{"id":335515,"date":"2019-10-28T11:25:23","date_gmt":"2019-10-28T10:25:23","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/therapie-de-pointe\/"},"modified":"2019-10-28T11:25:23","modified_gmt":"2019-10-28T10:25:23","slug":"therapie-de-pointe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/therapie-de-pointe\/","title":{"rendered":"Th\u00e9rapie de pointe"},"content":{"rendered":"<p><strong>Gr\u00e2ce aux techniques d&#8217;imagerie modernes, les cancers de la thyro\u00efde peuvent aujourd&#8217;hui \u00eatre bien diagnostiqu\u00e9s et ont souvent un bon pronostic. La stratification du risque postop\u00e9ratoire devrait toutefois avoir lieu dans un centre disposant d&#8217;un conseil thyro\u00efdien d\u00e9di\u00e9.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Les techniques d&#8217;imagerie modernes permettent de diagnostiquer de plus en plus fr\u00e9quemment les nodules thyro\u00efdiens. La plupart de ces nodules sont b\u00e9nins. Un traitement et une analyse pr\u00e9cis sont donc indispensables pour \u00e9viter des interventions chirurgicales inutiles. En cas de nodules thyro\u00efdiens suspects, la biopsie \u00e0 l&#8217;aiguille fine et le traitement cytologique constituent l&#8217;\u00e9talon-or pour \u00e9tablir le diagnostic. Si un carcinome de la thyro\u00efde est confirm\u00e9 par la cytologie ou l&#8217;histologie, il est recommand\u00e9, compte tenu de la complexit\u00e9 croissante des options th\u00e9rapeutiques, de discuter des r\u00e9sultats dans le cadre d&#8217;un conseil interdisciplinaire de la thyro\u00efde. Un consensus permet alors de d\u00e9terminer le traitement et le suivi optimaux pour le patient. Cet article donne un aper\u00e7u du diagnostic et du traitement des cancers de la thyro\u00efde. L&#8217;accent est mis ici sur la th\u00e9rapie. Les directives internationales actuelles servent de base.<\/p>\n<h2 id=\"epidemiologie\">\u00c9pid\u00e9miologie<\/h2>\n<p>Le carcinome de la thyro\u00efde est une tumeur rare \u00e0 faible potentiel de malignit\u00e9. Il s&#8217;agit de la tumeur endocrinienne la plus fr\u00e9quente. En Suisse, environ 770 nouveaux cas sont recens\u00e9s chaque ann\u00e9e, ce qui repr\u00e9sente 1,9% de tous les carcinomes. Les femmes sont plus souvent touch\u00e9es que les hommes dans un rapport de 2,5:1 [3].<\/p>\n<p>La mortalit\u00e9 du carcinome thyro\u00efdien est d&#8217;environ 0,4% de toutes les tumeurs malignes. Les cancers papillaires et folliculaires de la thyro\u00efde, lorsqu&#8217;ils sont trait\u00e9s de mani\u00e8re optimale, ont un taux de survie global \u00e0 5 ans de pr\u00e8s de 100% et 97% respectivement. Cependant, certains sous-types histologiques pr\u00e9sentent un pronostic nettement moins bon, avec une mortalit\u00e9 \u00e0 10 ans de 10 \u00e0 40%. Pour les cancers m\u00e9dullaires de la thyro\u00efde, le taux de survie global \u00e0 5 ans est de 90%. En cas de m\u00e9tastases, le pronostic est moins bon. Contrairement aux cancers diff\u00e9renci\u00e9s de la thyro\u00efde, le pronostic des cancers anaplasiques ou indiff\u00e9renci\u00e9s de la thyro\u00efde est extr\u00eamement mauvais, avec un taux de survie global \u00e0 5 ans de 7% [1].<\/p>\n<p>Le carcinome papillaire de la thyro\u00efde est le carcinome le plus fr\u00e9quent de la thyro\u00efde, avec une fr\u00e9quence de 60 \u00e0 80%, suivi du carcinome folliculaire, m\u00e9dullaire et anaplasique\/indiff\u00e9renci\u00e9 de la thyro\u00efde. Ce dernier est rare et repr\u00e9sente moins de 2% de tous les cancers de la thyro\u00efde.<\/p>\n<p>L&#8217;incidence du carcinome papillaire de la thyro\u00efde est en augmentation pour les petits carcinomes papillaires &lt;2&nbsp;cm, mais l&#8217;incidence et la mortalit\u00e9 sont constantes pour les plus grands. Cela peut s&#8217;expliquer par un diagnostic plus fr\u00e9quent de nodules thyro\u00efdiens non manifest\u00e9s cliniquement. La pr\u00e9valence des nodules thyro\u00efdiens qui ne se manifestent pas cliniquement augmente avec l&#8217;\u00e2ge de la population. Dans les \u00e9tudes de d\u00e9pistage, la pr\u00e9valence des nodules thyro\u00efdiens d\u00e9passe 50% chez les patientes de plus de 60 ans [6].<\/p>\n<h2 id=\"diagnostic\">Diagnostic<\/h2>\n<p><strong>Examen clinique : <\/strong>en cas de suspicion de nodule thyro\u00efdien, il est recommand\u00e9 de proc\u00e9der \u00e0 un bref examen clinique des parties molles du cou. Les nodules thyro\u00efdiens de plus de 1,5&nbsp;cm sont g\u00e9n\u00e9ralement faciles \u00e0 palper. Le diagnostic clinique comprend \u00e9galement le statut des ganglions lymphatiques. Les ganglions lymphatiques non d\u00e9plac\u00e9s, ipsilat\u00e9raux et localis\u00e9s dans les r\u00e9gions inf\u00e9rieures du cou sont suspects. Un enrouement r\u00e9cemment apparu peut \u00e9galement \u00eatre un signe de malignit\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Diagnostic de laboratoire : <\/strong>lors de l&#8217;\u00e9valuation de la malignit\u00e9 des nodules thyro\u00efdiens, le statut hormonal thyro\u00efdien ne joue qu&#8217;un r\u00f4le secondaire, car les valeurs ne permettent pas de d\u00e9terminer la b\u00e9nignit\u00e9 ou la malignit\u00e9 d&#8217;un nodule. En postop\u00e9ratoire, la thyroglobuline est un excellent param\u00e8tre d&#8217;\u00e9volution tumorale dans les cancers de la thyro\u00efde. Cependant, la thyroglobuline non sp\u00e9cifique n&#8217;est pas appropri\u00e9e pour \u00e9tablir un diagnostic. Il en va tout autrement de la calcitonine s\u00e9rique en tant que param\u00e8tre tumoral pour le carcinome m\u00e9dullaire de la thyro\u00efde. Dans certains centres, le dosage de la calcitonine s\u00e9rique est donc syst\u00e9matiquement effectu\u00e9 lors de l&#8217;examen des nodules thyro\u00efdiens.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-12607\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/abb2_oh5_s7.jpg\" style=\"height:289px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"530\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/abb2_oh5_s7.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/abb2_oh5_s7-800x385.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/abb2_oh5_s7-120x58.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/abb2_oh5_s7-90x43.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/abb2_oh5_s7-320x154.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/abb2_oh5_s7-560x270.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>L&#8217;imagerie m\u00e9dicale : <\/strong>L&#8217;\u00e9chographie est la premi\u00e8re m\u00e9thode d&#8217;examen utilis\u00e9e pour d\u00e9terminer la pr\u00e9sence d&#8217;une masse dans le cou. Celui-ci permet une \u00e9valuation \u00e0 haute r\u00e9solution des nodules thyro\u00efdiens et un diagnostic de localisation tr\u00e8s pr\u00e9cis. Pour \u00e9valuer les nodules thyro\u00efdiens examin\u00e9s par \u00e9chographie, il est conseill\u00e9 d&#8217;utiliser un syst\u00e8me de classification. L&#8217;objectif d&#8217;un tel syst\u00e8me de classification est de fournir une gradation quantitative des nodules thyro\u00efdiens avec les recommandations qui en d\u00e9coulent, une nomenclature standardis\u00e9e et un rapport standardis\u00e9. Sous nos latitudes, le syst\u00e8me am\u00e9ricain [7] ou europ\u00e9en [5] TI-RADS (Thyroid Imaging-Reporting and Database System) est souvent utilis\u00e9<strong> (Fig. 2, Tab. 1<\/strong> [5]).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-12608 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/tab1_oh5_s7.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/682;height:372px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"682\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/tab1_oh5_s7.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/tab1_oh5_s7-800x496.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/tab1_oh5_s7-120x74.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/tab1_oh5_s7-90x56.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/tab1_oh5_s7-320x198.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/tab1_oh5_s7-560x347.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En plus de la thyro\u00efde, les ganglions lymphatiques cervicaux et les autres parties molles du cou doivent toujours \u00eatre \u00e9valu\u00e9s par \u00e9chographie. Dans une certaine mesure, les parties molles du cou peuvent \u00e9galement \u00eatre \u00e9valu\u00e9es en termes d&#8217;infiltration dans le cas de cancers de la thyro\u00efde \u00e0 croissance infiltrante.<\/p>\n<p>Le scanner et l&#8217;IRM n&#8217;ont qu&#8217;une place limit\u00e9e dans le diagnostic primaire des nodules thyro\u00efdiens. Si l&#8217;\u00e9chographie atteint ses limites physiques, l&#8217;\u00e9valuation de la position anatomique des grandes glandes thyro\u00efdes s&#8217;\u00e9tendant jusqu&#8217;au m\u00e9diastin et \u00e0 la r\u00e9trotrach\u00e9e peut \u00eatre mieux \u00e9valu\u00e9e qu&#8217;avec l&#8217;\u00e9chographie. Les nodules thyro\u00efdiens avides de FDG d\u00e9couverts par hasard au PET-CT doivent \u00eatre ponctionn\u00e9s. Le potentiel de malignit\u00e9 de tels nodules est d&#8217;environ 14-56% [6] <strong>(Fig.&nbsp;1).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-12609 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/abb1_oh5_s6_0.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 882px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 882\/855;height:388px; width:400px\" width=\"882\" height=\"855\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/abb1_oh5_s6_0.jpg 882w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/abb1_oh5_s6_0-800x776.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/abb1_oh5_s6_0-120x116.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/abb1_oh5_s6_0-90x87.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/abb1_oh5_s6_0-320x310.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/abb1_oh5_s6_0-560x543.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 882px) 100vw, 882px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Ponction \u00e0 l&#8217;aiguille fine (FNP) et diagnostic cytologique :<\/strong> La ponction \u00e0 l&#8217;aiguille fine est tr\u00e8s importante pour le diagnostic et la d\u00e9termination de la proc\u00e9dure \u00e0 suivre. Les cellules trait\u00e9es sont \u00e9valu\u00e9es soit selon une classification am\u00e9ricaine \u00e0 6 niveaux (classification de Bethesda), soit selon une classification britannique \u00e0 5 niveaux (classification de Thy). A partir d&#8217;un r\u00e9sultat Thy3, un carcinome n&#8217;est plus exclu. Le risque de carcinome est ici de 15-40%, de 60-70% pour une Thy4 et de 97-100% pour une Thy5.<\/p>\n<p>Diff\u00e9rentes mutations et translocalisations sont aujourd&#8217;hui utilis\u00e9es dans le diagnostic des cancers de la thyro\u00efde et prendront de plus en plus d&#8217;importance \u00e0 l&#8217;avenir. Les mutations les plus importantes actuellement sont RAS, B-RAF et hTERT. En fonction de la taille de la l\u00e9sion focale et du diagnostic cytologique, on proc\u00e8de \u00e0 une stratification du risque en mati\u00e8re de traitement et de suivi.<\/p>\n<h2 id=\"traitement-des-cancers-de-la-thyroide\">Traitement des cancers de la thyro\u00efde<\/h2>\n<p><strong>Chirurgie : <\/strong>le traitement primaire du carcinome thyro\u00efdien est la chirurgie. Si, apr\u00e8s le traitement histologique, la tumeur est compl\u00e8tement retir\u00e9e, le patient est consid\u00e9r\u00e9 comme gu\u00e9ri. C&#8217;est le cas lorsque la tumeur mesure moins de 2,0&nbsp;cm sur la pr\u00e9paration pathologique apr\u00e8s une h\u00e9mi- ou une thyro\u00efdectomie totale, qu&#8217;elle a \u00e9t\u00e9 enti\u00e8rement retir\u00e9e et qu&#8217;elle pr\u00e9sente une diff\u00e9renciation classique.<\/p>\n<p>Dans tous les autres cas, une thyro\u00efdectomie totale sous monitoring des r\u00e9currents est indiqu\u00e9e, compl\u00e9t\u00e9e, en fonction du statut des ganglions lymphatiques, par une dissection ipsilat\u00e9rale du cou, g\u00e9n\u00e9ralement de niveau III-IV et de niveau VI. Les risques per- et postop\u00e9ratoires sont faibles pour les chirurgiens exp\u00e9riment\u00e9s ; les principaux risques sont l&#8217;hypoparathyro\u00efdie non r\u00e9versible et la l\u00e9sion du nerf laryng\u00e9. En fonction de l&#8217;histologie, du statut TNM et, de plus en plus, des analyses g\u00e9n\u00e9tiques, le traitement et le suivi postop\u00e9ratoires appropri\u00e9s sont d\u00e9termin\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>Ablation \u00e0 l&#8217;iode radioactif : <\/strong>l&#8217;ATA [2] (American Thyroid Association) et l&#8217;ETA [4] (European Thyroid Association) ont toutes deux \u00e9labor\u00e9 des directives concernant les indications d&#8217;un traitement \u00e0 l&#8217;iode radioactif postop\u00e9ratoire. En fonction de l&#8217;histologie, de la taille de la tumeur primaire, de la multifocalit\u00e9, du nombre\/de la taille des ganglions lymphatiques et de la g\u00e9n\u00e9tique, les patients sont class\u00e9s en &#8220;risque faible&#8221;, &#8220;risque interm\u00e9diaire&#8221; ou &#8220;risque \u00e9lev\u00e9&#8221; pour l&#8217;ATA et en &#8220;tr\u00e8s faible&#8221;, &#8220;faible&#8221; et &#8220;risque \u00e9lev\u00e9&#8221; pour l&#8217;ETA. Un consensus existe pour les patients &#8220;very low&#8221; et &#8220;low risk&#8221;, o\u00f9 le risque g\u00e9n\u00e9ral de r\u00e9cidive dans les 10 ans est inf\u00e9rieur \u00e0 3%, avec ou sans ablation de l&#8217;iode radioactif. Il existe \u00e9galement un consensus sur les patients &#8220;\u00e0 haut risque&#8221;, pour lesquels une radioth\u00e9rapie par iode r\u00e9duit consid\u00e9rablement le risque de r\u00e9cidive \u00e0 10 ans. Le grand d\u00e9saccord concerne les patients &#8220;\u00e0 risque interm\u00e9diaire&#8221;. L&#8217;ATA ne propose l&#8217;ablation de l&#8217;iode radioactif que pour des patients s\u00e9lectionn\u00e9s, alors que les directives europ\u00e9ennes ne mentionnent pas les patients &#8220;\u00e0 risque interm\u00e9diaire&#8221; et recommandent une proc\u00e9dure globalement plus agressive. Cette stratification du risque permet de poser l&#8217;indication d&#8217;une \u00e9ventuelle ablation compl\u00e9mentaire de l&#8217;iode radioactif, de d\u00e9terminer les intervalles d&#8217;examen dans le cadre du suivi et de d\u00e9finir la TSH cible post-th\u00e9rapeutique.<\/p>\n<p>L&#8217;objectif de la radio-iodoth\u00e9rapie compl\u00e9mentaire est de d\u00e9tecter et d&#8217;\u00e9liminer les cellules thyro\u00efdiennes ou tumorales laiss\u00e9es en place apr\u00e8s l&#8217;op\u00e9ration, ce qui facilite le suivi par \u00e9chographie du cou et mesure de la thyroglobuline. L&#8217;isotope <sup>131 iode<\/sup>naturel utilis\u00e9 dans le traitement est administr\u00e9 par voie perorale sous forme de capsules et s&#8217;accumule en 24 heures presque exclusivement dans les cellules thyro\u00efdiennes et les cellules canc\u00e9reuses bien diff\u00e9renci\u00e9es de la thyro\u00efde et est m\u00e9tabolis\u00e9 dans ces cellules. La condition pr\u00e9alable est la stimulation des cellules par l&#8217;augmentation de la TSH, que ce soit de mani\u00e8re endog\u00e8ne par une carence en hormones thyro\u00efdiennes ou de mani\u00e8re exog\u00e8ne par la rhTSH (Thyrogen). La m\u00e9thode choisie d\u00e9pend de la stratification initiale des risques. Les cellules qui absorbent <sup>l&#8217;iode 131<\/sup>sont d\u00e9truites et d\u00e9grad\u00e9es par l&#8217;organisme. Il est ainsi possible de traiter avec succ\u00e8s aussi bien les r\u00e9sultats r\u00e9siduels dans la loge thyro\u00efdienne, les m\u00e9tastases ganglionnaires que les m\u00e9tastases \u00e0 distance. Le patient est consid\u00e9r\u00e9 comme exempt de tumeur si, six mois apr\u00e8s une op\u00e9ration ou une ablation d&#8217;iode radioactif, il n&#8217;y a pas de r\u00e9sultats iod\u00e9s et si le marqueur tumoral n&#8217;est pas mesurable sous stimulation (en g\u00e9n\u00e9ral par rhTSH).<\/p>\n<p>Tous les patients sont substitu\u00e9s par des hormones thyro\u00efdiennes (l\u00e9vothyroxine) en postop\u00e9ratoire. Chez les patients &#8220;very low&#8221; (ETA uniquement), &#8220;low&#8221;, &#8220;intermediate risk&#8221; (ATA uniquement), on vise une TSH de 0,5-2,0&nbsp;mU\/l, chez les patients &#8220;high risk&#8221; entre 0,1-0,5&nbsp;mU\/l.<\/p>\n<p>Traitement des r\u00e9sultats r\u00e9siduels (maladie persistante), des m\u00e9tastases et des r\u00e9cidives : si l&#8217;ablation \u00e0 l&#8217;iode radioactif r\u00e9v\u00e8le des m\u00e9tastases iodovides \u00e0 distance sur la scintigraphie du corps entier (le plus souvent des m\u00e9tastases pulmonaires ou osseuses), une deuxi\u00e8me radioth\u00e9rapie \u00e0 l&#8217;iode est effectu\u00e9e en g\u00e9n\u00e9ral 4 \u00e0 6 mois apr\u00e8s l&#8217;ablation \u00e0 l&#8217;iode radioactif, apr\u00e8s avoir exclu les m\u00e9tastases non iodovides au moyen d&#8217;une TEP\/TDM au FDG ou d&#8217;une TEP\/IRM au FDG. L&#8217;effet du traitement peut \u00eatre mesur\u00e9 par la scintigraphie du corps entier qui suit et dans le sang par le dosage de la thyroglobuline. En cas de bonne r\u00e9ponse, les m\u00e9tastases iod\u00e9es r\u00e9gressent compl\u00e8tement et la thyroglobuline diminue jusqu&#8217;\u00e0 ce qu&#8217;elle ne soit plus mesurable apr\u00e8s 3 \u00e0 6 mois <strong>(fig. 3-5).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-12610 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/abb3_oh5_s9.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/725;height:395px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"725\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/abb3_oh5_s9.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/abb3_oh5_s9-800x527.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/abb3_oh5_s9-120x79.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/abb3_oh5_s9-90x59.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/abb3_oh5_s9-320x211.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/abb3_oh5_s9-560x369.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-12611 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/abb4_oh5_s9.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/645;height:352px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"645\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/abb4_oh5_s9.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/abb4_oh5_s9-800x469.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/abb4_oh5_s9-120x70.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/abb4_oh5_s9-90x53.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/abb4_oh5_s9-320x188.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/abb4_oh5_s9-560x328.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-12612 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/abb5_oh5_s9.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/636;height:347px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"636\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/abb5_oh5_s9.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/abb5_oh5_s9-800x463.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/abb5_oh5_s9-120x69.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/abb5_oh5_s9-90x52.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/abb5_oh5_s9-320x185.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/abb5_oh5_s9-560x324.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Si, au cours du suivi de la tumeur, la thyroglobuline augmente ou si des ganglions suspects apparaissent \u00e0 l&#8217;\u00e9chographie du cou, le diagnostic doit \u00eatre confirm\u00e9 en premier lieu par cytologie. Une th\u00e9rapie \u00e0 l&#8217;iode radioactif est ensuite recommand\u00e9e, dans le but de traiter les m\u00e9tastases et de compl\u00e9ter ou d&#8217;adapter le staging.<\/p>\n<p>La th\u00e9rapie \u00e0 l&#8217;iode radioactif peut \u00eatre r\u00e9p\u00e9t\u00e9e tant que les m\u00e9tastases stockent de l&#8217;iode et qu&#8217;une baisse de la thyroglobuline peut \u00eatre document\u00e9e. Cependant, chaque traitement \u00e0 l&#8217;iode radioactif augmente le risque de formation de cellules tumorales r\u00e9fractaires \u00e0 l&#8217;iode radioactif. De plus, \u00e0 partir d&#8217;environ 22&nbsp;GBq de dose cumul\u00e9e au foyer (ce qui correspond \u00e0 environ 4-5 th\u00e9rapies), le risque de d\u00e9velopper une deuxi\u00e8me tumeur augmente. Les plus fr\u00e9quentes sont les leuc\u00e9mies. La p\u00e9riode de latence est d&#8217;environ 10 ans. La radioth\u00e9rapie \u00e0 l&#8217;iode est contre-indiqu\u00e9e si les m\u00e9tastases se d\u00e9diff\u00e9rencient, c&#8217;est-\u00e0-dire si elles ne stockent plus d&#8217;iode ou si la thyroglobuline ne baisse plus.<\/p>\n<p>Carcinomes thyro\u00efdiens radior\u00e9fractaires : Les carcinomes thyro\u00efdiens radior\u00e9fractaires \u00e0 l&#8217;iode sont rares. L&#8217;incidence est estim\u00e9e \u00e0 environ 4 \u00e0 5 cas pour une population d&#8217;un million. Il concerne principalement les patients \u00e2g\u00e9s pr\u00e9sentant des m\u00e9tastases \u00e9tendues, des carcinomes mal diff\u00e9renci\u00e9s et des manifestations tumorales fortement avides de FDG. Le taux de survie \u00e0 10 ans n&#8217;est que de 10% pour les cancers de la thyro\u00efde r\u00e9fractaires \u00e0 l&#8217;iode radioactif [6].<\/p>\n<p>Possibilit\u00e9s de traitement et prise en charge des carcinomes r\u00e9fractaires \u00e0 l&#8217;iode : En cas de carcinome thyro\u00efdien r\u00e9fractaire \u00e0 l&#8217;iode radioactif, la suppression de la TSH s\u00e9rique rev\u00eat une grande importance. Dans de telles situations, une substitution par l\u00e9vothyroxine avec une TSH cible de &lt;0,1&nbsp;mU\/l est recommand\u00e9e. Les options th\u00e9rapeutiques sont un traitement syst\u00e9mique avec des inhibiteurs de tyrosine kinase ou une radioth\u00e9rapie percutan\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>Radioth\u00e9rapie :<\/strong> la radioth\u00e9rapie percutan\u00e9e peut \u00eatre utilis\u00e9e pour les m\u00e9tastases osseuses singuli\u00e8res, localement au niveau cervical lorsqu&#8217;il existe une m\u00e9tastase diss\u00e9min\u00e9e sans corr\u00e9lat morphologique \u00e0 l&#8217;imagerie, ou lorsque le patient n&#8217;est plus op\u00e9rable.<\/p>\n<p><strong>Chimioth\u00e9rapie classique :<\/strong> la chimioth\u00e9rapie classique est moins bien \u00e9tablie dans le traitement des cancers de la thyro\u00efde. Ainsi, les traitements par doxorubicine pr\u00e9sentent une r\u00e9ponse de 0 \u00e0 20% avec une toxicit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e. Les th\u00e9rapies combin\u00e9es \u00e0 base de doxorubicine et de cisplatine ne sont pas non plus prometteuses.<\/p>\n<p><strong>Th\u00e9rapie mol\u00e9culaire cibl\u00e9e &#8211; inhibiteurs de tyrosine kinase [6] :<\/strong> Le traitement syst\u00e9mique par inhibiteurs de tyrosine kinase est le plus \u00e9tabli pour les cancers de la thyro\u00efde r\u00e9fractaires \u00e0 l&#8217;iode. L&#8217;indication d&#8217;une th\u00e9rapie syst\u00e9mique d\u00e9pend de plusieurs facteurs. Le taux de progression d&#8217;une tumeur peut \u00eatre \u00e9valu\u00e9 par le temps de doublement de la thyroglobuline. Mais il faut aussi toujours utiliser l&#8217;imagerie pour confirmer la progression anatomique de la tumeur \u00e0 l&#8217;aide de RECIST (Response Evaluation Criteria in Solid Tumors). Une progression est d\u00e9finie comme une augmentation de la taille des l\u00e9sions cibles de plus de 20% ou de plus de 5 mm, une nette augmentation de la taille des l\u00e9sions non cibles ou l&#8217;apparition de nouvelles l\u00e9sions.<\/p>\n<p>Chez les patients pr\u00e9sentant de multiples m\u00e9tastases &gt;1-2&nbsp;cm et une progression RECIST dans les 12&nbsp;mois, un traitement syst\u00e9mique est recommand\u00e9. En revanche, en cas de m\u00e9tastases peu nombreuses et de petite taille &lt;1&nbsp;cm sans progression RECIST dans les 12 mois&nbsp;, aucun traitement syst\u00e9mique n&#8217;est recommand\u00e9. Au lieu de cela, il est possible d&#8217;adopter une attitude attentiste avec des contr\u00f4les r\u00e9guliers de l&#8217;\u00e9volution par imagerie et en laboratoire (&#8220;surveillance active&#8221;).<\/p>\n<p>Les inhibiteurs de tyrosine kinase sont principalement des inhibiteurs anti-angiog\u00e9niques, et entra\u00eenent une inhibition de la croissance des cellules tumorales. La survie sans progression par rapport au placebo est de 18,3 contre 3,6 mois pour le lenvatinib, de 10,8 contre 5,8 mois pour le soraf\u00e9nib et de 11,1 contre 5,9 mois pour le vand\u00e9tanib&nbsp;mois [6].<\/p>\n<p>Une r\u00e9ponse tumorale est surtout observ\u00e9e pour les m\u00e9tastases des ganglions lymphatiques, du foie et des poumons. Les m\u00e9tastases osseuses montrent une moins bonne r\u00e9ponse tumorale. Il est fr\u00e9quent de constater une progression des m\u00e9tastases osseuses pendant le traitement par inhibiteurs de tyrosine kinase, malgr\u00e9 la r\u00e9ponse des autres m\u00e9tastases d&#8217;organes ou de ganglions lymphatiques. Dans ces cas, l&#8217;administration suppl\u00e9mentaire de bisphosphonates ou de d\u00e9nosumab peut \u00eatre discut\u00e9e. Dans deux tiers des cas, les complications dues aux m\u00e9tastases osseuses se d\u00e9veloppent dans l&#8217;ann\u00e9e qui suit.<\/p>\n<p>La dur\u00e9e optimale du traitement n&#8217;est pas connue. Souvent, le traitement est maintenu jusqu&#8217;\u00e0 ce que les effets secondaires (diarrh\u00e9e, fatigue, toxicit\u00e9 cutan\u00e9e, hypertension, besoins accrus en thyroxine, toxicit\u00e9 h\u00e9patique, saignements, thromboses, fistule gastro-intestinale, insuffisance cardiaque) prennent le dessus ou que l&#8217;on observe une progression de la tumeur. On ne sait pas si le traitement doit \u00eatre poursuivi en cas de progression tumorale l\u00e9g\u00e8re seulement ou en cas de r\u00e9ponse tumorale et de progression simultan\u00e9es. Les patients pr\u00e9sentant des interruptions prolong\u00e9es entre les cycles de traitement pr\u00e9sentent un risque accru de progression tumorale acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e.<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>Les patients atteints de cancers de la thyro\u00efde bien diff\u00e9renci\u00e9s ont g\u00e9n\u00e9ralement un tr\u00e8s bon pronostic.<\/li>\n<li>Un bon bilan pr\u00e9op\u00e9ratoire permet d&#8217;optimiser la planification de l&#8217;op\u00e9ration.<\/li>\n<li>La stratification du risque postop\u00e9ratoire doit \u00eatre effectu\u00e9e dans un centre disposant d&#8217;un conseil thyro\u00efdien d\u00e9di\u00e9.<\/li>\n<li>Le traitement et le suivi postop\u00e9ratoires doivent \u00eatre effectu\u00e9s dans un centre thyro\u00efdien pour les patients \u00e0 partir d&#8217;une situation de &#8220;risque interm\u00e9diaire&#8221;.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>ACS. Soci\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine du cancer [Internet]. 2019 [cited 2019 Sep 23];Disponible \u00e0 partir de : www.cancer.org\/cancer\/thyroid-cancer\/about\/key-statistics.html<\/li>\n<li>Haugen BR, Alexander EK, Bible KC, et al. : 2015 American Thyroid Association Management Guidelines for Adult Patients with Thyroid Nodules and Differentiated Thyroid Cancer : The American Thyroid Association Guidelines Task Force on Thyroid Nodules and Differentiated Thyroid Cancer. Thyro\u00efde. 2016; doi:10.1089\/thy.2015.0020<\/li>\n<li>NICER. Institut national d&#8217;\u00e9pid\u00e9miologie et d&#8217;enregistrement du cancer [Internet]. 2019 [cited 2019 Sep 23]; Disponible \u00e0 partir de : www.nicer.org<\/li>\n<li>Pacini F, Schlumberger M, Dralle H, et al : Consensus europ\u00e9en pour la prise en charge des patients atteints de carcinome thyro\u00efdien diff\u00e9renci\u00e9 de l&#8217;\u00e9pith\u00e9lium folliculaire. Eur. J. Endocrinol. 2006 ; doi:10.1530\/eje.1.02158<\/li>\n<li>Russ G, Bonnema SJ, Erdogan MF, et al : European Thyroid Association Guidelines for Ultrasound Malignancy Risk Stratification of Thyroid Nodules in Adults : The EU-TIRADS. Eur. Thyroid J. 2017 ; doi:10.1159\/000478927<\/li>\n<li>Schlumberger M, Pacini F, Tuttel RM : Tumeurs thyro\u00efdiennes. 4e \u00e9d. tcgraphite ; 2015.<\/li>\n<li>Tessler FN, Middleton WD, Grant EG, et al. : ACR Thyroid Imaging, Reporting and Data System (TI-RADS) : White Paper of the ACR TI-RADS Committee. J. Am. Coll. Radiol. 2017 ; doi:10.1016\/j.jacr.2017.01.046<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c9MATOLOGIE 2019 ; 7(5) : 6-10<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Gr\u00e2ce aux techniques d&#8217;imagerie modernes, les cancers de la thyro\u00efde peuvent aujourd&#8217;hui \u00eatre bien diagnostiqu\u00e9s et ont souvent un bon pronostic. 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