{"id":335089,"date":"2019-12-25T00:00:00","date_gmt":"2019-12-24T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/prevalence-similaire-mais-diagnostic-souvent-plus-tardif-2\/"},"modified":"2019-12-25T00:00:00","modified_gmt":"2019-12-24T23:00:00","slug":"prevalence-similaire-mais-diagnostic-souvent-plus-tardif-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/prevalence-similaire-mais-diagnostic-souvent-plus-tardif-2\/","title":{"rendered":"Pr\u00e9valence similaire, mais diagnostic souvent plus tardif"},"content":{"rendered":"<p><strong>Le TDAH peut \u00eatre bien trait\u00e9. Les meilleures preuves d&#8217;efficacit\u00e9 existent pour une th\u00e9rapie multimodale. Cependant, le diagnostic est souvent rendu difficile par une large variabilit\u00e9 des sympt\u00f4mes. Parmi d&#8217;autres facteurs, les fluctuations hormonales peuvent \u00e9galement influencer les sympt\u00f4mes et les strat\u00e9gies d&#8217;adaptation.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>De nombreux patients s&#8217;adressent \u00e0 leur m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste ou \u00e0 leur psychiatre pour obtenir des informations sur l&#8217;\u00e9valuation ou le traitement d&#8217;un trouble du d\u00e9ficit de l&#8217;attention\/hyperactivit\u00e9 (TDAH). La large variabilit\u00e9 des sympt\u00f4mes rend souvent le diagnostic difficile. De plus, chez les patientes, les fluctuations hormonales et les attentes interculturelles peuvent avoir une influence suppl\u00e9mentaire sur l&#8217;expression des sympt\u00f4mes et la gestion de la maladie.<\/p>\n<p>Les sexes diff\u00e8rent \u00e9galement en ce qui concerne l&#8217;\u00e9volution, le d\u00e9veloppement de comorbidit\u00e9s et le traitement. Cet article a pour but de donner un aper\u00e7u de ces sp\u00e9cificit\u00e9s. Pour des raisons de lisibilit\u00e9, seule la forme masculine est parfois utilis\u00e9e dans l&#8217;article.<\/p>\n<h2 id=\"symptomes-et-epidemiologie-du-tdah\">Sympt\u00f4mes et \u00e9pid\u00e9miologie du TDAH<\/h2>\n<p>Le trouble psychiatrique TDAH fait partie des troubles du d\u00e9veloppement neuronal. Le diagnostic est pos\u00e9 lorsqu&#8217;un certain nombre des trois sympt\u00f4mes cl\u00e9s (hyperactivit\u00e9, impulsivit\u00e9 et troubles de l&#8217;attention), mais aussi des crit\u00e8res secondaires tels que les fluctuations \u00e9motionnelles et l&#8217;alt\u00e9ration des fonctions ex\u00e9cutives, peuvent \u00eatre mis en \u00e9vidence avec une gravit\u00e9 pertinente pour la vie quotidienne. On part d&#8217;un mod\u00e8le de troubles multicausaux avec des facteurs \u00e9pig\u00e9n\u00e9tiques, pr\u00e9nataux et psychosociaux. L&#8217;influence des transporteurs de retour de la dopamine tr\u00e8s actifs (principalement dans le cortex pr\u00e9frontal et le syst\u00e8me limbique) et le manque de dopamine qui en r\u00e9sulte dans la fente synaptique ont \u00e9t\u00e9 bien \u00e9tudi\u00e9s [1]. On trouve des taux de pr\u00e9valence d&#8217;un peu moins de trois pour cent chez les adultes dans le monde entier, et le diagnostic est quatre fois plus souvent pos\u00e9 chez les gar\u00e7ons [2].<\/p>\n<p>On suppose que chez les filles, le TDAH a tendance \u00e0 passer inaper\u00e7u, car les syst\u00e8mes de diagnostic courants (CIM-10) interrogent les sympt\u00f4mes qui apparaissent plus clairement chez les gar\u00e7ons (comme l&#8217;hyperactivit\u00e9), et que chez les filles, les sympt\u00f4mes se manifestent diff\u00e9remment ou ne se d\u00e9masquent que plus tard. Pour les enfants et les adolescents atteints de TDAH, il existe quelques m\u00e9ta-analyses qui se concentrent sur les diff\u00e9rences entre les sexes [3]. Ceux-ci ont montr\u00e9 de mani\u00e8re concordante que les patients TDAH de sexe f\u00e9minin pr\u00e9sentaient moins de sympt\u00f4mes primaires (hyperactivit\u00e9, inattention et impulsivit\u00e9) et moins de probl\u00e8mes d&#8217;externalisation que les patients de sexe masculin. De plus, l&#8217;\u00e9valuation du TDAH chez les filles par rapport aux gar\u00e7ons r\u00e9v\u00e8le un biais d&#8217;appr\u00e9ciation important. Les m\u00e9decins diagnostiquent plus facilement le TDAH chez les gar\u00e7ons, ce qui signifie que de nombreuses femmes atteintes ne sont probablement pas diagnostiqu\u00e9es [4,5]. Ces ph\u00e9nom\u00e8nes de diff\u00e9rence entre les sexes sont \u00e9galement discut\u00e9s en ce qui concerne d&#8217;\u00e9ventuelles erreurs de diagnostic, puisque seulement 6,6% des filles, contre 21,8% des gar\u00e7ons, sont diagnostiqu\u00e9es faussement positives avec le TDAH en raison d&#8217;erreurs de jugement diagnostique. De plus, les diagnostics faussement positifs (16,7%) \u00e9taient dans l&#8217;ensemble significativement plus fr\u00e9quents que les diagnostics faussement n\u00e9gatifs (7%) [6]. Le DSM-IV a cr\u00e9\u00e9 pour la premi\u00e8re fois des sous-groupes avec des sympt\u00f4mes d&#8217;inattention pr\u00e9dominants, et une enqu\u00eate selon le DSM-IV a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 un rapport plus \u00e9quilibr\u00e9 entre les sexes, avec une pr\u00e9valence de 3,2% chez les femmes et de 5,4% chez les hommes [7]. En cas de comorbidit\u00e9 de troubles du d\u00e9veloppement intellectuel, la pr\u00e9valence ponctuelle est nettement plus \u00e9lev\u00e9e, avec une moyenne de 12% [8]. Il est int\u00e9ressant de noter que la r\u00e9partition par sexe est alors \u00e0 peu pr\u00e8s la m\u00eame [9]. D&#8217;autres syndromes cong\u00e9nitaux sont \u00e9galement tr\u00e8s souvent associ\u00e9s au TDAH, par exemple la trisomie 21 (syndrome de Down, 34-44%).  [10]le syndrome de l&#8217;X fragile (40-49%)  [11]le syndrome de Williams (65%)  [12]l&#8217;embryopathie alcoolique (ETCAF, 51%)  [13]le syndrome 22q12 (34%)  [14]  et la dystrophie musculaire de Duchenne  [15]. Le TDAH est souvent pr\u00e9sent chez les autistes, une personne sur deux r\u00e9pond \u00e9galement aux crit\u00e8res diagnostiques du DSM pour le TDAH [16]. Au cours de l&#8217;\u00e9volution, la symptomatologie peut \u00eatre totalement ou partiellement r\u00e9mittente ; on distingue de rares r\u00e9missions totales, de fr\u00e9quentes r\u00e9missions partielles et de tr\u00e8s rares \u00e9volutions persistantes sans diminution de l&#8217;expression des sympt\u00f4mes. La plupart des adultes souffrent d&#8217;au moins une partie des sympt\u00f4mes tout au long de leur vie, ce qui peut entra\u00eener de graves r\u00e9percussions dans tous les domaines de la vie. Chez les hommes en particulier, la pr\u00e9valence du TDAH diminue progressivement tout au long de la vie. Chez les femmes, les patients pr\u00e9sentant des comorbidit\u00e9s et les personnes souffrant de troubles du d\u00e9veloppement intellectuel, les sympt\u00f4mes du TDAH persistent plus souvent et de mani\u00e8re plus importante [17,18]. Des relations familiales difficiles et de faibles comp\u00e9tences sociales r\u00e9duisent \u00e9galement le taux de r\u00e9mission [19]. Le meilleur facteur pr\u00e9dictif de r\u00e9mission \u00e0 l&#8217;\u00e2ge adulte semble \u00eatre un QI \u00e9lev\u00e9 et un bon environnement psychosocial [20].<\/p>\n<p>Dans une \u00e9tude, Biederman fait la diff\u00e9rence entre les diagnostics actuels et les diagnostics en cours de vie. Alors que les diagnostics en cours de vie montraient que les hommes pr\u00e9sentaient davantage de troubles li\u00e9s \u00e0 la consommation de substances et de troubles dissociatifs de la personnalit\u00e9, et les femmes davantage de troubles paniques, une seule diff\u00e9rence a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9e pour les diagnostics actuels. Les hommes atteints de TDAH avaient des taux plus \u00e9lev\u00e9s de troubles li\u00e9s \u00e0 l&#8217;utilisation de substances que les femmes atteintes de TDAH et parfois plus de troubles comportementaux comorbides dans l&#8217;enfance [21].<\/p>\n<p>A l&#8217;\u00e2ge adulte, on diagnostique g\u00e9n\u00e9ralement des troubles ou des accentuations de la personnalit\u00e9, des abus de substances, des troubles affectifs, des troubles anxieux, des troubles du sommeil et des tics. Chez l&#8217;enfant, on trouve surtout des troubles oppositionnels du comportement, des troubles de l&#8217;attachement, des troubles du tic, de l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 et de l&#8217;affectivit\u00e9 [22]. Chez les filles et les femmes, le diagnostic de TDAH est souvent pos\u00e9 apr\u00e8s l&#8217;apparition de comorbidit\u00e9s.<\/p>\n<p>Une \u00e9tude longitudinale sur des femmes atteintes de TDAH montre une r\u00e9mission apr\u00e8s 11 ans chez seulement 23% des participantes. Les troubles de la personnalit\u00e9, la d\u00e9pression, les troubles bipolaires et les troubles anxieux ont continu\u00e9 \u00e0 augmenter pendant toute la p\u00e9riode. Dans l&#8217;ensemble, la plupart des femmes ont subi des pr\u00e9judices importants dans le domaine de la formation et du travail [23]. Les femmes atteintes de TDAH sont cinq fois plus susceptibles d&#8217;\u00eatre diagnostiqu\u00e9es avec une d\u00e9pression majeure que les femmes sans TDAH [24]. Ottonen a montr\u00e9 dans une grande \u00e9tude que les femmes souffrant de TDAH pr\u00e9sentaient globalement plus de comorbidit\u00e9s psychiatriques que les hommes. La comparaison entre les sexes a montr\u00e9 que certains troubles comorbides sont moins fr\u00e9quents chez les femmes (dyslexie, d\u00e9linquance, comportement oppositionnel) et que d&#8217;autres sont plus fr\u00e9quents (anxi\u00e9t\u00e9, troubles affectifs, troubles alimentaires, abus de substances) [25]. Il n&#8217;existe pas encore de preuves suffisantes pour d\u00e9terminer si cela est d\u00fb \u00e0 des facteurs externes ou internes. On se demande si un diagnostic et un traitement pr\u00e9coces chez les patients masculins r\u00e9duisent le d\u00e9veloppement de troubles comorbides. Une autre explication pourrait \u00eatre que les femmes souffrant de formes l\u00e9g\u00e8res de TDAH ne sont pas diagnostiqu\u00e9es et que les cas graves, davantage corr\u00e9l\u00e9s \u00e0 des comorbidit\u00e9s, sont plus souvent diagnostiqu\u00e9s chez les femmes. Les patients diagnostiqu\u00e9s tardivement et ceux souffrant de maladies psychiatriques concomitantes sont particuli\u00e8rement vuln\u00e9rables [26].<\/p>\n<p>L&#8217;id\u00e9e d&#8217;\u00e9tudier le TDAH en fonction du sexe n&#8217;est pas nouvelle, Nadau a publi\u00e9 en 1995 en tant qu&#8217;\u00e9diteur le livre &#8220;A comprehensive guide to Attention Defizit Disorder in Adults&#8221;, qui contenait d\u00e9j\u00e0 un chapitre &#8220;Consid\u00e9rations sp\u00e9ciales sur les sympt\u00f4mes chez les femmes&#8221;, et a \u00e9galement d\u00e9velopp\u00e9 des questionnaires sp\u00e9ciaux pour les femmes [27]. Toutefois, l&#8217;\u00e9valuation diagnostique continue d&#8217;\u00eatre effectu\u00e9e de la m\u00eame mani\u00e8re pour les hommes et les femmes. Johanna Krause indique dans son livre &#8220;ADHS im Erwachsenenalter&#8221; (TDAH \u00e0 l&#8217;\u00e2ge adulte) que si une m\u00e8re a des enfants atteints de TDAH, il ne faut pas oublier que sa m\u00e8re pourrait \u00e9galement souffrir de TDAH [28]. Dans une \u00e9tude contr\u00f4l\u00e9e en double aveugle portant sur des m\u00e8res et des enfants concern\u00e9s, le style \u00e9ducatif des m\u00e8res trait\u00e9es au m\u00e9thylph\u00e9nidate s&#8217;est am\u00e9lior\u00e9 de mani\u00e8re significative par rapport au groupe placebo, elles \u00e9taient plus coh\u00e9rentes et moins enclines \u00e0 punir physiquement [29]. Les patientes appr\u00e9cient les recommandations sur la litt\u00e9rature sp\u00e9cifique au genre [27,30,31]. Les sympt\u00f4mes suivants semblent plut\u00f4t sp\u00e9cifiques aux femmes :<\/p>\n<ul>\n<li>Apparition (ou visibilit\u00e9) tardive des sympt\u00f4mes<\/li>\n<li>Auto-accusation, faible estime de soi<\/li>\n<li>Tristesse accrue\/anxi\u00e9t\u00e9 sans fondement<\/li>\n<li>R\u00e9solution des conflits internes (en cas de stress, &#8220;imploser au lieu d&#8217;exploser&#8221;)<\/li>\n<li>Les difficult\u00e9s sont ni\u00e9es ; il y a un d\u00e9sir de ne pas se faire remarquer.<\/li>\n<li>Tendance \u00e0 des comportements oraux en cas de stress : sucer son pouce, se ronger les ongles, manger de mani\u00e8re excessive (parfois avec vomissements), fumer<\/li>\n<li>Renforcement grave \u00e0 la pubert\u00e9<\/li>\n<li>Exp\u00e9rience de la douleur plus intense, hypersensibilit\u00e9 aux stimuli<\/li>\n<li>Blocage et retrait des exigences<\/li>\n<li>Syndrome pr\u00e9menstruel prononc\u00e9<\/li>\n<li>R\u00e9actions violentes aux hormones administr\u00e9es<\/li>\n<\/ul>\n<h2 id=\"diagnostic-chez-les-filles-et-les-femmes\">Diagnostic chez les filles et les femmes<\/h2>\n<p>On trouve des diff\u00e9rences dans les crit\u00e8res de diagnostic dans la CIM (Classification statistique internationale des maladies et des probl\u00e8mes de sant\u00e9 connexes) et le DSM (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux), dans lequel on trouve une subdivision en sous-types. On peut distinguer deux sous-types : Dans le type combin\u00e9, les femmes semblent \u00e9loquentes et s\u00fbres d&#8217;elles, hypersociales, tr\u00e8s occup\u00e9es et charismatiques malgr\u00e9 une vie chaotique. Dans le cas du type inattentif (qui est le type le plus fr\u00e9quent chez les femmes), celles-ci semblent plut\u00f4t en retrait, voire isol\u00e9es socialement, elles semblent timides et se d\u00e9couragent rapidement. La r\u00eaverie entra\u00eene la procrastination et le retard par rapport aux opportunit\u00e9s professionnelles. De l&#8217;ext\u00e9rieur, ils sont per\u00e7us comme l\u00e9thargiques et passifs malgr\u00e9 leurs bonnes intentions. En outre, plus le QI est \u00e9lev\u00e9, plus les sympt\u00f4mes sont difficiles \u00e0 d\u00e9tecter, car une bonne fa\u00e7ade masque la cause sous-jacente et les femmes souffrant de TDAH sont pass\u00e9es ma\u00eetres dans l&#8217;apprentissage de tactiques d&#8217;\u00e9vitement et de strat\u00e9gies d&#8217;adaptation. Ces patients sont parfois compulsifs, m\u00e9ticuleux et chroniquement \u00e9puis\u00e9s, car ils consacrent toute leur \u00e9nergie \u00e0 la gestion de la vie quotidienne. Ces patientes indiquent souvent qu&#8217;elles essaient de se conformer \u00e0 un mod\u00e8le traditionnel et aux attentes de r\u00f4le qui en d\u00e9coulent. Il est bien connu que les sympt\u00f4mes du TDAH qui sont plut\u00f4t consid\u00e9r\u00e9s comme typiques chez les gar\u00e7ons (forte activit\u00e9 motrice, \u00eatre bruyant, se heurter, agir de mani\u00e8re impulsive) sont plus rapidement per\u00e7us comme inappropri\u00e9s et d\u00e9rangeants chez les filles et sont plus t\u00f4t structur\u00e9s et r\u00e9gul\u00e9s de l&#8217;ext\u00e9rieur. De ce fait \u00e9galement, ils sont souvent moins visibles ou ne le sont que plus tard.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 de nombreuses \u00e9tudes \u00e9pig\u00e9n\u00e9tiques, aucun biomarqueur du TDAH n&#8217;a encore \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9, de sorte que le diagnostic reste purement clinique [32]. En cas de suspicion de cette maladie, le diagnostic se fait par le biais d&#8217;un entretien standardis\u00e9 avec une anamn\u00e8se d\u00e9taill\u00e9e et \u00e9galement une anamn\u00e8se externe (chez les patients mineurs, si possible \u00e9galement avec les parents), et une enqu\u00eate r\u00e9trospective des sympt\u00f4mes depuis l&#8217;enfance (Wender Utah Rating Scale, WURS-K) et l&#8217;examen d&#8217;anciens documents (par ex. bulletins scolaires) [33]. L&#8217;\u00e9chelle Brown ADD et l&#8217;\u00e9chelle Conners&#8217; Adult ADHD Rating Scale (CAARS) peuvent \u00eatre utilis\u00e9es comme questionnaires [34,35]. Les analyses comportementales et les essais de traitement par m\u00e9thylph\u00e9nidate ne sont pas obligatoires, mais peuvent fournir des indications diagnostiques pr\u00e9cieuses dans certains cas. Il est \u00e9galement possible que l&#8217;utilisation des caract\u00e9ristiques enregistr\u00e9es dans l&#8217;EEG (&#8220;diagnostic classifiers&#8221;) puisse aider le processus de diagnostic [36]. Les catalogues de sympt\u00f4mes sp\u00e9cialement cr\u00e9\u00e9s pour les femmes (par exemple l&#8217;\u00e9chelle d&#8217;auto-\u00e9valuation du TDAH pour les femmes de K. Nadeau et P. Quinn) se sont r\u00e9v\u00e9l\u00e9s utiles [27]. Bien qu&#8217;ils ne servent pas \u00e0 \u00e9tablir un diagnostic selon la CIM ou le DSM, ils peuvent \u00eatre remis aux femmes dans le cabinet de leur m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste afin d&#8217;\u00e9valuer le degr\u00e9 d&#8217;intensit\u00e9 des sympt\u00f4mes typiques&nbsp;. Il en r\u00e9sulte souvent une prise de conscience surprenante de soi-m\u00eame et l&#8217;affirmation &#8220;je pensais qu&#8217;ils \u00e9crivaient sur moi&#8221;.<\/p>\n<h2 id=\"hormones-feminines-et-tdah\">Hormones f\u00e9minines et TDAH<\/h2>\n<p>Avec l&#8217;entr\u00e9e dans la pubert\u00e9 (changement hormonal), les sympt\u00f4mes s&#8217;intensifient et se modifient en partie, car les hormones sexuelles f\u00e9minines, l&#8217;\u0153strog\u00e8ne et la progest\u00e9rone, interagissent avec les neurotransmetteurs dopamine et s\u00e9rotonine.<\/p>\n<p>Les situations de bouleversements hormonaux (m\u00e9narche, cycle, grossesse, m\u00e9nopause) sont pour chaque femme un processus qui consomme de l&#8217;\u00e9nergie et qui peut s&#8217;accompagner d&#8217;une alt\u00e9ration de l&#8217;\u00e9tat psychique [37]. Les femmes atteintes de TDAH semblent pr\u00e9senter des fluctuations hormonales plus importantes ou r\u00e9agir de mani\u00e8re plus sensible, plus violente et plus probl\u00e9matique \u00e0 ces fluctuations. Les \u0153strog\u00e8nes et les progestatifs ont une forte influence sur l&#8217;activit\u00e9 neuronale du SNC, ils modulent la synth\u00e8se, la s\u00e9cr\u00e9tion, la liaison aux r\u00e9cepteurs et la recapture des neurotransmetteurs. Les \u0153strog\u00e8nes ont g\u00e9n\u00e9ralement un effet activateur sur le SNC, tandis que les progestatifs ont un effet mod\u00e9rateur. Ils ont un effet positif sur l&#8217;humeur et le bien-\u00eatre, probablement en renfor\u00e7ant l&#8217;activit\u00e9 de la s\u00e9rotonine et de la dopamine. En cons\u00e9quence, ils peuvent entra\u00eener une modification des sympt\u00f4mes du TDAH, mais aussi des effets des psychotropes associ\u00e9s aux syst\u00e8mes noradr\u00e9nergique et dopaminergique. Les endorphines (qui sont \u00e0 leur tour stimul\u00e9es par les \u0153strog\u00e8nes) inhibent par exemple la s\u00e9cr\u00e9tion de noradr\u00e9naline et de dopamine. C&#8217;est pourquoi une baisse de la concentration d&#8217;\u0153strog\u00e8nes (pr\u00e9menstruelle, post-partum, m\u00e9nopause) peut entra\u00eener une augmentation rebondissante de la dopamine et de la noradr\u00e9naline et, par cons\u00e9quent, une excitabilit\u00e9 et une irritabilit\u00e9 accrues du SNC. Une carence en \u0153strog\u00e8nes peut entra\u00eener une alt\u00e9ration des syst\u00e8mes cholinergiques, dopaminergiques et s\u00e9rotoninergiques et une perte des connexions synaptiques, ind\u00e9pendamment du TDAH. Il peut en r\u00e9sulter une baisse des performances cognitives. L&#8217;influence des \u0153strog\u00e8nes sur le syst\u00e8me dopaminergique se produit principalement au niveau de l&#8217;hypothalamus. Il existe des r\u00e9cepteurs d&#8217;\u0153strog\u00e8nes dans le syst\u00e8me limbique qui ont une fonction de &#8220;neuromodulateurs&#8221;. Ils modulent la sensibilit\u00e9 et le nombre des r\u00e9cepteurs de la dopamine. On voit ici un lien \u00e9troit avec l&#8217;hypoth\u00e8se de neuroprotection, que l&#8217;on conna\u00eet \u00e9galement pour d&#8217;autres maladies mentales. L&#8217;influence hormonale se manifeste dans les diff\u00e9rentes situations comme suit [37]:<\/p>\n<p><strong>M\u00e9narche et cycle :<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Un nombre sup\u00e9rieur \u00e0 la moyenne de filles et de femmes souffrant de TDAH ont un syndrome pr\u00e9menstruel important et prolong\u00e9.<\/li>\n<li>Il existe souvent des changements cycliques importants de l&#8217;humeur et de l&#8217;\u00e9tat d&#8217;esprit.<\/li>\n<li>Il existe un risque plus \u00e9lev\u00e9 que la moyenne d&#8217;activit\u00e9 sexuelle et de grossesse pr\u00e9coces, ainsi que de maladies sexuellement transmissibles (MST).<\/li>\n<li>De plus, le risque d&#8217;avoir des relations changeantes, insatisfaisantes et de courte dur\u00e9e ou de subir des violences sexuelles est plus \u00e9lev\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Pubert\u00e9 et adolescence :<\/strong> la maturation pr\u00e9frontale joue un r\u00f4le crucial dans la pubert\u00e9, mais aussi dans les sympt\u00f4mes du TDAH. Des fluctuations et des probl\u00e8mes hormonaux surviennent<\/p>\n<ul>\n<li>en agissant de mani\u00e8re planifi\u00e9e et anticipative,<\/li>\n<li>en reconnaissant les cons\u00e9quences d&#8217;une prise de risque accrue,<\/li>\n<li>dans la perception de ses propres sentiments et de ceux des autres,<\/li>\n<li>dans la perception des r\u00e9compenses (c&#8217;est-\u00e0-dire que les adolescentes devraient faire des choses plus dangereuses pour ressentir le m\u00eame frisson) avec moins de possibilit\u00e9s de report des r\u00e9compenses.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Grossesse, maternit\u00e9 :<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>On observe souvent une diminution des sympt\u00f4mes du TDAH en raison de l&#8217;augmentation du taux d&#8217;\u0153strog\u00e8nes ou de l&#8217;absence de fluctuations hormonales cycliques.<\/li>\n<li>Changements hormonaux post-partum et changements graves dus \u00e0 la vie avec un enfant, avec augmentation des sympt\u00f4mes du TDAH.<\/li>\n<li>De plus, le TDAH est g\u00e9n\u00e9ralement h\u00e9r\u00e9ditaire ; avoir un enfant qui souffre \u00e9galement du TDAH repr\u00e9sente un d\u00e9fi suppl\u00e9mentaire pour la m\u00e8re.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>M\u00e9nopause : <\/strong>entr\u00e9e dans la m\u00e9nopause et fin de la fertilit\u00e9.<\/p>\n<ul>\n<li>La baisse de la production naturelle d&#8217;\u0153strog\u00e8nes augmente les sympt\u00f4mes du TDAH, qui sont souvent confondus avec les sympt\u00f4mes de la m\u00e9nopause.<\/li>\n<li>Influence n\u00e9gative sur les fonctions cognitives.<\/li>\n<\/ul>\n<h2 id=\"therapie-pour-les-filles-et-les-femmes\">Th\u00e9rapie pour les filles et les femmes<\/h2>\n<p>Le TDAH se traite g\u00e9n\u00e9ralement bien de mani\u00e8re multimodale (m\u00e9dicaments, psycho\u00e9ducation, psychoth\u00e9rapie, etc.). Dans les lignes directrices S3, le traitement du TDAH se distingue selon le degr\u00e9 de gravit\u00e9. En cas de gravit\u00e9 l\u00e9g\u00e8re, le traitement doit \u00eatre essentiellement psychosocial ; en cas de gravit\u00e9 moyenne, une intervention psychosociale et\/ou pharmacologique intensifi\u00e9e doit \u00eatre propos\u00e9e apr\u00e8s une psycho\u00e9ducation en fonction des conditions de vie concr\u00e8tes ; en cas de forme s\u00e9v\u00e8re, la pharmacoth\u00e9rapie est au premier plan [38,39]. L&#8217;effet des diff\u00e9rents m\u00e9dicaments contre le TDAH a \u00e9t\u00e9 bien \u00e9tudi\u00e9 chez les femmes et les hommes, chez les enfants et les adultes, et montre des effets importants et de bons taux de r\u00e9ponse.<\/p>\n<p>Une \u00e9tude de synth\u00e8se a inclus 133 \u00e9tudes portant sur un total de 14 346 enfants et adolescents et 10 296 adultes et a \u00e9valu\u00e9 l&#8217;efficacit\u00e9 et la s\u00e9curit\u00e9 d&#8217;un traitement de 12 semaines par les amph\u00e9tamines, l&#8217;atomox\u00e9tine, le bupropion, la clonidine, la guanfacine, le m\u00e9thylph\u00e9nidate et le modafinil, les uns par rapport aux autres ou par rapport \u00e0 un placebo. Les auteurs consid\u00e8rent le m\u00e9thylph\u00e9nidate chez les enfants et les adolescents, ainsi que les amph\u00e9tamines chez les adultes, comme le traitement de choix dans le traitement de premi\u00e8re ligne du TDAH. En outre, les r\u00e9sultats de l&#8217;analyse de r\u00e9seau d\u00e9montrent l&#8217;importance d&#8217;une surveillance attentive des changements de poids corporel et de pression art\u00e9rielle pour tous les m\u00e9dicaments utilis\u00e9s dans le traitement du TDAH [40].<\/p>\n<p>\u00c9tant donn\u00e9 que de fortes variations li\u00e9es au cycle menstruel et le syndrome pr\u00e9menstruel peuvent survenir en cas de TDAH, les patientes doivent \u00eatre inform\u00e9es de ce ph\u00e9nom\u00e8ne et de la possibilit\u00e9 d&#8217;un traitement hormonal. Bien entendu, les femmes qui ne souffrent pas de TDAH peuvent \u00e9galement b\u00e9n\u00e9ficier d&#8217;un soutien hormonal. Chez tous les patients, toujours en \u00e9valuant les risques que comporte l&#8217;administration d&#8217;hormones (par exemple en ce qui concerne l&#8217;augmentation du risque thromboembolique). Une attention particuli\u00e8re doit \u00eatre accord\u00e9e aux interactions possibles en cas de combinaison de diff\u00e9rents m\u00e9dicaments (par exemple, stimulants et \u0153strog\u00e8nes). Il est recommand\u00e9 d&#8217;utiliser des pr\u00e9parations \u00e0 longue dur\u00e9e d&#8217;action qui maintiennent des taux d&#8217;hormones aussi constants que possible. Les hormones orales (&#8220;pilule contraceptive&#8221;) utilis\u00e9es \u00e0 des fins contraceptives peuvent \u00eatre prises de mani\u00e8re continue, en accord avec le gyn\u00e9cologue, ou d&#8217;autres m\u00e9thodes de substitution telles que les anneaux hormonaux, les injections de d\u00e9p\u00f4t ou les implants hormonaux peuvent \u00eatre choisies. D&#8217;une part, cela minimise les sautes d&#8217;humeur et, d&#8217;autre part, les difficult\u00e9s cognitives font que de nombreux patients ont du mal \u00e0 penser \u00e0 la prise quotidienne des comprim\u00e9s.<\/p>\n<p>En g\u00e9n\u00e9ral, il n&#8217;y a gu\u00e8re de contre-indications \u00e0 la combinaison de m\u00e9dicaments contre le TDAH et de pr\u00e9parations hormonales ; des contr\u00f4les r\u00e9guliers des param\u00e8tres vitaux et des valeurs de laboratoire sont recommand\u00e9s pour les deux pr\u00e9parations. Lors d&#8217;un nouveau traitement m\u00e9dicamenteux, il convient de pr\u00eater une attention particuli\u00e8re aux changements d&#8217;humeur. La plupart du temps, on observe une nette stabilisation de l&#8217;humeur, mais il est rare que l&#8217;on doive envisager une pr\u00e9paration alternative en cas de baisse de l&#8217;humeur, ce qui est plut\u00f4t attribu\u00e9 aux progestatifs contenus dans les pr\u00e9parations combin\u00e9es. Les cliniciens rapportent que les femmes atteintes de TDAH sont plus susceptibles de souffrir de la forme la plus grave du trouble dysphorique pr\u00e9menstruel (PMDS), qui se caract\u00e9rise par un \u00e9tat d\u00e9pressif, un sentiment de d\u00e9sespoir, une labilit\u00e9 affective, une col\u00e8re persistante, un sentiment d&#8217;accablement, de la fatigue et de l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9. Pendant ces phases, les femmes concern\u00e9es ont particuli\u00e8rement du mal \u00e0 compenser les sympt\u00f4mes. Il est d\u00e9crit que, dans ce cas \u00e9galement, la prise de suppl\u00e9ments d&#8217;\u0153strog\u00e8nes peut soulager la souffrance [30].<\/p>\n<p>En cas de grossesse ou d&#8217;allaitement, il est d\u00e9conseill\u00e9 de prendre des m\u00e9dicaments contre le TDAH afin d&#8217;\u00e9viter de nuire \u00e0 l&#8217;embryon. Dans ce domaine, les \u00e9tudes sont peu nombreuses. Une \u00e9tude portant sur 3082 m\u00e8res a identifi\u00e9 un total de 11 femmes qui avaient pris du m\u00e9thylph\u00e9nidate. Aucune anomalie n&#8217;a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e chez leurs enfants. Seul l&#8217;abus de stimulants (par exemple la prise de m\u00e9thylph\u00e9nidate par voie intraveineuse) a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 comme un risque de malformation f\u0153tale. Une autre \u00e9tude montre une augmentation du taux d&#8217;avortement spontan\u00e9 et parfois une diminution de l&#8217;index d&#8217;Apgar postnatal [41,42].<\/p>\n<p>Or, malgr\u00e9 les nombreuses possibilit\u00e9s de contraception, une grossesse peut survenir \u00e0 l&#8217;insu des patientes atteintes de TDAH alors qu&#8217;elles prennent encore des stimulants. Dans ce cas, il convient de demander l&#8217;avis de sp\u00e9cialistes, en particulier si un traitement m\u00e9dicamenteux doit \u00eatre poursuivi dans certains cas.<\/p>\n<h2 id=\"resume\">R\u00e9sum\u00e9<\/h2>\n<p>Le TDAH est presque aussi fr\u00e9quent chez les femmes que chez les hommes. Les sympt\u00f4mes peuvent toutefois se pr\u00e9senter diff\u00e9remment ou n&#8217;appara\u00eetre qu&#8217;\u00e0 l&#8217;adolescence, et il existe des diff\u00e9rences dans le d\u00e9veloppement des comorbidit\u00e9s, de sorte que les femmes sont parfois diagnostiqu\u00e9es moins souvent ou plus tard. Le diagnostic est \u00e9tabli cliniquement selon la CIM ou le DSM, des questionnaires suppl\u00e9mentaires pour les femmes facilitent un diagnostic tenant compte du sexe. Les hormones sexuelles f\u00e9minines ont une influence d\u00e9cisive sur les sympt\u00f4mes, en particulier les variations du taux d&#8217;hormones et une r\u00e9action psychique accrue semblent jouer un r\u00f4le. Il est important d&#8217;informer les patientes et leur entourage \u00e0 ce sujet. En cas de souhait de substitution hormonale, que ce soit pour la contraception, la m\u00e9nopause ou la stabilisation de l&#8217;humeur, il convient d&#8217;envisager des pr\u00e9parations conduisant \u00e0 des taux d&#8217;hormones constants (pr\u00e9parations \u00e0 long terme) et d&#8217;\u00e9viter les pauses m\u00e9dicamenteuses, m\u00eame avec la &#8220;pilule contraceptive&#8221;. Pendant la grossesse, les sympt\u00f4mes du TDAH s&#8217;att\u00e9nuent souvent et il n&#8217;est g\u00e9n\u00e9ralement pas n\u00e9cessaire de prendre des m\u00e9dicaments. Une influence positive des hormones (naturellement pr\u00e9sentes ou substitu\u00e9es) sur les sympt\u00f4mes du TDAH, mais aussi sur l&#8217;effet des m\u00e9dicaments contre le TDAH, a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e. Une \u00e9ducation sexuelle pr\u00e9coce, y compris sur les maladies sexuellement transmissibles (MST), la contraception et les centres de conseil appropri\u00e9s, est souhaitable. En tant que m\u00e9decin, il faut penser \u00e0 \u00e9valuer et \u00e0 traiter le TDAH, en particulier chez les femmes qui essaient de se montrer adapt\u00e9es et &#8220;normales&#8221;, mais qui sont confront\u00e9es \u00e0 des difficult\u00e9s diverses dans la vie, qui font \u00e9tat de r\u00e9actions excessives aux variations hormonales ou qui ont des enfants atteints de TDAH.<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>Les femmes sont moins souvent et plus tardivement diagnostiqu\u00e9es avec le TDAH, et elles consultent souvent pour des probl\u00e8mes li\u00e9s \u00e0 une comorbidit\u00e9.<\/li>\n<li>Chez les m\u00e8res d&#8217;enfants atteints de TDAH, il faut \u00e9galement penser \u00e0 faire un bilan en raison de la forte composante g\u00e9n\u00e9tique.<\/li>\n<li>Les grossesses pr\u00e9coces et non d\u00e9sir\u00e9es ainsi que les maladies sexuellement transmissibles sont plus fr\u00e9quentes en raison de comportements sexuels \u00e0 risque.<\/li>\n<li>Une th\u00e9rapie hormonale, en plus de son indication r\u00e9elle (contraception, d\u00e9ficit hormonal), peut \u00e9galement conduire \u00e0 une am\u00e9lioration significative des sympt\u00f4mes du TDAH, car ceux-ci sont souvent renforc\u00e9s par les fluctuations hormonales.<\/li>\n<li>Le TDAH peut \u00eatre bien trait\u00e9, le traitement doit \u00eatre multimodal si possible.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Thapar A, Cooper M : Trouble du d\u00e9ficit de l&#8217;attention. 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