{"id":334093,"date":"2020-06-08T02:00:00","date_gmt":"2020-06-08T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/recommandations-pour-le-choix-du-traitement-a-jour\/"},"modified":"2020-06-08T02:00:00","modified_gmt":"2020-06-08T00:00:00","slug":"recommandations-pour-le-choix-du-traitement-a-jour","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/recommandations-pour-le-choix-du-traitement-a-jour\/","title":{"rendered":"Recommandations pour le choix du traitement \u00e0 jour"},"content":{"rendered":"<p><strong>Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, le traitement du diab\u00e8te de type 2 a pu \u00eatre \u00e9largi \u00e0 un nombre croissant d&#8217;options. Toutefois, la complexit\u00e9 du choix du traitement s&#8217;en trouve renforc\u00e9e. Alors, sur quoi s&#8217;appuyer ?<\/strong><\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>On estime qu&#8217;en Suisse, environ 450 000 personnes souffrent de diab\u00e8te de type 2 (DT2), et la tendance est \u00e0 la hausse. Toutefois, il faut en moyenne sept ans pour que la maladie soit d\u00e9tect\u00e9e. Les complications secondaires telles que les micro- ou macro-angiopathies se sont souvent d\u00e9j\u00e0 manifest\u00e9es \u00e0 ce moment-l\u00e0. Les patients diab\u00e9tiques ont donc un risque nettement plus \u00e9lev\u00e9 de subir un infarctus du myocarde que les personnes ne souffrant pas de cette maladie. Des \u00e9tudes r\u00e9centes montrent qu&#8217;un contr\u00f4le ad\u00e9quat de la glyc\u00e9mie peut r\u00e9duire consid\u00e9rablement le risque de complications ult\u00e9rieures. Mais le choix du traitement le plus adapt\u00e9 \u00e0 chaque patient est tr\u00e8s complexe en raison de l&#8217;h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 de la maladie et des comorbidit\u00e9s \u00e9ventuelles. L&#8217;introduction de nouvelles classes de substances contribue \u00e0 rendre le traitement tr\u00e8s individuel, mais ne simplifie pas le choix des pr\u00e9parations. Les recommandations de la Soci\u00e9t\u00e9 suisse d&#8217;endocrinologie et de diab\u00e9tologie ont d\u00e9sormais \u00e9t\u00e9 adapt\u00e9es aux donn\u00e9es actuelles.<\/p>\n<h2 id=\"traitement-multifactoriel\">Traitement multifactoriel<\/h2>\n<p>En principe, le traitement est bas\u00e9 sur quatre situations cliniques : le manque d&#8217;insuline, la fonction r\u00e9nale, les maladies cardiovasculaires ou l&#8217;insuffisance cardiaque. La gestion th\u00e9rapeutique multimodale est mise en place en fonction du facteur qui est au premier plan. Elle repose sur des changements d&#8217;habitudes de vie, avec une th\u00e9rapie nutritionnelle adapt\u00e9e et une activit\u00e9 physique r\u00e9guli\u00e8re. Ainsi, le poids devrait \u00eatre r\u00e9gul\u00e9 et le r\u00e9glage de la glyc\u00e9mie soutenu de mani\u00e8re positive. Les autres mesures doivent tenir compte \u00e0 la fois des pr\u00e9f\u00e9rences du patient, chez qui la perte de poids et la peur des hypoglyc\u00e9mies sont souvent au premier plan, et d&#8217;autres aspects tels que la r\u00e9duction de la mortalit\u00e9, des maladies micro et macrovasculaires ou d&#8217;\u00e9ventuelles contre-indications.<br \/>\nTrois questions sont au c\u0153ur du choix du bon traitement antidiab\u00e9tique :<\/p>\n<p><strong>1. le patient a-t-il besoin d&#8217;insuline ?<\/strong><br \/>\nL&#8217;insuline doit \u00eatre administr\u00e9e lorsque le taux d&#8217;<sub>HbA1c<\/sub> &gt;est de 10% en l&#8217;absence des caract\u00e9ristiques cl\u00e9s du syndrome m\u00e9tabolique et que le patient pr\u00e9sente des sympt\u00f4mes cliniques de carence en insuline.<\/p>\n<p><strong>2. qu&#8217;en est-il de la fonction r\u00e9nale ?<\/strong><br \/>\nLa plupart des m\u00e9dicaments ne peuvent pas \u00eatre prescrits en cas d&#8217;eGFT &lt;30&nbsp;ml\/min. Si les agonistes des r\u00e9cepteurs du GLP-1 sont tol\u00e9r\u00e9s, ils peuvent \u00eatre administr\u00e9s jusqu&#8217;\u00e0 un DFGe de 15&nbsp;ml\/min, g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 des doses r\u00e9duites. Les inhibiteurs de la DPP-4 peuvent \u00eatre utilis\u00e9s comme alternative. Toutefois, les patients dont l&#8217;IRC est au stade 4 ou 5 ont g\u00e9n\u00e9ralement besoin d&#8217;insuline. La pr\u00e9f\u00e9rence est donn\u00e9e \u00e0 une insuline basale \u00e0 dur\u00e9e d&#8217;action extr\u00eamement longue.<\/p>\n<p><strong>3. existe-t-il une insuffisance cardiaque ?<\/strong><br \/>\nLes glitazones doivent \u00eatre \u00e9vit\u00e9es en cas d&#8217;insuffisance cardiaque. Le but du traitement est \u00e9galement de r\u00e9duire la mortalit\u00e9 et les \u00e9v\u00e9nements cardiovasculaires. Des \u00e9tudes ont montr\u00e9 que les effets des inhibiteurs du SGLT-2 sont tr\u00e8s convaincants dans le traitement ou la pr\u00e9vention de l&#8217;insuffisance cardiaque et qu&#8217;ils devraient donc \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme la classe de m\u00e9dicaments \u00e0 privil\u00e9gier.<\/p>\n<h2 id=\"prevenir-les-evenements-cardiovasculaires\">Pr\u00e9venir les \u00e9v\u00e9nements cardiovasculaires<\/h2>\n<p>Les inhibiteurs du SGLT-2 et les agonistes des r\u00e9cepteurs du GLP-1 sont deux classes de substances qui ont d\u00e9montr\u00e9 une r\u00e9duction des \u00e9v\u00e9nements cardiovasculaires, de la mortalit\u00e9 cardiovasculaire et de la mortalit\u00e9 totale, ainsi qu&#8217;une n\u00e9phroprotection. Les agonistes des r\u00e9cepteurs du GLP-1 semblent avoir un effet sur l&#8217;apparition de la microalbuminurie et de la macroalbuminurie, tandis que les inhibiteurs du SGLT-2 ont \u00e9galement un effet&nbsp; sur des crit\u00e8res durs tels qu&#8217;une r\u00e9duction de 40 \u00e0 50 % du DFGe, une progression retard\u00e9e de la maladie r\u00e9nale, une mise en place plus tardive d&#8217;un traitement de substitution r\u00e9nale et un d\u00e9c\u00e8s r\u00e9nal plus tardif. Il est recommand\u00e9 de les inclure et de les combiner tr\u00e8s t\u00f4t dans le r\u00e9gime de traitement.<\/p>\n<h2 id=\"\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"-2\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-13485\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/06\/tab1_cv1_s34.png\" style=\"height:394px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"722\"><\/h2>\n<h2 id=\"-3\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"surveiller-sa-tension-arterielle\">Surveiller sa tension art\u00e9rielle<\/h2>\n<p>Les lignes directrices recommandent \u00e9galement d&#8217;ajuster la pression art\u00e9rielle individuellement. La valeur cible pour la pression art\u00e9rielle devrait \u00eatre g\u00e9n\u00e9ralement&nbsp; \u00e0&nbsp; 130\/&lt;80 mmHg. Chez les jeunes patients, une pression art\u00e9rielle systolique comprise entre 130 mmHg et 120 mmHg est recommand\u00e9e. Chez les personnes \u00e2g\u00e9es de plus de 65 ans, cette valeur peut \u00eatre comprise entre 130 et 139 mmHg. Le choix des m\u00e9dicaments se porte g\u00e9n\u00e9ralement sur l&#8217;association pr\u00e9coce d&#8217;un IEC et d&#8217;un antagoniste du calcium. Les patients diab\u00e9tiques pr\u00e9sentent une r\u00e9activit\u00e9 plaquettaire plus \u00e9lev\u00e9e et un turnover plaquettaire plus important, ce qui entra\u00eene un \u00e9tat prothrombotique. L&#8217;inhibition de l&#8217;agr\u00e9gation plaquettaire par l&#8217;aspirine ou d&#8217;autres m\u00e9dicaments est g\u00e9n\u00e9ralement accept\u00e9e chez les patients pr\u00e9sentant une maladie cardiovasculaire existante, mais controvers\u00e9e chez les patients \u00e0 risque faible ou mod\u00e9r\u00e9. Les r\u00e9sultats de l&#8217;\u00e9tude ont d\u00e9montr\u00e9 que l&#8217;ajout de rivoraxaban \u00e0 faible dose&nbsp; \u00e0 l&#8217;aspirine deux fois par jour dans un groupe \u00e0 haut risque&nbsp; a entra\u00een\u00e9&nbsp;&nbsp; une r\u00e9duction significative de l&#8217;ACM \u00e0 3 points, de l&#8217;AVC et de la mortalit\u00e9 totale.<\/p>\n<h2 id=\"definir-les-bonnes-priorites\">D\u00e9finir les bonnes priorit\u00e9s<\/h2>\n<p>Les diff\u00e9rentes classes de substances ciblent diff\u00e9rents syst\u00e8mes d&#8217;organes. Outre la prise en compte des pr\u00e9f\u00e9rences du patient, l&#8217;objectif principal du traitement devrait donc \u00e9galement influencer le choix du produit appropri\u00e9. Si la priorit\u00e9 est donn\u00e9e \u00e0 la pr\u00e9vention cardiovasculaire, les inhibiteurs du SGLT-2 et les agonistes des r\u00e9cepteurs du GLP-1 sont les premiers choix possibles. Si la r\u00e9duction du poids est l&#8217;objectif principal, il est possible de recourir \u00e0 la metformine ou aux agonistes des r\u00e9cepteurs du GLP-1. Si les hypoglyc\u00e9mies doivent \u00eatre \u00e9vit\u00e9es, la metformine, les inhibiteurs du SGLT-2, les agonistes des r\u00e9cepteurs du GLP-1 ou les inhibiteurs du DPP-4 peuvent \u00eatre utilis\u00e9s.<\/p>\n<p><em>Source : Assembl\u00e9e annuelle de la Soci\u00e9t\u00e9 suisse d&#8217;endocrinologie et de diab\u00e9tologie (SSED)<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature compl\u00e9mentaire :<\/p>\n<ul>\n<li>www.sgedssed.ch\/fileadmin\/user_upload\/6_Diabetologie\/61_Empfehlungen_Facharzt\/2020_Swiss_Recomm_Medis_DE_def.pdf (dernier appel le 08.03.2020)<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>CARDIOVASC 2020 ; 19(1) : 34-35<br \/>\nPRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2021, 16(1) : 30-31<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, le traitement du diab\u00e8te de type 2 a pu \u00eatre \u00e9largi \u00e0 un nombre croissant d&#8217;options. Toutefois, la complexit\u00e9 du choix du traitement s&#8217;en trouve renforc\u00e9e. 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