{"id":334518,"date":"2020-04-01T02:00:00","date_gmt":"2020-04-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/comment-se-proteger-reponses-dun-infectiologue\/"},"modified":"2020-04-01T02:00:00","modified_gmt":"2020-04-01T00:00:00","slug":"comment-se-proteger-reponses-dun-infectiologue","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/comment-se-proteger-reponses-dun-infectiologue\/","title":{"rendered":"Comment se prot\u00e9ger ? R\u00e9ponses d&#8217;un infectiologue"},"content":{"rendered":"<p><strong>La situation dynamique actuelle autour du nouveau SRAS-CoV-2 et de la pand\u00e9mie COVID-19 soul\u00e8ve des questions. Il est essentiel, en particulier pour les professionnels de la sant\u00e9, de disposer d&#8217;informations actualis\u00e9es sur les mesures de protection et d&#8217;hygi\u00e8ne afin de minimiser les risques d&#8217;infection dans le cadre de leur activit\u00e9 clinique d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s exigeante en cette p\u00e9riode de crise de la coronaropathie. Le professeur Philip Tarr, sp\u00e9cialiste en infectiologie \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital cantonal de B\u00e2le-Campagne, a r\u00e9pondu aux questions du public par vid\u00e9oconf\u00e9rence.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>L&#8217;infectiologue a indiqu\u00e9 que les r\u00e9ponses aux questions \u00e9taient bas\u00e9es sur l&#8217;\u00e9tat actuel des connaissances et qu&#8217;il restait encore beaucoup d&#8217;incertitudes, car les donn\u00e9es sont peu nombreuses et le virus est nouveau. &#8220;Nous extrapolons beaucoup \u00e0 partir du SRAS, du MERS, de la grippe, etc&#8221;. L&#8217;expert renvoie \u00e9galement aux dispositions de l&#8217;OFSP, actualis\u00e9es en permanence, qui constituent une base importante et sont \u00e9galement appliqu\u00e9es \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital cantonal de B\u00e2le-Campagne. Voici un r\u00e9sum\u00e9 concis de l&#8217;expert interactif en ligne dans le cadre d&#8217;une \u00e9dition sp\u00e9ciale du WebUp du 26 mars 2020.<\/p>\n<h2 id=\"principales-questions-et-reponses-sur-la-gestion-du-coronavirus\">Principales questions et r\u00e9ponses sur la gestion du coronavirus<\/h2>\n<p>\n<strong>Quelles sont les principales mesures d&#8217;hygi\u00e8ne ?<\/strong><\/p>\n<p>La d\u00e9sinfection des mains est une mesure d&#8217;hygi\u00e8ne tr\u00e8s importante et il faut veiller, dans la mesure du possible, \u00e0 ne pas se toucher le visage.<\/p>\n<p><strong>Que faut-il d\u00e9sinfecter dans un cabinet de m\u00e9decine g\u00e9n\u00e9rale ?<\/strong><\/p>\n<p>Il est tout \u00e0 fait raisonnable de d\u00e9sinfecter les surfaces suivantes dans les salles de soins apr\u00e8s un contact avec le patient : Table, chaise, lit d&#8217;examen, clinique de porte, interrupteurs. Cependant, la d\u00e9sinfection de l&#8217;environnement \u00e0 grande \u00e9chelle, les combinaisons Ebola\/d&#8217;astronautes, les cagoules ne seraient pas si utiles. Les expositions dangereuses sont l&#8217;inhalation de virus ou le passage de virus des mains au visage. &#8220;Les quelques virus qu&#8217;il y a dans l&#8217;environnement ne sont pas tr\u00e8s importants&#8221;, explique l&#8217;infectiologue. Le professeur Tarr estime \u00e9galement qu&#8217;il n&#8217;est pas n\u00e9cessaire de d\u00e9sinfecter le sol en permanence dans le cabinet, le virus mourant en quelques heures.<\/p>\n<p><strong>Peut-on \u00eatre infect\u00e9 par des virus pr\u00e9sents sur des surfaces (par ex. sur des journaux, des emballages, de l&#8217;argent, etc.) ?  <\/strong><\/p>\n<p>Certes, on sait que les coronavirus survivent plusieurs heures sur les surfaces, mais il ne s&#8217;agit que d&#8217;un petit nombre de virus. Selon lui, il n&#8217;y a pas de risque de contagion par ce biais, mais uniquement par le contact avec les s\u00e9cr\u00e9tions, ce qui permet d&#8217;inhaler plusieurs millions de virus (par exemple si l&#8217;on est en contact \u00e9troit avec une personne infect\u00e9e sans masque).<\/p>\n<p><strong>Quelles sont les r\u00e8gles \u00e0 suivre en mati\u00e8re de distanciation sociale ?  <\/strong><\/p>\n<p>Il faut veiller \u00e0 ce que la distance soit d&#8217;au moins 180 cm. Cela vaut \u00e9galement pour la salle d&#8217;attente&nbsp;, la salle de r\u00e9union, la r\u00e9ception (installer \u00e9ventuellement une vitre en plexiglas). Tenir \u00e0 l&#8217;\u00e9cart des cabinets m\u00e9dicaux les patients pr\u00e9sentant des sympt\u00f4mes suspects (les envoyer dans des centres d&#8217;investigation). Ne pas organiser de r\u00e9unions inutiles et opter plut\u00f4t pour la visioconf\u00e9rence. Si possible, rester en home office. \u00c9coles ferm\u00e9es, restaurants ferm\u00e9s, quarantaine si n\u00e9cessaire. La litt\u00e9rature montre que les interventions combin\u00e9es sont nettement plus efficaces que les mesures individuelles.  &nbsp;<\/p>\n<p><strong>En tant que m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste, a-t-on la possibilit\u00e9 d&#8217;effectuer un triage des patients pr\u00e9sentant des sympt\u00f4mes suspects ?<\/strong><\/p>\n<p>Dans le canton de B\u00e2le-Campagne, les m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes peuvent envoyer directement les patients pr\u00e9sentant des sympt\u00f4mes suspects dans des centres d&#8217;\u00e9valuation.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<strong>Que sait-on de l&#8217;efficacit\u00e9 de la protection offerte par les masques dans la pratique clinique quotidienne ?  <\/strong><\/p>\n<p>Un masque chirurgical est suffisant dans la pratique clinique quotidienne et devrait \u00eatre port\u00e9 lors de tous les contacts avec les patients (m\u00eame si aucun sympt\u00f4me de rhume n&#8217;a \u00e9t\u00e9 mentionn\u00e9 lors de l&#8217;inscription). Avant d&#8217;enfiler le masque, il faut se d\u00e9sinfecter les mains. Le port d&#8217;un masque FFP2 n&#8217;est n\u00e9cessaire que pour les op\u00e9rations g\u00e9n\u00e9rant des a\u00e9rosols. Il n&#8217;est pas n\u00e9cessaire de porter un masque FFP2 et des sur-tabliers en permanence. On sait que les masques chirurgicaux sont tout aussi efficaces dans la pratique clinique quotidienne contre la grippe, le H1N1 et le SRAS. Les FFP2 (plus protection du visage, tabliers de protection) ne sont utiles que pour les t\u00e2ches g\u00e9n\u00e9rant des a\u00e9rosols. &#8220;Il n&#8217;y a pas encore assez de donn\u00e9es pour le nouveau coronavirus, mais nous pensons qu&#8217;un masque chirurgical est \u00e0 peu pr\u00e8s aussi efficace que le FFP2&#8221;, ajoute le professeur Tarr. &nbsp;<\/p>\n<p><strong>Quelle est la r\u00e9glementation actuelle concernant les personnes de contact des cas confirm\u00e9s ?<\/strong><\/p>\n<p>Il faut syst\u00e9matiquement rechercher ces personnes et les mettre en auto-quarantaine pendant 10 jours (crit\u00e8res de &#8220;contact \u00e0 risque&#8221; = int\u00e9rieur, au moins 15 minutes, moins de 180 cm, sans masque). Exception : le personnel de sant\u00e9 peut\/doit travailler en appliquant les mesures de protection et d&#8217;hygi\u00e8ne, sinon le syst\u00e8me de sant\u00e9 s&#8217;effondre. Minimiser les actes g\u00e9n\u00e9rant des a\u00e9rosols : intubation pr\u00e9coce plut\u00f4t que ventilation non invasive. L&#8217;h\u00f4pital cantonal de B\u00e2le-Campagne ne pratique actuellement plus l&#8217;inhalation humide, par exemple pour les patients souffrant d&#8217;asthme ou de BPCO. Au lieu de cela, en consultation avec les pneumologues, l&#8217;Impramol est administr\u00e9 via un a\u00e9rosol doseur et une chambre d&#8217;inhalation.<\/p>\n<p><strong>Quels sont les crit\u00e8res de r\u00e9alisation d&#8217;un test ?<\/strong><\/p>\n<p>Selon le professeur Tarr, seules les personnes symptomatiques devraient \u00eatre test\u00e9es, les tests sur les personnes asymptomatiques n&#8217;ayant pas de sens dans la situation actuelle. Cela vaut \u00e9galement pour le personnel de sant\u00e9. D&#8217;une part, un r\u00e9sultat de test n\u00e9gatif a une mauvaise valeur pr\u00e9dictive et, d&#8217;autre part, les tests sont actuellement une denr\u00e9e rare. &#8220;En pratique, il n&#8217;est actuellement pas r\u00e9alisable de tester des personnes asymptomatiques toutes les 48 heures&#8221;, explique l&#8217;expert. Pour les tests effectu\u00e9s sur des personnes symptomatiques, un r\u00e9sultat n\u00e9gatif est consid\u00e9r\u00e9 comme valable \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital cantonal de B\u00e2le-Campagne si la dur\u00e9e des sympt\u00f4mes a \u00e9t\u00e9 d&#8217;au moins 72 heures auparavant. C&#8217;est important pour \u00eatre s\u00fbr de ne pas rater d&#8217;\u00e9ventuels virus, explique le professeur Tarr.<\/p>\n<p><strong>Quelle est la fiabilit\u00e9 des r\u00e9sultats des tests lorsqu&#8217;ils sont effectu\u00e9s correctement ?  <\/strong><\/p>\n<p>Il recommande la r\u00e9alisation de pr\u00e9l\u00e8vements nasopharyng\u00e9s, plus sensibles que les pr\u00e9l\u00e8vements pharyng\u00e9s, ces derniers provoquant en outre souvent des naus\u00e9es. En ce qui concerne la r\u00e9alisation technique des \u00e9couvillons nasopharyng\u00e9s, il est important de rester au moins 15 secondes jusqu&#8217;\u00e0 la paroi post\u00e9rieure du nasopharynx, tout au fond, et de tourner l\u00e9g\u00e8rement les \u00e9couvillons. En ce qui concerne la sensibilit\u00e9, il y a encore peu de donn\u00e9es, on suppose simplement que les r\u00e9sultats positifs sont corrects.  &nbsp;<\/p>\n<p><strong>Combien de temps un frottis reste-t-il positif chez une personne infect\u00e9e ?<\/strong><\/p>\n<p>En moyenne, un frottis reste positif pendant environ 20 \u00e0 22 jours, dans des cas extr\u00eames jusqu&#8217;\u00e0 37 jours. Mais dans les cas b\u00e9nins, le nombre de virus dans les pr\u00e9l\u00e8vements diminue consid\u00e9rablement dans la semaine qui suit le d\u00e9but des sympt\u00f4mes, et donc probablement aussi la contagiosit\u00e9. Les exceptions sont les personnes dont l&#8217;\u00e9volution est grave et qui sont admises en soins intensifs avec des difficult\u00e9s respiratoires, une pneumonie, etc. Dans ces cas, le nombre de virus peut encore augmenter au cours de l&#8217;\u00e9volution. Ce que l&#8217;on sait par exemple de la grippe, c&#8217;est que lorsqu&#8217;une personne se sent mieux cliniquement, le nombre de virus dans le nasopharynx diminue \u00e9galement.<\/p>\n<p><strong>Le coronavirus repr\u00e9sente-t-il vraiment un risque mortel uniquement pour les personnes \u00e2g\u00e9es et les malades chroniques ?  <\/strong><\/p>\n<p>Les crit\u00e8res d&#8217;appartenance \u00e0 un groupe \u00e0 risque sont d&#8217;une part d\u00e9finis par l&#8217;OFSP et d&#8217;autre part \u00e9valu\u00e9s par diff\u00e9rentes soci\u00e9t\u00e9s sp\u00e9cialis\u00e9es. Ces informations sont fiables et constituent une r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale. Mais parfois, il faut aussi consid\u00e9rer les choses au cas par cas. Il y a de rares cas de jeunes patients sans ant\u00e9c\u00e9dents m\u00e9dicaux qui doivent \u00eatre pris en charge en soins intensifs. Dans ce cas, les chances de survie ont tendance \u00e0 \u00eatre meilleures, mais m\u00eame dans ces cas, une dur\u00e9e de ventilation relativement longue est n\u00e9cessaire.<\/p>\n<p><strong>Pourquoi la protection des troupeaux n&#8217;est-elle pas une strat\u00e9gie appropri\u00e9e en ce qui concerne le coronavirus ?  <\/strong><\/p>\n<p>D&#8217;une part, le risque de sympt\u00f4mes graves chez les personnes infect\u00e9es appartenant \u00e0 des groupes \u00e0 risque est trop \u00e9lev\u00e9 et, d&#8217;autre part, la capacit\u00e9 du syst\u00e8me de sant\u00e9 est limit\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>Quels sont les crit\u00e8res d&#8217;isolement apr\u00e8s une maladie \u00e0 coronavirus ?<\/strong><\/p>\n<p>L&#8217;h\u00f4pital cantonal de B\u00e2le-Campagne se base sur les crit\u00e8res actuels de l&#8217;OFSP pour la d\u00e9solidarisation : le d\u00e9but des sympt\u00f4mes remonte \u00e0 au moins 10 jours et la personne concern\u00e9e est asymptomatique depuis au moins 48 heures. Un frottis n\u00e9gatif n&#8217;est pas un crit\u00e8re d&#8217;isolement, ce qui s&#8217;explique \u00e9galement par le nombre limit\u00e9 de tests disponibles.<\/p>\n<p><strong>Quels sont les crit\u00e8res d&#8217;isolement apr\u00e8s un contact \u00e9troit avec une personne infect\u00e9e par le coronavirus ?<\/strong><\/p>\n<p>Pour les personnes en quarantaine en raison de contacts \u00e9troits avec une personne infect\u00e9e (crit\u00e8res de contacts \u00e9troits : au moins 15 minutes, moins de 2 m, sans masque), l&#8217;h\u00f4pital cantonal de B\u00e2le-Campagne consulte toujours des infectiologues. Actuellement, la dur\u00e9e d&#8217;une quarantaine est de 10 jours selon les directives de l&#8217;OFSP. Prof. recommande de suivre les recommandations de l&#8217;OFSP. Dans certains cas, la p\u00e9riode d&#8217;incubation peut aller jusqu&#8217;\u00e0 14 jours. &#8220;Si des personnes quittent la quarantaine apr\u00e8s 10 jours, elles doivent tout de m\u00eame \u00eatre prudentes&#8221;, ajoute le professeur Tarr. Cela signifie que les personnes concern\u00e9es doivent continuer \u00e0 prendre des mesures d&#8217;hygi\u00e8ne et d&#8217;autres pr\u00e9cautions.  &nbsp;<\/p>\n<p><strong>Quelles sont les mesures n\u00e9cessaires pour les professionnels de la sant\u00e9 qui ont eu le coronavirus avant de reprendre le travail ?<\/strong><\/p>\n<p>Les r\u00e8gles de l&#8217;OFSP s&#8217;appliquent \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital cantonal de B\u00e2le-Campagne. Il est tr\u00e8s important que la personne concern\u00e9e respecte les mesures d&#8217;hygi\u00e8ne et de pr\u00e9caution apr\u00e8s son retour au travail, par exemple en portant un masque et en se d\u00e9sinfectant r\u00e9guli\u00e8rement les mains.<\/p>\n<p><strong>Combien de temps l&#8217;immunit\u00e9 dure-t-elle apr\u00e8s la gu\u00e9rison d&#8217;une maladie \u00e0 coronavirus et quand les tests d&#8217;anticorps seront-ils disponibles ?  <\/strong><\/p>\n<p>On estime actuellement qu&#8217;une fois la maladie COVID19 surmont\u00e9e, on est immunis\u00e9 pendant au moins quelques mois. Il y a encore peu de donn\u00e9es empiriques \u00e0 ce sujet, de sorte que l&#8217;on ne sait pas non plus si l&#8217;on est toujours prot\u00e9g\u00e9 ou non, par exemple \u00e0 la saison d&#8217;hiver suivante. Il est possible que le nouveau coronavirus soit pr\u00e9sent de mani\u00e8re end\u00e9mique, c&#8217;est-\u00e0-dire qu&#8217;il ne disparaisse pas simplement, comme c&#8217;est le cas pour certains autres virus. Les tests d&#8217;anticorps seront disponibles tr\u00e8s bient\u00f4t ; \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital cantonal de B\u00e2le-Campagne, on estime actuellement que ce sera le cas d\u00e8s la semaine prochaine ou la suivante (\u00e9tat de l&#8217;information : 26.3.2020). Les tests d&#8217;anticorps permettent d&#8217;identifier les personnes immunis\u00e9es contre le coronavirus, a-t-il ajout\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Quand est-il utile d&#8217;utiliser des m\u00e9dicaments antipyr\u00e9tiques ?<\/strong><\/p>\n<p>Le professeur Tarr d\u00e9conseille de les utiliser de mani\u00e8re syst\u00e9matique. Les m\u00e9dicaments antipyr\u00e9tiques sont utiles lorsque l&#8217;\u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral ou l&#8217;\u00e9tat subjectif se d\u00e9grade ou que la fi\u00e8vre augmente fortement en peu de temps. Le parac\u00e9tamol peut \u00eatre utilis\u00e9 comme m\u00e9dicament de premier choix, et le m\u00e9tamizole (par exemple <sup>Novalgine\u00ae<\/sup>) comme m\u00e9dicament de second choix. L&#8217;ibuprof\u00e8ne ne devrait pas \u00eatre utilis\u00e9 selon les connaissances actuelles, bien que les donn\u00e9es \u00e0 ce sujet soient plut\u00f4t limit\u00e9es. En ce qui concerne l&#8217;utilisation de st\u00e9ro\u00efdes pour le traitement d&#8217;une pneumonie dans le cadre du coronavirus, le professeur Tarr fait remarquer que l&#8217;on ne sait pas exactement, \u00e0 l&#8217;heure actuelle, quel est l&#8217;impact de l&#8217;utilisation d&#8217;immunosuppresseurs sur l&#8217;\u00e9volution du virus. Il en va de m\u00eame pour d&#8217;autres substances immunosuppressives, l&#8217;\u00e9valuation des b\u00e9n\u00e9fices et des risques \u00e9tant une question tr\u00e8s complexe.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\n<strong>Existe-t-il des crit\u00e8res obligatoires concernant la r\u00e9animation ?<\/strong><\/p>\n<p>L&#8217;h\u00f4pital cantonal de B\u00e2le-Campagne applique les directives de l&#8217;Acad\u00e9mie suisse des sciences.<\/p>\n<p><strong>Que sait-on des effets \u00e0 long terme de la ventilation m\u00e9canique ?<\/strong><\/p>\n<p>On en sait peu \u00e0 l&#8217;heure actuelle, on se concentre actuellement sur la fourniture de soins vitaux aux patients hospitalis\u00e9s et on est heureux s&#8217;ils survivent. &#8220;Pour l&#8217;instant, nous sommes en mode crise et nous devons voir comment nous pouvons g\u00e9rer le nombre de cas&#8221;, a d\u00e9clar\u00e9 l&#8217;infectiologue.<\/p>\n<p><strong>Existe-t-il une explication aux diff\u00e9rences de taux d&#8217;infection et de mortalit\u00e9 entre les pays\/r\u00e9gions ?<\/strong><\/p>\n<p>On n&#8217;en sait pas beaucoup plus \u00e0 l&#8217;heure actuelle. Les taux de mortalit\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9s en Italie par rapport \u00e0 l&#8217;Allemagne ou \u00e0 la Suisse sont probablement li\u00e9s \u00e0 des \u00e9tablissements de sant\u00e9 surcharg\u00e9s. Le fait que les chiffres d&#8217;incidence (nombre de nouveaux cas pour 100 000 habitants) soient plus \u00e9lev\u00e9s en Suisse que dans d&#8217;autres r\u00e9gions du monde est li\u00e9 aux r\u00e9gions frontali\u00e8res, qui jouent traditionnellement un r\u00f4le important dans l&#8217;\u00e9conomie suisse.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Source : Forum pour la formation m\u00e9dicale continue (FOMF) : WebUp : Expertentreff Infektiologie &#8211; Talk sur le th\u00e8me COVID-19. Prof Dr med. Philip Tarr, H\u00f4pital cantonal de B\u00e2le-Campagne, 26.03.2020.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La situation dynamique actuelle autour du nouveau SRAS-CoV-2 et de la pand\u00e9mie COVID-19 soul\u00e8ve des questions. 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