{"id":335594,"date":"2019-10-01T02:00:00","date_gmt":"2019-10-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/soulager-les-souffrances-insupportables\/"},"modified":"2019-10-01T02:00:00","modified_gmt":"2019-10-01T00:00:00","slug":"soulager-les-souffrances-insupportables","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/soulager-les-souffrances-insupportables\/","title":{"rendered":"&#8220;Soulager les &#8220;souffrances insupportables"},"content":{"rendered":"<p><strong>Le traitement des patients dans les cliniques pulmonaires peut inclure, outre le diagnostic et la th\u00e9rapie, l&#8217;accompagnement en fin de vie. Chez les patients ne b\u00e9n\u00e9ficiant pas de soins intensifs, les maladies les plus mortelles sont, outre le cancer du poumon, la BPCO et la fibrose pulmonaire.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Le traitement des patients dans les cliniques pulmonaires comprend non seulement le diagnostic et le traitement des maladies sous-jacentes, mais aussi l&#8217;accompagnement en fin de vie. Chez les patients ne b\u00e9n\u00e9ficiant pas de soins intensifs, les maladies les plus meurtri\u00e8res sont, outre le cancer du poumon, la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) et la fibrose pulmonaire. Les patients atteints de maladies pulmonaires, m\u00eame si elles ne sont pas malignes, pr\u00e9sentent tr\u00e8s t\u00f4t dans l&#8217;\u00e9volution de la maladie des sympt\u00f4mes p\u00e9nibles tels que l&#8217;essoufflement, l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 ou la faiblesse. C&#8217;est pourquoi une expertise en mati\u00e8re de soins palliatifs est indispensable dans une clinique pulmonaire.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9valuation des sympt\u00f4mes, la prescription de m\u00e9dicaments pour soulager les sympt\u00f4mes, les conseils sur les structures palliatives et l&#8217;implication d&#8217;autres professionnels tels que les soins palliatifs, les psychologues, les services sociaux ou les services de soins palliatifs sont les points forts des consultations en m\u00e9decine palliative. Pour les patients atteints de maladies malignes, mais aussi non malignes, incurables et \u00e9volutives, le traitement par des prestataires de soins palliatifs sp\u00e9cialis\u00e9s peut \u00eatre n\u00e9cessaire en cas de charge symptomatique \u00e9lev\u00e9e, en fonction des structures existantes, dans le cadre d&#8217;un service de consultation de soins palliatifs&nbsp; ou dans une unit\u00e9 de soins palliatifs. M\u00eame si tous les moyens disponibles pour soulager les sympt\u00f4mes sont mis en \u0153uvre, les sympt\u00f4mes peuvent persister et affecter gravement le patient. \u00c0 ce stade de l&#8217;accompagnement des malades en phase terminale, la s\u00e9dation palliative repr\u00e9sente une possibilit\u00e9 de soulagement des sympt\u00f4mes en cas de sympt\u00f4mes r\u00e9fractaires et de souffrance insupportable. Cet article a pour but d&#8217;expliquer le concept de la s\u00e9dation palliative (PS) et de donner des conseils sur les indications et la mise en \u0153uvre. Il n&#8217;est pas rare que le processus de d\u00e9cision pour une PS pose des d\u00e9fis m\u00eame aux prestataires de soins palliatifs exp\u00e9riment\u00e9s. Dans ce contexte de tensions \u00e9thiques, l&#8217;article souhaite \u00e9galement expliquer les diff\u00e9rences entre la PS et le suicide m\u00e9dicalement assist\u00e9 et aborder la n\u00e9cessit\u00e9 de la documentation et de l&#8217;information.<\/p>\n<h2 id=\"definition-de-la-sedation-palliative-ps-et-frequence\">D\u00e9finition de la &#8220;s\u00e9dation palliative&#8221; (PS) et fr\u00e9quence<\/h2>\n<p>La comparaison entre diff\u00e9rentes \u00e9tudes sur la PS (en anglais : &#8220;continuos deep sedation until death&#8221;) est difficile parce qu&#8217;il n&#8217;existe pas encore de d\u00e9finition unique de la s\u00e9dation palliative. Il existe de grandes diff\u00e9rences dans l&#8217;utilisation des s\u00e9datifs ainsi que dans la profondeur de la s\u00e9dation. Les \u00e9tudes contr\u00f4l\u00e9es sont presque inexistantes. M\u00eame au niveau des lignes directrices, la d\u00e9finition n&#8217;est pas clairement formul\u00e9e [1,2]. Une d\u00e9finition fr\u00e9quemment utilis\u00e9e est la suivante : &#8220;La PS est l&#8217;utilisation de s\u00e9datifs sp\u00e9cifiques pour soulager une souffrance insupportable li\u00e9e \u00e0 des sympt\u00f4mes r\u00e9fractaires en r\u00e9duisant l&#8217;\u00e9tat de conscience du patient&#8221;, avec l&#8217;ajout suivant : &#8220;d&#8217;une mani\u00e8re \u00e9thiquement acceptable pour les patients, leur famille et le personnel&#8221; [3]. L&#8217;Hospice and Palliative Nurses Association d\u00e9finit la s\u00e9dation palliative comme &#8220;l&#8217;utilisation supervis\u00e9e de m\u00e9dicaments qui provoque diff\u00e9rents degr\u00e9s d&#8217;inconscience, mais pas la mort, pour soulager les sympt\u00f4mes r\u00e9fractaires et insupportables chez les patients en fin de vie imm\u00e9diate&#8221;.<\/p>\n<p>En raison de l&#8217;h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des d\u00e9finitions, il est difficile de recueillir des donn\u00e9es valables sur l&#8217;utilisation de la s\u00e9dation palliative. La grande variabilit\u00e9 dans la mise en \u0153uvre de la PS est certainement un facteur aggravant [4]. En Allemagne, on estime que les PS sont utilis\u00e9s pour 34% de tous les patients dans une unit\u00e9 de soins palliatifs, alors qu&#8217;au niveau international, les chiffres varient de 10 \u00e0 pr\u00e8s de 55%. Dans des pays comme les Pays-Bas, la Belgique et la Suisse, on estime que la s\u00e9dation palliative est utilis\u00e9e dans 12 \u00e0 18% des cas de mort non subite. Il n&#8217;existe pas de donn\u00e9es sur la fr\u00e9quence d&#8217;utilisation de la s\u00e9dation palliative dans les h\u00f4pitaux pulmonaires [5].<\/p>\n<p>Au cours de la derni\u00e8re d\u00e9cennie, le nombre de lignes directrices faisant r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la PS s&#8217;est accru, m\u00eame si les recommandations concernant la d\u00e9finition et la mise en \u0153uvre de la PS ne sont pas uniformes. Nous pr\u00e9sentons ici principalement des recommandations issues du guide de l&#8217;Association europ\u00e9enne de soins palliatifs (EAPC), avec des ajouts au contenu d&#8217;autres guides [1\u20133,6,7].<\/p>\n<h2 id=\"definition-de-souffrance-insupportable\">D\u00e9finition de &#8220;souffrance insupportable<\/h2>\n<p>La principale indication de la PS est le soulagement d&#8217;une &#8220;souffrance insupportable&#8221;. Cependant, ce terme n&#8217;est pas non plus d\u00e9fini de mani\u00e8re uniforme dans la litt\u00e9rature, voire pas du tout [2]. Dans ce contexte, il existe des d\u00e9bats \u00e9thiques sur la question de savoir si une souffrance physique insupportable est \u00e9quivalente \u00e0 une souffrance mentale, sociale ou spirituelle <strong>(figure&nbsp;1).<\/strong>  En g\u00e9n\u00e9ral, le terme &#8220;souffrance insupportable&#8221; d\u00e9signe un sympt\u00f4me ou un \u00e9tat mentionn\u00e9 par le patient et qu&#8217;il ne veut pas supporter.&#8221; L&#8217;\u00e9valuation d&#8217;un \u00e9tat insupportable incombe avant tout \u00e0 la personne concern\u00e9e et est en soi d&#8217;abord tr\u00e8s subjective, mais peut aussi, dans certains cas, \u00eatre faite par des proches ou l&#8217;\u00e9quipe soignante [8].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-12420\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/abb1_pa2_s7.png\" style=\"height:400px; width:400px\" width=\"897\" height=\"896\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"definition-de-symptome-refractaire\">D\u00e9finition de &#8220;sympt\u00f4me r\u00e9fractaire<\/h2>\n<p>La d\u00e9finition claire d&#8217;un sympt\u00f4me r\u00e9fractaire est essentielle pour une utilisation s\u00fbre, efficace et \u00e9thique de la s\u00e9dation palliative. Un sympt\u00f4me r\u00e9fractaire est celui pour lequel toutes les tentatives de traitement possibles ont \u00e9chou\u00e9 ou pour lequel on estime qu&#8217;il n&#8217;existe pas de m\u00e9thodes permettant de le soulager dans des d\u00e9lais acceptables et avec un rapport b\u00e9n\u00e9fice\/risque que le patient peut tol\u00e9rer [9]. Un sympt\u00f4me r\u00e9fractaire peut \u00eatre subjectif et parfois non sp\u00e9cifique. En pneumologie, outre les tumeurs malignes, les maladies chroniques telles que la BPCO avanc\u00e9e ou la fibrose pulmonaire sont des maladies qui entra\u00eenent une charge symptomatique \u00e9lev\u00e9e. Il convient de noter qu&#8217;il n&#8217;est pas rare que les patients atteints de maladies non malignes ressentent une charge symptomatique \u00e9lev\u00e9e sur une p\u00e9riode plus longue que les patients atteints de cancer [10]. La dyspn\u00e9e et l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 sont les sympt\u00f4mes qui conduisent le plus souvent \u00e0 une s\u00e9dation palliative, quelle que soit la maladie sous-jacente ; en m\u00eame temps, ils sont les plus fr\u00e9quents chez les malades pulmonaires [11,12]. Selon notre expertise clinique, l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 et l&#8217;essoufflement dans une clinique pulmonaire sont les sympt\u00f4mes qui n\u00e9cessitent le plus souvent une s\u00e9dation palliative. Mais des vomissements persistants ou un d\u00e9lire hyperactif sont \u00e9galement des sympt\u00f4mes qui n\u00e9cessitent souvent une s\u00e9dation en plus d&#8217;un traitement symptomatique. La douleur n&#8217;est pas en soi une indication de s\u00e9dation palliative, mais elle est souvent mentionn\u00e9e dans le contexte des sympt\u00f4mes r\u00e9fractaires qui conduisent \u00e0 une s\u00e9dation palliative. Les patients qui sont surtout affect\u00e9s par la douleur ont besoin d&#8217;un traitement ad\u00e9quat contre la douleur (opiac\u00e9s, etc.) ; chez certains patients en soins palliatifs, l&#8217;administration de m\u00e9dicaments s\u00e9datifs est \u00e9galement n\u00e9cessaire si des sympt\u00f4mes tels que l&#8217;agitation ou l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 sont pr\u00e9sents en plus de la probl\u00e9matique de la douleur. La plupart des patients n\u00e9cessitant une s\u00e9dation palliative pr\u00e9sentent plus d&#8217;un sympt\u00f4me r\u00e9fractaire [13].<\/p>\n<p>Les sympt\u00f4mes physiques ne sont pas les seuls \u00e0 pouvoir appara\u00eetre au cours d&#8217;une maladie incurable. Les d\u00e9tresses psychologiques, spirituelles ou existentielles peuvent \u00e9galement \u00eatre &#8220;r\u00e9fractaires&#8221; et donc \u00eatre \u00e0 l&#8217;origine d&#8217;une PS. La s\u00e9dation palliative en cas de souffrance psychique ou existentielle est souvent source de conflits \u00e9thiques ou de discussions accrues au sein de l&#8217;\u00e9quipe soignante lorsque les sympt\u00f4mes physiques ne sont pas \u00e9vidents. Les raisons en sont principalement l&#8217;absence de normes pour l&#8217;estimation et l&#8217;\u00e9valuation de la charge des sympt\u00f4mes psychologiques. Avant d&#8217;initier une s\u00e9dation palliative en cas de souffrance existentielle, il convient d&#8217;exclure d&#8217;autres causes &#8211; traitables &#8211; (d\u00e9pression non trait\u00e9e, d\u00e9lire, anxi\u00e9t\u00e9). Les conflits familiaux peuvent \u00e9galement peser lourdement sur un patient. Une co-\u00e9valuation psychiatrique ainsi que des discussions de cas au sein de l&#8217;\u00e9quipe de soins et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, des consultations \u00e9thiques peuvent aider \u00e0 la prise de d\u00e9cision [14]. Les diff\u00e9rents syst\u00e8mes de sant\u00e9 peuvent avoir des r\u00e8gles diff\u00e9rentes sur le sujet sensible de la s\u00e9dation palliative en cas de souffrance psychique ou existentielle.<\/p>\n<h2 id=\"definitions-des-differents-types-de-sedation\">D\u00e9finitions des diff\u00e9rents types de s\u00e9dation<\/h2>\n<p>La s\u00e9dation palliative a pour objectif de r\u00e9duire la perception des sympt\u00f4mes \u00e0 l&#8217;origine de la souffrance insupportable. Pour y parvenir, diff\u00e9rents types de s\u00e9dation peuvent \u00eatre choisis ou n\u00e9cessaires. Elles se distinguent par la profondeur de la s\u00e9dation et par leur chronologie. En ce qui concerne la profondeur de la s\u00e9dation, on distingue la s\u00e9dation l\u00e9g\u00e8re, dans laquelle le patient peut encore communiquer verbalement, et la s\u00e9dation profonde, dans laquelle il n&#8217;est plus possible de parler. Parmi les formes de PS distingu\u00e9es en fonction du temps, la s\u00e9dation intermittente, qui consiste \u00e0 administrer les m\u00e9dicaments pendant une p\u00e9riode pr\u00e9d\u00e9finie (par exemple, uniquement la nuit), s&#8217;oppose \u00e0 la s\u00e9dation continue, qui consiste \u00e0 administrer les s\u00e9datifs pendant une p\u00e9riode ind\u00e9termin\u00e9e et sans interruption [15]. La s\u00e9dation intermittente est souvent utilis\u00e9e comme une sorte de &#8220;pause&#8221;, notamment en cas de stress psychologique s\u00e9v\u00e8re ou d&#8217;anxi\u00e9t\u00e9. En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, on commence par une s\u00e9dation intermittente selon le principe &#8220;aussi l\u00e9g\u00e8re que possible, aussi profonde que n\u00e9cessaire&#8221;. Les protocoles de s\u00e9dation appliqu\u00e9s doivent permettre une adaptation individuelle de la dose (augmentation\/r\u00e9duction). Il est plus rare que l&#8217;indication d&#8217;une s\u00e9dation continue imm\u00e9diate soit pos\u00e9e d\u00e8s le d\u00e9but de la PS. Les raisons en sont principalement les situations d&#8217;urgence en fin de vie, telles que les h\u00e9morragies terminales. Mais la combinaison d&#8217;une souffrance insupportable et de sympt\u00f4mes r\u00e9fractaires, avec une esp\u00e9rance de vie tr\u00e8s limit\u00e9e (quelques heures\/quelques jours) et le souhait du patient d&#8217;\u00eatre soulag\u00e9, peut \u00e9galement \u00eatre une indication pour une s\u00e9dation profonde imm\u00e9diate.<\/p>\n<h2 id=\"indication-et-prise-de-decision\">Indication et prise de d\u00e9cision<\/h2>\n<p>Il existe plusieurs directives pour aider \u00e0 la prise de d\u00e9cision concernant l&#8217;introduction de la s\u00e9dation palliative. Bien que la d\u00e9finition et les recommandations de mise en \u0153uvre diff\u00e8rent d&#8217;un guide \u00e0 l&#8217;autre, il existe des conditions fondamentales pour poser l&#8217;indication <strong>(aper\u00e7u&nbsp;1).<\/strong> Elles comprennent, outre des sympt\u00f4mes r\u00e9fractaires dans le cas d&#8217;une maladie incurable, la pr\u00e9sence de la souffrance insupportable mentionn\u00e9e ci-dessus. Les recommandations existantes ne pr\u00e9cisent pas si la souffrance insupportable constitue \u00e0 elle seule une indication, quelle est sa relation avec d&#8217;autres sympt\u00f4mes r\u00e9fractaires et si la r\u00e9fractaire se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 la souffrance insupportable ou \u00e0 d&#8217;autres sympt\u00f4mes.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-12421 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/ubersicht1_pa2_s8.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 911px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 911\/668;height:293px; width:400px\" width=\"911\" height=\"668\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le choix d&#8217;une forme particuli\u00e8re de s\u00e9dation palliative doit se faire en \u00e9troite concertation avec le patient et ses proches. Dans la mesure du possible, l&#8217;indication doit \u00eatre pos\u00e9e par une \u00e9quipe de soins palliatifs exp\u00e9riment\u00e9e avec une mise en place multiprofessionnelle. L&#8217;implication d&#8217;autres praticiens, tels que le m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste ou les oncologues lib\u00e9raux, peut \u00eatre utile pour prendre des d\u00e9cisions difficiles [2,3].<\/p>\n<h2 id=\"medication\">M\u00e9dication<\/h2>\n<p>Le choix d&#8217;une substance active d\u00e9pend en grande partie de la pr\u00e9f\u00e9rence clinique et de conditions formelles. Dans les cas difficiles, plus d&#8217;un m\u00e9dicament peut \u00eatre n\u00e9cessaire pour s\u00e9dater le patient de mani\u00e8re appropri\u00e9e. Les m\u00e9dicaments destin\u00e9s \u00e0 induire une s\u00e9dation intermittente peuvent \u00eatre administr\u00e9s par voie orale, sublinguale, rectale, intraveineuse ou sous-cutan\u00e9e. Une administration sous-cutan\u00e9e ou intraveineuse est n\u00e9cessaire pour maintenir une s\u00e9dation continue. Dans la mesure du possible, la forme d&#8217;application doit \u00eatre choisie avec le patient ; des exp\u00e9riences positives ant\u00e9rieures avec des m\u00e9dicaments \u00e0 la demande peuvent aider \u00e0 d\u00e9cider de la forme d&#8217;application et du type de substance active.<\/p>\n<p>Les benzodiaz\u00e9pines (principalement le midazolam) sont le premier choix&nbsp;pour initier une PS. Habituellement, la dose initiale est de 0,5-1&nbsp;mg\/h i.v. ou s.c., les doses \u00e0 la demande de 1-5&nbsp;mg. Souvent, la dose efficace est atteinte \u00e0 un taux de course de&nbsp; 1-5&nbsp;mg\/h (EAPC-LL : jusqu&#8217;\u00e0 20&nbsp;mg\/h). Dans certains cas de s\u00e9dation insuffisante, l&#8217;ajout d&#8217;un neuroleptique \u00e0 effet s\u00e9datif (souvent la l\u00e9vom\u00e9promazine en Allemagne) permet d&#8217;obtenir un bon soulagement des sympt\u00f4mes. Si une s\u00e9dation suffisante n&#8217;est pas obtenue avec ces mesures, il convient de passer \u00e0 des narcotiques tels que le propofol (dose initiale 0,5&nbsp;mg\/kg\/h, dose efficace habituelle 0,5-2&nbsp;mg\/kg\/h). Il existe des directives ou des protocoles g\u00e9n\u00e9ralement accept\u00e9s en ce qui concerne l&#8217;augmentation des doses de tranquillisants. Cependant, la dose de s\u00e9datif ne doit \u00eatre augment\u00e9e que s&#8217;il existe des signes de s\u00e9dation insuffisante [2,3]. Pour une introduction rapide de la s\u00e9dation dans les situations d&#8217;urgence, <strong>le tableau&nbsp;1<\/strong> donne un aper\u00e7u.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-12422 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/tab1_pa2_s9.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 912px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 912\/932;height:409px; width:400px\" width=\"912\" height=\"932\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En outre, l&#8217;administration d&#8217;opio\u00efdes se poursuit g\u00e9n\u00e9ralement apr\u00e8s le d\u00e9but de la s\u00e9dation palliative. Les opio\u00efdes ne sont toutefois pas appropri\u00e9s en tant que &#8220;s\u00e9datifs&#8221;. En l&#8217;absence de douleur et de d\u00e9tresse respiratoire, l&#8217;indication de l&#8217;administration de morphine en cas de sympt\u00f4mes r\u00e9fractaires n&#8217;est pas claire. De plus, l&#8217;utilisation de la morphine peut augmenter le risque de d\u00e9lire induit par la morphine [16].<\/p>\n<h2 id=\"surveillance\">Surveillance<\/h2>\n<p>Il n&#8217;existe pas de recommandations uniformes concernant la surveillance et la documentation lors de la mise en \u0153uvre d&#8217;une s\u00e9dation palliative. L&#8217;utilisation de protocoles standardis\u00e9s facilite le recensement des effets secondaires possibles d&#8217;une PS et du soulagement de la souffrance obtenu (param\u00e8tres de r\u00e9sultats). De m\u00eame, le niveau de s\u00e9dation ainsi que la fr\u00e9quence de l&#8217;enqu\u00eate doivent \u00eatre d\u00e9finis dans un tel protocole. L&#8217;\u00e9chelle RASS (Richmond Agitation-Sedation Scale) ou l&#8217;\u00e9chelle RASS-PALL, par exemple, peuvent vous aider \u00e0 \u00e9tablir de tels protocoles. En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, il est recommand\u00e9 de contr\u00f4ler la s\u00e9dation au moins toutes les 20 minutes pendant la phase d&#8217;initiation de la PS jusqu&#8217;\u00e0 ce que la s\u00e9dation soit ad\u00e9quate, puis r\u00e9guli\u00e8rement, au moins 3\u00d7\/24&nbsp;h [3,6].<\/p>\n<h2 id=\"education-et-consentement-eclaire\">\u00c9ducation et consentement \u00e9clair\u00e9<\/h2>\n<p>Le patient &#8211; ou son repr\u00e9sentant l\u00e9gal &#8211; doit \u00eatre inform\u00e9 de la possibilit\u00e9 de recourir \u00e0 la PS lors d&#8217;un entretien informatif avec le m\u00e9decin traitant. En particulier dans les situations d&#8217;urgence pr\u00e9visibles, il est important de discuter \u00e0 l&#8217;avance des mesures possibles pour soulager les sympt\u00f4mes. de la PS soulage les patients, les proches mais aussi l&#8217;\u00e9quipe soignante. Pour cela, il est utile d&#8217;expliquer les objectifs de la PS \u00e0 partir de la situation existante et des plaintes prioritaires. De m\u00eame, il est possible d&#8217;estimer l&#8217;\u00e9volution attendue sans l&#8217;utilisation de la PS. Le patient doit \u00eatre inform\u00e9 de la mise en \u0153uvre recommand\u00e9e de la s\u00e9dation, mais aussi des risques tels que la perte de conscience, le manque de capacit\u00e9 \u00e0 communiquer, etc. Cette discussion doit \u00e9galement permettre de d\u00e9cider de la poursuite de la m\u00e9dication existante et des autres soins (par ex. alimentation parent\u00e9rale, substitution de liquides). En cas de situation d&#8217;urgence chez un patient en fin de vie incapable de donner son consentement et n\u00e9cessitant une action imm\u00e9diate, il est possible de se passer du consentement [3,7].<\/p>\n<h2 id=\"difference-avec-lhomicide\">Diff\u00e9rence avec l&#8217;homicide<\/h2>\n<p>La s\u00e9dation palliative se distingue de l&#8217;homicide (sur\/sans demande) par son objectif premier. La s\u00e9dation palliative a pour objectif premier de soulager les souffrances, une mise \u00e0 mort d&#8217;acc\u00e9l\u00e9rer la mort. L&#8217;acc\u00e9l\u00e9ration de la mort n&#8217;est pas un r\u00e9sultat primaire ou intentionnel de la PS. La proportionnalit\u00e9 de la dose et le monitoring sont \u00e9galement des caract\u00e9ristiques importantes pour les diff\u00e9rencier. Pour une s\u00e9dation palliative, la dose ne doit pas \u00eatre sup\u00e9rieure \u00e0 celle n\u00e9cessaire pour soulager une souffrance. Cela peut se faire par des administrations r\u00e9p\u00e9t\u00e9es document\u00e9es ou par un titrage avec documentation de l&#8217;effet. Lors d&#8217;une mise \u00e0 mort, de fortes doses d&#8217;une substance s\u00e9dative sont souvent administr\u00e9es en une seule fois (pas de titration). La plupart du temps, il n&#8217;y a pas de suivi. La s\u00e9dation palliative peut \u00e9ventuellement avoir pour &#8220;effet secondaire&#8221; d&#8217;acc\u00e9l\u00e9rer la mort, l&#8217;objectif \u00e9tant de minimiser la souffrance. Dans ses &#8220;R\u00e9flexions sur le suicide m\u00e9dicalement assist\u00e9&#8221;, la Soci\u00e9t\u00e9 allemande de m\u00e9decine palliative recommande aux patients souhaitant b\u00e9n\u00e9ficier d&#8217;une aide \u00e0 la mort de discuter, entre autres, des possibilit\u00e9s de s\u00e9dation palliative [17].<\/p>\n<h2 id=\"des-etudes-supplementaires-sont-necessaires\">Des \u00e9tudes suppl\u00e9mentaires sont n\u00e9cessaires<\/h2>\n<p>Dans une clinique pulmonaire, la s\u00e9dation palliative est une option importante pour soulager les sympt\u00f4mes dans l&#8217;accompagnement des patients gravement malades. L&#8217;objectif principal de la s\u00e9dation palliative est d&#8217;induire un sommeil l\u00e9ger \u00e0 profond, temporaire ou permanent, chez les patients atteints d&#8217;une maladie incurable et pr\u00e9sentant des sympt\u00f4mes r\u00e9fractaires sp\u00e9cifiques, mais qui n&#8217;entra\u00eene pas intentionnellement la mort. Dans ce cas, le clinicien doit conna\u00eetre des termes tels que &#8220;souffrance insupportable&#8221; ou &#8220;sympt\u00f4mes r\u00e9fractaires&#8221; pour d\u00e9cider de l&#8217;indication d&#8217;une PS.&nbsp;  Lors de la pose de l&#8217;indication et de la mise en \u0153uvre, une collaboration entre le patient, les proches, l&#8217;\u00e9quipe soignante et l&#8217;expertise en soins palliatifs est recommand\u00e9e. L&#8217;essoufflement, l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9, les vomissements persistants et le d\u00e9lire hyperactif sont les sympt\u00f4mes qui n\u00e9cessitent le plus souvent une s\u00e9dation. La plupart des patients n\u00e9cessitant une s\u00e9dation palliative pr\u00e9sentent plus d&#8217;un sympt\u00f4me r\u00e9fractaire. Le midazolam est le plus souvent utilis\u00e9 pour la s\u00e9dation, mais la combinaison de plusieurs s\u00e9datifs peut \u00eatre n\u00e9cessaire pour obtenir un soulagement suffisant des souffrances. Il est indispensable de disposer d&#8217;une documentation conforme aux normes qui, outre le type et la mise en \u0153uvre de la s\u00e9dation et le sympt\u00f4me qui la provoque, comprend un contr\u00f4le r\u00e9gulier de l&#8217;\u00e9tat du patient et du soulagement de ses souffrances.<\/p>\n<p>Malheureusement, la ligne directrice utilis\u00e9e comme base pour cet article montre peu d&#8217;\u00e9vidence concernant la d\u00e9finition de la PS ou sa mise en \u0153uvre. De mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, il existe dans le monde des approches tr\u00e8s diff\u00e9rentes de la PS, qui n\u00e9cessitent des approches \u00e9thiques diff\u00e9rentes. Il convient donc de mener des \u00e9tudes suppl\u00e9mentaires sur l&#8217;utilisation de la s\u00e9dation palliative. N\u00e9anmoins, la s\u00e9dation palliative doit \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme une mesure pr\u00e9cieuse et efficace pour traiter la souffrance en fin de vie.<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>La s\u00e9dation palliative est une option de traitement importante en cas de sympt\u00f4mes r\u00e9fractaires et de pronostic limit\u00e9.<\/li>\n<li>Les indications difficiles doivent \u00eatre discut\u00e9es au sein d&#8217;une \u00e9quipe de soins multiprofessionnelle, si n\u00e9cessaire avec l&#8217;aide d&#8217;un conseil d&#8217;\u00e9thique.<\/li>\n<li>Lors de l&#8217;utilisation de la s\u00e9dation palliative, une surveillance et une documentation r\u00e9guli\u00e8res sont indispensables.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Abarshi E, et al : BMJ Support Palliat Care. 2017 Sep ; 7(3) : 223-229.<\/li>\n<li>Schildmann E, et al : Palliative sedation therapy : a systematic literature review and critical appraisal of available guidance on indication and decision making. J Palliat Med 2014 ; 17 (5) : 601-611.<\/li>\n<li>Cherny N, et al : Cadre recommand\u00e9 par l&#8217;EAPC pour l&#8217;utilisation de la s\u00e9dation dans les soins palliatifs. Pall Med. 2009 ; 23 (7) : 581-559.<\/li>\n<li>www.hpna.org\/position_PalliativeSedation.asp.<\/li>\n<li>Ziegler S, et al : S\u00e9dation profonde continue jusqu&#8217;\u00e0 la mort chez les patients admis chez les sp\u00e9cialistes des soins palliatifs et les internes : une \u00e9tude de groupe de discussion sur la compr\u00e9hension conceptuelle et l&#8217;administration en Suisse germanophone. Swiss Med Wkly. 2018 ; 22 : 148.<\/li>\n<li>Schildmann E, et al : Medication and monitoring in palliative sedation therapy : A systematic review and quality assessment of published guidelines. J Pain Symptom Manage 2015 ; 49 (4) : 734-746.<\/li>\n<li>Alt-Epping B, et al. : S\u00e9dation dans les soins palliatifs. Guidance on the use of sedating measures in palliative care. Association europ\u00e9enne pour les soins palliatifs (EAPC). Douleur 2010 ; 24 : 342-354<\/li>\n<li>Bozzaro C, et al : &#8220;Suffering&#8221; in Palliative Sedation : Conceptual Analysis and Implications for Decision Making in Clinical Practice. Journal of Pain and Symptom Management 2018 ; 56 : 288-294.<\/li>\n<li>Cherny NI, et al : Suffering in the advanced cancer patient : a definition and taxonomy. J. Pall Care 1994 ; 10 (10) : 57-70.<\/li>\n<li>Gore, et al : How well do we care for patients with end-stage chronic obstructive pulmonary disease (COPD) ? A comparison of palliative care and quality of life in COPD and lung cancer. Thorax 2000 ; 55 : 1000-1006.<\/li>\n<li>Christensen V, et al : Differences in Symptom Burden Among Patients With Moderate, Severe, or Very Severe Chronic Obstructive Pulmonary Disease. Journal of Pain and Symptom Management 2016 ; 51 (5) : 849.<\/li>\n<li>Raghu G, et al : An official ATS\/ERS\/JRS\/ALAT statement : idiopathic pulmonary fibrosis : evidence-based guidelines for diagnosis and management. Am J Respir Crit Care Med 2011 ; 183 : 788-824.<\/li>\n<li>Hasselaar JG, et al : Improving prescription in palliative sedation : compliance with Dutch guidelines. Arch Intern Med 2007 ; 167 : 1166-1171.<\/li>\n<li>Bozzaro C : Le concept de souffrance dans le contexte m\u00e9dical : un aper\u00e7u du probl\u00e8me \u00e0 l&#8217;exemple de la s\u00e9dation palliative profonde en fin de vie. Ethik Med 2015 ; 27 : 93-106.<\/li>\n<li>Mahon M, et al : National Hospice and Palliative Care Organization (NHPCO) Position Statement and Commentary on the Use of Palliative Sedation in Imminently Dying Terminally Ill Patients. Journal of Pain and Symptom Management 2010 ; 39 (5) : 914-923.<\/li>\n<li>Reuzel RP, et al : Inappropiateness of using opioids for end-stage palliative sedation : a Dutch study. Palliat Med 2008 ; 22 : 641-646.<\/li>\n<li>Materstvedt LJ : Intention, proc\u00e9dure, r\u00e9sultat et personnalit\u00e9 dans la s\u00e9dation palliative et l&#8217;euthanasie. BMJ Support Palliat Care. 2012 ; 2(1) : 9-11.<\/li>\n<li>Cassell EJ, et al. : The nature of suffering and the goals of medicine. 1991. Oxford University Press, Oxford.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo PNEUMOLOGIE &amp; ALLERGOLOGIE 2019 ; 1(2) : 6-9<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le traitement des patients dans les cliniques pulmonaires peut inclure, outre le diagnostic et la th\u00e9rapie, l&#8217;accompagnement en fin de vie. Chez les patients ne b\u00e9n\u00e9ficiant pas de soins intensifs,&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":91338,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"S\u00e9dation palliative en clinique pulmonaire","footnotes":""},"category":[11531,11389,11477,11549],"tags":[12093,27631,27633,27635],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-335594","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-formation-continue","category-oncologie","category-pneumologie-fr","category-rx-fr","tag-bpco","tag-palliatif","tag-sedation-fr","tag-souffrent","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-06-20 18:41:33","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":335601,"slug":"alleviare-sofferenze-insopportabili","post_title":"\"Alleviare \"sofferenze insopportabili","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/alleviare-sofferenze-insopportabili\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":335616,"slug":"alivio-de-sofrimento-insuportavel","post_title":"\"Al\u00edvio \"de sofrimento insuport\u00e1vel","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/alivio-de-sofrimento-insuportavel\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":335599,"slug":"aliviar-el-sufrimiento-insoportable","post_title":"\" Aliviar \"el sufrimiento insoportable","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/aliviar-el-sufrimiento-insoportable\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/335594","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=335594"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/335594\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=335594"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=335594"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=335594"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=335594"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}