{"id":335187,"date":"2019-11-30T01:00:00","date_gmt":"2019-11-30T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/ne-pas-prendre-a-la-legere-les-maux-de-tete-chez-les-enfants\/"},"modified":"2019-11-30T01:00:00","modified_gmt":"2019-11-30T00:00:00","slug":"ne-pas-prendre-a-la-legere-les-maux-de-tete-chez-les-enfants","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/ne-pas-prendre-a-la-legere-les-maux-de-tete-chez-les-enfants\/","title":{"rendered":"Ne pas prendre \u00e0 la l\u00e9g\u00e8re les maux de t\u00eate chez les enfants"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les maux de t\u00eate chez les enfants sont souvent sous-estim\u00e9s, mais ils sont fr\u00e9quents, avec une pr\u00e9valence de 79%. En raison de la pr\u00e9disposition g\u00e9n\u00e9tique et de l&#8217;atteinte fonctionnelle d\u00e8s l&#8217;\u00e2ge (pr\u00e9)scolaire, la migraine est la plus importante. C&#8217;est pourquoi elle doit \u00eatre diagnostiqu\u00e9e t\u00f4t et trait\u00e9e individuellement.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Pour les parents, la priorit\u00e9 est de distinguer les SC &#8220;secondaires&#8221;, et donc potentiellement mena\u00e7antes, comme cons\u00e9quence d&#8217;une maladie sous-jacente. Elles sont toutefois beaucoup plus rares par rapport aux primaires. Les signes d&#8217;alarme dans l&#8217;anamn\u00e8se et\/ou l&#8217;examen neurologique, tels que les r\u00e9sultats pathologiques les plus fr\u00e9quents que sont les papilles congestives, les troubles de la motilit\u00e9 oculaire, les signes focaux, l&#8217;ataxie ou les signes m\u00e9ning\u00e9s, augmentent la sensibilit\u00e9 des SC secondaires et doivent \u00eatre explor\u00e9s activement et examin\u00e9s plus avant individuellement par imagerie, ponction lombaire, etc. [4] (autres &#8220;red flags&#8221;)  <strong>Tab.&nbsp;1).  <\/strong>Inversement, un examen neurologique normal exclut avec une forte probabilit\u00e9 les KS secondaires. Une attention particuli\u00e8re doit \u00eatre accord\u00e9e en particulier aux per-\/ aigu\u00ebs fortes, chroniques-progressives et KS chez les enfants &lt;5 ans [5].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-12727\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/tab1_np6_s25.png\" style=\"height:913px; width:400px\" width=\"925\" height=\"2112\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/tab1_np6_s25.png 925w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/tab1_np6_s25-800x1827.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/tab1_np6_s25-120x274.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/tab1_np6_s25-90x205.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/tab1_np6_s25-320x731.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/tab1_np6_s25-560x1279.png 560w\" sizes=\"(max-width: 925px) 100vw, 925px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En l&#8217;absence d&#8217;un biomarqueur sensible, il n&#8217;est pas encore possible de prouver de mani\u00e8re fiable l&#8217;existence de c\u00e9phal\u00e9es primaires &#8220;intrac\u00e9r\u00e9brales&#8221; telles que les migraines et les c\u00e9phal\u00e9es de tension, ce qui implique en principe un diagnostic d&#8217;exclusion. Cependant, de nombreuses \u00e9tudes montrent avec un bon niveau de preuve que les c\u00e9phal\u00e9es r\u00e9currentes peuvent \u00eatre diagnostiqu\u00e9es cliniquement de mani\u00e8re fiable \u00e0 l&#8217;aide des crit\u00e8res de l&#8217;International Headache Society (IHS), et d&#8217;un examen neurologique d\u00e9taill\u00e9 tenant compte de la dynamique d\u00e8s l&#8217;\u00e2ge scolaire [4,6,7].<\/p>\n<p>Les <strong>migraines<\/strong> se manifestent g\u00e9n\u00e9ralement moins intens\u00e9ment et moins longtemps chez l&#8217;enfant que chez l&#8217;adulte. Typiquement, les enfants les per\u00e7oivent aussi plus frontalement qu&#8217;unilat\u00e9ralement, et non comme une douleur pulsatile mais oppressante. Les sympt\u00f4mes caract\u00e9ristiques de la migraine, tels que l&#8217;aggravation des maux de t\u00eate par une activit\u00e9 routini\u00e8re\/un choc ou la photophobie\/phonophobie, sont le plus souvent provoqu\u00e9s indirectement chez l&#8217;enfant par des mesures de protection ou de pr\u00e9vention. Les crit\u00e8res de l&#8217;IHS ont donc \u00e9t\u00e9 adapt\u00e9s sp\u00e9cifiquement \u00e0 la migraine infantile [6] <strong>(tableau&nbsp;2).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-12728 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/tab2_np6_s25.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1880;height:1025px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1880\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/tab2_np6_s25.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/tab2_np6_s25-800x1367.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/tab2_np6_s25-120x205.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/tab2_np6_s25-90x154.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/tab2_np6_s25-320x547.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/tab2_np6_s25-560x957.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les vertiges n&#8217;y figurent pas, bien qu&#8217;ils soient fr\u00e9quemment per\u00e7us et qu&#8217;une migraine (vestibulaire) en soit la cause la plus fr\u00e9quente [8]. Les crit\u00e8res de l&#8217;IHS ne tiennent pas non plus compte de l&#8217;importante pr\u00e9disposition g\u00e9n\u00e9tique avec des ant\u00e9c\u00e9dents familiaux positifs chez 80 \u00e0 90% des parents du premier degr\u00e9 (N.B. : la plupart des parents qualifient leurs migraines de &#8220;maux de t\u00eate normaux&#8221; !) ni du risque relatif 4 fois plus \u00e9lev\u00e9 de migraine avec aura. Les changements hormonaux jouent en outre un r\u00f4le essentiel dans le sexe f\u00e9minin, dans la mesure o\u00f9 les migraines commencent en moyenne \u00e0 10,6 ans chez les filles au d\u00e9but du d\u00e9veloppement pubertaire et\/ou s&#8217;aggravent en cas de traitement hormonal et d&#8217;anticonception ou de grossesse ou d&#8217;accouchement. m\u00e9nopause peut changer de mani\u00e8re significative. Les crit\u00e8res IHS pour les <strong>c\u00e9phal\u00e9es de tension<\/strong> sont les m\u00eames chez les enfants que chez les adultes [6].<\/p>\n<h2 id=\"traitement\">Traitement<\/h2>\n<p>G\u00e9n\u00e9ralit\u00e9s : Le traitement des c\u00e9phal\u00e9es chez l&#8217;enfant\/l&#8217;adolescent est ax\u00e9 sur une r\u00e9duction de la qualit\u00e9 de vie et vise un retour rapide \u00e0 une fonction quotidienne normale ainsi qu&#8217;une r\u00e9duction de la fr\u00e9quence d&#8217;une migraine fr\u00e9quente. Elle consiste en des mesures pharmacologiques et non pharmacologiques aigu\u00ebs et pr\u00e9ventives. Bien que la &#8220;psycho\u00e9ducation&#8221; des mesures de style de vie (quantit\u00e9 de sommeil suffisante et d\u00e9termin\u00e9e individuellement, rythme r\u00e9gulier des boissons et des repas ainsi qu&#8217;une activit\u00e9 sportive hebdomadaire d&#8217;endurance, \u00e9viter les facteurs d\u00e9clencheurs) soit au moins aussi importante que la pharmacoth\u00e9rapie et qu&#8217;elle permette d\u00e9j\u00e0 souvent une am\u00e9lioration significative de la situation des maux de t\u00eate, il convient, en cas de crises de migraine prolong\u00e9es et plus intenses  &gt;\u00bd-\u00be d&#8217;heure en cas de sommeil impossible ou d&#8217;am\u00e9lioration insuffisante, il n&#8217;est donc pas possible de renoncer \u00e0 une pharmacoth\u00e9rapie, m\u00eame d\u00e8s l&#8217;enfance. L&#8217;efficacit\u00e9 doit \u00eatre sup\u00e9rieure \u00e0 celle du placebo, ce qui signifie une am\u00e9lioration de la douleur de plus de 50% en 1-1\u00bd heure chez les enfants, \u00e9valu\u00e9e \u00e0 l&#8217;aide de l&#8217;\u00e9chelle VAS. M\u00eame si les c\u00e9phal\u00e9es de tension sont moins handicapantes que les migraines, les sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs ou psychosomatiques associ\u00e9s doivent \u00eatre recherch\u00e9s et pris en compte dans le traitement (de la cause !). Les mesures pharmacoth\u00e9rapeutiques aigu\u00ebs doivent \u00e9galement \u00eatre utilis\u00e9es avec beaucoup de retenue, mais en principe aux m\u00eames doses que pour la migraine [9]. Les mesures non pharmacologiques telles que la th\u00e9rapie cognitivo-comportementale, le biofeedback, les exercices de relaxation et autres devraient \u00eatre int\u00e9gr\u00e9es individuellement dans le cadre d&#8217;un traitement multimodal de la douleur en cas de c\u00e9phal\u00e9es fr\u00e9quentes [3].<\/p>\n<p>Les analg\u00e9siques ne devraient g\u00e9n\u00e9ralement pas \u00eatre utilis\u00e9s plus de 10 \u00e0 15 jours par mois (15 jours pour les AINS, 10 jours pour les triptans) en raison du risque de c\u00e9phal\u00e9es chroniques de surconsommation de m\u00e9dicaments (CCSM) en cas d&#8217;utilisation prolong\u00e9e [10], en particulier chez les adolescents. Un suivi th\u00e9rapeutique avec un calendrier des c\u00e9phal\u00e9es est donc indispensable (par exemple sur www.headache.ch).<\/p>\n<p>La pharmacoth\u00e9rapie aigu\u00eb est r\u00e9pertori\u00e9e dans le <strong>tableau&nbsp;3<\/strong>: les deux analg\u00e9siques g\u00e9n\u00e9ralement efficaces, l&#8217;ibuprof\u00e8ne et le parac\u00e9tamol, sont principalement utilis\u00e9s \u00e0 des doses suffisamment \u00e9lev\u00e9es et \u00e0 un stade pr\u00e9coce (m\u00eame \u00e0 l&#8217;\u00e9cole !) de la crise migraineuse, l&#8217;ibuprof\u00e8ne s&#8217;\u00e9tant r\u00e9v\u00e9l\u00e9 plus efficace dans certaines \u00e9tudes, ce qui en fait le traitement de premier choix.<\/p>\n<p>En cas d&#8217;effet non significatif de ces analg\u00e9siques, ce qui est observ\u00e9 de mani\u00e8re r\u00e9p\u00e9t\u00e9e au fil des ans dans la migraine de l&#8217;enfant, g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 partir de l&#8217;adolescence, les triptans sp\u00e9cifiques \u00e0 la migraine sont utilis\u00e9s. En Suisse, seul le sumatriptan 10 ou 20&nbsp;mg par voie nasale est autoris\u00e9 \u00e0 partir de 12 ans. Cependant, sur la base d&#8217;\u00e9tudes internationales, les trois autres triptans Riza-, Zolmi et Almotriptan peuvent \u00eatre utilis\u00e9s \u00e0 partir de 12 ans, et en Suisse &#8220;off-label&#8221;, avec une efficacit\u00e9 bas\u00e9e sur des preuves, m\u00eame max. 2\u00d7\/jour. Si une crise migraineuse prolong\u00e9e et invalidante de plus de 72 heures (Status migr\u00e4nosus) ne peut pas \u00eatre suffisamment trait\u00e9e en ambulatoire avec des triptans, il existe des algorithmes plus r\u00e9cents avec une pharmacoth\u00e9rapie intensive avec administration de sumatriptan s.c., de m\u00e9toclopramide i.v. (Cave : effets secondaires extrapyramidaux) et de sulfate de magn\u00e9sium, entre autres, aux urgences [10].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-12729 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/tab3_np6_s26.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/836;height:456px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"836\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/tab3_np6_s26.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/tab3_np6_s26-800x608.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/tab3_np6_s26-120x90.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/tab3_np6_s26-90x68.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/tab3_np6_s26-320x243.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/tab3_np6_s26-560x426.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Une pharmacoth\u00e9rapie pr\u00e9ventive est indiqu\u00e9e \u00e0 partir d&#8217;une fr\u00e9quence de migraine de 3-4\u00d7\/mois, si le traitement aigu n&#8217;est pas efficace, en cas de c\u00e9phal\u00e9es de surconsommation m\u00e9dicamenteuse, en cas de crises prolong\u00e9es \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition et de risque de progression de la migraine <strong>(tab.&nbsp;3).<\/strong> Les guidelines am\u00e9ricaines les plus r\u00e9centes d\u00e9crivent cette indication de mani\u00e8re moins pr\u00e9cise avec &#8220;des c\u00e9phal\u00e9es fr\u00e9quentes ou\/et une restriction li\u00e9e \u00e0 la migraine&#8221; ainsi que M\u00fcKS [11].<\/p>\n<p>Les compl\u00e9ments alimentaires \u00e0 base de magn\u00e9sium ou\/et de vitamine B2 sont souvent utiles, en particulier chez les enfants et les adolescents, mais seulement apr\u00e8s (1&nbsp;\u00e0) 2 mois d&#8217;utilisation. En l&#8217;absence d&#8217;am\u00e9lioration significative (\u226450% de r\u00e9duction de la fr\u00e9quence des crises) d&#8217;une migraine fr\u00e9quente, d&#8217;autres m\u00e9dicaments tels que la flunarizine, les b\u00eatabloquants, l&#8217;amitryptiline et le topiramate doivent \u00eatre envisag\u00e9s en cas d&#8217;atteinte significative. Pour les deux derniers en particulier, la r\u00e9cente \u00e9tude CHAMP (Childhood and Adolescence-Migraine Prevention) a d\u00e9montr\u00e9, preuves \u00e0 l&#8217;appui, la m\u00eame efficacit\u00e9 que le placebo, mais avec davantage d&#8217;effets secondaires li\u00e9s aux m\u00e9dicaments. Les patients s\u00e9v\u00e8rement atteints (score PedMIDAS &gt;50) n&#8217;\u00e9tant pas impliqu\u00e9s dans cette \u00e9tude, l&#8217;amitryptiline et le topiramate peuvent n\u00e9anmoins \u00eatre utilis\u00e9s dans certains cas [12].<\/p>\n<p>En g\u00e9n\u00e9ral, la pharmacoth\u00e9rapie pr\u00e9ventive doit \u00eatre discut\u00e9e individuellement en tenant compte de la restriction li\u00e9e \u00e0 la migraine et du profil b\u00e9n\u00e9fice\/risque, en informant sur les effets secondaires possibles.  &nbsp;<\/p>\n<p>Si l&#8217;efficacit\u00e9 et la tol\u00e9rance sont prouv\u00e9es, la prophylaxie sera poursuivie pendant 6 \u00e0 12 mois au total (ou en fonction des restrictions individuelles), tout comme le respect continu des mesures de style de vie mentionn\u00e9es.<\/p>\n<h2 id=\"\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"-2\"><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-12730 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/abb1_np6_s24.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1034;height:564px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1034\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/abb1_np6_s24.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/abb1_np6_s24-800x752.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/abb1_np6_s24-120x113.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/abb1_np6_s24-90x85.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/abb1_np6_s24-320x301.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/abb1_np6_s24-560x526.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/h2>\n<h2 id=\"-3\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"progression-de-la-migraine\">Progression de la migraine<\/h2>\n<p>Il existe probablement un grand nombre de patients qui contr\u00f4lent bien une migraine rare en adoptant une position de repos et en prenant des analg\u00e9siques courants, et qui ne consultent jamais leur m\u00e9decin. Cependant, plus la fr\u00e9quence des migraines est \u00e9lev\u00e9e, plus le risque de migraine chronique augmente, tant chez l&#8217;adulte (5-8%) que chez l&#8217;adolescent (1-2%). C&#8217;est pourquoi il convient d&#8217;\u00eatre prudent d\u00e8s l&#8217;enfance\/l&#8217;adolescence avec une fr\u00e9quence de \u22651\u00d7\/semaine et d&#8217;envisager un traitement multimodal, car cela peut conduire \u00e0 une r\u00e9duction significative \u00e0 long terme [3]. Outre la fr\u00e9quence des c\u00e9phal\u00e9es, l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9, la d\u00e9pression et le M\u00fcKS peuvent \u00e9galement jouer un r\u00f4le en tant que facteurs de risque dans la progression de la migraine vers la migraine chronique (d\u00e9finition : &gt;15 jours de c\u00e9phal\u00e9es avec \u22658 jours de migraine\/mois) \u00e0 l&#8217;adolescence. D&#8217;apr\u00e8s mon exp\u00e9rience, il est possible que cela s&#8217;applique \u00e9galement au traitement insuffisant des crises, qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 \u00e0 l&#8217;\u00e2ge adulte, m\u00eame pour les enfants [13].<\/p>\n<p>Pour les adultes souffrant de migraines invalidantes sans efficacit\u00e9 des mesures pr\u00e9ventives habituelles, il existe depuis trois ans une prophylaxie sp\u00e9cifique de la migraine \u00e0 base d&#8217;anticorps monoclonaux CGRP (Calcitonin Gene Related Peptide) inject\u00e9s 1\u00d7\/mois par voie sous-cutan\u00e9e. Actuellement, l&#8217;erenumab en tant qu&#8217;anticorps du r\u00e9cepteur CGRP (<sup>Aimovig\u00ae<\/sup>) et le galcanezumab en tant qu&#8217;anticorps contre le peptide lui-m\u00eame (<sup>Emgality\u00ae<\/sup>) sont autoris\u00e9s en Suisse sous certaines conditions, et ont permis de r\u00e9duire significativement de moiti\u00e9 la fr\u00e9quence des migraines de \u22658-9 jours de migraine\/mois dans des \u00e9tudes r\u00e9centes, tout en \u00e9tant bien tol\u00e9r\u00e9s. Chez l&#8217;enfant et surtout l&#8217;adolescent, il n&#8217;existe pas encore de donn\u00e9es d&#8217;\u00e9tudes pour ce groupe de m\u00e9dicaments, et seules des recommandations de la soci\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine des c\u00e9phal\u00e9es pour une utilisation en cas de \u22658 jours de migraine\/mois avec une limitation nette (score PedMIDAS &gt;30) et deux mesures pharmacologiques pr\u00e9ventives jusqu&#8217;ici sans succ\u00e8s chez des adolescents post-pub\u00e8res et dans des cas isol\u00e9s \u00e9galement pr\u00e9-pub\u00e8res [14].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Ozge A, Sasmaz T, Cakmak SE, et al : Epidemiological-based childhood headache natural history study : After an interval of six years. Cephalalgia 30 : 703-712 ; International Headache Society 2010<\/li>\n<li>Dooley JM, Augustine HF, Brna PM, Digby AM : The prognosis of pediatric headaches&#8211;a 30-year follow-up study. Neurologie p\u00e9diatrique. 2014 juillet ; 51(1) : 85-87. doi : 10.1016\/j.pediatrneurol.2014.02.022. Epub 2014 Mar 5.<\/li>\n<li>Charles JA, Peterlin BL, Rapoport AM, et al : Favorable outcome of early treatment of new onset child and adolescent migraine-implications for disease modification. J Headache Pain 2009 ; 10 : 227-233.<\/li>\n<li>Lewis D, Ashwal S, Dahl G, et al : Practice Parameter : Evaluation des enfants et adolescents avec des c\u00e9phal\u00e9es r\u00e9currentes. Neurology 2002 ; 59 : 490-498.<\/li>\n<li>Kelly M, Strelzik J, Langdon R, Di Sabella M : C\u00e9phal\u00e9es p\u00e9diatriques : vue d&#8217;ensemble. Curr Opin Pediatr 2018, 30 : 748-754<\/li>\n<li>Comit\u00e9 de classification des c\u00e9phal\u00e9es de la Soci\u00e9t\u00e9 internationale des c\u00e9phal\u00e9es (IHS) The International Classification of Headache Disorders, 3rd edition. Cephalalgia 2018, 38(1) : 1-211.<\/li>\n<li>Ebinger F : Maux de t\u00eate. P\u00e9diatrie up2date 2011 ; 3 : 271-289.<\/li>\n<li>Langhagen T, Landgraf MN, Huppert D, et al. : Migraine vestibulaire chez les enfants et les adolescents. Curr Pain Headache Rep (2016) 20 : 67.<\/li>\n<li>Anttila P : Tension-type headache in childhood and adolescence. Lancet Neurol 2006 ; 5 : 268-274.<\/li>\n<li>Kacperski J, Kabbouche MA, O&#8217;Brien HL, Weberding JL : The optimal management of headaches in children and adolescents. Ther Adv Neurol Disord 2016 ; 9 : 53-68.<\/li>\n<li>Oskoui M, Pringsheim T, Billinghurst L, et al. : Practice guideline update summary : Pharmacologic treatment for pediatric migraine prevention. Rapport du sous-comit\u00e9 de d\u00e9veloppement, de diffusion et d&#8217;application des directives de l&#8217;Acad\u00e9mie am\u00e9ricaine de neurologie et de la Soci\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine des c\u00e9phal\u00e9es. Neurology ; 2019 ; 93 : 1-10.<\/li>\n<li>Powers SW, et al : Trial of Amitriptyline, Topiramate, and Placebo for Pediatric Migraine. N Engl J Med. 2017 janvier 12 ; 376 : 115-124.<\/li>\n<li>Buse DC, Greisman JD, Khosrow B, et al : Migraine Progression : A Systematic Review Headache 2018 ; 0 : 2-33.<\/li>\n<li>Szperka CL, et al. Recommandations sur l&#8217;utilisation des antibiogrammes monoclonaux anti-CGRP chez l&#8217;enfant et l&#8217;adolescent. C\u00e9phal\u00e9e 2018 ; 58:1658-1669.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2019 ; 17(6) : 24-27<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les maux de t\u00eate chez les enfants sont souvent sous-estim\u00e9s, mais ils sont fr\u00e9quents, avec une pr\u00e9valence de 79%. 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