{"id":335592,"date":"2019-10-03T02:00:00","date_gmt":"2019-10-03T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/exigences-particulieres-pour-les-patients-atteints-de-bpco\/"},"modified":"2019-10-03T02:00:00","modified_gmt":"2019-10-03T00:00:00","slug":"exigences-particulieres-pour-les-patients-atteints-de-bpco","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/exigences-particulieres-pour-les-patients-atteints-de-bpco\/","title":{"rendered":"Exigences particuli\u00e8res pour les patients atteints de BPCO"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les patients atteints de broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) sont sujets \u00e0 des infections pulmonaires qui aggravent consid\u00e9rablement les sympt\u00f4mes (surtout ceux de la dyspn\u00e9e). Les donn\u00e9es \u00e9pid\u00e9miologiques sont toutefois rares.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Les patients atteints de broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) sont susceptibles de contracter des infections pulmonaires qui aggravent consid\u00e9rablement les sympt\u00f4mes, en particulier ceux de la dyspn\u00e9e. Cependant, les donn\u00e9es \u00e9pid\u00e9miologiques sur une telle BPCO exacerb\u00e9e par l&#8217;infection (AECOPD) sont rares [1].<\/p>\n<p>La BPCO (GOLD II-IV) a une pr\u00e9valence (&gt;40 ans) d&#8217;environ 5,9%. Cette population de patients conna\u00eet entre 0,6 et 2,7 exacerbations aigu\u00ebs par an [2]. La d\u00e9t\u00e9rioration aigu\u00eb de la respiration repr\u00e9sente un risque de mortalit\u00e9 important pour les patients atteints de BPCO, environ 10% des patients hospitalis\u00e9s avec une AECOPD d\u00e9c\u00e8dent. Les causes de l&#8217;AECOPD sont dans la majorit\u00e9 des cas (environ 60%) des infections, pour moiti\u00e9 virales et pour moiti\u00e9 bact\u00e9riennes. Dans environ 30% des cas, aucun facteur d\u00e9clenchant ne peut \u00eatre trouv\u00e9. Il convient de garder \u00e0 l&#8217;esprit que les toxines inhal\u00e9es telles que la nicotine et les oxydes d&#8217;azote peuvent d\u00e9clencher une exacerbation.<\/p>\n<p>Une d\u00e9t\u00e9rioration respiratoire aigu\u00eb peut bien s\u00fbr \u00eatre d\u00e9clench\u00e9e par d&#8217;autres facteurs, de sorte que les diagnostics diff\u00e9rentiels peuvent inclure, outre la pneumonie aigu\u00eb, une insuffisance cardiaque, un pneumothorax, un \u00e9panchement pleural, des embolies pulmonaires ou des arythmies r\u00e9cemment apparues [3]. Dans une \u00e9tude portant sur 1016 patients, les motifs d&#8217;hospitalisation en cas de suspicion d&#8217;AECOPD \u00e9taient les suivants : 48% d&#8217;infections respiratoires, 26% d&#8217;insuffisance cardiaque, 3% de cancer bronchique, 1% d&#8217;embolie pulmonaire, et 1% de pneumothorax [4]. Les possibilit\u00e9s th\u00e9rapeutiques au cours d&#8217;une AECOPD ne sont actuellement pas standardis\u00e9es et leur efficacit\u00e9 est parfois limit\u00e9e. C&#8217;est pourquoi la pr\u00e9vention de l&#8217;exacerbation est d&#8217;une grande importance.<\/p>\n<p>Les patients BPCO souffrant d&#8217;exacerbations r\u00e9p\u00e9t\u00e9es ont une qualit\u00e9 de vie et une esp\u00e9rance de vie r\u00e9duites (environ 10% des patients BPCO hospitalis\u00e9s d\u00e9c\u00e8dent). La pr\u00e9vention d&#8217;une exacerbation peut \u00eatre obtenue par exemple au moyen de mycolytiques et de bronchodilatateurs oraux. Il est int\u00e9ressant de noter dans ce contexte que si la gravit\u00e9 d&#8217;une exacerbation est r\u00e9duite, la mortalit\u00e9 ne l&#8217;est pas [5]. Les possibilit\u00e9s d&#8217;imagerie en cas d&#8217;AECOPD sont abord\u00e9es ci-dessous. L&#8217;accent sera toutefois mis sur l&#8217;\u00e9valuation diagnostique du risque d&#8217;AECOPD chez les patients atteints de BPCO.<\/p>\n<h2 id=\"imagerie\">Imagerie<\/h2>\n<p>Les patients atteints de BPCO, en particulier, ne peuvent pas retenir leur souffle longtemps et ont du mal \u00e0 rester \u00e0 plat sur le dos. Pour obtenir n\u00e9anmoins des images &#8220;nettes&#8221; du thorax, l&#8217;acquisition doit donc \u00eatre aussi rapide que possible. Deux modalit\u00e9s d&#8217;examen r\u00e9pondent \u00e0 ces exigences : la radiographie et la tomodensitom\u00e9trie (TDM). Dans le cadre de l&#8217;\u00e9tude PROVIDI, les possibilit\u00e9s de la TDM pour pr\u00e9dire l&#8217;AECOPD ont \u00e9t\u00e9 examin\u00e9es en d\u00e9tail [6].<\/p>\n<h2 id=\"radiographie-du-thorax\">Radiographie du thorax<\/h2>\n<p>L&#8217;examen radiologique initial d&#8217;un patient atteint d&#8217;AECODP consiste en une radiographie du thorax, si possible en position debout dans deux plans [2]. Cela permet d&#8217;exclure les maladies de diagnostic diff\u00e9rentiel telles que la pneumonie, le pneumothorax, l&#8217;\u00e9panchement pleural ou l&#8217;insuffisance cardiaque. Environ un cinqui\u00e8me des patients pr\u00e9sum\u00e9s atteints d&#8217;AECOPD voient leur diagnostic changer, principalement en raison d&#8217;une pneumonie, et leur traitement changer en cons\u00e9quence [3,7\u20139].<\/p>\n<p>La radiographie du thorax des patients atteints de BPCO r\u00e9v\u00e8le des changements caract\u00e9ristiques par rapport aux personnes en bonne sant\u00e9. En particulier, l&#8217;hyperinflation marqu\u00e9e est \u00e9vidente, avec des diaphragmes bas, une augmentation de l&#8217;espace r\u00e9trosternal et une augmentation de l&#8217;espace intercostal. La silhouette cardiaque est g\u00e9n\u00e9ralement plut\u00f4t \u00e9troite et on observe une vascularisation pulmonaire rare. Dans le cadre d&#8217;une exacerbation infectieuse, on constate souvent un \u00e9paississement des parois bronchiques, ce qui entra\u00eene une nette r\u00e9duction de la ventilation des parties du poumon situ\u00e9es en p\u00e9riph\u00e9rie <strong>(Fig.&nbsp;1).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-12425\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/abb1_pa2_s11.jpg\" style=\"height:293px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"537\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Comme indiqu\u00e9 ci-dessus, environ 20% des patients pr\u00e9sentent des r\u00e9sultats pertinents tels que des pneumonies. Dans le cas d&#8217;une infection bact\u00e9rienne typique, on observe un \u00e9paississement en surface d&#8217;un segment, d&#8217;un lobe ou du poumon entier <strong>(Fig.&nbsp;2).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-12426 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/abb2_pa2_s11.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/906;height:494px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"906\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Une \u00e9tude r\u00e9cente sur des patients AECOPD non hospitalis\u00e9s a montr\u00e9 un infiltrat dans 20% des cas [10]. De nombreux agents pathog\u00e8nes ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s, par exemple Haemophilus et Streptococcus. Il est int\u00e9ressant de noter qu&#8217;il n&#8217;y avait pas de diff\u00e9rence dans la colonisation pulmonaire entre les patients BPCO avec exacerbation et ceux sans exacerbation. D&#8217;autre part, les pneumonies \u00e9taient plus fr\u00e9quentes pendant les mois d&#8217;hiver. Il a donc \u00e9t\u00e9 conclu que les exacerbations et les pneumonies chez les patients atteints de BPCO ont des d\u00e9clencheurs infectieux communs et constituent un continuum plut\u00f4t que des entit\u00e9s distinctes.<\/p>\n<h2 id=\"tomodensitometrie-ct\">Tomodensitom\u00e9trie (CT)<\/h2>\n<p>Un scanner du thorax centr\u00e9 sur le parenchyme pulmonaire peut \u00eatre r\u00e9alis\u00e9 sans injection intraveineuse de produit de contraste. L&#8217;admission en apn\u00e9e est souhaitable, mais ne peut pas toujours \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e par les patients atteints d&#8217;AECOPD. Il est parfois difficile de se coucher \u00e0 plat sur la table d&#8217;examen et de retenir sa respiration pendant 4 \u00e0 10 secondes (selon le scanner). Lorsqu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;exclure une embolie art\u00e9rielle pulmonaire, l&#8217;administration de KM par voie i.v. est indispensable. L&#8217;\u00e9paisseur de couche de 1 mm s&#8217;est impos\u00e9e pour les deux questions.<\/p>\n<p>Les modifications ph\u00e9notypiques de la BPCO peuvent \u00eatre class\u00e9es en un ph\u00e9notype d&#8217;emphys\u00e8me et un ph\u00e9notype respiratoire [11]. On parle de dilatation bronchique lorsque la lumi\u00e8re de la bronche repr\u00e9sente 110 \u00e0 150% de la lumi\u00e8re de l&#8217;art\u00e8re pulmonaire concomitante. Au-del\u00e0 de 150%, on parle d&#8217;ectasie. De plus, dans les bronchectasies, on constate une absence de r\u00e9tr\u00e9cissement vers la p\u00e9riph\u00e9rie. Les bronchectasies peuvent avoir une configuration cylindrique, variqueuse ou kystique.<\/p>\n<p>La paroi bronchique est \u00e9valu\u00e9e en fonction du rapport diam\u00e8tre interne\/diam\u00e8tre externe : Si le rapport est de 0,5-0,8, on parle d&#8217;un \u00e9paississement l\u00e9ger de la paroi, &lt;0,5 d\u00e9signe un \u00e9paississement s\u00e9v\u00e8re de la paroi. De plus, chez les patients BPCO ayant des ant\u00e9c\u00e9dents de tabagisme, on trouve souvent des bronches obstru\u00e9es par du mucus.<\/p>\n<p>En particulier, les patients pr\u00e9sentant un type d&#8217;appareil respiratoire semblent particuli\u00e8rement vuln\u00e9rables \u00e0 l&#8217;AECOPD. Le scanner a montr\u00e9 que l&#8217;\u00e9paississement de la paroi bronchique \u00e9tait significativement plus fr\u00e9quent dans le cadre de l&#8217;AECOPD que dans l&#8217;intervalle &#8220;normal&#8221; <strong>(Fig.&nbsp;3)<\/strong> [12]. Cependant, la concordance inter-recteurs est mauvaise pour l&#8217;\u00e9valuation de l&#8217;\u00e9paississement de la paroi bronchique.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-12427 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/abb3_pa2_s12.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/824;height:449px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"824\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Comme mentionn\u00e9 initialement, la pr\u00e9vention de l&#8217;exacerbation est un objectif important. Pour cela, il faut identifier les patients pr\u00e9sentant une susceptibilit\u00e9 accrue \u00e0 l&#8217;exacerbation. L&#8217;\u00e9tude BPCO-Gene a identifi\u00e9 833 patients ayant eu 0-1 exacerbation et 169 patients ayant eu plus de 2 exacerbations [13]. Il s&#8217;est av\u00e9r\u00e9 que pour chaque mm d&#8217;augmentation de l&#8217;\u00e9paisseur de la paroi bronchique au niveau des segments, le taux annuel d&#8217;exacerbation \u00e9tait multipli\u00e9 par 1,84. Les patients pr\u00e9sentant plus de 35% d&#8217;emphys\u00e8me pulmonaire ont vu leur taux d&#8217;exacerbation multipli\u00e9 par 1,18 pour chaque augmentation de 5% de l&#8217;emphys\u00e8me. Ces donn\u00e9es sugg\u00e8rent qu&#8217;un ph\u00e9notypage de routine des patients atteints de BPCO par scanner semble pertinent.<\/p>\n<p>Outre l&#8217;\u00e9paisseur de la paroi, la dilatation bronchique est \u00e9galement tr\u00e8s pertinente pour une exacerbation. Les bronchectasies augmentaient significativement le risque d&#8217;exacerbation (odds ratio de 4,99) et \u00e9taient le pr\u00e9dicteur le plus fort parmi plusieurs param\u00e8tres <strong>(Fig.&nbsp;4)<\/strong> [14]. La d\u00e9tection ou la connaissance des bronchectasies a \u00e9galement une pertinence th\u00e9rapeutique \u00e9vidente, car une antibioth\u00e9rapie i.v. pour P.&nbsp;aeroginosa peut par exemple \u00eatre indiqu\u00e9e en pr\u00e9sence de bronchectasies [1]. La colonisation bact\u00e9rienne dans de telles bronchectasies en cas d&#8217;exacerbation laisse souvent supposer la pr\u00e9sence d&#8217;agents pathog\u00e8nes atypiques, notamment des mycobact\u00e9ries. Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que les mycobact\u00e9ries \u00e9taient plus fr\u00e9quemment d\u00e9tect\u00e9es chez les patients pr\u00e9sentant des exacerbations rares de la BPCO que chez les patients pr\u00e9sentant des exacerbations fr\u00e9quentes [14].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-12428 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/abb4_pa2_s12.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1165;height:635px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1165\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Outre les voies respiratoires p\u00e9riph\u00e9riques, les voies respiratoires centrales, la trach\u00e9e et les bronches principales, jouent \u00e9galement un r\u00f4le important dans la limitation des flux respiratoires. Les patients atteints de BPCO g\u00e9n\u00e8rent une pression n\u00e9gative consid\u00e9rable dans la trach\u00e9e et les bronches principales lors de l&#8217;inspiration. Deux facteurs entra\u00eenent (s\u00e9par\u00e9ment ou ensemble) un collapsus des voies respiratoires centrales expiratoires (ECAC : expiratory central airway collaps) [15].<\/p>\n<p>Au fil du temps, les attaches cartilagineuses peuvent se ramollir, ce qui aboutit \u00e0 une malacie. Une telle trach\u00e9obronchomalacie a une pr\u00e9valence de 5-10% chez les patients BPCO [16]. En outre, on observe une augmentation du bombement de la pars membranacea. Lorsque celle-ci entra\u00eene une r\u00e9duction de la lumi\u00e8re de &gt;50%, on parle de &#8220;collapsus dynamique excessif des voies a\u00e9riennes&#8221; (EDAC : excessive dynamic airway collapse)<strong> (Fig.&nbsp;5).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-12429 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/abb5_pa2_s13.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/876;height:478px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"876\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Il est bien connu que les patients atteints de BPCO pr\u00e9sentent un taux de collapsus des voies respiratoires significativement plus \u00e9lev\u00e9 que les patients normaux. Cependant, cela ne joue pas un r\u00f4le pertinent dans la gen\u00e8se d&#8217;une exacerbation, car l&#8217;instabilit\u00e9 des voies a\u00e9riennes ne diff\u00e8re pas entre les BPCO stables et exacerb\u00e9es [15].<\/p>\n<p>Cependant, il semble \u00e9galement y avoir un lien entre la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de l&#8217;emphys\u00e8me pulmonaire et les exacerbations [17]. Les patients ont \u00e9t\u00e9 recrut\u00e9s dans une population de d\u00e9pistage du cancer du poumon. Le ph\u00e9notype BPCO de type emphys\u00e8me ou non emphys\u00e8me a \u00e9t\u00e9 d\u00e9termin\u00e9. Les patients pr\u00e9sentant un ph\u00e9notype d&#8217;emphys\u00e8me \u00e9taient nettement plus s\u00e9v\u00e8rement atteints (VEMS pr\u00e9dit : 61% vs 90%) que les patients BPCO non emphys\u00e9mateux. Il n&#8217;est donc pas vraiment surprenant que les exacerbations aient \u00e9t\u00e9 plus fr\u00e9quentes dans le groupe de patients plus gravement atteints que dans la population presque saine.<\/p>\n<p>Un effet transversal est la ventilation de r\u00e9gions pulmonaires individuelles. L&#8217;h\u00e9lium hyperpolaris\u00e9 permet de visualiser la ventilation r\u00e9gionale dans l&#8217;imagerie par r\u00e9sonance magn\u00e9tique (IRM). Chez les patients atteints de BPCO, on trouve r\u00e9guli\u00e8rement des d\u00e9fauts de ventilation. Chez les patients atteints de BPCO l\u00e9g\u00e8re \u00e0 mod\u00e9r\u00e9e, l&#8217;\u00e9tendue des d\u00e9fauts de ventilation \u00e9tait en corr\u00e9lation avec le nombre d&#8217;exacerbations [18]. Les d\u00e9fauts de ventilation \u00e9taient \u00e0 leur tour corr\u00e9l\u00e9s \u00e0 l&#8217;ampleur de la destruction parenchymateuse (emphys\u00e8me) et \u00e0 la maladie respiratoire &#8211; soit un ph\u00e9notype mixte de BPCO. \u00c9tant donn\u00e9 que les examens IRM de ventilation ne peuvent \u00eatre r\u00e9alis\u00e9s que dans certains centres dans le monde et que l&#8217;\u00e9valuation du parenchyme pulmonaire\/des voies respiratoires est limit\u00e9e, des cartes de ventilation ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tablies \u00e0 l&#8217;aide du scanner. Pour ce faire, des ensembles de donn\u00e9es TDM inspiratoires et expiratoires de la cohorte BPCO-G\u00e8ne ont \u00e9t\u00e9 examin\u00e9s [19]. Les donn\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 superpos\u00e9es \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;un registre non rigide. Des cartes r\u00e9gionales de d\u00e9formation ont ainsi pu \u00eatre \u00e9tablies. \u00c9tonnamment, les patients pr\u00e9sentant un nombre accru d&#8217;exacerbations (\u22656\/an) pr\u00e9sentaient une ventilation plus homog\u00e8ne que les patients ne pr\u00e9sentant aucune exacerbation.<\/p>\n<p>Les jeux de donn\u00e9es CT offrent \u00e9galement la possibilit\u00e9 de segmenter les structures anatomiques, par exemple les voies respiratoires, en raison de leur haute r\u00e9solution spatiale. Ces donn\u00e9es segment\u00e9es peuvent ensuite \u00eatre utilis\u00e9es, par exemple, pour une simulation des flux respiratoires et des r\u00e9sistances r\u00e9gionales. 42 patients atteints de BPCO ont \u00e9t\u00e9 examin\u00e9s par scanner pendant une exacerbation et pendant 6 \u00e0 8 semaines au cours de l&#8217;\u00e9volution [20]. Les voies respiratoires ont \u00e9t\u00e9 segment\u00e9es \u00e0 partir des donn\u00e9es du scanner et utilis\u00e9es pour une simulation des flux respiratoires. Il s&#8217;est av\u00e9r\u00e9 que pendant une exacerbation, il y a une augmentation significative de la r\u00e9sistance des voies respiratoires centrales et p\u00e9riph\u00e9riques. Il \u00e9tait int\u00e9ressant de constater que c&#8217;\u00e9tait surtout la diminution de la r\u00e9sistance p\u00e9riph\u00e9rique des voies respiratoires qui \u00e9tait associ\u00e9e \u00e0 la r\u00e9cup\u00e9ration fonctionnelle. Par cons\u00e9quent, une inflammation excessive des voies respiratoires p\u00e9riph\u00e9riques semble \u00eatre un facteur d\u00e9terminant dans l&#8217;apparition d&#8217;une exacerbation (les voies respiratoires de 4e \u00e0 8e g\u00e9n\u00e9ration bronchique ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9es). Cela signifie que ces r\u00e9gions doivent \u00eatre atteintes de mani\u00e8re th\u00e9rapeutique, mais comme les flux respiratoires sont significativement modifi\u00e9s pendant une exacerbation, des m\u00e9dicaments oraux ou des substances inhal\u00e9es de tr\u00e8s petit diam\u00e8tre doivent \u00eatre administr\u00e9s.<\/p>\n<h2 id=\"digression-sur-lhypertension-arterielle-pulmonaire\">Digression sur l&#8217;hypertension art\u00e9rielle pulmonaire<\/h2>\n<p>On sait que la BPCO affecte non seulement les petites voies respiratoires et les alv\u00e9oles, mais aussi les petites art\u00e8res pulmonaires (diam\u00e8tre &lt;500 \u00b5m). Ces modifications vasculaires sont \u00e9galement observ\u00e9es chez les patients atteints de BPCO mod\u00e9r\u00e9e et chez les fumeurs dont la fonction pulmonaire est normale. On peut donc supposer que la vasculopathie appara\u00eet d\u00e8s les premiers stades d&#8217;une maladie respiratoire associ\u00e9e au tabagisme. Environ 4% des patients atteints de BPCO ont une hypertension pulmonaire (HTP), l&#8217;HTP-COPD est r\u00e9pertori\u00e9e dans le groupe 3 de la classification OMS des HTP [21]. Dans une grande \u00e9tude portant sur plus de 54.000 participants, la PH-COPD \u00e9tait un facteur de risque significatif pour le traitement et la mortalit\u00e9 de l&#8217;AECOPD en milieu hospitalier. D&#8217;autre part, une \u00e9tude \u00e9chocardiographique a montr\u00e9 l&#8217;effet d&#8217;une exacerbation sur la fonction cardiaque droite : Pendant l&#8217;exacerbation, la PASP estim\u00e9e \u00e9tait de 40&nbsp;mmHg et apr\u00e8s la convalescence de 29&nbsp;mmHg [22]. Cependant, l&#8217;\u00e9chocardiographie est parfois difficile pour \u00e9valuer la PASP chez les patients atteints de BPCO, et le standard de r\u00e9f\u00e9rence, le cath\u00e9ter cardiaque droit invasif, ne peut pas \u00eatre r\u00e9alis\u00e9 chez tous les patients atteints de BPCO. L\u00e0 encore, le scanner est d&#8217;un grand secours avec une mesure simple : un rapport diam\u00e8tre de l&#8217;art\u00e8re pulmonaire\/aorte ascendante &gt;1:1 \u00e9tait clairement associ\u00e9 \u00e0 la survenue d&#8217;une AECOPD (Odds Ratio 4,78) <strong>(Fig.&nbsp;6)<\/strong> [23]. Concr\u00e8tement, les patients de l&#8217;\u00e9tude sur les g\u00e8nes de la BPCO ayant un rapport PA:A &gt;1 ont pr\u00e9sent\u00e9 une exacerbation dans 53% des cas. La d\u00e9termination du diam\u00e8tre de l&#8217;art\u00e8re pulmonaire peut se faire sur des couches axiales, juste avant la bifurcation [24].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-12430 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/abb6_pa2_s13.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1188;height:648px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1188\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>En cas de suspicion de BPCO exacerb\u00e9e, l&#8217;examen radiographique du thorax est une m\u00e9thode importante pour identifier les diagnostics diff\u00e9rentiels.<\/li>\n<li>L&#8217;\u00e9valuation du statut et la caract\u00e9risation de la BPCO par tomodensitom\u00e9trie sont des examens utiles pour d\u00e9terminer le risque individuel d&#8217;exacerbation.<\/li>\n<li>Les patients pr\u00e9sentant un ph\u00e9notype respiratoire de BPCO (\u00e9paississement des parois et dilatation des bronches) sont particuli\u00e8rement susceptibles de d\u00e9velopper une exacerbation.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Hoffken G, Lorenz J, Kern W, et al : (2005) [S3-guideline on ambulant acquired pneumonia and deep airway infections]. Pneumologie 59 : 612-664.<\/li>\n<li>Lange CG, Scheuerer B, Zabel P : (2004) [Acute exacerbation of COPD]. Internist (Berl) 45 : 527-538.<\/li>\n<li>McCrory DC, Brown C, Gelfand SE, Bach PB : (2001) Management of acute exacerbations of COPD : a summary and appraisal of published evidence. Chest 119 : 1190-1209.<\/li>\n<li>Connors AF, Jr, Dawson NV, Thomas C, et al : (1996) Outcomes following acute exacerbation of severe chronic obstructive lung disease. The SUPPORT investigators Study to Understand Prognoses and Preferences for Outcomes and Risks of Treatments). Am J Respir Crit Care Med 154 : 959-967<\/li>\n<li>Wedzicha JA, Calverley PMA, Albert RK, et al. : (2017) Prevention of COPD exacerbations : a European Respiratory Society\/American Thoracic Society guideline. Eur Respir J 50.<\/li>\n<li>Jairam PM, van der Graaf Y, Lammers JW, et al. : (2015) Les observations incidentes sur le scanner thoracique sont associ\u00e9es \u00e0 une augmentation des exacerbations de la BPCO et de la mortalit\u00e9. Thorax 70 : 725-731.<\/li>\n<li>Emerman CL, Cydulka RK : (1993) Evaluation des crit\u00e8res de haut niveau pour la radiographie thoracique dans l&#8217;exacerbation aigu\u00eb de la bronchopneumopathie chronique obstructive. Ann Emerg Med 22 : 680-684<\/li>\n<li>Snow V, Lascher S, Mottur-Pilson C : (2001) The evidence base for management of acute exacerbations of COPD : clinical practice guideline, part 1. Chest 119 : 1185-1189.<\/li>\n<li>Soto FJ, Varkey B : (2003) Evidence-based approach to acute exacerbations of COPD. Curr Opin Pulm Med 9:117-124<\/li>\n<li>Williams NP, Ostridge K, Devaster JM, et al. : (2018) Impact des exacerbations radiologiquement stratifi\u00e9es : insights into pneumonia aetiology in COPD. Respir Res 19 : 143.<\/li>\n<li>Lynch DA, Austin JH, Hogg JC et al (2015) CT-Definable Subtypes of Chronic Obstructive Pulmonary Disease : A Statement of the Fleischner Society. Radiologie. 10.1148\/radiol.2015141579:141579<\/li>\n<li>Hackx M, Ghaye B, Coche E, et al. : (2015) Exacerbation s\u00e9v\u00e8re de la BPCO : caract\u00e9ristiques CT. Copd 12 : 38-45.<\/li>\n<li>Han MK, Kazerooni EA, Lynch DA, et al. : (2011) Les exacerbations de la maladie pulmonaire obstructive chronique dans l&#8217;\u00e9tude COPDGene : ph\u00e9notypes radiologiques associ\u00e9s. Radiology 261 : 274-282.<\/li>\n<li>Kawamatawong T, Onnipa J, Suwatanapongched T (2018) Relations entre la pr\u00e9sence de bronchiectasies et les exacerbations aigu\u00ebs chez les patients BPCO tha\u00eflandais. Int J Chron Obstruct Pulmon Dis 13 : 761-769<\/li>\n<li>Leong P, Tran A, Rangaswamy J, et al. : (2017) Expiratory central airway collapse in stable COPD and during exacerbations. 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Med Image Comput Comput Assist Interv 17 : 417-424.<\/li>\n<li>Hajian B, De Backer J, Vos W, et al : (2018) Changes in ventilation-perfusion during and after an COPD exacerbation : an assessment using fluid dynamic modeling. Int J Chron Obstruct Pulmon Dis 13 : 833-842.<\/li>\n<li>Medrek SK, Sharafkhaneh A, Spiegelman AM, et al. : (2017) Admission pour l&#8217;exacerbation de la BPCO est associ\u00e9e au diagnostic clinique de l&#8217;hypertension pulmonaire : R\u00e9sultats d&#8217;une \u00e9tude longitudinale r\u00e9trospective d&#8217;une population d&#8217;anciens combattants. Copd 14 : 484-489.<\/li>\n<li>Ozben B, Eryuksel E, Tanrikulu AM, et al. : (2015) Acute Exacerbation Impairs Right Ventricular Function in COPD Patients. Hellenic J Cardiol 56 : 324-331.<\/li>\n<li>Wells JM, Washko GR, Han MK, et al : (2012) Pulmonary arterial enlargement and acute exacerbations of COPD. N Engl J Med 367 : 913-921.<\/li>\n<li>Rho JY, Lynch DA, Suh YJ, et al. : (2018) CT measurements of central pulmonary vascular as predictors of severe exacerbation in COPD. Medicine (Baltimore) 97 : e9542.<\/li>\n<li>Vogelmeier C, Buhl R, Burghuber O, et al. : (2018) S2k-Leitlinie zur Diagnostik und Therapie von Patienten mit chronisch obstruktiven Bronchitis und Lungenemphysem (COPD). AWMF en ligne.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo PNEUMOLOGIE &amp; ALLERGOLOGIE 2019 ; 1(2) : 10-14<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les patients atteints de broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) sont sujets \u00e0 des infections pulmonaires qui aggravent consid\u00e9rablement les sympt\u00f4mes (surtout ceux de la dyspn\u00e9e). Les donn\u00e9es \u00e9pid\u00e9miologiques sont toutefois rares.<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":91358,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Imagerie de la BPCO exacerb\u00e9e","footnotes":""},"category":[11531,11477,11492,11549],"tags":[12093,16919,27628,27627],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-335592","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-formation-continue","category-pneumologie-fr","category-radiologie-fr","category-rx-fr","tag-bpco","tag-hypertension-arterielle-pulmonaire","tag-imagerie-par-resonance-magnetique","tag-tomographie-assistee-par-ordinateur","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-05-01 17:29:42","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":335597,"slug":"requisiti-speciali-per-i-pazienti-con-bpco","post_title":"Requisiti speciali per i pazienti con BPCO","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/requisiti-speciali-per-i-pazienti-con-bpco\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":335611,"slug":"requisitos-especiais-para-pacientes-com-dpoc","post_title":"Requisitos especiais para pacientes com DPOC","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/requisitos-especiais-para-pacientes-com-dpoc\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":335603,"slug":"requisitos-especiales-para-pacientes-con-epoc","post_title":"Requisitos especiales para pacientes con EPOC","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/requisitos-especiales-para-pacientes-con-epoc\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/335592","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=335592"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/335592\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/91358"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=335592"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=335592"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=335592"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=335592"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}