{"id":335028,"date":"2020-01-01T01:00:00","date_gmt":"2020-01-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/differenciation-etiologique-par-sono\/"},"modified":"2020-01-01T01:00:00","modified_gmt":"2020-01-01T00:00:00","slug":"differenciation-etiologique-par-sono","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/differenciation-etiologique-par-sono\/","title":{"rendered":"Diff\u00e9renciation \u00e9tiologique par sono"},"content":{"rendered":"<p><strong>La pl\u00e8vre est une couche s\u00e9reuse qui recouvre les organes thoraciques et la face interne du squelette vers la cavit\u00e9 thoracique. La petite quantit\u00e9 normale de liquide pleural, responsable d&#8217;un glissement pleural sans irritation, est principalement produite dans la pl\u00e8vre pari\u00e9tale et r\u00e9sorb\u00e9e par les voies lymphatiques.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>La pl\u00e8vre est une couche s\u00e9reuse qui recouvre les organes thoraciques et la face interne du squelette vers la cavit\u00e9 thoracique. La pression n\u00e9gative physiologique dans l&#8217;espace pleural pour maintenir une pression transpulmonaire positive est de -3-5&nbsp;cm <sub>H2O<\/sub>. La petite quantit\u00e9 normale de liquide pleural, responsable d&#8217;un glissement pleural sans irritation, est \u00e0 la fois produite et r\u00e9sorb\u00e9e par les voies lymphatiques, principalement dans la pl\u00e8vre pari\u00e9tale. Cette capacit\u00e9 peut \u00eatre multipli\u00e9e par 20 en fonction des besoins. Un \u00e9panchement pleural significatif n&#8217;appara\u00eet donc qu&#8217;en cas d&#8217;augmentation significative de la quantit\u00e9 de liquide produite ou de r\u00e9duction de la capacit\u00e9 de r\u00e9sorption. Le diaphragme joue \u00e0 cet effet le r\u00f4le d&#8217;une pompe, qui contribue \u00e9galement \u00e0 l&#8217;hom\u00e9ostasie pleurale.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9chographie du thorax et de la pl\u00e8vre doit id\u00e9alement \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e en position assise. L&#8217;\u00e9chographie permet alors de voir environ 70% de la pl\u00e8vre, les parties de la pl\u00e8vre cach\u00e9es par les c\u00f4tes pouvant souvent \u00eatre vues en inclinant le transducteur. Pour obtenir une vue d&#8217;ensemble, l&#8217;examen doit commencer par un transducteur convexe (3-5&nbsp;MHz). Pour une \u00e9valuation plus d\u00e9taill\u00e9e des structures proches du transducteur sur la paroi thoracique, l&#8217;utilisation suppl\u00e9mentaire d&#8217;un transducteur lin\u00e9aire \u00e0 plus haute fr\u00e9quence peut alors \u00eatre utile. Les ondes sonores sont r\u00e9fl\u00e9chies par des interfaces pr\u00e9sentant une diff\u00e9rence d&#8217;imp\u00e9dance \u00e9lev\u00e9e, de sorte que la surface des c\u00f4tes ainsi que la pl\u00e8vre visc\u00e9rale constituent une barri\u00e8re naturelle de l&#8217;imagerie par ultrasons.<\/p>\n<h2 id=\"pleurasono-la-methode-de-detection-la-plus-sensible\">Pleurasono, la m\u00e9thode de d\u00e9tection la plus sensible<\/h2>\n<p>La d\u00e9tection de liquide dans la cavit\u00e9 pleurale a \u00e9t\u00e9 l&#8217;une des premi\u00e8res questions de l&#8217;\u00e9chographie clinique et reste aujourd&#8217;hui encore l&#8217;une des plus importantes. M\u00eame les plus petites quantit\u00e9s de liquide sont d\u00e9tectables par \u00e9chographie, bien plus t\u00f4t que sur un scanner ou m\u00eame une radiographie. Il existe plusieurs formules simples pour quantifier la quantit\u00e9 d&#8217;\u00e9panchement, ce qui peut \u00eatre particuli\u00e8rement important pour les contr\u00f4les de l&#8217;\u00e9volution. Pour cela, il est important de pouvoir reproduire la position de l&#8217;examen et du transducteur. Dans la pratique clinique quotidienne, par exemple, une mesure simple de la hauteur de l&#8217;\u00e9panchement sous-pulmonaire, c&#8217;est-\u00e0-dire la distance entre le bord inf\u00e9rieur du poumon et le diaphragme, est tout \u00e0 fait praticable :&nbsp; cela permet de faire la distinction entre un \u00e9panchement faible (&lt;2&nbsp;cm), mod\u00e9r\u00e9 (2-5 cm) et important (&gt;5 cm). Avec l&#8217;exp\u00e9rience croissante de l&#8217;examen, il s&#8217;agit d&#8217;une proc\u00e9dure suffisante pour la routine clinique, car la quantit\u00e9 absolue d&#8217;\u00e9panchement ne joue g\u00e9n\u00e9ralement aucun r\u00f4le. Toutes les formules d&#8217;estimation du volume ne peuvent \u00eatre appliqu\u00e9es qu&#8217;aux \u00e9panchements pleuraux \u00e0 \u00e9coulement libre et non aux \u00e9panchements pleuraux encapsul\u00e9s ou cloisonn\u00e9s.<\/p>\n<p>Les \u00e9panchements pleuraux peuvent avoir de nombreuses causes. L&#8217;\u00e9chographie de l&#8217;\u00e9panchement ne fournit souvent pas \u00e0 elle seule des informations suffisantes pour d\u00e9terminer la cause de l&#8217;\u00e9panchement. Toutefois, l&#8217;\u00e9chographie pr\u00e9sente des avantages consid\u00e9rables, notamment par rapport \u00e0 la tomodensitom\u00e9trie :<\/p>\n<ul>\n<li>Absence de rayonnement,<\/li>\n<li>une bien meilleure repr\u00e9sentation des structures solides d\u00e9licates dans l&#8217;\u00e9panchement,<\/li>\n<li>en tant que m\u00e9thode en temps r\u00e9el, une \u00e9valuation dynamique suppl\u00e9mentaire du glissement pulmonaire ainsi que de la ventilation et de la circulation sanguine.<\/li>\n<\/ul>\n<h2 id=\"\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"-2\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-12919\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/abb1_pa3_s19.jpg\" style=\"height:323px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"593\"><\/h2>\n<h2 id=\"-3\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"la-cause-de-latelectasie-peut-souvent-etre-differenciee-par-lechographie\">La cause de l&#8217;at\u00e9lectasie peut souvent \u00eatre diff\u00e9renci\u00e9e par l&#8217;\u00e9chographie<\/h2>\n<p>Des \u00e9panchements plus importants entra\u00eenent un d\u00e9placement caudal du diaphragme et les poumons adjacents &#8211; initialement le lobe inf\u00e9rieur &#8211; sont comprim\u00e9s. Cette <em>at\u00e9lectasie par compression<\/em> homog\u00e8ne se d\u00e9place dans l&#8217;\u00e9panchement en synchronisation avec la respiration et le pouls (ce que l&#8217;on appelle le &#8220;doigt qui remue&#8221;) et peut souvent \u00eatre partiellement r\u00e9a\u00e9r\u00e9e en cas d&#8217;inspiration profonde <strong>(figure 1A). <\/strong>En cas de dyspn\u00e9e, une thoracocent\u00e8se th\u00e9rapeutique permet d&#8217;obtenir une expansion rapide et de soulager les sympt\u00f4mes. En revanche, en cas d&#8217;obstruction centrale des voies respiratoires (par exemple par une tumeur, des s\u00e9cr\u00e9tions ou un corps \u00e9tranger), il existe une <em>at\u00e9lectasie obstructive qui<\/em> appara\u00eet moins comprim\u00e9e et \u00e0 peine mobile <strong>(figure 1B).<\/strong> Souvent, il est \u00e9galement possible de visualiser les bronches remplies de liquide suite \u00e0 la r\u00e9tention de s\u00e9cr\u00e9tions (bronchogramme fluide). L&#8217;\u00e9panchement pleural est g\u00e9n\u00e9ralement moins important en cas d&#8217;at\u00e9lectasie obstructive, une ponction d&#8217;\u00e9panchement th\u00e9rapeutique pour soulager la dyspn\u00e9e n&#8217;est pas efficace tant que la cause bronchique n&#8217;est pas \u00e9galement corrig\u00e9e.<br \/>\nDes indications \u00e9chographiques suppl\u00e9mentaires sur la gen\u00e8se de l&#8217;\u00e9panchement peuvent \u00eatre obtenues par des r\u00e9sultats concomitants dans des structures voisines <strong>(tableau 1).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-12920 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/tab1_pa3_s19.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/471;height:257px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"471\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"ponction-pleurale-sous-controle-echographique\">Ponction pleurale sous contr\u00f4le \u00e9chographique<\/h2>\n<p>Tout \u00e9panchement pleural doit faire l&#8217;objet d&#8217;une ponction diagnostique unique. En cas d&#8217;\u00e9panchement bilat\u00e9ral, il convient de proc\u00e9der \u00e0 une s\u00e9paration lat\u00e9rale et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, \u00e0 un double examen, car les causes peuvent \u00eatre diff\u00e9rentes. Les ponctions d&#8217;\u00e9panchement et les installations de drainage sont effectu\u00e9es au niveau du bord sup\u00e9rieur des c\u00f4tes. Les \u00e9ventuels trajets vasculaires aberrants doivent \u00eatre exclus par l&#8217;\u00e9chographie avant la ponction. Cela permet g\u00e9n\u00e9ralement d&#8217;\u00e9viter de mani\u00e8re fiable une l\u00e9sion des vaisseaux intercostaux et des troncs nerveux.<\/p>\n<p>La surveillance de la ponction peut se faire &#8211; comme pour la ponction vasculaire &#8211; par la visualisation continue de l&#8217;instrument de ponction introduit, en veillant \u00e0 une st\u00e9rilit\u00e9 absolue en cas de contact \u00e9ventuel de l&#8217;instrument de ponction avec le transducteur. En revanche, pour de grandes quantit\u00e9s de liquide, un marquage \u00e9chographique du site de ponction est \u00e9galement suffisant.<\/p>\n<p>Pour \u00e9valuer l&#8217;\u00e9panchement, on distingue un <em>transsudat<\/em> et un <em>exsudat <\/em>sur la base du profil paraclinique de l&#8217;\u00e9panchement, en se basant sur les crit\u00e8res de Light. Les param\u00e8tres essentiels \u00e0 cet \u00e9gard sont les rapports s\u00e9rum\/\u00e9panchement de prot\u00e9ines, de glucose et de LDH. Un \u00e9panchement pleural inexpliqu\u00e9 doit \u00e9galement faire l&#8217;objet d&#8217;un examen microbiologique, mais celui-ci ne permet souvent pas de d\u00e9terminer avec certitude l&#8217;agent pathog\u00e8ne. Une am\u00e9lioration de la sensibilit\u00e9 est souvent obtenue par une biopsie suppl\u00e9mentaire de la pl\u00e8vre pari\u00e9tale pour l&#8217;observation microbiologique du mat\u00e9riel.<\/p>\n<p>Afin d&#8217;\u00e9viter un \u0153d\u00e8me de r\u00e9expansion cliniquement significatif, il est courant de limiter le volume de ponction possible en une seule s\u00e9ance \u00e0 1-1,5 litre, bien que les donn\u00e9es ne fournissent pas de preuves irr\u00e9futables \u00e0 cet \u00e9gard. Pour les \u00e9panchements plus importants, il est donc pr\u00e9f\u00e9rable de proc\u00e9der \u00e0 un drainage fractionn\u00e9 \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;un cath\u00e9ter \u00e0 lumi\u00e8re fine, ce qui permet d&#8217;\u00e9viter un nouveau traumatisme de la ponction. Celui-ci peut par exemple \u00eatre plac\u00e9 selon la technique de Seldinger.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s la ponction, un contr\u00f4le par imagerie est toujours n\u00e9cessaire pour exclure un pneumothorax. Pour cela aussi, il convient d&#8217;apprendre \u00e0 utiliser l&#8217;\u00e9chographie et de renoncer \u00e0 l&#8217;imagerie radiographique. En particulier, avec un peu de pratique, l&#8217;\u00e9chographie permet d&#8217;exclure un pneumothorax de mani\u00e8re plus fiable que la radiographie.<\/p>\n<h2 id=\"lechographie-detaillee-est-utile-pour-des-questions-specifiques\">L&#8217;\u00e9chographie d\u00e9taill\u00e9e est utile pour des questions sp\u00e9cifiques<\/h2>\n<p>Une \u00e9chographie d\u00e9taill\u00e9e peut fournir des indications suppl\u00e9mentaires pour les questions suivantes :<\/p>\n<p><strong>Epanchement parapneumonique, empy\u00e8me : <\/strong>environ la moiti\u00e9 des patients atteints de pneumonie d\u00e9veloppent des \u00e9panchements pleuraux parapneumoniques. Cliniquement, cela peut \u00eatre suspect\u00e9 d\u00e8s qu&#8217;une douleur pleur\u00e9tique initiale est suspendue lors d&#8217;une pneumonie. Il s&#8217;agit le plus souvent d&#8217;\u00e9panchements passagers, \u00e9troits et peu complexes. Cependant, dans 10% des cas, il s&#8217;ensuit un \u00e9panchement pleural plus important et plus compliqu\u00e9 ou un empy\u00e8me pleural. C&#8217;est pourquoi les pleuropneumonies s\u00e9v\u00e8res en particulier devraient \u00eatre contr\u00f4l\u00e9es par imagerie au cours du traitement, l&#8217;id\u00e9al \u00e9tant alors de pouvoir utiliser une \u00e9chographie comme r\u00e9sultat initial \u00e0 titre de comparaison.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9chographie permet de bien distinguer les diff\u00e9rents stades de l&#8217;\u00e9panchement parapneumonique et de l&#8217;empy\u00e8me pleural, et m\u00eame mieux que la tomodensitom\u00e9trie<strong> (tableau&nbsp;2).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-12921 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/tab2_pa3_s20.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/392;height:214px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"392\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Tumeurs pleurales :<\/strong> on distingue les tumeurs pleurales b\u00e9nignes et les tumeurs pleurales malignes. Les modifications malignes, nettement plus fr\u00e9quentes sur le plan clinique, sont divis\u00e9es en modifications primaires et secondaires.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9chographie r\u00e9v\u00e8le un \u00e9largissement de la pl\u00e8vre pari\u00e9tale, qui peut atteindre nettement &gt;1 cm en cas de malignit\u00e9, pr\u00e9sente une surface instable, provoque parfois des modifications nodulaires et peut s&#8217;incruster dans la paroi thoracique. L&#8217;\u00e9chographie duplex ou l&#8217;utilisation d&#8217;un produit de contraste ultrasonique permet de d\u00e9tecter les n\u00e9ovascularisations pathologiques. L&#8217;examen doit \u00eatre r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;un scanner lin\u00e9aire et d&#8217;une fr\u00e9quence sonore \u00e9lev\u00e9e, car cela permet d&#8217;obtenir une r\u00e9solution optimale \u00e0 courte distance.<\/p>\n<p><strong>M\u00e9soth\u00e9liome pleural :<\/strong> Dans le cas de la malignit\u00e9 pleurale primaire, le m\u00e9soth\u00e9liome pleural est une maladie rare. Elle est parfois sporadique et beaucoup plus souvent associ\u00e9e \u00e0 des ant\u00e9c\u00e9dents d&#8217;exposition \u00e0 l&#8217;amiante. La symptomatologie clinique \u00e9volue lentement et n&#8217;est pas caract\u00e9ristique au d\u00e9part. Les signes \u00e9chographiques d&#8217;un m\u00e9soth\u00e9liome sont une masse tumorale importante et une infiltration de la paroi thoracique (et les douleurs qui en d\u00e9coulent).<\/p>\n<p>Les <strong>\u00e9panchements pleuraux malins<\/strong> surviennent chez jusqu&#8217;\u00e0 15% des patients atteints de tumeurs, sont associ\u00e9s \u00e0 une morbidit\u00e9 et une mortalit\u00e9 accrues et marquent souvent le passage \u00e0 un stade palliatif de la tumeur. Les causes extrathoraciques fr\u00e9quentes sont le carcinome mammaire, le carcinome gastrique et les lymphomes. Il est vrai que la ponction ne permet souvent pas de mettre en \u00e9vidence la malignit\u00e9 : La sensibilit\u00e9 et la sp\u00e9cificit\u00e9 de la cytologie de l&#8217;\u00e9panchement, toutes entit\u00e9s tumorales confondues, ne sont que de 58 et 97% respectivement. Un r\u00e9sultat \u00e9chographique typique de la pl\u00e8vre pari\u00e9tale peut aider \u00e0 remettre en question les r\u00e9sultats cytologiques faussement n\u00e9gatifs et \u00e0 poser l&#8217;indication d&#8217;une thoracoscopie. La pl\u00e8vre pr\u00e9sente alors plus souvent des \u00e9paississements nodulaires et non homog\u00e8nes, de pr\u00e9f\u00e9rence dorso-basale et \u00e9galement sur la partie diaphragmatique <strong>(Fig.&nbsp;2).<\/strong> Un \u00e9largissement, en particulier de plus de 10&nbsp;mm, est suspect de malignit\u00e9 jusqu&#8217;\u00e0 preuve du contraire. En particulier, les \u00e9panchements unilat\u00e9raux et de grand volume inexpliqu\u00e9s doivent faire penser \u00e0 une malignit\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-12922 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/abb2_pa3_s20.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/838;height:457px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"838\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La premi\u00e8re \u00e9tape doit donc consister en une ponction d&#8217;\u00e9panchement diagnostique. Cependant, en particulier en cas d&#8217;ant\u00e9c\u00e9dents d&#8217;amiante, des m\u00e9thodes alternatives de pr\u00e9l\u00e8vement de tissus histologiques doivent \u00eatre envisag\u00e9es rapidement ou d\u00e8s le d\u00e9but, afin d&#8217;augmenter le rendement et la s\u00e9curit\u00e9 des \u00e9paississements pleuraux sp\u00e9cifiques de la malignit\u00e9. En cas de doute, une thoracoscopie est toutefois indiqu\u00e9e, au cours de laquelle une pleurod\u00e8se peut \u00eatre effectu\u00e9e en plus de la confirmation du diagnostic. De m\u00eame, avant une thoracoscopie, le positionnement des trocarts doit \u00eatre v\u00e9rifi\u00e9 par \u00e9chographie juste avant leur mise en place.<\/p>\n<h2 id=\"capacite-dexpansion-avant-thoracocentese\">Capacit\u00e9 d&#8217;expansion avant thoracocent\u00e8se<\/h2>\n<p>La dyspn\u00e9e est fr\u00e9quente en cas d&#8217;\u00e9panchement pleural volumineux et rapidement r\u00e9cidivant. Avant de proc\u00e9der \u00e0 une thoracocent\u00e8se th\u00e9rapeutique, il faut d&#8217;abord d\u00e9terminer si l&#8217;\u00e9panchement et les poumons sont encore suffisamment mobilisables, en particulier en cas d&#8217;\u00e9panchement malin. Dans le cas contraire, les poumons attach\u00e9s risquent de former un s\u00e9ropneumothorax, qui se remplirait \u00e0 nouveau de liquide. Cette constellation est appel\u00e9e<em> &#8220;trapped lung<\/em> &#8221; &#8211; poumon encha\u00een\u00e9. L&#8217;absence d&#8217;inflation inspiratoire ou la r\u00e9duction de la motilit\u00e9 synchrone du pouls, qui peut \u00eatre document\u00e9e par l&#8217;utilisation du mode M, peuvent \u00eatre des indices pr\u00e9alables. Une autre possibilit\u00e9, bien que nettement plus complexe, consiste \u00e0 mesurer la pression intrapleurale. Si la ponction n&#8217;est pas critique, il se formera sinon un pneumothorax ex vacuo qui se remplira \u00e0 nouveau rapidement de liquide en raison du manque d&#8217;expansion. Dans ce cas, la pleurod\u00e8se chimique primaire n&#8217;a pas non plus de chances de succ\u00e8s, de sorte qu&#8217;il convient de mettre en place un cath\u00e9ter pleural tunnelis\u00e9 ou, en fonction de l&#8217;\u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral, de tenter une d\u00e9cortication chirurgicale thoracique des masses tumorales situ\u00e9es dans les visc\u00e8res.<\/p>\n<p><strong>Pneumothorax :<\/strong> l&#8217;\u00e9chographie thoracique est une m\u00e9thode au moins \u00e9quivalente \u00e0 la radiographie du thorax, en particulier pour exclure un pneumothorax, et fait partie des lignes directrices allemandes sur le pneumothorax mises \u00e0 jour en 2018. Les \u00e9tudes sont claires et montrent une sensibilit\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9e et une sp\u00e9cificit\u00e9 comparable. En particulier en position couch\u00e9e sur le dos, par exemple chez les patients en soins intensifs ou apr\u00e8s des interventions telles que le pr\u00e9l\u00e8vement de tissus par bronchoscopie ou la pose d&#8217;un cath\u00e9ter veineux central (port, CVC), il faut prendre l&#8217;habitude d&#8217;utiliser l&#8217;\u00e9chographie c\u00f4t\u00e9 lit comme m\u00e9thode de premier choix pour exclure un pneumothorax. Le choix du transducteur est g\u00e9n\u00e9ralement secondaire, car toutes les variantes de transducteurs permettent de reconna\u00eetre les caract\u00e9ristiques \u00e9num\u00e9r\u00e9es ci-dessous. Les dispositifs de poche, qui peuvent \u00eatre connect\u00e9s \u00e0 des tablettes ou \u00e0 des t\u00e9l\u00e9phones portables, devraient \u00e0 nouveau faciliter consid\u00e9rablement les choses.<\/p>\n<h2 id=\"caracteristiques-simples-du-pneumothorax\">Caract\u00e9ristiques simples du pneumothorax<\/h2>\n<p>En utilisant une proc\u00e9dure d&#8217;enqu\u00eate sch\u00e9matique, les crit\u00e8res suivants doivent \u00eatre trait\u00e9s :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Glissement pleural<\/strong> &#8211; Glissement des feuillets pleuraux en synchronisation avec la respiration, avec \u00e9ventuellement mise en \u00e9vidence de lignes B ou de structures r\u00e9sistantes \u00e0 la pleur\u00e9sie. Additif Utilisation possible du mode M avec d\u00e9tection du signe Seashore en cas de r\u00e9sultat normal ou du signe du code-barres en cas de pneumothorax <strong>(Fig.&nbsp;3).<\/strong><\/li>\n<li><strong>Pouls pulmonaire<\/strong> &#8211; pulsation synchrone de la pl\u00e8vre visc\u00e9rale, d\u00e9tectable directement ou \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;un doppler couleur.<\/li>\n<li><strong>Point pulmonaire<\/strong> &#8211; Point de transition entre le pneumothorax et la pl\u00e8vre visc\u00e9rale adjacente, d\u00e9plac\u00e9 en synchronisation avec la respiration, visible uniquement en cas de pneumothorax partiel.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-12923 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2020\/01\/abb3_pa3_s21.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/436;height:238px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"436\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La t\u00eate de l&#8217;\u00e9chographe est plac\u00e9e au point le plus haut du thorax (en fonction de la position ! En position dorsale : ventrale en position de Monaldi). Si le glissement pleural et\/ou un pouls pulmonaire peuvent \u00eatre d\u00e9tect\u00e9s ici via les espaces intercostaux adjacents, un pneumothorax est pratiquement exclu. L&#8217;absence de ces crit\u00e8res ne constitue toutefois pas une preuve certaine de pneumothorax. En particulier, le glissement pleural peut \u00eatre fortement limit\u00e9 ou supprim\u00e9 en cas d&#8217;hyperinflation pulmonaire, de grandes bulles, sous ventilation invasive (en particulier la ventilation par jet) et en cas d&#8217;adh\u00e9rences pleurales (apr\u00e8s empy\u00e8me ou op\u00e9ration pr\u00e9alable). En l&#8217;absence de preuve de glissement pleural et de pouls pulmonaire, un point pulmonaire est alors recherch\u00e9 par d\u00e9placement lat\u00e9ral dans l&#8217;espace intercostal correspondant. Si celui-ci est d\u00e9tectable, cela prouve la pr\u00e9sence d&#8217;un pneumothorax.<\/p>\n<p>En raison des sources d&#8217;erreur d\u00e9crites, il est judicieux de pr\u00e9senter le r\u00e9sultat initial avant l&#8217;intervention et de toujours comparer les c\u00f4t\u00e9s. Si les r\u00e9sultats ne sont pas clairs, une imagerie alternative doit \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e.<\/p>\n<p>Il n&#8217;est toutefois pas possible d&#8217;estimer de mani\u00e8re fiable la taille d&#8217;un pneumothorax par \u00e9chographie. La d\u00e9cision de traitement doit \u00eatre prise dans le contexte de l&#8217;\u00e9tat clinique et de la gen\u00e8se du pneumothorax. Par exemple, un pneumothorax post-interventionnel peut \u00eatre trait\u00e9 de mani\u00e8re conservatrice si un point pulmonaire est d\u00e9tect\u00e9 et que le patient est asymptomatique, si un contr\u00f4le clinique et \u00e9chographique peut \u00eatre rendu possible \u00e0 court terme. Pour ce faire, l&#8217;emplacement du point pulmonaire est marqu\u00e9 sur la peau et contr\u00f4l\u00e9 \u00e0 court terme. Ainsi, la dynamique du pneumothorax est reconnaissable. Le succ\u00e8s du traitement par drainage ou aspiration unique peut \u00e9galement \u00eatre suivi par \u00e9chographie et ne n\u00e9cessite pas n\u00e9cessairement une radiographie.<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>L&#8217;\u00e9chographie est la principale m\u00e9thode d&#8217;imagerie utilis\u00e9e pour d\u00e9tecter et quantifier les \u00e9panchements pleuraux.<\/li>\n<li>Les caract\u00e9ristiques \u00e9chographiques dans l&#8217;\u00e9panchement, sur la pl\u00e8vre pari\u00e9tale ou sur les poumons sont utiles pour la diff\u00e9renciation \u00e9tiologique.<\/li>\n<li>La localisation du site de ponction de l&#8217;\u00e9panchement pleural est n\u00e9cessaire \u00e0 l&#8217;\u00e9chographie afin d&#8217;\u00e9viter les l\u00e9sions accidentelles des structures vasculaires et du tissu pulmonaire.<\/li>\n<li>Le pneumothorax post-interventionnel doit \u00eatre exclu par \u00e9chographie au niveau du lit. Il est donc souvent possible de se passer d&#8217;une radiographie.<\/li>\n<li>Une \u00e9chographie unique doit \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e pour chaque pneumonie. Les \u00e9panchements parapneumoniques importants doivent \u00eatre ponctionn\u00e9s pour les soulager, les petits \u00e9panchements doivent \u00eatre contr\u00f4l\u00e9s par \u00e9chographie.<\/li>\n<li>En l&#8217;absence de pneumothorax, les douleurs thoraciques apr\u00e8s une ponction pleurale cens\u00e9e soulager le patient indiquent une absence de capacit\u00e9 d&#8217;expansion.<\/li>\n<li>Un pneumothorax peut \u00eatre exclu avec certitude par l&#8217;\u00e9chographie, mais parfois non prouv\u00e9. L&#8217;extension du pneumothorax ne peut pas \u00eatre \u00e9valu\u00e9e avec certitude par l&#8217;\u00e9chographie.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Beckh S, Blank W, Kubale R et al. Norme d&#8217;examen pour l&#8217;\u00e9chographie transthoracique Ultrasons en m\u00e9decine &#8211; European Journal of Ultrasound 2006 ; 27(03) : 287-288.<\/li>\n<li>Volpicelli G, Elbarbary M, Blaivas M et al. International evidence-based recommendations for point-of-care lung ultrasound. Soins intensifs Med 2012 ; 38 : 577-591.<\/li>\n<li>Soci\u00e9t\u00e9 allemande de pneumologie et de m\u00e9decine respiratoire (DGP), Soci\u00e9t\u00e9 allemande d&#8217;infectiologie (DGI), (PEG) P-E-GfCeV. Ligne directrice S3 &#8220;Traitement des patients adultes atteints de pneumonie acquise en ambulatoire et pr\u00e9vention &#8211; Mise \u00e0 jour 2016&#8221;. In : (AWMF) AdWMF ed. www.awmf.org\/leitlinien\/detail\/ll\/020-020.html ; 2016<\/li>\n<li>Schnell J, Beer M, Eggeling S, et al. : Prise en charge du pneumothorax spontan\u00e9 et du pneumothorax post-interventionnel : Guide S3 allemand. Zentralblatt fur Chirurgie 2018 ; 143 : S12-s43.<\/li>\n<li>Joyner Jr. CR, Herman JR, Reid JM : Ultrasound r\u00e9fl\u00e9chi dans la d\u00e9tection et la localisation de l&#8217;effusion pleurale. JAMA 1967 ; 200 : 399-402.<\/li>\n<li>Light RW, Macgregor MI, Luchsinger PC, et al : Effusions pleurales : la s\u00e9paration diagnostique des transudats et des exudats. Annals of internal medicine 1972 ; 77 : 507-513.<\/li>\n<li>Tasci S, Ewig S, L\u00fcderitz B : Diagnostic et traitement des \u00e9panchements pleuraux parapneumoniques et des empy\u00e8mes. Dtsch Arztebl 2004 ; 101 : A 638-648.<\/li>\n<li>Bibby AC, Dorn P, Psallidas I, et al. : D\u00e9claration ERS\/EACTS sur la prise en charge des effusions pleurales malignes. European Respiratory Journal 2018 ; 52.<\/li>\n<li>Feller-Kopman DJ, Reddy CB, DeCamp MM, et al. : Prise en charge des effusions pleurales malignes. An Official ATS\/STS\/STR Clinical Practice Guideline. American journal of respirator y and critical care medicine 2018 ; 198 : 839-849.<\/li>\n<li>Mathis G : Atlas illustr\u00e9 de l&#8217;\u00e9chographie pulmonaire. 6e \u00e9dition. Aufl : Springer-Verlag Berlin Heidelberg ; 2016.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo PNEUMOLOGIE &amp; ALLERGOLOGIE 2019 ; 1(3) : 18-22<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La pl\u00e8vre est une couche s\u00e9reuse qui recouvre les organes thoraciques et la face interne du squelette vers la cavit\u00e9 thoracique. 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