{"id":334845,"date":"2020-02-07T01:00:00","date_gmt":"2020-02-07T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/considerations-strategiques-sur-la-realisation-de-lechographie-du-cou\/"},"modified":"2020-02-07T01:00:00","modified_gmt":"2020-02-07T00:00:00","slug":"considerations-strategiques-sur-la-realisation-de-lechographie-du-cou","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/considerations-strategiques-sur-la-realisation-de-lechographie-du-cou\/","title":{"rendered":"Consid\u00e9rations strat\u00e9giques sur la r\u00e9alisation de l&#8217;\u00e9chographie du cou"},"content":{"rendered":"<p><strong>Un gonflement au niveau du cou est une plainte fr\u00e9quente chez les m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes. Pour un diagnostic cibl\u00e9, l&#8217;\u00e9chographie s&#8217;impose. Elle est surtout tr\u00e8s utile pour \u00e9valuer les gonflements inexpliqu\u00e9s du cou, car presque toutes les structures sont facilement accessibles.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Un gonflement au niveau du cou est une plainte fr\u00e9quente chez les m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes. Une anamn\u00e8se cibl\u00e9e permet d\u00e9j\u00e0 d&#8217;\u00e9tablir une hypoth\u00e8se de travail. L&#8217;objectif de l&#8217;anamn\u00e8se est de demander, outre le d\u00e9but et l&#8217;\u00e9volution dans le temps, les sympt\u00f4mes et les sympt\u00f4mes associ\u00e9s <strong>(tab.&nbsp;1).<\/strong> L&#8217;anamn\u00e8se personnelle a \u00e9galement pour but d&#8217;interroger les facteurs de risque de gonflement du cou (m\u00e9dicaments, exposition professionnelle, contacts avec des animaux, s\u00e9jours \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger, toxines ou maladies secondaires). En ce qui concerne les ant\u00e9c\u00e9dents familiaux, il est surtout important de savoir s&#8217;il y a des ant\u00e9c\u00e9dents familiaux de tumeurs.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-13109\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/tab1_hp1_s16.png\" style=\"height:354px; width:400px\" width=\"878\" height=\"777\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9tat \u00e9value la localisation, le d\u00e9placement, le nombre de l\u00e9sions spatiales, la consistance, la formation de fistules, l&#8217;\u00e9chauffement et la rougeur de la peau au-dessus de l&#8217;enflure. Il s&#8217;agit de trouver une cause ou du moins de limiter les possibilit\u00e9s. L&#8217;\u00e9tat de l&#8217;ensemble des muqueuses de la gorge, du nez et des oreilles est tr\u00e8s important, en particulier en cas de causes infectieuses ou tumorales.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e2ge et la localisation ont une grande influence sur la d\u00e9limitation des diagnostics diff\u00e9rentiels <strong>(tableau&nbsp;2).<\/strong> L&#8217;anamn\u00e8se et le statut permettent ensuite de formuler une hypoth\u00e8se de travail qui sera v\u00e9rifi\u00e9e par \u00e9chographie. Comme toutes les structures du cou sont tr\u00e8s superficielles, elles sont tr\u00e8s faciles \u00e0 visualiser par \u00e9chographie. Il est recommand\u00e9 d&#8217;utiliser une sonde lin\u00e9aire avec une gamme de fr\u00e9quences de 8-13&nbsp;MHz (une sonde matricielle si disponible).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-13110 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/tab2_hp1_s17.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/720;height:393px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"720\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Pour obtenir une image de bonne qualit\u00e9, nous vous recommandons d&#8217;appliquer la r\u00e8gle des 4 boutons [1]. Il s&#8217;agit d&#8217;optimiser la qualit\u00e9 de l&#8217;image de la mani\u00e8re la plus standardis\u00e9e possible et en peu de temps. Quatre r\u00e9glages sont effectu\u00e9s \u00e0 chaque fois :<\/p>\n<ul>\n<li>Gain<\/li>\n<li>Fr\u00e9quence (10-12&nbsp;MHz)<\/li>\n<li>Profondeur (env. 2,5-3&nbsp;cm)<\/li>\n<li>Mise au point (environ 1,5-2&nbsp;cm)<\/li>\n<\/ul>\n<p>Normalement, l&#8217;\u00e9chographie est r\u00e9alis\u00e9e sur un patient allong\u00e9. L&#8217;appareil est utilis\u00e9 de la main gauche et la sonde est guid\u00e9e de la main droite. Il est important d&#8217;adopter une bonne posture. Le si\u00e8ge, la table et le moniteur doivent \u00eatre adapt\u00e9s \u00e0 la taille de l&#8217;examinateur. Il est g\u00e9n\u00e9ralement recommand\u00e9 d&#8217;appuyer le bras droit sur le patient. Si l&#8217;appui est inconfortable, le patient peut croiser les bras et l&#8217;examinateur peut y appuyer le bras.<\/p>\n<p>Selon l&#8217;exposition du cou, un coussin peut \u00eatre plac\u00e9 sous la nuque. Il vaut la peine d&#8217;effectuer l&#8217;\u00e9chographie toujours de la m\u00eame mani\u00e8re et surtout de mani\u00e8re syst\u00e9matique, afin que toutes les r\u00e9gions du cou soient examin\u00e9es. Il n&#8217;y a pas de norme pour l&#8217;ordre. A la clinique ORL de Berne, nous commen\u00e7ons toujours par l&#8217;examen de la glande thyro\u00efde. Avec l&#8217;image de la thyro\u00efde, nous effectuons \u00e9galement les r\u00e9glages de l&#8217;appareil (4-button-rule). Ensuite, nous parcourons le cou complet d&#8217;abord du c\u00f4t\u00e9 non pathologique, y compris de la parotide et ensuite sur le c\u00f4t\u00e9 pathologique, y compris de la parotide. L&#8217;objectif est de contr\u00f4ler toutes les r\u00e9gions (niveau des ganglions lymphatiques) du cou.<\/p>\n<p>La pathologie doit toujours \u00eatre regard\u00e9e et \u00e9valu\u00e9e \u00e0 deux niveaux. On \u00e9value les limites, la structure interne, la configuration, la sonopalpation et la vascularisation<strong> (tableau&nbsp;3).<\/strong> Comme les structures et les pathologies de la r\u00e9gion cervicale sont tr\u00e8s superficielles, l&#8217;\u00e9chopalpation permet de d\u00e9terminer s&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une masse molle (kystique) ou dure (solide). Les appareils les plus r\u00e9cents permettent \u00e9galement d&#8217;utiliser l&#8217;\u00e9lastographie pour \u00e9valuer la duret\u00e9 des tissus. Si une amplification sonore dorsale est visible, c&#8217;est un signe de pr\u00e9sence de liquide dans la masse. Il peut s&#8217;agir de pus, de sang, de s\u00e9rome ou encore de n\u00e9crose. L&#8217;\u00e9chographie ne permet pas de diff\u00e9rencier clairement ces liquides. L&#8217;anamn\u00e8se peut \u00eatre utile pour faire la diff\u00e9rence.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-13111 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/tab3_hp1_s17.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 914px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 914\/586;height:256px; width:400px\" width=\"914\" height=\"586\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Si le diagnostic n&#8217;est pas clair, ou pour confirmer un diagnostic, une ponction \u00e0 l&#8217;aiguille fine peut \u00eatre effectu\u00e9e. Celle-ci doit toujours \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e sous guidage \u00e9chographique, en particulier pour les petites l\u00e9sions.<\/p>\n<p>Il existe deux fa\u00e7ons d&#8217;effectuer la ponction :<\/p>\n<ol>\n<li>Technique in-plane : la piq\u00fbre est effectu\u00e9e longitudinalement par rapport au transducteur, dans le plan du transducteur. Avec cette m\u00e9thode, l&#8217;aiguille compl\u00e8te peut \u00eatre visualis\u00e9e, y compris le pon\u00e7age.<\/li>\n<li>Technique hors plan : la piq\u00fbre est perpendiculaire au plan du transducteur. Ainsi, seule la pointe de l&#8217;aiguille peut \u00eatre vue. Cette m\u00e9thode est particuli\u00e8rement indiqu\u00e9e pour les l\u00e9sions spatiales profondes.<\/li>\n<\/ol>\n<h2 id=\"recommandation-pour-la-realisation-de-la-ponction-a-laiguille-fine-2\">Recommandation pour la r\u00e9alisation de la ponction \u00e0 l&#8217;aiguille fine [2]<\/h2>\n<p>Selon les derni\u00e8res directives europ\u00e9ennes, il est recommand\u00e9 de prot\u00e9ger le transducteur, de d\u00e9sinfecter la peau et de piquer avec du gel st\u00e9rile ou avec un d\u00e9sinfectant qui n&#8217;affecte pas le transducteur. La ponction permet de ponctionner du liquide ou de pr\u00e9lever des cellules.&nbsp;  Le liquide et\/ou les cellules peuvent ensuite \u00eatre analys\u00e9s par cytopathologie +\/- bact\u00e9riologie.<\/p>\n<p><strong>Pathologies par \u00e9tiologie (tab.&nbsp;4) :<\/strong> Gr\u00e2ce \u00e0 l&#8217;anamn\u00e8se et au statut, il est g\u00e9n\u00e9ralement possible de classer les pathologies possibles en grands groupes de diagnostics diff\u00e9rentiels. Cela aide \u00e0 \u00e9valuer les images \u00e9chographiques.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-13112 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/tab4_hp1_s18_0.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/314;height:171px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"314\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/tab4_hp1_s18_0.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/tab4_hp1_s18_0-800x228.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/tab4_hp1_s18_0-120x34.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/tab4_hp1_s18_0-90x26.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/tab4_hp1_s18_0-320x91.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/tab4_hp1_s18_0-560x160.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Pathologies par localisation (Fig.&nbsp;1) : <\/strong>Il est important, en particulier pour le diagnostic des tumeurs, que la localisation d&#8217;une masse spatiale soit la plus pr\u00e9cise possible. Le cou est divis\u00e9 en six niveaux anatomiquement limit\u00e9s.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-13113 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/abb1_hp1_s18.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 923px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 923\/914;height:396px; width:400px\" width=\"923\" height=\"914\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La r\u00e9gion sous-mentale (niveau Ia) est form\u00e9e par le ventricule ant\u00e9rieur du muscle digastrique, l&#8217;os hyo\u00efde et le plan m\u00e9dian du cou. La r\u00e9gion submandibulaire est form\u00e9e par le ventricule ant\u00e9rieur du muscle digastrique, le ventricule post\u00e9rieur du muscle digastrique et le bord inf\u00e9rieur de la mandibule (niveau Ib). La gl. submandibulaire se trouve \u00e9galement dans cette r\u00e9gion.<\/p>\n<p>La partie lat\u00e9rale du cou est divis\u00e9e en une partie ant\u00e9rieure (niveau II-IV) et une partie post\u00e9rieure (niveau V) par le muscle sterno-cl\u00e9ido-masto\u00efdien. La partie ant\u00e9rieure est divis\u00e9e en niveau IV (caudal du muscle omohyo\u00efdien), niveau III (cr\u00e2nial du muscle&nbsp;omohyo\u00efdien et caudal de la bifurcation carotidienne) et niveau II (cr\u00e2nial de la bifurcation carotidienne et caudal du muscle digastrique ventral post\u00e9rieur). Le cou m\u00e9dian (niveau VI) comprend tous les ganglions lymphatiques pr\u00e9- et paratrach\u00e9aux ainsi que les ganglions lymphatiques p\u00e9rithyro\u00efdiens. La limite lat\u00e9rale est form\u00e9e par les aa. carotide commune.<\/p>\n<h2 id=\"pathologies-dans-la-region-mediane-du-cou\">Pathologies dans la r\u00e9gion m\u00e9diane du cou<\/h2>\n<p>Les pathologies de la r\u00e9gion cervicale m\u00e9diane sont souvent d&#8217;origine cong\u00e9nitale, en particulier chez les jeunes patients (kyste cervical m\u00e9dian, kyste du thymus, dermo\u00efde, t\u00e9ratome). Apr\u00e8s 40 ans, les n\u00e9oplasies sont nettement plus fr\u00e9quentes (m\u00e9tastases ou tumeurs primaires b\u00e9nignes\/malignes). Il est rare qu&#8217;une masse spatiale cong\u00e9nitale soit symptomatique pour la premi\u00e8re fois apr\u00e8s l&#8217;\u00e2ge de 40 ans. Tr\u00e8s souvent, les nodules thyro\u00efdiens sont d\u00e9couverts de mani\u00e8re fortuite \u00e0 l&#8217;\u00e9chographie. Les nodules thyro\u00efdiens peuvent \u00eatre symptomatiques \u00e0 partir d&#8217;une certaine taille, lorsqu&#8217;ils poussent ou deviennent visibles sur la trach\u00e9e, l&#8217;\u0153sophage, le larynx ou \u00e0 l&#8217;ext\u00e9rieur. La pr\u00e9valence des nodules thyro\u00efdiens est \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e9gale \u00e0 l&#8217;\u00e2ge du patient. Les nodules thyro\u00efdiens \u00e9tant des d\u00e9couvertes fortuites tr\u00e8s fr\u00e9quentes, il est important de savoir comment les traiter. Il est important que chaque n\u0153ud soit d\u00e9crit et \u00e9valu\u00e9. Il existe diff\u00e9rentes directives sur la mani\u00e8re dont les nodules thyro\u00efdiens doivent \u00eatre \u00e9valu\u00e9s et sur la fa\u00e7on de proc\u00e9der ensuite (ATA, TIRADS). A l&#8217;H\u00f4pital de l&#8217;\u00cele, nous suivons les directives am\u00e9ricaines de 2015 (ATA) (tab.&nbsp;5) [3]. Les lignes directrices de l&#8217;ATA de 2015 ont compl\u00e8tement int\u00e9gr\u00e9 l&#8217;\u00e9chographie dans la d\u00e9cision th\u00e9rapeutique. Chaque n\u0153ud est \u00e9valu\u00e9 individuellement et affect\u00e9 \u00e0 une cat\u00e9gorie de risque. Il existe cinq cat\u00e9gories de risques. Si le nodule est hypo\u00e9chog\u00e8ne, il appartient d\u00e9j\u00e0 \u00e0 l&#8217;une des deux cat\u00e9gories de risque les plus \u00e9lev\u00e9es. Si un autre signe de malignit\u00e9 est \u00e9galement pr\u00e9sent, comme des limites floues, des microcalcifications, taller than wide ou une extension extrathyro\u00efdienne, le nodule appartient \u00e0 la cat\u00e9gorie de risque la plus \u00e9lev\u00e9e, avec un risque de malignit\u00e9 de &gt;70-90%. En fonction de la taille du nodule et de la classe de risque, il est d\u00e9cid\u00e9 si une ponction est n\u00e9cessaire ou si le nodule peut \u00eatre contr\u00f4l\u00e9 par \u00e9chographie <strong>(tab.&nbsp;5).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-13114 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/tab5_hp1_s19.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/420;height:229px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"420\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L&#8217;<strong>image&nbsp;2<\/strong> de la thyro\u00efde gauche montre une masse hypo\u00e9chog\u00e8ne aux contours flous de 2,15\u00d71,67&nbsp;cm, qui est lobul\u00e9e et ne pr\u00e9sente pas d&#8217;augmentation du flux sanguin. Dans la zone p\u00e9riph\u00e9rique, elle d\u00e9passe la capsule de la thyro\u00efde. Selon les directives actuelles de l&#8217;ATA, cette l\u00e9sion est hautement suspecte de malignit\u00e9 thyro\u00efdienne, car elle est hypo\u00e9chog\u00e8ne et pr\u00e9sente en outre d&#8217;autres crit\u00e8res de malignit\u00e9 (limites floues, extension extrathyro\u00efdienne). Dans ce cas, les lignes directrices recommandent une ponction \u00e0 l&#8217;aiguille fine \u00e0 partir de 1 cm. La ponction \u00e0 l&#8217;aiguille fine a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 ici un carcinome indiff\u00e9renci\u00e9 de la thyro\u00efde.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-13115 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/abb2_hp1_s19.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/527;height:287px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"527\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"pathologies-dans-la-region-laterale-du-cou\">Pathologies dans la r\u00e9gion lat\u00e9rale du cou<\/h2>\n<p>L&#8217;anamn\u00e8se et le statut permettent de d\u00e9terminer la dynamique et la cause possible du gonflement. Le plus souvent, on trouve des causes inflammatoires de gonflement (ganglions lymphatiques r\u00e9actifs). Les tumeurs b\u00e9nignes (lipomes, fibromes, neurinomes, tumeurs glomiques, tumeurs des glandes salivaires) et, chez les patients de plus de 40 ans, les m\u00e9tastases et les tumeurs malignes primaires sont possibles <strong>(Fig.&nbsp;3).<\/strong> En ce qui concerne les l\u00e9sions spatiales malignes, les m\u00e9tastases sont nettement plus fr\u00e9quentes que les tumeurs malignes primaires. Dans 80% des cas, les m\u00e9tastases dans la r\u00e9gion cervicale ont pour origine la tumeur primaire dans la r\u00e9gion ORL. C&#8217;est pourquoi il est tr\u00e8s important d&#8217;effectuer un \u00e9tat des muqueuses compl\u00e8tes pour toute masse spatiale inexpliqu\u00e9e au niveau du cou.<\/p>\n<h2 id=\"\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"-2\"><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-13116 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/abb3_hp1_s20.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/476;height:260px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"476\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/h2>\n<h2 id=\"-3\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"presentation-de-cas\">Pr\u00e9sentation de cas<\/h2>\n<p>Un homme de 46 ans se pr\u00e9sente avec une tum\u00e9faction cervicale indur\u00e9e et douloureuse sur le c\u00f4t\u00e9 gauche <strong>(Fig.&nbsp;4)<\/strong> depuis 2 semaines. Auparavant, il n&#8217;avait jamais eu de plaintes similaires. L&#8217;anamn\u00e8se n&#8217;a pas permis de d\u00e9terminer une cause claire (pas de foyer infectieux, pas de sympt\u00f4mes B, pas de s\u00e9jour \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger, pas d&#8217;animaux domestiques, pas de toxines, pas d&#8217;autres maladies). Le statut ne r\u00e9v\u00e8le qu&#8217;un \u00e9tat dentaire cari\u00e9, \u00e0 l&#8217;exception d&#8217;une tum\u00e9faction indur\u00e9e et douloureuse. Le reste de l&#8217;examen ORL \u00e9tait sans particularit\u00e9.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9chographie montre plusieurs RF relativement bien d\u00e9limit\u00e9es, hypo\u00e9chog\u00e8nes, rondes \u00e0 ovales, non homog\u00e8nes, avec une amplification sonore dorsale. Le diam\u00e8tre de l&#8217;axe court est nettement augment\u00e9, \u00e0 1,22 cm (la valeur normale dans cette localisation est de 0,8 cm maximum). Pas d&#8217;augmentation de la circulation sanguine centrale ou p\u00e9riph\u00e9rique<strong> (Fig.&nbsp;5).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-13117 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/abb4_hp1_s20.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 946px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 946\/717;height:303px; width:400px\" width=\"946\" height=\"717\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-13118 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/abb5_hp1_s21.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1381;height:753px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1381\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Pour limiter les diagnostics diff\u00e9rentiels, nous nous posons syst\u00e9matiquement les trois questions suivantes \u00e0 chaque fois :<\/p>\n<p>1. cela pourrait-il \u00eatre un ganglion lymphatique ?<br \/>\n2. si c&#8217;est un ganglion lymphatique, est-il pathologiquement modifi\u00e9 ?<br \/>\n3. s&#8217;il est pathologiquement alt\u00e9r\u00e9, quelle est la pathologie ?<br \/>\n&nbsp;&nbsp; &nbsp;a. Hyperplasique<br \/>\n&nbsp;&nbsp; &nbsp;b. Inflammatoire<br \/>\n&nbsp;&nbsp; &nbsp;c. N\u00e9oplasique<\/p>\n<p>Concr\u00e8tement, cela signifierait pour la l\u00e9sion de la <strong>figure&nbsp;5 :<\/strong><br \/>\n1. il peut s&#8217;agir d&#8217;un ganglion lymphatique<br \/>\n2. il est pathologiquement modifi\u00e9<br \/>\n3. d&#8217;apr\u00e8s l&#8217;anamn\u00e8se et l&#8217;amplification sonore dorsale, il pourrait s&#8217;agir d&#8217;un ganglion lymphatique abc\u00e9d\u00e9.<\/p>\n<p>Pour confirmer le diagnostic, une FNP a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e, qui a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 la pr\u00e9sence de pus. Le pus a \u00e9t\u00e9 analys\u00e9 et a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 une infection par Actinomyces. Nous avons commenc\u00e9 un traitement antibiotique par co-amoxicilline en IV. Apr\u00e8s 3 jours, aucune am\u00e9lioration n&#8217;a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9e et nous avons d\u00fb proc\u00e9der \u00e0 un drainage externe de l&#8217;abc\u00e8s. L&#8217;\u00e9volution postop\u00e9ratoire a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s satisfaisante.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9valuation \u00e9chographique des ganglions lymphatiques est difficile, car il existe diff\u00e9rents crit\u00e8res qui ne peuvent pas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s individuellement, mais uniquement dans leur contexte [4]. L&#8217;\u00e9valuation comprend<\/p>\n<ul>\n<li>Taille des ganglions lymphatiques, en particulier le diam\u00e8tre de l&#8217;axe court<\/li>\n<li>l&#8217;homog\u00e9n\u00e9it\u00e9<\/li>\n<li>la limitation<\/li>\n<li>la circulation sanguine<\/li>\n<li>l&#8217;\u00e9valuation du hile et du cortex<\/li>\n<li>la forme<\/li>\n<\/ul>\n<p>Il convient de noter que des ganglions ronds peuvent \u00eatre normaux dans le cou (au niveau I, IIA et dans la parotide). Lors de l&#8217;\u00e9valuation de la taille, la m\u00e9thode la plus simple consiste \u00e0 d\u00e9terminer le diam\u00e8tre de l&#8217;axe court.<\/p>\n<ul>\n<li>Le diam\u00e8tre de l&#8217;axe court ne doit pas d\u00e9passer 8&nbsp;mm pour les niveaux IB et II.<\/li>\n<li>Dans toutes les autres r\u00e9gions, elle ne doit pas d\u00e9passer 5&nbsp;mm.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Cette r\u00e8gle simplifie grandement l&#8217;\u00e9valuation, car il n&#8217;est pas n\u00e9cessaire de calculer un indice. Il simplifie \u00e9galement les contr\u00f4les de l&#8217;\u00e9volution des ganglions lymphatiques alt\u00e9r\u00e9s.<\/p>\n<h2 id=\"pathologies-des-glandes-salivaires\">Pathologies des glandes salivaires<\/h2>\n<p>L&#8217;\u00eatre humain poss\u00e8de six grandes glandes salivaires (glandes parotides, glandes submandibulaires, glandes sublinguales), qui vont par paires, et 600 \u00e0 800 petites glandes salivaires situ\u00e9es dans les muqueuses. Sonomorphologiquement, les grandes glandes salivaires peuvent \u00eatre repr\u00e9sent\u00e9es de mani\u00e8re homog\u00e8ne et hyper\u00e9chog\u00e8ne. Les petites glandes salivaires ainsi que le syst\u00e8me de canaux ne sont normalement pas visualisables. Les grandes glandes salivaires \u00e9tant appari\u00e9es, il est int\u00e9ressant de comparer les glandes salivaires, en particulier en cas de pathologie. Il existe des l\u00e9sions circonscrites (tumeurs) et des alt\u00e9rations diffuses (p. ex. inflammation, maladies syst\u00e9miques).<\/p>\n<p>Dans les pathologies des glandes salivaires, la question de la d\u00e9pendance alimentaire est centrale. Toutes les pathologies (calculs salivaires, st\u00e9noses, tumeurs) qui affectent ou r\u00e9tr\u00e9cissent le syst\u00e8me des canaux entra\u00eenent des troubles li\u00e9s \u00e0 l&#8217;alimentation.<\/p>\n<p>En cas de modifications diffuses aigu\u00ebs, il s&#8217;agit souvent d&#8217;une infection virale (par exemple les oreillons) ou bact\u00e9rienne. Il n&#8217;est pas possible de les distinguer du point de vue de la sym\u00e9trie. Les inflammations virales touchent plus souvent plusieurs glandes et les inflammations bact\u00e9riennes touchent plus souvent une seule glande. L&#8217;\u00e9chographie permet toutefois d&#8217;exclure une abc\u00e9dation.<\/p>\n<p>Parmi les alt\u00e9rations chroniques diffuses, le Sj\u00f6gren primaire et le Sj\u00f6gren secondaire sont les causes les plus fr\u00e9quentes. Celles-ci entra\u00eenent un remodelage cicatriciel de l&#8217;ensemble des tissus. Sonomorphologiquement, le tissu est modifi\u00e9 de mani\u00e8re hypo\u00e9chog\u00e8ne. Selon le stade, il pr\u00e9sente des modifications kystiques qui peuvent \u00eatre de diff\u00e9rentes tailles. Il peut \u00e9galement avoir des modifications cicatricielles qui se pr\u00e9sentent sous forme hyper\u00e9chog\u00e8ne. La plupart du temps, plusieurs glandes sont concern\u00e9es. Si le syst\u00e8me ganglionnaire est touch\u00e9, le patient pr\u00e9sente en outre des troubles li\u00e9s \u00e0 l&#8217;alimentation. Dans ce cas, le syst\u00e8me de galeries peut g\u00e9n\u00e9ralement \u00eatre repr\u00e9sent\u00e9 de mani\u00e8re sonomorphologique.<\/p>\n<p>Les modifications circonscrites sont presque toujours des n\u00e9oformations. Dans la parotide, 80% des l\u00e9sions circonscrites sont b\u00e9nignes, dans la glande thyro\u00efde, elles sont plus fr\u00e9quentes. submandibulaire 50%, et pour les petites glandes salivaires, seulement 20% des l\u00e9sions spatiales sont b\u00e9nignes.<\/p>\n<p><strong>R\u00e8gle : <\/strong>le principe est le suivant : plus la glande est petite, plus la probabilit\u00e9 qu&#8217;une masse circonscrite soit maligne est grande.<\/p>\n<p>En tant que pathologie particuli\u00e8re, des calculs salivaires peuvent appara\u00eetre dans les glandes salivaires. Les calculs salivaires sont pr\u00e9sents chez 1% de la population. Les calculs salivaires les plus fr\u00e9quents sont ceux de la gl. submandibulaire. Toutefois, ils ne sont que tr\u00e8s rarement symptomatiques.<\/p>\n<p>Calculs salivaires dans la gl. submandibulaire se trouvent tr\u00e8s souvent dans la zone du hile de la glande. En \u00e9chographie, il existe des signes directs (surface hyper\u00e9chog\u00e8ne) et des signes indirects (extinction du son dorsal et syst\u00e8me de canaux dilat\u00e9s). Pour une meilleure visualisation, il peut \u00eatre utile que le patient prenne des substances qui produisent de la salive avant ou pendant l&#8217;examen (bonbon, vitamine C). Cela permet de mieux visualiser le syst\u00e8me de canaux dilat\u00e9s<strong> (Fig.&nbsp;6).<\/strong> Il est \u00e9galement important de ne pas exercer une pression trop importante avec la sonde. Les canaux salivaires sont tr\u00e8s fins et peuvent \u00eatre comprim\u00e9s par une faible pression jusqu&#8217;\u00e0 ce qu&#8217;ils ne soient plus visibles. Nous vous recommandons d&#8217;utiliser beaucoup de gel afin de cr\u00e9er une couche de gel entre le transducteur et la peau. Cela garantit qu&#8217;il n&#8217;y a pas trop de pression.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-13119 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/02\/abb6_hp1_s21.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1024;height:559px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1024\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"pathologies-du-plancher-buccal\">Pathologies du plancher buccal<\/h2>\n<p>Les l\u00e9sions du plancher buccal affectent souvent tr\u00e8s t\u00f4t la mobilit\u00e9 de la langue lors de la parole et de l&#8217;alimentation. Un examen clinique pr\u00e9cis du plancher de la bouche, de la langue et des dents est important. L&#8217;examen bimanuel, en particulier, peut \u00eatre utile. En \u00e9chographie, il est important de distinguer si la l\u00e9sion est situ\u00e9e sous ou au-dessus du muscle mylohyo\u00efdien.<\/p>\n<p>Les diagnostics diff\u00e9rentiels des l\u00e9sions spatiales du plancher buccal d\u00e9pendent fortement de l&#8217;\u00e2ge. Chez les patients plus jeunes, il peut s&#8217;agir d&#8217;une ranule, d&#8217;un dermo\u00efde, d&#8217;un t\u00e9ratome, d&#8217;une malformation vasculaire ou d&#8217;un kyste cervical m\u00e9dian. Dans de rares cas, il peut \u00e9galement s&#8217;agir de tissu thyro\u00efdien ectopique. Chez les patients \u00e2g\u00e9s, il convient d&#8217;exclure toute modification tumorale. La ranula peut survenir \u00e0 tout \u00e2ge. Une ranule est un diagnostic clinique. L&#8217;\u00e9chographie permet d&#8217;\u00e9valuer l&#8217;\u00e9tendue.<br \/>\nSi la cause du gonflement n&#8217;est pas claire cliniquement et \u00e9chographiquement, une ponction \u00e0 l&#8217;aiguille fine doit \u00eatre effectu\u00e9e pour confirmer le diagnostic.<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>L&#8217;\u00e9chographie est tr\u00e8s utile pour \u00e9valuer les gonflements inexpliqu\u00e9s du cou, car presque toutes les structures sont facilement accessibles. L&#8217;examen est peu co\u00fbteux, ne n\u00e9cessite pas d&#8217;exposition aux radiations et peut \u00eatre r\u00e9alis\u00e9 rapidement.<\/li>\n<li>Il est important de bien r\u00e9gler le poste de travail et l&#8217;appareil afin de r\u00e9unir les conditions de base pour sonner avec pr\u00e9cision et plaisir.<\/li>\n<li>Avant 40 ans, les changements inflammatoires et les changements cong\u00e9nitaux sont les causes les plus fr\u00e9quentes des gonflements.<\/li>\n<li>Apr\u00e8s l&#8217;\u00e2ge de 40 ans, les tumeurs malignes primaires et surtout les m\u00e9tastases sont nettement plus fr\u00e9quentes.<\/li>\n<li>Les nodules thyro\u00efdiens sont une d\u00e9couverte fortuite fr\u00e9quente. Les n\u0153uds doivent \u00eatre \u00e9valu\u00e9s et document\u00e9s individuellement. En fonction du risque de malignit\u00e9 et de leur taille, ils sont ponctionn\u00e9s ou contr\u00f4l\u00e9s.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Iro H, Bozzato A, Zenk J : Altas of Head and Neck Ultasound ; Thiema<\/li>\n<li>M\u00fcller T, et al : Recommandations DEGUM sur la pr\u00e9vention des infections en \u00e9chographie et en \u00e9chographie endoscopique. Ultraschall in Med 2018 ; 39 : 284-303.<\/li>\n<li>Amercian Thyroid Association Management Guidelines for Adult Patients with Thyroid Nodules and Differentiated Thyroid Cancer 2015.<\/li>\n<li>Rettenbacher T : Sonographie des ganglions lymphatiques p\u00e9riph\u00e9riques Partie 1 : R\u00e9sultats normaux et crit\u00e8res de l&#8217;image B, Ultraschall in Med 2010 ; 31 : 344-362.<\/li>\n<li>Leenhardt L, et al : European Thyroid Association Guidelines for Cervical Ultrasound Scan and Ultrasound-Guided Techniques in the Postoperative Management of Patients with Tyhroid Cancer. Eur Thyroid J 2013 ; 2 : 147-159.<\/li>\n<li>\u00c9valuation des masses cervicales chez les adultes ; American Family Physician. 2015 May 15 ; 91(10) : 698-706.<\/li>\n<li>Raza Pasha R, Golub JS : Livre ; Otolaryngology Head and Neck Surgery, Clinical Reference Guide, <sup>4th<\/sup> edition.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2020 ; 15(1) : 16-21<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un gonflement au niveau du cou est une plainte fr\u00e9quente chez les m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes. Pour un diagnostic cibl\u00e9, l&#8217;\u00e9chographie s&#8217;impose. 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