00e9decins traitants ?<\/strong><\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9valuation des risques et des b\u00e9n\u00e9fices montre clairement que le b\u00e9n\u00e9fice du traitement d&#8217;entretien est bien plus important que le risque de mourir de COVID-19. Le traitement d&#8217;entretien doit donc \u00eatre men\u00e9 normalement et ne doit en aucun cas \u00eatre interrompu.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L&#8217;European Society of Gynaecological Oncology publie r\u00e9guli\u00e8rement des mises \u00e0 jour sur COVID-19 : <a href=\"https:\/\/www.esgo.org\/esgo-covid-19-communication\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">www.esgo.org\/esgo-covid-19-communication<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<table border=\"1\" cellpadding=\"5\" cellspacing=\"1\" style=\"width:638px\">\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"width:620px\">\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-13929 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/06\/heinzelmann_viola_sw.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1329;border-style:solid; border-width:1px; float:left; height:121px; margin-left:5px; margin-right:5px; width:100px\" width=\"1100\" height=\"1329\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><strong>Prof Dr. med. Viola Heinzelmann-Schwarz<\/strong><\/p>\n<p>Responsable de la clinique des femmes<br \/>\n  Responsable du centre des tumeurs gyn\u00e9cologiques<br \/>\n  M\u00e9decin-chef en gyn\u00e9cologie\/oncologie gyn\u00e9cologique Clinique pour femmes<br \/>\n H\u00f4pital universitaire de B\u00e2le<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>L&#8217;interview refl\u00e8te l&#8217;opinion personnelle et ind\u00e9pendante du professeur Viola Heinzelmann-Schwarz. GlaxoSmithKline AG n&#8217;a pas d&#8217;influence sur le contenu.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-size:11px\">PM-CH-NRP-ADVR-200007-6\/2020<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les patients atteints de cancer sont consid\u00e9r\u00e9s comme un groupe \u00e0 risque dans la pand\u00e9mie de Corona. Mais cela signifie-t-il qu&#8217;il faut d\u00e9sormais renoncer \u00e0 certains traitements ? 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