{"id":334594,"date":"2020-03-31T02:00:00","date_gmt":"2020-03-31T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/nouveaux-anticonvulsivants-en-pratique-clinique-quotidienne\/"},"modified":"2020-03-31T02:00:00","modified_gmt":"2020-03-31T00:00:00","slug":"nouveaux-anticonvulsivants-en-pratique-clinique-quotidienne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/nouveaux-anticonvulsivants-en-pratique-clinique-quotidienne\/","title":{"rendered":"Nouveaux anticonvulsivants en pratique clinique quotidienne"},"content":{"rendered":"<p><strong>L&#8217;\u00e9pilepsie est une maladie connue depuis des mill\u00e9naires, pour laquelle de nombreuses approches th\u00e9rapeutiques et substances ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9es. Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, les possibilit\u00e9s de traitement de l&#8217;\u00e9pilepsie se sont multipli\u00e9es et le m\u00e9decin dispose d\u00e9sormais d&#8217;un nombre d\u00e9routant d&#8217;anticonvulsivants. Alors, que prendre et quand ?<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9pilepsie est une maladie connue depuis des mill\u00e9naires, pour laquelle de nombreuses approches th\u00e9rapeutiques et substances ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9es. Le traitement m\u00e9dicamenteux moderne de l&#8217;\u00e9pilepsie a d\u00e9but\u00e9 au milieu du XXe si\u00e8cle. L&#8217;histoire de la m\u00e9decine a commenc\u00e9 au d\u00e9but du 19e si\u00e8cle avec la d\u00e9couverte de l&#8217;effet suppresseur de crises du brome, alors utilis\u00e9 comme somnif\u00e8re. Depuis lors, de nombreuses nouvelles substances actives ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9couvertes et d\u00e9velopp\u00e9es. A partir de la seconde moiti\u00e9 du 20e si\u00e8cle, cette \u00e9volution s&#8217;est acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e, l&#8217;autorisation de la lamotrigine en 1994 marquant la transition des &#8220;anciennes&#8221; substances \u00e9tablies (comme la carbamaz\u00e9pine, la ph\u00e9nyto\u00efne ou le valproate) vers les &#8220;nouvelles&#8221; substances. Gr\u00e2ce \u00e0 cette \u00e9volution, les possibilit\u00e9s de traitement de l&#8217;\u00e9pilepsie se sont multipli\u00e9es au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es et le m\u00e9decin dispose d\u00e9sormais d&#8217;un nombre d\u00e9routant d&#8217;anticonvulsivants.<\/p>\n<p>Malheureusement, le probl\u00e8me fondamental de l&#8217;\u00e9pilepsie n&#8217;est toujours pas r\u00e9solu, car tous les m\u00e9dicaments disponibles n&#8217;ont qu&#8217;un effet symptomatique de suppression des crises et ne traitent pas la pathologie sous-jacente. Il n&#8217;est donc pas correct de parler d'&#8221;anti\u00e9pileptiques&#8221;, mais plut\u00f4t d'&#8221;anticonvulsivants&#8221; ou, plus pr\u00e9cis\u00e9ment encore, de &#8220;m\u00e9dicaments contre les crises&#8221; (en anglais &#8220;seizure medication&#8221;), car seule une partie des crises est &#8220;convulsive&#8221;. L&#8217;effet sur les crises d&#8217;\u00e9pilepsie est \u00e0 peu pr\u00e8s le m\u00eame pour pratiquement tous les m\u00e9dicaments \u00e9tablis, et environ 60 \u00e0 70% des patients ne font plus de crises avec le premier m\u00e9dicament. Dans ce domaine, l&#8217;autorisation des nouvelles pr\u00e9parations n&#8217;a pas encore apport\u00e9 d&#8217;avantage d\u00e9cisif par rapport aux substances plus anciennes.<\/p>\n<p>Pour obtenir une protection suffisante contre les crises d&#8217;\u00e9pilepsie, qui surviennent g\u00e9n\u00e9ralement de mani\u00e8re impr\u00e9visible, la substance active correspondante doit \u00eatre prise quotidiennement ou, dans de nombreux cas, plusieurs fois par jour. Ainsi, outre l&#8217;efficacit\u00e9 contre les crises, c&#8217;est surtout la tol\u00e9rance ainsi que le potentiel d&#8217;interaction de la substance active utilis\u00e9e dans la vie quotidienne qui sont pertinents. Sur ce point, les m\u00e9dicaments les plus r\u00e9cents sont g\u00e9n\u00e9ralement sup\u00e9rieurs aux pr\u00e9parations plus anciennes.<\/p>\n<p>Le choix de la m\u00e9dication doit prendre en compte, outre les circonstances sp\u00e9cifiques de chaque patient, le type d&#8217;\u00e9pilepsie, le sexe, l&#8217;\u00e2ge et les comorbidit\u00e9s.<\/p>\n<p>Nous donnons ci-dessous un aper\u00e7u des principaux m\u00e9dicaments r\u00e9cents contre les crises d&#8217;\u00e9pilepsie.<\/p>\n<h2 id=\"lamotrigine\">Lamotrigine<\/h2>\n<p>Bien que la lamotrigine ne soit plus vraiment un nouveau m\u00e9dicament, puisqu&#8217;elle est sur le march\u00e9 depuis 1994, il convient de la mentionner ici, car elle est d\u00e9sormais souvent le premier choix en raison de son large champ d&#8217;application dans les crises focales et g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9es et de sa bonne tol\u00e9rance. La lamotrigine est un bloqueur des canaux sodiques et inhibe \u00e9galement la lib\u00e9ration de glutamate. Il est li\u00e9 \u00e0 55% aux prot\u00e9ines. La premi\u00e8re dose cible habituelle est de 200 mg par jour chez les patients jeunes et de poids normal, mais 150 mg peuvent suffire chez les personnes \u00e2g\u00e9es. La plupart du temps, la dose est r\u00e9partie en deux prises, mais en raison de sa demi-vie relativement longue d&#8217;environ 25-30 heures, il peut dans certains cas \u00eatre administr\u00e9 une seule fois par jour. En raison de leur bonne tol\u00e9rance, des doses quotidiennes beaucoup plus \u00e9lev\u00e9es peuvent \u00eatre utilis\u00e9es au quotidien.<\/p>\n<p>La lamotrigine a un large spectre d&#8217;action et est efficace aussi bien sur les crises focales que sur les crises g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9es. Toutefois, en cas de crises myocloniques, il peut entra\u00eener une intensification des myoclonies. En particulier dans le traitement des jeunes femmes, son utilisation est devenue de plus en plus prioritaire en raison du faible risque de malformation en cas de grossesse. La lamotrigine est \u00e9galement tr\u00e8s utilis\u00e9e chez les patients \u00e2g\u00e9s en raison de l&#8217;absence ou de la faiblesse des effets secondaires cognitifs, de son effet peu s\u00e9datif et de son effet psychotrope positif. Toutefois, chez les patients handicap\u00e9s, il peut &#8211; rarement &#8211; entra\u00eener une augmentation de l&#8217;agressivit\u00e9.<\/p>\n<p>Le principal inconv\u00e9nient dans la pratique clinique quotidienne est la n\u00e9cessit\u00e9 d&#8217;un dosage tr\u00e8s lent afin d&#8217;\u00e9viter les r\u00e9actions cutan\u00e9es allergiques qui, dans le pire des cas, peuvent conduire \u00e0 des situations dermatologiques potentiellement mortelles. Cependant, gr\u00e2ce au sch\u00e9ma d&#8217;administration lent, le risque d&#8217;allergie a pu \u00eatre r\u00e9duit de mani\u00e8re d\u00e9cisive (d&#8217;environ 10% \u00e0 environ 2-3%). Il est important d&#8217;informer les patients de ce risque potentiel. En raison de la lenteur du dosage, une protection significative contre les crises par la lamotrigine ne peut \u00eatre attendue qu&#8217;apr\u00e8s quelques semaines. En cas de fr\u00e9quence \u00e9lev\u00e9e des crises et d&#8217;effet cliniquement n\u00e9cessaire, il est donc possible d&#8217;effectuer un blindage parall\u00e8le avec des benzodiaz\u00e9pines ou d&#8217;utiliser d&#8217;abord un m\u00e9dicament avec une possibilit\u00e9 d&#8217;injection plus rapide.<\/p>\n<p><strong>Interactions : <\/strong>La lamotrigine a peu d&#8217;interactions, mais elles sont cliniquement significatives. L&#8217;une des interactions les plus importantes est celle avec les contraceptifs oraux, et plus pr\u00e9cis\u00e9ment avec les contraceptifs oraux contenant de l&#8217;\u00e9thinylestradiol (EE). En raison de la pr\u00e9sence d&#8217;\u00e9thinylestradiol, le taux de lamotrigine peut \u00eatre r\u00e9duit jusqu&#8217;\u00e0 40-50%, ce qui signifie que des taux tr\u00e8s bas peuvent \u00eatre observ\u00e9s pendant la prise du contraceptif et que la protection contre les crises peut donc faire d\u00e9faut. Inversement, pendant la &#8220;pause pilule&#8221; mensuelle d&#8217;une semaine souvent respect\u00e9e, cela peut entra\u00eener une augmentation du taux de lamotrigine au point de provoquer des effets secondaires. En revanche, le progestatif n&#8217;a aucune influence sur le taux de lamotrigine, alors qu&#8217;\u00e0 l&#8217;inverse, la lamotrigine r\u00e9duit le taux de l\u00e9vonorgestrel d&#8217;environ 20%. Il n&#8217;est pas clair \u00e0 ce jour si cela est cliniquement significatif [1,2]. En raison de ces interactions complexes, il est donc pr\u00e9f\u00e9rable, en cas de traitement par la lamotrigine, d&#8217;utiliser des pr\u00e9parations progestatives pures (p. ex. d\u00e9sogestrel 0,075 mg) ou, mieux encore, d&#8217;utiliser un st\u00e9rilet (p. ex. Mirena, Jaydess).<\/p>\n<p>Pendant la grossesse, le taux de lamotrigine diminue g\u00e9n\u00e9ralement de 50 \u00e0 60% d\u00e8s le 1er trimestre&nbsp;en raison des changements hormonaux &#8211; variables d&#8217;une personne \u00e0 l&#8217;autre -, c&#8217;est pourquoi il est recommand\u00e9 de d\u00e9terminer le taux de lamotrigine avant le d\u00e9but de la grossesse et toutes les 4 semaines pendant la grossesse. Si le taux de lamotrigine chute en dessous de 65% de la valeur initiale et\/ou si des crises cliniques surviennent, il convient d&#8217;augmenter la dose quotidienne en cons\u00e9quence. Il faut noter une augmentation post-partum rapide du taux de lamotrigine en quelques jours, qui se termine apr\u00e8s 2-3 semaines [3,4,5]. En cons\u00e9quence, un ajustement rapide de la dose est n\u00e9cessaire apr\u00e8s la naissance.<\/p>\n<p>Les interactions avec le valproate sont \u00e9galement tr\u00e8s importantes. Alors que la demi-vie d&#8217;\u00e9limination de la lamotrigine est d&#8217;environ 25-30 heures chez les adultes et d&#8217;environ 15 heures chez les enfants, elle augmente jusqu&#8217;\u00e0 60&nbsp;heures en cas de co-m\u00e9dication avec le valproate. Il faut absolument en tenir compte et le sch\u00e9ma posologique et la dose d&#8217;entretien doivent \u00eatre adapt\u00e9s en cas de prise simultan\u00e9e de valproate, ce qui signifie une dose d&#8217;introduction encore deux fois plus lente et une dose d&#8217;entretien plus faible ! D&#8217;autre part, cette combinaison est alors souvent tr\u00e8s efficace en raison des faibles variations du miroir. Remarque : le valproate doit \u00eatre \u00e9vit\u00e9 autant que possible chez les femmes en \u00e2ge de procr\u00e9er en raison de son potentiel t\u00e9ratog\u00e8ne \u00e9lev\u00e9.<\/p>\n<h2 id=\"levetiracetam\">L\u00e9v\u00e9tirac\u00e9tam<\/h2>\n<p>Le l\u00e9v\u00e9tirac\u00e9tam a un champ d&#8217;application tr\u00e8s large et est autoris\u00e9 pour les crises focales et g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9es. Contrairement \u00e0 la lamotrigine, le l\u00e9v\u00e9tirac\u00e9tam est tr\u00e8s efficace contre les myoclonies et est donc volontiers utilis\u00e9 en cas de myoclonies post-hypoxiques. Le l\u00e9v\u00e9tirac\u00e9tam se lie \u00e0 la prot\u00e9ine membranaire SV2A pr\u00e9sente dans les v\u00e9sicules synaptiques et agit \u00e9galement via les canaux calciques et sur le r\u00e9cepteur AMPA. Il n&#8217;est li\u00e9 aux prot\u00e9ines qu&#8217;\u00e0 hauteur de 10% et ne pr\u00e9sente aucune interaction avec d&#8217;autres m\u00e9dicaments. Les deux tiers sont \u00e9limin\u00e9s sous forme inchang\u00e9e par les reins ; en cas d&#8217;insuffisance r\u00e9nale, la dose doit \u00eatre adapt\u00e9e.<\/p>\n<p>Outre le large spectre d&#8217;efficacit\u00e9, l&#8217;avantage r\u00e9side dans le fait que le dosage peut \u00eatre augment\u00e9 relativement rapidement (la premi\u00e8re dose cible est de 1000&nbsp;mg par jour, 750&nbsp;mg par jour chez les patients \u00e2g\u00e9s), ce qui est facilement r\u00e9alisable en 2 semaines dans le cadre d&#8217;un traitement ambulatoire. Si n\u00e9cessaire, il peut \u00eatre administr\u00e9 encore plus rapidement, mais il peut alors provoquer davantage d&#8217;effets secondaires (vertiges, fatigue). Le l\u00e9v\u00e9tirac\u00e9tam est disponible sous forme de comprim\u00e9s, de jus, de solutions et de pr\u00e9parations intraveineuses, ce qui permet de l&#8217;administrer sans probl\u00e8me aux patients souffrant de troubles de la d\u00e9glutition ou d&#8217;un \u00e9tat de mal \u00e9pileptique [6].<\/p>\n<p>Les effets secondaires graves sont tr\u00e8s rares. Les effets secondaires sp\u00e9cifiques sont, dans au moins 10% des cas, des effets secondaires psychologiques tels que l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9, l&#8217;agressivit\u00e9 et la d\u00e9pression, ce dont le patient et surtout ses proches doivent \u00eatre inform\u00e9s.<\/p>\n<p>Le l\u00e9v\u00e9tirac\u00e9tam est \u00e9galement tr\u00e8s utilis\u00e9 chez les jeunes femmes, car il ne pr\u00e9sente aucune interaction avec la contraception orale. Pendant la grossesse, il a montr\u00e9, comme la lamotrigine, un tr\u00e8s faible risque de malformation. Pendant la grossesse, le l\u00e9v\u00e9tirac\u00e9tam peut \u00e9galement entra\u00eener une baisse significative du taux d&#8217;action de 40 \u00e0 60%. En post-partum, on peut s&#8217;attendre \u00e0 une augmentation rapide d\u00e8s la premi\u00e8re semaine, raison pour laquelle la dose doit alors \u00eatre rapidement r\u00e9ajust\u00e9e [3,7,8].<\/p>\n<h2 id=\"brivaracetam\">Brivaracetam<\/h2>\n<p>Le brivaracetam est le produit le plus r\u00e9cent sur le march\u00e9 suisse et n&#8217;est actuellement autoris\u00e9 que comme traitement d&#8217;appoint des crises focales. Le m\u00e9canisme d&#8217;action du l\u00e9v\u00e9tirac\u00e9tam via la prot\u00e9ine membranaire SV2A, d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9 ci-dessus, a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 avec le brivarac\u00e9tam. Il n&#8217;a pas d&#8217;effet sur les canaux calciques ou les r\u00e9cepteurs AMPA. La liaison aux prot\u00e9ines est inf\u00e9rieure \u00e0 20%, plus de 95% sont \u00e9limin\u00e9s par voie r\u00e9nale. Il interagit peu avec les autres anticonvulsivants, sauf en cas de co-m\u00e9dication avec la ph\u00e9nyto\u00efne, o\u00f9 l&#8217;on peut s&#8217;attendre \u00e0 une augmentation possible des taux de ph\u00e9nyto\u00efne jusqu&#8217;\u00e0 20%. Inversement, les inducteurs enzymatiques puissants peuvent r\u00e9duire les taux de brivaracetam jusqu&#8217;\u00e0 30%.<\/p>\n<p>Le brivaracetam ne pr\u00e9sente pas d&#8217;interaction avec les contraceptifs oraux. Les effets secondaires sont relativement faibles avec des maux de t\u00eate, de la somnolence et des vertiges. Des effets secondaires psychiatriques ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9s jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, contrairement au l\u00e9v\u00e9tirac\u00e9tam, avec une fr\u00e9quence uniquement \u00e9quivalente \u00e0 celle du placebo. La dose d&#8217;entretien se situe entre 50 et 200 mg, bien qu&#8217;il soit possible de commencer d\u00e8s le jour 1 avec 50&nbsp;mg ou 100&nbsp;mg. L&#8217;administration se fait en g\u00e9n\u00e9ral 2\u00d7 par jour.<\/p>\n<p>Un traitement add-on de brivaracetam au l\u00e9v\u00e9tirac\u00e9tam n&#8217;a pas d&#8217;effet suppl\u00e9mentaire en raison d&#8217;un m\u00e9canisme d&#8217;action similaire. En revanche, les effets secondaires psychiques typiques du l\u00e9v\u00e9tirac\u00e9tam mentionn\u00e9s ci-dessus peuvent \u00eatre am\u00e9lior\u00e9s par le passage au brivarac\u00e9tam. Cette conversion peut se faire imm\u00e9diatement &#8220;du jour au lendemain&#8221; dans un rapport d&#8217;environ 1:10 [9]. L&#8217;avantage du brivaracetam est \u00e9galement l&#8217;existence de diff\u00e9rents modes d&#8217;administration (comprim\u00e9s, solution buvable et perfusion intraveineuse). Les \u00e9tudes ont montr\u00e9 une r\u00e9duction des crises focales de &gt;50% chez 39% des patients, et l&#8217;absence de crises a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e chez 5% d&#8217;entre eux. Les crises g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9es semblent \u00e9galement pouvoir \u00eatre trait\u00e9es efficacement par le brivaracetam, avec une r\u00e9duction de &gt;50% chez 44% des patients [10]. Les premi\u00e8res \u00e9tudes montrent \u00e9galement un bon effet dans l&#8217;\u00e9tat de mal \u00e9pileptique (actuellement &#8220;off-label&#8221;).<\/p>\n<h2 id=\"perampanel\">P\u00e9rampanel<\/h2>\n<p>Il s&#8217;agit du premier anticonvulsivant autoris\u00e9 dot\u00e9 d&#8217;un nouveau m\u00e9canisme d&#8217;action sur le r\u00e9cepteur AMPA du glutamate. L&#8217;autorisation de mise sur le march\u00e9 en Suisse a \u00e9t\u00e9 obtenue en 2013, d&#8217;abord en tant que traitement add-on pour les \u00e9pilepsies focales et, depuis 2016, \u00e9galement en tant que traitement add-on pour les \u00e9pilepsies g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9es, dans les deux cas chez des patients \u00e2g\u00e9s de plus de 12 ans. En raison d&#8217;une demi-vie tr\u00e8s longue de 60 \u00e0 70 (jusqu&#8217;\u00e0 105) heures, il n&#8217;est administr\u00e9 qu&#8217;une fois par jour, si possible le soir au coucher, car il provoque tr\u00e8s souvent des vertiges. En outre, certains sympt\u00f4mes psychiatriques tels que l&#8217;agressivit\u00e9, l&#8217;humeur d\u00e9pressive et les changements de comportement peuvent \u00e9galement appara\u00eetre, en particulier chez les jeunes, ce qui n\u00e9cessite une vigilance clinique [11]. Le perampanel est augment\u00e9 (et \u00e9ventuellement diminu\u00e9) lentement de 2 mg toutes les 2 semaines, la dose quotidienne habituelle \u00e9tant de 4 \u00e0 8 mg. Des comprim\u00e9s de 2, 4, 6, 8, 10 et 12 mg sont propos\u00e9s, tous au m\u00eame prix (environ 8 CHF par dose journali\u00e8re). Il est li\u00e9 \u00e0 &gt;90% aux prot\u00e9ines plasmatiques et est m\u00e9tabolis\u00e9 par le syst\u00e8me CYP avec des interactions correspondantes, principalement avec la carbamaz\u00e9pine, l&#8217;oxcarbaz\u00e9pine et la ph\u00e9nyto\u00efne. L&#8217;effet des contraceptifs contenant des progestatifs peut \u00eatre r\u00e9duit [12,13].<\/p>\n<h2 id=\"zonisamide\">Zonisamide<\/h2>\n<p>Il n&#8217;a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9 sur le march\u00e9 suisse qu&#8217;en juin 2005, alors qu&#8217;il \u00e9tait auparavant autoris\u00e9 au Japon depuis 1989 et aux \u00c9tats-Unis depuis 2000. Il est autoris\u00e9 chez les adultes en monoth\u00e9rapie et en traitement add-on des \u00e9pilepsies focales, et chez les enfants de plus de 6 ans uniquement en traitement add-on. Le m\u00e9canisme d&#8217;action n&#8217;est pas enti\u00e8rement \u00e9lucid\u00e9, mais il semble y avoir \u00e0 la fois une action via les canaux sodiques et calciques voltage-d\u00e9pendants, une action inhibitrice sur l&#8217;anhydrase carbonique et une modulation de l&#8217;inhibition m\u00e9di\u00e9e par le GABAerg.<\/p>\n<p>En monoth\u00e9rapie, on commence par une dose de 100 mg par jour et on augmente la dose de 100 mg par jour toutes les 2 semaines jusqu&#8217;\u00e0 la dose d&#8217;entretien habituelle de 300-500&nbsp;mg\/jour. Dans le cadre d&#8217;un traitement combin\u00e9, on proc\u00e8de un peu plus lentement (d\u00e9but avec 50 mg\/jour, r\u00e9partis en deux doses uniques). La demi-vie est longue, de l&#8217;ordre de 60 heures, et l&#8217;\u00e9tat d&#8217;\u00e9quilibre n&#8217;est atteint qu&#8217;apr\u00e8s environ 8 semaines. Le zonisamide est li\u00e9 \u00e0 environ 50% aux prot\u00e9ines et est excr\u00e9t\u00e9 par les reins.<\/p>\n<p>Les avantages de cette substance sont sa longue demi-vie et son exp\u00e9rience d\u00e9j\u00e0 longue. Les inconv\u00e9nients, outre des effets secondaires cognitifs relativement fr\u00e9quents, sont le risque de formation de calculs r\u00e9naux et un certain potentiel d&#8217;interaction m\u00e9di\u00e9 par les syst\u00e8mes CYP3A4 et UGT. En outre, le zonisamide, comme le topiramate, peut entra\u00eener une perte de poids [13], mais cela peut bien s\u00fbr \u00eatre un effet secondaire souhait\u00e9 dans certains cas.<\/p>\n<h2 id=\"lacosamide\">Lacosamide<\/h2>\n<p>Le lacosamide agit en renfor\u00e7ant l&#8217;inactivation lente des canaux sodiques voltage-d\u00e9pendants, ce qui le distingue des autres bloqueurs des canaux sodiques. Le lancement sur le march\u00e9 suisse a eu lieu d\u00e9but 2014. Il est autoris\u00e9 en monoth\u00e9rapie et en traitement add-on des \u00e9pilepsies focales chez l&#8217;adulte. On commence par 2\u00d750&nbsp;mg, qui peuvent \u00eatre augment\u00e9s apr\u00e8s une semaine pour atteindre la dose d&#8217;entretien initiale habituelle de 2\u00d7100 mg. La dose maximale est d&#8217;environ 400-600&nbsp;mg\/jour, r\u00e9partie en 2 doses (demi-vie d&#8217;environ 13 heures). heures). Il est peu li\u00e9 aux prot\u00e9ines plasmatiques (environ 15%). Le lacosamide est disponible sous forme de comprim\u00e9s, de sirop et de pr\u00e9paration intraveineuse, ce qui favorise une utilisation croissante \u00e9galement dans l&#8217;\u00e9tat de mal \u00e9pileptique [14].<\/p>\n<p>En raison de son action sur le canal sodique, il ne doit pas \u00eatre associ\u00e9 \u00e0 d&#8217;autres bloqueurs du canal sodique, car cela peut entra\u00eener une augmentation supra-additive des effets secondaires. Un effet sur la conduction cardiaque peut \u00e9galement se produire, c&#8217;est pourquoi une attention particuli\u00e8re doit \u00eatre port\u00e9e \u00e0 l&#8217;administration simultan\u00e9e d&#8217;antiarythmiques [13]. Le potentiel d&#8217;interaction est relativement faible et est m\u00e9di\u00e9 par le CYP2C9 et le CYP3A4.<\/p>\n<p>Tant pour le p\u00e9rampanel que pour le brivaracetam, le lacosamide et le zonisamide, il n&#8217;existe pas (encore) de donn\u00e9es suffisantes issues de registres de grossesses pour \u00e9valuer le risque de malformations. Cependant, dans les \u00e9tudes animales, il n&#8217;y a pas de t\u00e9ratog\u00e9nicit\u00e9 pour le lacosamide et le p\u00e9rampanel, contrairement au zonisamide [13].<\/p>\n<h2 id=\"resume\">R\u00e9sum\u00e9<\/h2>\n<p>En r\u00e9sum\u00e9, l&#8217;arsenal de l&#8217;\u00e9pileptologue clinicien s&#8217;\u00e9largit constamment. Les substances les plus r\u00e9centes sont souvent mieux tol\u00e9r\u00e9es et pr\u00e9sentent un potentiel d&#8217;interaction plus faible que les substances plus anciennes, mais elles ne sont pas plus efficaces dans la plupart des cas. Le choix de l&#8217;anticonvulsivant d\u00e9pend de la situation individuelle et tient compte du type d&#8217;\u00e9pilepsie, de l&#8217;\u00e2ge, des comorbidit\u00e9s et, chez les femmes, d&#8217;un \u00e9ventuel d\u00e9sir d&#8217;enfant. De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, il convient de veiller d\u00e8s l&#8217;enfance \u00e0 utiliser des m\u00e9dicaments \u00e0 faible t\u00e9ratog\u00e9nicit\u00e9 chez les femmes. N\u00e9anmoins, dans certains cas d&#8217;\u00e9pilepsie g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e primaire, il n&#8217;est pas possible de se passer du valproate, particuli\u00e8rement efficace. Il convient alors de respecter toutes les mesures de pr\u00e9caution et l&#8217;obligation d&#8217;information avec une explication annuelle, sign\u00e9e par \u00e9crit, sur les risques li\u00e9s \u00e0 un traitement par valproate (Swissmedic 2020).<\/p>\n<p>En raison de la difficult\u00e9 persistante \u00e0 traiter l&#8217;\u00e9pilepsie, il est urgent de trouver de nouvelles substances et de nombreux produits prometteurs sont actuellement en cours de d\u00e9veloppement. La chirurgie de l&#8217;\u00e9pilepsie fait \u00e9galement de grands progr\u00e8s, de sorte qu&#8217;il est recommand\u00e9, apr\u00e8s l&#8217;utilisation sans succ\u00e8s de deux anticonvulsivants correctement choisis dans l&#8217;indication et administr\u00e9s \u00e0 une dose ad\u00e9quate, de penser \u00e9galement \u00e0 cette option souvent tr\u00e8s efficace, qui peut id\u00e9alement conduire \u00e0 l&#8217;absence de crises et donc m\u00eame \u00e0 la gu\u00e9rison de l&#8217;\u00e9pilepsie, et d&#8217;adresser les patients \u00e0 un centre appropri\u00e9.<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>Les nouvelles substances sont g\u00e9n\u00e9ralement bien tol\u00e9r\u00e9es.<\/li>\n<li>Les interactions de la lamotrigine avec la contraception orale doivent \u00eatre prises en compte.<\/li>\n<li>Pendant la grossesse, la lamotrigine et le l\u00e9v\u00e9tirac\u00e9tam sont les m\u00e9dicaments de premier choix. Les contr\u00f4les des miroirs pendant et apr\u00e8s la grossesse sont importants.<\/li>\n<li>En cas d&#8217;\u00e9volution r\u00e9fractaire, penser pr\u00e9cocement \u00e0 une chirurgie de l&#8217;\u00e9pilepsie.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Sabers A, Buchholt JM, Uldall P, et al : Lamotrigine plasma levels reduced by oral contraceptives. Epilepsy Res 2001 ; 47(1-2) : 151-154.<\/li>\n<li>Sidhu J, Job S, Singh S, et al. Les cons\u00e9quences pharmacocin\u00e9tiques et pharmacodynamiques de la co-administration de lamotrigine et d&#8217;un contraceptif oral combin\u00e9 chez des sujets f\u00e9minins en bonne sant\u00e9. Br J Clin Pharmacol 2006 ; 61(2) : 191-199.<\/li>\n<li>Reisinger TL, Newman M, Loring DW, et al : Clearance des m\u00e9dicaments anti\u00e9pileptiques et fr\u00e9quence des crises pendant la grossesse chez les femmes \u00e9pileptiques. Epilepsy Behav 2013 ; 29(1) : 13-18.<\/li>\n<li>Tomson T, Landmark CJ, Battino D : Traitement m\u00e9dicamenteux anti\u00e9pileptique<\/li>\n<li>in pregnancy : changes in drug disposition and their clinical implications. Epilepsia 2013 ; 54(3) : 405-414.<\/li>\n<li>Reimers A, Helde G, Br\u00e5then G, et al : Lamotrigine et son N2-glucuronide pendant la grossesse : la signification de la clairance r\u00e9nale et de l&#8217;estradiol. Epilepsy Res 2011 ; 94(3) : 198-205.<\/li>\n<li>Beuchat I, Novy J, Rossetti AO : Nouveaux m\u00e9dicaments anti\u00e9pileptiques pour l&#8217;\u00e9tat de mal \u00e9pileptique chez l&#8217;adulte : quelles sont les preuves ? CNS Drugs 2018 ; 32(3) : 259-267.<\/li>\n<li>Pennell PB : Utiliser les preuves actuelles pour s\u00e9lectionner les m\u00e9dicaments anti\u00e9pileptiques \u00e0 utiliser pendant la grossesse.&nbsp;  Epilepsy Curr 2005 ; 5(2) : 45-51.<\/li>\n<li>Westin AA, Reimers A, Helde G, et al. Rapport concentration\/dose s\u00e9rique de l\u00e9v\u00e9tirac\u00e9tam avant, pendant et apr\u00e8s la grossesse. Seizure 2008 ; 17(2) : 192-198.<\/li>\n<li>Kappes JA, Hayes WJ, Strain JD, et al : Brivaracetam : An Adjunctive Treatment for Partial-Onset Seizures. J Clin Pharmacol 2017 ; 57(7) : 811-817.<\/li>\n<li>Toledo M, Whitesides J, Schiemann, et al. : S\u00e9curit\u00e9, tol\u00e9rance, et contr\u00f4le des crises pendant le traitement \u00e0 long terme avec brivaracetam adjuvant pour les crises partielles-insuffisantes. Epilepsia 2016 ; 57(7) : 1139-1151<\/li>\n<li>Ettinger AB, LoPresti A, Yang H, et al : Psychiatric and behavioral adverse events in randomized clinical studies of the noncompetitive AMPA receptor antagonist perampanel. Epilepsia 2015 ; 56(8) : 1252-1263.<\/li>\n<li>Reimers A : Les nouveaux m\u00e9dicaments anti\u00e9pileptiques et les femmes. Seizure 2014 ; 23(8) : 585-591.<\/li>\n<li>www.compendium.ch, information professionnelle, derni\u00e8re consultation 27.08.2018<\/li>\n<li>Strzelczyk A, Z\u00f6llner JP, Willems LM, et al : Lacosamide in status epilepticus : Systematic review of current evidence. Epilepsia 2017 ; 58(6) : 933-950.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2020 ; 18(2) : 6-19<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;\u00e9pilepsie est une maladie connue depuis des mill\u00e9naires, pour laquelle de nombreuses approches th\u00e9rapeutiques et substances ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9es. 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