{"id":334554,"date":"2020-03-30T02:00:00","date_gmt":"2020-03-30T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/combattre-la-peur-de-la-douleur\/"},"modified":"2020-03-30T02:00:00","modified_gmt":"2020-03-30T00:00:00","slug":"combattre-la-peur-de-la-douleur","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/combattre-la-peur-de-la-douleur\/","title":{"rendered":"Combattre la peur de la douleur"},"content":{"rendered":"<p><strong>La psychoth\u00e9rapie de la douleur comprend \u00e0 la fois une approche ax\u00e9e sur les sympt\u00f4mes et une approche ax\u00e9e sur les probl\u00e8mes. Les facteurs psychosociaux et li\u00e9s au travail contribuent \u00e0 la chronicit\u00e9 et doivent absolument \u00eatre pris en compte dans le traitement. L&#8217;\u00e9ducation est une composante importante de la promotion du coping et de la compliance.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Le mal de dos est un probl\u00e8me de sant\u00e9 important dans les pays industrialis\u00e9s occidentaux. Dans l&#8217;enqu\u00eate de Schmidt et al. [1], 76% des personnes interrog\u00e9es ont d\u00e9clar\u00e9 avoir eu mal au dos au cours des 12 derniers mois. Toutes les \u00e9tudes [2] permettent de constater les aspects suivants : Les femmes sont plus souvent touch\u00e9es que les hommes, les douleurs dorsales se retrouvent dans toutes les classes d&#8217;\u00e2ge et tous les milieux sociaux, les jeunes adultes pr\u00e9sentent une pr\u00e9valence annuelle \u00e9lev\u00e9e d\u00e8s l&#8217;\u00e2ge de 20 ans, la pr\u00e9valence des douleurs dorsales chroniques augmente avec l&#8217;\u00e2ge. Un taux \u00e9lev\u00e9 de r\u00e9cidive associ\u00e9 \u00e0 une tendance \u00e0 la chronicit\u00e9 font du mal de dos un probl\u00e8me de sant\u00e9 publique et de politique sociale, car la chronicit\u00e9 des douleurs s&#8217;accompagne de cons\u00e9quences m\u00e9dico-sociales croissantes, telles qu&#8217;une r\u00e9duction de l&#8217;incapacit\u00e9 de travail et de l&#8217;invalidit\u00e9, mais aussi du recours \u00e0 des prestations m\u00e9dicales.<\/p>\n<h2 id=\"definition-et-symptomes\">D\u00e9finition et sympt\u00f4mes  &nbsp;<\/h2>\n<p>Les causes sous-jacentes ou les m\u00e9canismes pathologiques des maux de dos englobent un grand nombre de processus pathologiques. Cependant, des maladies sp\u00e9cifiques, telles qu&#8217;une hernie discale ou des processus inflammatoires, ne constituent la base pathologique que dans quelques cas. La grande majorit\u00e9 des maux de dos sont consid\u00e9r\u00e9s comme des maux de dos &#8220;non sp\u00e9cifiques&#8221;. Dans 80 \u00e0 90% des cas, la cause exacte reste inconnue ; outre les changements d\u00e9g\u00e9n\u00e9ratifs, on trouve des dysfonctionnements qui affectent les disques intervert\u00e9braux, les muscles, les fascias, les ligaments et les articulations des arcs vert\u00e9braux [3]. Non-sp\u00e9cifique signifie qu&#8217;aucun r\u00e9sultat pathologique structurel ou seulement un r\u00e9sultat pathologique structurel non pertinent peut \u00eatre trouv\u00e9 pour la symptomatologie douloureuse.<\/p>\n<h2 id=\"facteurs-de-chronicite\">Facteurs de chronicit\u00e9<\/h2>\n<p>L&#8217;approche et le traitement purement m\u00e9dicaux du mal de dos se heurtent toujours \u00e0 leurs limites, car ils n\u00e9gligent d&#8217;autres facteurs d&#8217;influence importants dans le processus de chronicisation. Les &#8220;drapeaux&#8221; du <strong>tableau&nbsp;1 <\/strong>d\u00e9crivent ces facteurs de risque de mani\u00e8re exhaustive [4].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-13383\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/tab1_hp3_s5.png\" style=\"height:362px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"663\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/tab1_hp3_s5.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/tab1_hp3_s5-800x482.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/tab1_hp3_s5-120x72.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/tab1_hp3_s5-90x54.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/tab1_hp3_s5-320x193.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/tab1_hp3_s5-560x338.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les caract\u00e9ristiques du poste de travail (&#8220;black flags&#8221;) telles que le travail physique lourd, le stress d\u00fb aux vibrations et les positions corporelles constantes adopt\u00e9es pendant de longues p\u00e9riodes sont d\u00e9crites comme d\u00e9favorables au pronostic. Il existe cependant des doutes quant \u00e0 une relation directe entre les conditions objectives du poste de travail et l&#8217;apparition de douleurs dorsales : la pr\u00e9valence des douleurs dorsales dans les pays industrialis\u00e9s augmente, bien que les conditions ergonomiques du poste de travail s&#8217;am\u00e9liorent de plus en plus. Cependant, les facteurs de risque pertinents pour la chronicisation des troubles sont avant tout des caract\u00e9ristiques telles que la charge de travail subjectivement v\u00e9cue (&#8220;blue flags&#8221;) et les facteurs psychosociaux (&#8220;yellow flags&#8221;), les strat\u00e9gies d&#8217;adaptation dysfonctionnelles et \u00e9galement les r\u00e9actions \u00e9motionnelles aux troubles (anxi\u00e9t\u00e9, d\u00e9pression) [5].<\/p>\n<p>Le handicap subjectivement ressenti par le patient (disability) et l&#8217;id\u00e9e qu&#8217;il se fait de la nature et de la traitabilit\u00e9 de la maladie, de sa propre capacit\u00e9 d&#8217;influence et du comportement face \u00e0 la maladie qui en d\u00e9coule (passivit\u00e9, m\u00e9nagement, incapacit\u00e9 de travail, recours aux services de sant\u00e9) constituent des facteurs essentiels de maintien des troubles. Si le patient est convaincu que ses douleurs signalent un danger physique et qu&#8217;elles sont la cons\u00e9quence d&#8217;un effort physique, il \u00e9vitera \u00e0 l&#8217;avenir de s&#8217;exposer afin d&#8217;\u00e9viter tout autre dommage physique potentiel et toute aggravation de la douleur. La peur de la douleur et du pr\u00e9judice entra\u00eene un comportement dit de &#8220;peur-avoir&#8221;. En th\u00e9orie de l&#8217;apprentissage, cela s&#8217;explique de la mani\u00e8re suivante : L&#8217;association \u00e0 m\u00e9diation cognitive entre la douleur et l&#8217;effort physique r\u00e9sulte d&#8217;un conditionnement classique et est renforc\u00e9e de mani\u00e8re op\u00e9rationnelle par le comportement d&#8217;\u00e9vitement motiv\u00e9 par la peur ( <strong>fig.&nbsp;1).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-13384 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/abb1_hp3_s5.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/789;height:430px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"789\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/abb1_hp3_s5.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/abb1_hp3_s5-800x574.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/abb1_hp3_s5-120x86.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/abb1_hp3_s5-90x65.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/abb1_hp3_s5-320x230.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/abb1_hp3_s5-560x402.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Au fur et \u00e0 mesure de l&#8217;inactivit\u00e9, on observe une perte de mobilit\u00e9, des probl\u00e8mes de coordination, un d\u00e9conditionnement, une mauvaise posture et un affaiblissement des muscles (atrophies) [6]. Les mouvements contr\u00f4l\u00e9s (guarded movement) qui accompagnent le comportement de peur-avidit\u00e9 entra\u00eenent des sch\u00e9mas de mouvements non physiologiques, une attention accrue \u00e0 soi-m\u00eame et une tension musculaire accrue. Ce comportement est plut\u00f4t renforc\u00e9 par les \u00e9coles du dos classiques, qui &#8220;apprennent&#8221; au patient certains mod\u00e8les de mouvements. Par exemple, le patient apprend \u00e0 s&#8217;agenouiller lorsqu&#8217;il ne veut que ramasser des objets l\u00e9gers. Les patients d\u00e9crivent ici une sensation de mouvement tr\u00e8s rigide et conscient, comme dans un corset. L&#8217;observation du comportement permet \u00e9galement d&#8217;identifier ces sch\u00e9mas de mouvement.<\/p>\n<p>Outre ces croyances sp\u00e9cifiques d&#8217;\u00e9vitement de la peur chez les patients souffrant de lombalgie, d&#8217;autres cognitions d\u00e9favorables li\u00e9es \u00e0 la douleur peuvent \u00eatre identifi\u00e9es comme facteurs de risque. Les attributions de contr\u00f4le externe (&#8220;seule une op\u00e9ration peut m&#8217;aider&#8221;), les attributions causales stables prononc\u00e9es (&#8220;ma colonne vert\u00e9brale est un tas de d\u00e9bris, on ne peut rien y faire&#8221;) et la tendance au catastrophisme (&#8220;la douleur va s&#8217;aggraver et je vais devenir un cas de soins&#8221;) constituent les sch\u00e9mas de pens\u00e9e maladapt\u00e9s les plus fr\u00e9quents \u00e0 cet \u00e9gard. Le sentiment d&#8217;impuissance et de d\u00e9sespoir associ\u00e9 \u00e0 de telles pens\u00e9es favorise \u00e0 son tour un comportement de protection et d&#8217;\u00e9vitement et des strat\u00e9gies d&#8217;adaptation plut\u00f4t passives.&nbsp;  Le repli sur soi, l&#8217;incapacit\u00e9 \u00e0 travailler et le sentiment d&#8217;impuissance peuvent aggraver l&#8217;\u00e9tat d\u00e9pressif et l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9. Il en r\u00e9sulte une perte du r\u00f4le social existant (par exemple, celui de soutien de famille), des conflits au sein de la famille et avec l&#8217;environnement social. L&#8217;estime de soi peut \u00eatre alt\u00e9r\u00e9e, le d\u00e9roulement de la journ\u00e9e est de plus en plus d\u00e9termin\u00e9 par la &#8220;gestion&#8221; de la douleur.<\/p>\n<p>En revanche, un autre groupe de patients a tendance \u00e0 pers\u00e9v\u00e9rer, \u00e0 avoir des exigences de performance \u00e9lev\u00e9es et \u00e0 d\u00e9passer r\u00e9guli\u00e8rement les limites physiques, ce qui contribue \u00e9galement \u00e0 la chronicit\u00e9. Il existe souvent une double charge de travail (plusieurs emplois, famille monoparentale, membres de la famille \u00e0 soigner) qui favorise ce coping dysfonctionnel. Ces patients ont souvent une mauvaise perception du stress, certains minimisent les sympt\u00f4mes et utilisent \u00e9galement des analg\u00e9siques pour fonctionner au quotidien. On distingue les &#8220;pers\u00e9v\u00e9rants d\u00e9pressifs&#8221;, qui d\u00e9crivent souvent une humeur d\u00e9pressive et irritable, car il est difficile de faire face aux exigences quotidiennes avec des douleurs chroniques, mais ils &#8220;s&#8217;accrochent&#8221;, des &#8220;pers\u00e9v\u00e9rants joyeux&#8221;, qui utilisent des injections et des m\u00e9dicaments pour fonctionner et qui sont souvent peu conscients du probl\u00e8me. Mais parfois, il s&#8217;agit plut\u00f4t d&#8217;une &#8220;pokerface&#8221;, la personne concern\u00e9e affiche un visage joyeux parce que le contexte professionnel ou familial l&#8217;exige, mais l&#8217;humeur est en fait nettement affect\u00e9e. Les patients qui font preuve d&#8217;une telle pers\u00e9v\u00e9rance se surm\u00e8nent souvent pendant des ann\u00e9es, jusqu&#8217;\u00e0 ce qu&#8217;ils soient de plus en plus souvent contraints de se m\u00e9nager par \u00e9puisement et finissent par devenir incapables de travailler \u00e0 long terme. Les performances physiques diminuent progressivement avec le temps, car le corps n&#8217;a pas suffisamment de temps pour se r\u00e9g\u00e9n\u00e9rer avant la prochaine activit\u00e9.<\/p>\n<p>Outre ces facteurs psychosociaux (&#8220;yellow flags&#8221;), la chronicisation dite iatrog\u00e8ne (&#8220;pink flags&#8221;) [7] joue un r\u00f4le essentiel. Iatrog\u00e8ne signifie : influences n\u00e9fastes r\u00e9sultant du comportement et de l&#8217;absence de comportement th\u00e9rapeutique. Le syst\u00e8me de soins m\u00e9dicaux soutient les id\u00e9es profanes du patient sur la maladie, en mettant l&#8217;accent sur la pathologie locale et les possibilit\u00e9s de traitement purement m\u00e9dical, mais en n\u00e9gligeant les facteurs psychosociaux.<\/p>\n<p>A cela s&#8217;ajoutent les conditions du march\u00e9 du travail r\u00e9gional, qui rendent la r\u00e9int\u00e9gration dans la vie professionnelle peu probable en cas de mauvaises qualifications et d&#8217;atteinte par les probl\u00e8mes de dos. Si la p\u00e9riode de maladie se prolonge, il devient alors plus probable d&#8217;envisager une demande de pension.&nbsp;  L&#8217;interaction des cons\u00e9quences psychologiques, sociales et somatiques des troubles entra\u00eene la poursuite des troubles, \u00e0 la mani\u00e8re d&#8217;un cercle vicieux.<\/p>\n<h2 id=\"therapie\">Th\u00e9rapie<\/h2>\n<p>En Allemagne, la caisse d&#8217;assurance maladie Barmer Ersatzkasse d\u00e9crit dans son rapport 2015 une comparaison de la th\u00e9rapie de 2006 avec celle de 2014 : malgr\u00e9 la mise \u00e0 jour de la ligne directrice nationale de soins pour la lombalgie en 2017, il y a eu un taux d&#8217;augmentation de la th\u00e9rapie interventionnelle de la douleur. La th\u00e9rapie multimodale a quadrupl\u00e9, mais le rapport entre la th\u00e9rapie interventionnelle de la douleur et la th\u00e9rapie multimodale interdisciplinaire de la douleur est de 11:1. Dans l&#8217;ensemble, il existe en Allemagne un manque, une insuffisance et un exc\u00e8s de soins pour le mal de dos chronique.<\/p>\n<p>La douleur chronique est un ph\u00e9nom\u00e8ne multifactoriel qui peut \u00eatre expliqu\u00e9 et rendu compr\u00e9hensible par une approche biopsychosociale. En cons\u00e9quence, les approches th\u00e9rapeutiques doivent \u00e9galement avoir un caract\u00e8re multimodal et une orientation interdisciplinaire et repr\u00e9sentent aujourd&#8217;hui l&#8217;\u00e9talon-or dans le traitement de la douleur. L&#8217;\u00e9change r\u00e9gulier entre les disciplines (m\u00e9decine, psychoth\u00e9rapie, physioth\u00e9rapie), le langage et la philosophie communs sont importants pour pouvoir transmettre au patient un mod\u00e8le de maladie appropri\u00e9 et faciliter ainsi \u00e0 long terme la gestion des troubles, ce qui inclut obligatoirement le traitement des facteurs psychosociaux aggravant la douleur.<\/p>\n<p>Les objectifs g\u00e9n\u00e9raux de la th\u00e9rapie interdisciplinaire sont pr\u00e9sent\u00e9s dans<strong> le tableau&nbsp;2<\/strong> [8].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-13385 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/tab2_hp3_s6.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/495;height:270px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"495\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/tab2_hp3_s6.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/tab2_hp3_s6-800x360.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/tab2_hp3_s6-120x54.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/tab2_hp3_s6-90x41.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/tab2_hp3_s6-320x144.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/tab2_hp3_s6-560x252.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les objectifs de la psychoth\u00e9rapie de la douleur [9,10] sont, outre l&#8217;\u00e9ducation d&#8217;un mod\u00e8le de la maladie, l&#8217;enseignement de strat\u00e9gies d&#8217;adaptation assimilatives pour influencer le sympt\u00f4me (par ex. par la confrontation avec des mouvements \u00e9vit\u00e9s, un meilleur \u00e9quilibre entre repos et activit\u00e9, des techniques de relaxation, des strat\u00e9gies de distraction). Au fur et \u00e0 mesure que la chronicit\u00e9 augmente, l&#8217;enseignement de strat\u00e9gies d&#8217;adaptation accommodantes (par exemple, une plus grande flexibilit\u00e9 dans la gestion des plaintes, la construction d&#8217;une acceptation du sympt\u00f4me et de la restriction qui en d\u00e9coule) repr\u00e9sente un aspect important. En outre, il s&#8217;agit d&#8217;am\u00e9liorer la gestion des facteurs influen\u00e7ant la douleur, comme l&#8217;entra\u00eenement aux comp\u00e9tences en mati\u00e8re de stress, le traitement du stress professionnel et familial et, enfin, le traitement des \u00e9ventuels traumatismes biographiques. Environ un tiers des patients souffrent d&#8217;une comorbidit\u00e9 de troubles affectifs ou anxieux, qui doivent \u00e9galement \u00eatre trait\u00e9s en plus de l&#8217;approche ax\u00e9e sur les sympt\u00f4mes.<\/p>\n<p>Certains aspects sont expliqu\u00e9s plus en d\u00e9tail ci-dessous :<\/p>\n<p>Les patients souffrant de douleurs dorsales pr\u00e9sentent souvent un tableau clinique tr\u00e8s somatique. L&#8217;objectif de l&#8217;\u00e9ducation est de transmettre un mod\u00e8le biopsychosocial de la maladie, la diff\u00e9rence entre les douleurs aigu\u00ebs et chroniques (traitement de la douleur, processus physiologiques de sensibilisation \u00e0 la douleur, facteurs de maintien) et de bien informer sur ses propres possibilit\u00e9s d&#8217;influence et leurs limites.<\/p>\n<p>Le biofeedback permet de renvoyer des signaux physiques de mani\u00e8re visuelle ou sonore. Le biofeedback est tr\u00e8s bien accept\u00e9 &#8211; &#8220;on peut y voir ma douleur&#8221;. Dans le cas d&#8217;un mod\u00e8le de douleur \u00e0 orientation somatique, il sert \u00e0 am\u00e9liorer l&#8217;observance par la transmission d&#8217;un mod\u00e8le biopsychosocial, est en outre utilis\u00e9 pour compl\u00e9ter et illustrer le contenu de l&#8217;\u00e9ducation et la capacit\u00e9 de relaxation peut \u00eatre am\u00e9lior\u00e9e.<\/p>\n<p>Les m\u00e9thodes de relaxation telles que la relaxation musculaire progressive ou l&#8217;imagination font partie int\u00e9grante de la psychoth\u00e9rapie de la douleur et poursuivent simultan\u00e9ment des objectifs tr\u00e8s diff\u00e9rents : stabilisation musculaire et v\u00e9g\u00e9tative, distraction de la douleur, am\u00e9lioration de la perception corporelle et gestion du stress. En outre, les techniques de relaxation sont appropri\u00e9es pour aider \u00e0 l&#8217;endormissement et au maintien du sommeil et des strat\u00e9gies d&#8217;hygi\u00e8ne du sommeil appropri\u00e9es sont enseign\u00e9es.<\/p>\n<p>Pour r\u00e9duire la peur de bouger, le patient a besoin d&#8217;\u00eatre rassur\u00e9 par un professionnel de la sant\u00e9 et d&#8217;une explication de ses r\u00e9sultats somatiques (par exemple, radiographie, IRM) afin de pouvoir s&#8217;engager dans une th\u00e9rapie d&#8217;activation et une exposition aux mouvements \u00e9vit\u00e9s. &#8220;Fear of pain&#8221; est associ\u00e9 \u00e0 la peur de la douleur lors d&#8217;un mouvement. L&#8217;objectif de la confrontation avec le stress redout\u00e9 est un &#8220;recadrage&#8221; (changement de la conviction que le stress est nuisible) et l&#8217;\u00e9tablissement d&#8217;une plus grande confiance dans le corps en cas de stress. Un traitement conjoint par un psychologue et un kin\u00e9sith\u00e9rapeute est souvent utile. Le psychologue guide le patient dans le mouvement anxiog\u00e8ne, le kin\u00e9sith\u00e9rapeute peut \u00e9galement enseigner des strat\u00e9gies utiles apr\u00e8s l&#8217;effort, comme des \u00e9tirements ou des assouplissements.<\/p>\n<p>Les patients tr\u00e8s d\u00e9conditionn\u00e9s avec une g\u00e9n\u00e9ralisation du comportement d&#8217;\u00e9vitement doivent \u00eatre activ\u00e9s de mani\u00e8re graduelle (graded activity) selon une approche bas\u00e9e sur des quotas. Le taux est une mesure de l&#8217;effort qui permet par exemple d&#8217;\u00e9valuer la dur\u00e9e de l&#8217;effort, la fr\u00e9quence du mouvement ou encore la distance de marche jusqu&#8217;\u00e0 l&#8217;augmentation de la douleur. On soustrait 20% de cette mesure pour d\u00e9terminer le premier quota pour l&#8217;entra\u00eenement. Si le patient g\u00e8re bien cette charge pendant l&#8217;entra\u00eenement, m\u00eame un mauvais jour, il augmente de 20% par rapport \u00e0 la valeur initiale. L&#8217;activation par quota s&#8217;effectue ainsi selon une proc\u00e9dure de contingence de la douleur, afin que celle-ci perde sa fonction discriminante de contr\u00f4le du comportement. Sans cette exigence de quota, le patient arr\u00eaterait l&#8217;effort en raison de la douleur. L&#8217;approche ax\u00e9e sur les quotas est appropri\u00e9e, en plus de traiter les exigences de performance \u00e9lev\u00e9es et les &#8220;moteurs internes&#8221;, pour les patients qui ont un comportement persistant et qui d\u00e9passent leurs limites physiques personnelles. Le patient est f\u00e9licit\u00e9 pour son comportement &#8220;sain&#8221; et fonctionnel (mise en place de charges quotidiennes significatives pour lui, comme par exemple le m\u00e9nage, le travail, les courses, le sport), selon les principes du conditionnement op\u00e9rant.<\/p>\n<p>L&#8217;enseignement de strat\u00e9gies d&#8217;adaptation accommodantes consiste \u00e0 acqu\u00e9rir une plus grande flexibilit\u00e9 dans la gestion des troubles, \u00e0 r\u00e9duire l&#8217;\u00e9cart entre les objectifs et les souhaits par rapport aux circonstances donn\u00e9es, par exemple en r\u00e9duisant le niveau d&#8217;exigence ou en fixant des objectifs r\u00e9alistes, et \u00e9ventuellement \u00e0 parvenir \u00e0 une r\u00e9\u00e9valuation de sa propre situation. Les techniques de th\u00e9rapie cognitivo-comportementale sont principalement utilis\u00e9es \u00e0 cet effet. Le r\u00f4le de ses propres moteurs internes et de ses croyances fondamentales dysfonctionnelles est identifi\u00e9 et remis en question afin de pouvoir construire de nouvelles attitudes internes plus appropri\u00e9es. L&#8217;objectif est de d\u00e9velopper un comportement plus flexible, plus adapt\u00e9 et une gestion plus adaptative des exigences, ind\u00e9pendamment de la situation.<\/p>\n<p>La th\u00e9rapie d&#8217;acceptation et d&#8217;engagement permet de mener une vie ax\u00e9e sur les valeurs et de construire une nouvelle perspective de vie. Il s&#8217;agit de construire une volont\u00e9 de laisser les choses telles qu&#8217;elles sont pour le moment et de se tourner \u00e0 nouveau vers d&#8217;autres domaines importants de la vie. Cependant, certains patients mettent toute leur \u00e9nergie dans la &#8220;lutte&#8221; contre leur sympt\u00f4me. Dans ce contexte, la pleine conscience repr\u00e9sente une comp\u00e9tence de base et une base et est donc pratiqu\u00e9e \u00e0 la fois dans des exercices formels (par exemple, la pleine conscience de la respiration, le bodyscan) et dans des exercices informels au quotidien.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-13386 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/tab3_hp3_s7.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/459;height:250px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"459\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/tab3_hp3_s7.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/tab3_hp3_s7-800x334.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/tab3_hp3_s7-120x50.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/tab3_hp3_s7-90x38.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/tab3_hp3_s7-320x134.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/tab3_hp3_s7-560x234.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>D&#8217;autres th\u00e8mes importants sont souvent le d\u00e9veloppement de comp\u00e9tences d&#8217;affirmation de soi pour mieux se d\u00e9marquer des exigences des coll\u00e8gues ou des membres de la famille, et aussi la gestion des probl\u00e8mes et des conflits sur le lieu de travail afin de permettre un retour \u00e0 la vie professionnelle.<\/p>\n<h2 id=\"resume\">R\u00e9sum\u00e9<\/h2>\n<p>La douleur chronique est un probl\u00e8me de sant\u00e9 important. Dans le cadre d&#8217;une compr\u00e9hension biopsychosociale de la maladie de la douleur chronique, on attribue de plus en plus d&#8217;importance aux facteurs psychiques et sociaux en plus des aspects physiques des troubles. Il est donc judicieux de ne pas proposer une th\u00e9rapie unimodale purement m\u00e9dicale, mais de travailler de mani\u00e8re interdisciplinaire en cas de douleurs dorsales chroniques et d&#8217;int\u00e9grer la psychoth\u00e9rapie et la physioth\u00e9rapie de la m\u00eame mani\u00e8re.<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>Les facteurs psychosociaux et li\u00e9s au travail contribuent largement \u00e0 la chronicit\u00e9, en plus des aspects iatrog\u00e8nes dans le domaine de la sant\u00e9, et doivent \u00eatre pris en compte de toute urgence dans la th\u00e9rapie.<\/li>\n<li>La psychoth\u00e9rapie de la douleur comprend \u00e0 la fois une approche ax\u00e9e sur les sympt\u00f4mes et une approche ax\u00e9e sur les probl\u00e8mes.<\/li>\n<li>L&#8217;\u00e9ducation favorise une meilleure acceptation de sa propre maladie, r\u00e9duit l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9, aide \u00e0 faire face \u00e0 la maladie et augmente ainsi la compliance du patient \u00e0 un traitement actif.<\/li>\n<li>En cas de douleurs dorsales chroniques, une approche interdisciplinaire associant la m\u00e9decine, la psychoth\u00e9rapie et la kin\u00e9sith\u00e9rapie s&#8217;impose.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Schmidt CO, Raspe H, Pfingsten M, et al. : Back pain in the german adult population : prevalence, severity, and sociodemographic correlates in a multiregional survey. Spine 2007 ; 32 : 2005-2011.<\/li>\n<li>Fahland AR, Kohlmann T, Schmidt CO : De la douleur aigu\u00eb \u00e0 la douleur chronique. In : Casser HR, Hasenbring M, Becker A, Baron R. (\u00e9d.) Douleurs du dos et du cou. 2016 ; 3-12. Berlin : Springer.<\/li>\n<li>Hildebrandt J, Sch\u00f6ps P : Douleurs de l&#8217;appareil locomoteur\/douleurs dorsales. Dans : Zens M, Jurna I. (\u00e9d.) Lehrbuch der Schmerztherapie. 2001 ; 577-609. Stuttgart : Wissenschaftliche Verlagsgesellschaft.<\/li>\n<li>Nicholas MK, Linton SJ, Watson PJ, Main CJ &amp; le groupe de travail &#8220;Decade of the Flags&#8221; : Early Identification and Management of Psychological Risk Factors (&#8220;Yellow Flags&#8221;) in Patients with Low Back Pain : A Reappraisal. Physical Therapy 2011 ; 91 : 737-753.<\/li>\n<li>Linton SJ : A review of psychological risk factors in back and neck pain. Spine 2000 ; 25 : 1148-1156.<\/li>\n<li>Hildebrandt J : Les muscles \u00e0 l&#8217;origine du mal de dos. Douleur 2003 ; 17 : 412-418.<\/li>\n<li>Locher H, Nilges P : Comment chroniciser mon patient douloureux ? Pratique orthop\u00e9dique 2001 ; 37\/10 : 672-677.<\/li>\n<li>Arnold B, Brinkschmidt T, Casser HR : Traitement multimodal de la douleur dans le traitement des syndromes douloureux chroniques. Un document de consensus de la commission ad hoc Multimodal interdiszipin\u00e4re Schmerztherapie de la soci\u00e9t\u00e9 allemande de la douleur sur le contenu du traitement. Douleur 2014 ; 28 : 459-472.<\/li>\n<li>Kr\u00f6ner-Herwig B, Frettl\u00f6h J, Klinger R, Nilges P. (\u00e9d.) : Schmerzpsychotherapie. 2016 ; 8e \u00e9dition. Berlin : Springer.<\/li>\n<li>Nilges P, Diezemann A. La douleur chronique. Concepts, diagnostic et traitement. Th\u00e9rapie comportementale et m\u00e9decine comportementale 2018 ; 39 (2) : 167-186.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2020 ; 15(3) : 4-8<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La psychoth\u00e9rapie de la douleur comprend \u00e0 la fois une approche ax\u00e9e sur les sympt\u00f4mes et une approche ax\u00e9e sur les probl\u00e8mes. 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