{"id":335201,"date":"2019-12-05T01:00:00","date_gmt":"2019-12-05T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/le-syndrome-de-sezary\/"},"modified":"2019-12-05T01:00:00","modified_gmt":"2019-12-05T00:00:00","slug":"le-syndrome-de-sezary","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/le-syndrome-de-sezary\/","title":{"rendered":"Le syndrome de S\u00e9zary"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les sympt\u00f4mes non sp\u00e9cifiques au stade initial entra\u00eenent une nette latence diagnostique de ces lymphomes cutan\u00e9s primaires \u00e0 cellules T. Les sympt\u00f4mes peuvent \u00eatre tr\u00e8s variables d&#8217;une personne \u00e0 l&#8217;autre. La photoph\u00e9r\u00e8se extracorporelle et les nouvelles th\u00e9rapies cibl\u00e9es am\u00e9liorent de plus en plus le succ\u00e8s th\u00e9rapeutique du syndrome de S\u00e9zary.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Le syndrome de S\u00e9zary est une maladie agressive rare, souvent difficile \u00e0 diagnostiquer, appartenant au groupe des lymphomes cutan\u00e9s primaires \u00e0 cellules T (CTCL) [1,2]. Cette maladie fait partie des lymphomes non hodgkiniens extranodaux et se caract\u00e9rise par la triade \u00e9rythrodermie prurigineuse, lymphad\u00e9nopathie g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e et cellules T n\u00e9oplasiques \u00e0 noyaux c\u00e9r\u00e9briformes (cellules de S\u00e9zary) dans le sang, la peau et les ganglions lymphatiques [3,25]. Le syndrome de S\u00e9zary, dont l&#8217;incidence est de 0,1\/100 000, survient principalement entre 40 et 60 ans&nbsp;. Il s&#8217;agit d&#8217;une maladie rare qui se caract\u00e9rise par l&#8217;apparition d&#8217;une tumeur au cerveau. Les hommes et les Afro-Am\u00e9ricains sont plus souvent touch\u00e9s que les femmes et les Caucasiens [4,5].<\/p>\n<p>La d\u00e9finition du syndrome de S\u00e9zary par la Soci\u00e9t\u00e9 internationale des lymphomes cutan\u00e9s en collaboration avec l&#8217;Organisation mondiale de la sant\u00e9 inclut l&#8217;\u00e9rythrodermie comme sympt\u00f4me obligatoire accompagn\u00e9 d&#8217;au moins deux des manifestations suivantes :  &gt;1000 cellules de S\u00e9zary\/\u00b5L dans le sang p\u00e9riph\u00e9rique, anomalies immunoph\u00e9notypiques des cellules T Ratio CD4\/CD8 \u226510, cellules CD4+\/CD7- \u226530%, ou cellules CD4+\/CD26- \u2265 40  [25]La pr\u00e9sence d&#8217;une population de r\u00e9cepteurs de cellules T monoclonales (TZR) dans le sang ou de clones de cellules T chromosomiquement modifi\u00e9s [6]. Une \u00e9tude de cohorte r\u00e9trospective publi\u00e9e par Mangold et al. a toutefois montr\u00e9 que seuls 25,5% des patients pr\u00e9sentaient une \u00e9rythrodermie typique, qui touche &gt;80% de la surface corporelle, comme premi\u00e8re manifestation. Cependant, chez 86,3% des patients, l&#8217;\u00e9rythrodermie se d\u00e9veloppe au fil du temps et est pr\u00e9sente au plus tard au moment du diagnostic. La pr\u00e9sentation clinique initiale, souvent non sp\u00e9cifique, est donc responsable d&#8217;un retard diagnostique allant d&#8217;un mois \u00e0 32 ans (moyenne de 4,2 ans) <strong>(Fig.&nbsp;1)<\/strong> [7]. Parmi les autres sympt\u00f4mes du syndrome de S\u00e9zary figurent l&#8217;alop\u00e9cie, l&#8217;onychodystrophie, l&#8217;hyperk\u00e9ratose palmoplantaire ainsi que des d\u00e9mangeaisons massives, qui sont une source de grande souffrance pour les patients concern\u00e9s <strong>(fig.&nbsp;2).<\/strong> La perte de l&#8217;int\u00e9grit\u00e9 cutan\u00e9e s&#8217;accompagne d&#8217;un risque accru d&#8217;infection par la flore cutan\u00e9e r\u00e9sidente, comme le staphylocoque dor\u00e9. Les infiltrations cutan\u00e9es tumorales, associ\u00e9es \u00e0 des \u0153d\u00e8mes ainsi qu&#8217;\u00e0 une hypalbumin\u00e9mie, peuvent entra\u00eener une d\u00e9shydratation.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-9203\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/abb1_dp6_s15.png\" style=\"height:427px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"782\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/abb1_dp6_s15.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/abb1_dp6_s15-800x569.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/abb1_dp6_s15-120x85.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/abb1_dp6_s15-90x64.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/abb1_dp6_s15-320x227.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/abb1_dp6_s15-560x398.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9204 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/abb2_dp5_s22.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 922px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 922\/822;height:357px; width:400px\" width=\"922\" height=\"822\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"diagnostic\">Diagnostic<\/h2>\n<p>Comme pour de nombreuses maladies \u00e9rythrodermiques, l&#8217;absence de marqueurs diagnostiques clairs rend le diagnostic diff\u00e9rentiel du syndrome de S\u00e9zary difficile [3,8]. L&#8217;examen clinique indispensable comprend, outre un relev\u00e9 tr\u00e8s pr\u00e9cis de l&#8217;\u00e9tat cutan\u00e9, une palpation de toutes les r\u00e9gions ganglionnaires. L&#8217;outil d&#8217;\u00e9valuation pond\u00e9r\u00e9e de la peau modifi\u00e9e (Modified Skin Weighted Assessment Tool, mSWAT) est particuli\u00e8rement adapt\u00e9 pour mesurer et \u00e9valuer l&#8217;atteinte cutan\u00e9e [8,9]. Des biopsies multiples de l\u00e9sions cutan\u00e9es repr\u00e9sentatives sont examin\u00e9es par des m\u00e9thodes histopathologiques et immunohistochimiques [3]. L&#8217;histologie r\u00e9v\u00e8le des infiltrats monomorphes de cellules T atypiques, une \u00e9pidermotropie caract\u00e9ristique et des micro-abc\u00e8s de Pautrier &#8211; des amas intra-\u00e9pidermiques de cellules malignes [8]. Cependant, dans environ 40% des cas, les r\u00e9sultats histologiques ne sont pas clairs pour le diagnostic [10]. Le sang p\u00e9riph\u00e9rique est analys\u00e9 par cytom\u00e9trie de flux et par des techniques mol\u00e9culaires ou cytog\u00e9n\u00e9tiques afin de d\u00e9tecter la pr\u00e9sence d&#8217;une population anormale de lymphocytes T CD4+ et de lymphocytes T n\u00e9oplasiques morphologiquement anormaux (frottis sanguin). Ces cellules de S\u00e9zary (ou cellules de Lutzner) typiques sont caract\u00e9ris\u00e9es par une morphologie ultrastructurale avec un noyau c\u00e9r\u00e9briforme.  <strong>(Fig.3).<\/strong>  Ils expriment non seulement les r\u00e9cepteurs de chimiokines CCR7 et CCR4, mais pr\u00e9sentent \u00e9galement une expression accrue de la L-s\u00e9lectine et un d\u00e9ficit caract\u00e9ristique des antig\u00e8nes de surface CD7 et CD26.  <strong>(ill.4)<\/strong> [3,11].&nbsp;La mise en \u00e9vidence d&#8217;une clonalit\u00e9 du r\u00e9cepteur des cellules T a une grande valeur diagnostique  [12]. La norme est la d\u00e9tection mol\u00e9culaire par r\u00e9action en cha\u00eene par polym\u00e9rase [13]. Les analyses par cytom\u00e9trie de flux de l&#8217;antig\u00e8ne du r\u00e9cepteur des cellules T V\u03b2 sont utilis\u00e9es en routine dans les centres universitaires sp\u00e9cialis\u00e9s [12].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9205 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/abb3_dp5_s22.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 900px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 900\/1013;height:450px; width:400px\" width=\"900\" height=\"1013\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Des analyses r\u00e9centes ont montr\u00e9 une expression accrue de l&#8217;antig\u00e8ne de surface CD164 dans le nombre total de cellules T CD4+ chez les patients atteints du syndrome de S\u00e9zary. Ce marqueur pourrait donc devenir \u00e0 l&#8217;avenir un param\u00e8tre diagnostique prometteur et une cible th\u00e9rapeutique potentielle [14,15]. D&#8217;autres nouveaux biomarqueurs sanguins et cutan\u00e9s, notamment PD-1 (CD279) et KIR3DL2 (CD158k), peuvent faciliter la distinction entre le syndrome de S\u00e9zary et les dermatoses inflammatoires \u00e9rythrodermiques [25].<\/p>\n<h2 id=\"\">&nbsp;<\/h2>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9206 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/abb4_dp6_s17.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/906;height:494px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"906\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<h2 id=\"-2\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"staging-et-pronostic\">Staging et pronostic<\/h2>\n<p>La classification TNM internationalement reconnue est utilis\u00e9e pour le staging des tumeurs CTCL<strong> (tab.&nbsp;1).<\/strong> Celle-ci comprend, outre l&#8217;atteinte cutan\u00e9e &#8211; tumeur primaire (T), atteinte ganglionnaire (N) et m\u00e9tastases \u00e0 distance (M) &#8211; la d\u00e9tection de cellules de S\u00e9zary dans le sang p\u00e9riph\u00e9rique (B) et est donc appel\u00e9e classification TNMB <strong>(tab.&nbsp;1).<\/strong> Cette classification sert de base \u00e0 la r\u00e9partition des stades <strong>(tab.&nbsp;2).<\/strong> Le syndrome de S\u00e9zary, avec son implication sanguine obligatoire, correspond donc toujours au stade IV [16]. En cons\u00e9quence, la maladie pr\u00e9sente un mauvais pronostic avec un taux de survie moyen de &lt;3 ans. Outre la participation du sang p\u00e9riph\u00e9rique, d&#8217;autres facteurs pronostiques n\u00e9gatifs ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s : des ph\u00e9notypes atypiques ainsi que la perte caract\u00e9ristique des caract\u00e9ristiques de surface CD7 et CD26 [17].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9207 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/tab1_dp6_s16_0.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/2403;height:1311px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"2403\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/tab1_dp6_s16_0.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/tab1_dp6_s16_0-800x1748.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/tab1_dp6_s16_0-120x262.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/tab1_dp6_s16_0-90x197.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/tab1_dp6_s16_0-320x699.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/tab1_dp6_s16_0-560x1223.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les examens d&#8217;imagerie tels que le scanner corps entier et l&#8217;\u00e9chographie des ganglions lymphatiques dans le cadre du staging initial de la tumeur sont recommand\u00e9s pour tous les patients \u00e0 partir du stade T2 [8,20]. Un PET-CT ainsi qu&#8217;une biopsie des ganglions lymphatiques doivent \u00eatre effectu\u00e9s chez les patients chez lesquels une lymphad\u00e9nopathie et\/ou une extension syst\u00e9mique sont suspect\u00e9es [8,16]. Une biopsie de la moelle osseuse doit \u00eatre effectu\u00e9e chez les patients pr\u00e9sentant des anomalies h\u00e9matologiques. Un diagnostic \u00e9largi ainsi que des biopsies d&#8217;organes visc\u00e9raux peuvent \u00eatre envisag\u00e9s en cas de suspicion d&#8217;une atteinte extracutan\u00e9e [8]. Les patients atteints du syndrome de S\u00e9zary doivent \u00eatre pris en charge de mani\u00e8re optimale par une \u00e9quipe multidisciplinaire compos\u00e9e de dermatologues, d&#8217;oncologues, de dermatopathologues et de radiologues, tant sur le plan diagnostique que th\u00e9rapeutique [16].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-9208 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/12\/tab2_dp6_s16.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 878px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 878\/929;height:423px; width:400px\" width=\"878\" height=\"929\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"etiologie\">\u00c9tiologie<\/h2>\n<p>Bien que la cause de cette maladie complexe ne soit pas encore totalement comprise \u00e0 ce jour, on peut supposer que la physiopathologie du syndrome de S\u00e9zary s&#8217;explique d&#8217;une part par un dysfonctionnement immunitaire et d&#8217;autre part par des modifications \u00e9pig\u00e9n\u00e9tiques [21]. Jusqu&#8217;\u00e0 r\u00e9cemment, on pensait que le caryotype du syndrome de S\u00e9zary \u00e9tait caract\u00e9ris\u00e9 par des d\u00e9l\u00e9tions concernant les chromosomes 10q et 17p et par des insertions des chromosomes 8q, 10p et 17q [8]. Une \u00e9tude men\u00e9e par Izykowska et al. montre que les alt\u00e9rations malignes se situent cependant \u00e0 des niveaux g\u00e9n\u00e9tiques tr\u00e8s diff\u00e9rents [21,22].&nbsp;Comme dans la plupart des CTCL leuc\u00e9miques, il existe dans le syndrome de S\u00e9zary une r\u00e9ponse immunitaire \u00e0 pr\u00e9dominance Th2 [23]. Les cytokines de type Th2 s\u00e9cr\u00e9t\u00e9es en grande quantit\u00e9, l&#8217;interleukine 4 (IL-4), l&#8217;IL-5, l&#8217;IL-13, l&#8217;IL-21 et l&#8217;IL-31, suppriment la r\u00e9ponse immunitaire m\u00e9di\u00e9e par Th1 et servent \u00e9galement de cible pharmacologique [3,21].<\/p>\n<h2 id=\"diagnostic-differentiel\">Diagnostic diff\u00e9rentiel<\/h2>\n<p>Le diagnostic diff\u00e9rentiel entre le syndrome de S\u00e9zary et le mycosis fongo\u00efde (MF), le plus fr\u00e9quent de tous les CTCL, est particuli\u00e8rement difficile \u00e0 \u00e9tablir. Sur le plan clinique et diagnostique, les deux maladies pr\u00e9sentent de nombreuses similitudes. Campbell et al. ont cependant pu montrer que le syndrome de S\u00e9zary et la MF proviennent de sous-groupes fonctionnels de lymphocytes T diff\u00e9rents et qu&#8217;ils doivent donc \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme des lymphomes distincts [3,24]. Alors que l&#8217;implication sanguine est inexistante ou minime dans la MF, elle repr\u00e9sente un \u00e9l\u00e9ment essentiel dans le syndrome de S\u00e9zary [7]. Parmi les autres diagnostics diff\u00e9rentiels non n\u00e9oplasiques du syndrome de S\u00e9zary figurent l&#8217;\u00e9rythrodermie psoriasique, la dermatite atopique ou d&#8217;autres formes de dermatite, le pytiriasis rubra pilaire, les r\u00e9actions m\u00e9dicamenteuses et l&#8217;\u00e9rythrodermie idiopathique. La distinction entre le syndrome de S\u00e9zary au stade pr\u00e9coce et les dermatoses inflammatoires \u00e9rythrodermiques peut constituer un d\u00e9fi.<\/p>\n<h2 id=\"therapie\">Th\u00e9rapie<\/h2>\n<p>Le traitement du syndrome de S\u00e9zary, qui ne permet toujours pas d&#8217;obtenir une gu\u00e9rison compl\u00e8te, d\u00e9pend principalement de l&#8217;\u00e9tendue de la maladie, de son impact sur la qualit\u00e9 de vie, des facteurs pronostiques ainsi que de l&#8217;\u00e2ge du patient et des comorbidit\u00e9s [16]. Selon la derni\u00e8re mise \u00e0 jour du JDDG sur le traitement du syndrome de S\u00e9zary, la photoph\u00e9r\u00e8se extracorporelle (PCE), qui pr\u00e9sente peu d&#8217;effets secondaires, fait partie des mesures th\u00e9rapeutiques de premier choix. La PEC peut \u00eatre utilis\u00e9e en monoth\u00e9rapie ou en combinaison avec des corticost\u00e9ro\u00efdes topiques, la phototh\u00e9rapie par psoral\u00e8nes avec UV-A (PUVA), ou par voie syst\u00e9mique avec l&#8217;interf\u00e9ron alpha (INF-\u03b1) ou le bexarot\u00e8ne [19,26].<\/p>\n<p>Comme traitement de seconde ligne, on recommande de faibles doses de m\u00e9thotrexate, un antagoniste de l&#8217;acide folique, des r\u00e9tino\u00efdes administr\u00e9s par voie syst\u00e9mique (bexarot\u00e8ne ; tous deux \u00e9galement combin\u00e9s \u00e0 la PUVA et \u00e0 l&#8217;ECP), le chlorambucil, un cytostatique, en combinaison avec un glucocortico\u00efde \u00e0 faible dose, ainsi que l&#8217;irradiation \u00e9lectronique de la peau enti\u00e8re [19,20,26]. Dans les stades avanc\u00e9s du syndrome de S\u00e9zary, la monochimioth\u00e9rapie par gemcitabine ou doxorubicine liposomale p\u00e9gyl\u00e9e fait partie des traitements de deuxi\u00e8me intention.<br \/>\nCes derni\u00e8res ann\u00e9es, le succ\u00e8s th\u00e9rapeutique s&#8217;est progressivement am\u00e9lior\u00e9 gr\u00e2ce aux th\u00e9rapies cibl\u00e9es contre le cancer (&#8220;targeted therapy&#8221;). L&#8217;alemtuzumab, un anticorps monoclonal humanis\u00e9 anti-CD52, a \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9 dans une \u00e9tude de phase II sur 22 patients atteints de MF\/SS avanc\u00e9e, avec des taux de r\u00e9ponse de 55% [27].<\/p>\n<p>En raison du risque significativement accru de complications infectieuses, une administration sous-cutan\u00e9e du m\u00e9dicament \u00e0 faible dose a \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9e dans une cohorte de 14 patients atteints de SS&nbsp; r\u00e9fractaire, avec des taux de r\u00e9ponse sup\u00e9rieurs \u00e0 80% [28]. Le conjugu\u00e9 anticorps-m\u00e9dicament brentuximab vedotin n&#8217;est pas encore autoris\u00e9 pour le syndrome de S\u00e9zary, mais il peut \u00e9ventuellement \u00eatre utilis\u00e9 hors indication dans les variantes CD30+ du syndrome de S\u00e9zary. Le pralatrexate, un antagoniste de l&#8217;acide folique, est autoris\u00e9 pour le lymphome p\u00e9riph\u00e9rique \u00e0 cellules T. Il s&#8217;agit d&#8217;un traitement de premi\u00e8re intention pour les patients atteints de lymphome \u00e0 cellules T. Une \u00e9tude clinique randomis\u00e9e de phase III comparant le mogamulizumab, un anticorps monoclonal CCR4, au vorinostat (MAVORIC) a montr\u00e9 une am\u00e9lioration significative de la survie sans progression chez les patients MF \/ SS randomis\u00e9s pour recevoir le mogamulizumab. Chez les patients atteints du syndrome de S\u00e9zary, la r\u00e9ponse g\u00e9n\u00e9rale \u00e9tait la plus \u00e9lev\u00e9e (37%) [29].<\/p>\n<p>Plusieurs inhibiteurs de l&#8217;histone d\u00e9ac\u00e9tylase (HDAC), qui interviennent dans la r\u00e9gulation \u00e9pig\u00e9n\u00e9tique de la transcription, sont d\u00e9j\u00e0 autoris\u00e9s hors d&#8217;Europe pour le traitement du syndrome de S\u00e9zary [20]. En Europe, le resminostat, un inhibiteur de l&#8217;HDAC, est actuellement test\u00e9 dans le cadre d&#8217;essais cliniques contre placebo en tant que traitement d&#8217;entretien pour les patients atteints de SS et MF avanc\u00e9s. Les inhibiteurs de points de contr\u00f4le immunitaires anti-PD1 et anti-CTLA4 sont aujourd&#8217;hui approuv\u00e9s pour le traitement des tumeurs solides multiples, y compris le m\u00e9lanome. Les donn\u00e9es pr\u00e9liminaires d&#8217;une \u00e9tude de phase II sur le pembrolizumab (anticorps monoclonal anti-PD1) dans la MF et la SS r\u00e9cidivantes\/r\u00e9fractaires semblent prometteuses avec un taux de r\u00e9ponse de 33%, y compris chez les patients pr\u00e9sentant une maladie avanc\u00e9e [30].<\/p>\n<p>La seule option de traitement ayant un potentiel curatif est actuellement la greffe de cellules souches allog\u00e9niques. Bien que des r\u00e9missions \u00e0 long terme puissent \u00eatre observ\u00e9es sous ce traitement, il ne faut pas sous-estimer l&#8217;augmentation de la mortalit\u00e9 et de la morbidit\u00e9 associ\u00e9es \u00e0 la transplantation [16,20]. Malgr\u00e9 tous les progr\u00e8s scientifiques, le traitement du syndrome de S\u00e9zary, hormis la greffe de cellules souches, reste \u00e0 ce jour palliatif.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 le mauvais pronostic actuel de cette maladie, on peut esp\u00e9rer que les d\u00e9couvertes r\u00e9centes concernant le syndrome de S\u00e9zary en tant que pathologie \u00e0 part enti\u00e8re et les progr\u00e8s diagnostiques et th\u00e9rapeutiques qui en d\u00e9coulent permettront d&#8217;am\u00e9liorer les chances de gu\u00e9rison et la qualit\u00e9 de vie des personnes touch\u00e9es.<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>Seuls 25,5% des patients atteints du syndrome de S\u00e9zary pr\u00e9sentent une \u00e9rythrodermie classique comme premi\u00e8re manifestation.<\/li>\n<li>L&#8217;implication sanguine constitue un \u00e9l\u00e9ment essentiel du syndrome de S\u00e9zary et le distingue des autres lymphomes cutan\u00e9s primaires.<\/li>\n<li>Les sympt\u00f4mes non sp\u00e9cifiques de la maladie aux stades initiaux entra\u00eenent une latence diagnostique \u00e9vidente.<\/li>\n<li>La photoph\u00e9r\u00e8se extracorporelle et les nouvelles th\u00e9rapies cibl\u00e9es (par ex. au moyen d&#8217;anticorps monoclonaux humanis\u00e9s) am\u00e9liorent de plus en plus le succ\u00e8s th\u00e9rapeutique du syndrome de S\u00e9zary.<\/li>\n<li>La transplantation de cellules souches allog\u00e9niques est actuellement la seule option de traitement ayant un potentiel curatif.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Swerdlow SH, Campo E, et al : The 2016 revision of the World Health Organization classification of lymphoid neoplasms. Blood 2016 ; 127(20) : 2375-2390.<\/li>\n<li>Scarisbrick JJ, Prince HM, et al : Cutaneous Lymphoma International Consortium Study of Outcome in Advanced Stages of Mycosis Fungoides and S\u00e9zary Syndrome : Effect of Specific Prognostic Markers on Survival and Development of a Prognostic Model. J Clin Oncol 2015 ; 33(32) : 3766-3773.<\/li>\n<li>Saulite I, Hoetzenecker W, et al : Syndrome de S\u00e9zary et dermatite atopique : Comparaison des aspects immunologiques et des cibles. Biomed Res Int 2016 ; article id : 9717530.<\/li>\n<li>Bradford PT, SS D, et al : Cutaneous lymphoma incidence patterns in the United States : a population-based study of 3884 cas. Blood 2009 ; 113(21) : 5064-5073.<\/li>\n<li>Wilson LD, Hinds G, Yu JB : Age, race, sexe, stade, et incidence du lymphome cutan\u00e9. 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Arch Dermatol 2002 ; 138(1) : 42-48.<\/li>\n<li>Trotter MJ, Whittaker SJ, Orchard GE, Smith NP : histopathologie cutan\u00e9e du syndrome de S\u00e9zary : une \u00e9tude de 41 cas avec un clone de cellules T circulantes prouv\u00e9. J Cutan Pathol 1997 ; 24(5) : 286-291.<\/li>\n<li>Boonk SE, Zoutman WH, et al. : \u00c9valuation des biomarqueurs immunoph\u00e9notypiques et mol\u00e9culaires du syndrome de S\u00e9zary \u00e0 l&#8217;aide de proc\u00e9dures op\u00e9rationnelles standard : A Multicenter Study of 59 Patients. J Invest Dermatol 2016 ; 136(7) : 1364-1372.<\/li>\n<li>Gibson JF, Huang J et al : Lymphome cutan\u00e9 \u00e0 cellules T (CTCL) : pratiques actuelles en mati\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation sanguine et l&#8217;utilit\u00e9 de la restriction de la cha\u00eene Vbeta du r\u00e9cepteur des cellules T (TCR). J Am Acad Dermatol 2016 ; 74(5) : 870-877.<\/li>\n<li>Lukowsky A, Muche JM et al : Evaluation of T-cell clonality in archive skin biopsy samples of cutaneous T-cell lymphoma using the biomed-2 PCR protocol. Diagn Mol Pathol 2010 ; 19(2) : 70-77.<\/li>\n<li>Guenova E, Ignatova D et al. : Expression de CD164 sur les cellules T malignes dans le syndrome de S\u00e9zary. Acta Derm Venereol 2016 ; 96(4) : 464-467.<\/li>\n<li>Benoit BM, Jariwala N, et al : CD164 identifie les cellules T CD4+ hautement exprimantes des g\u00e8nes associ\u00e9s \u00e0 la malignit\u00e9 dans le syndrome de S\u00e9zary : les g\u00e8nes de signature de S\u00e9zary, FCRL3, Tox, et miR-214. Arch Dermatol Res 2017 ; 309(1) : 11-19.<\/li>\n<li>Jawed SI, Myskowski PL, et al. : Lymphome cutan\u00e9 primaire \u00e0 cellules T (mycosis fongo\u00efde et syndrome de S\u00e9zary) : partie II. Prognosis, management, and future directions. 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Blood. 2003;101 : 4267-4272.<\/li>\n<li>Bernengo MG, Quaglino P, Comessatti A, et al. : Low-dose intermittent alemtuzumab in the treatment of Sezary syndrome : clinical and immunologic findings in 14 patients. Haematologica 2007 ; 92 : 784-794.<\/li>\n<li>Kim YH, et al : Mogamulizumab vs vorinostat dans le lymphome cutan\u00e9 \u00e0 cellules T pr\u00e9c\u00e9demment trait\u00e9 (MAVORIC) : un essai international, en ouvert, randomis\u00e9, contr\u00f4l\u00e9 de phase 3. Lancet Oncol. 2018;19 : 1192-1204).<\/li>\n<li>Phillips T, Devata S, Wilcox RA : Challenges and opportunities for checkpoint blockade in T-cell lymphoproliferative disorders. J Immunother Cancer 2016 ; 4 : 95.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>DERMATOLOGIE PRATIQUE 2019 ; 29(6) : 14-18<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les sympt\u00f4mes non sp\u00e9cifiques au stade initial entra\u00eenent une nette latence diagnostique de ces lymphomes cutan\u00e9s primaires \u00e0 cellules T. 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