{"id":335606,"date":"2019-10-02T02:00:00","date_gmt":"2019-10-02T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/nouvelles-approches-therapeutiques\/"},"modified":"2019-10-02T02:00:00","modified_gmt":"2019-10-02T00:00:00","slug":"nouvelles-approches-therapeutiques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/nouvelles-approches-therapeutiques\/","title":{"rendered":"Nouvelles approches th\u00e9rapeutiques"},"content":{"rendered":"<p><strong>Le cancer bronchique est la premi\u00e8re cause de mortalit\u00e9 li\u00e9e au cancer dans le monde. Avec le d\u00e9veloppement des inhibiteurs de points de contr\u00f4le immunitaires, le paysage th\u00e9rapeutique a consid\u00e9rablement chang\u00e9.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Le diagnostic et le traitement du cancer bronchique est un domaine qui \u00e9volue rapidement et qui pr\u00e9sente un int\u00e9r\u00eat clinique consid\u00e9rable en raison de l&#8217;incidence et de la mortalit\u00e9 \u00e9lev\u00e9es de ces tumeurs dans le monde. L&#8217;\u00e9volution rapide des connaissances en biologie mol\u00e9culaire et en immunologie, ainsi que les progr\u00e8s r\u00e9alis\u00e9s dans le domaine du diagnostic mol\u00e9culaire, sont des facteurs moteurs du d\u00e9veloppement d&#8217;un traitement personnalis\u00e9 des tumeurs (&#8220;precision medicine&#8221;). Cette \u00e9volution est loin d&#8217;\u00eatre termin\u00e9e.<\/p>\n<p>Dans cet article, nous nous concentrons sur les innovations actuelles dans le traitement du cancer bronchique, en mettant l&#8217;accent sur le traitement syst\u00e9mique des stades avanc\u00e9s de la tumeur en premi\u00e8re ligne de traitement. Il s&#8217;agit d&#8217;approches th\u00e9rapeutiques telles que nous les pratiquons actuellement dans notre institution. Nous ne pr\u00e9tendons pas \u00e0 l&#8217;exhaustivit\u00e9 ou \u00e0 la validit\u00e9 absolue.<\/p>\n<h2 id=\"principes-de-base\">Principes de base<\/h2>\n<p>En 2018, le cancer bronchique pr\u00e9sentait &#8211; \u00e0 \u00e9galit\u00e9 avec les tumeurs du sein &#8211; la plus forte incidence (11,6%) et la plus forte mortalit\u00e9 (18,4%) de toutes les maladies tumorales dans le monde [1]. Entre 2011 et 2015, le cancer bronchique \u00e9tait la troisi\u00e8me cause de mortalit\u00e9 par cancer en Suisse en termes d&#8217;incidence (environ 4300 nouveaux cas par an) et la premi\u00e8re cause de mortalit\u00e9 par cancer [2]. Le taux de survie relative \u00e0 5 ans pour le cancer du poumon en Suisse \u00e9tait de 15% pour les hommes et de 19% pour les femmes [3]. Le tabac reste la principale cause du cancer du poumon [4]. Environ 20% des cancers bronchiques surviennent chez les &#8220;non-fumeurs&#8221; (&lt;100 cigarettes au total). L&#8217;exposition \u00e0 des substances toxiques inhal\u00e9es (par exemple le radon, l&#8217;amiante, les vapeurs de goudron) en est la cause principale [5].<\/p>\n<h2 id=\"cancer-du-poumon-a-petites-cellules\">Cancer du poumon \u00e0 petites cellules<\/h2>\n<p>Dans 10 \u00e0 15% des cancers bronchiques nouvellement diagnostiqu\u00e9s, il s&#8217;agit de cancers bronchiques \u00e0 petites cellules (SCLC, Small Cell Lung Cancer). La distinction entre le stade limit\u00e9 de la maladie (LD, stade I-III) et le stade avanc\u00e9 de la maladie (ED, stade IV) est importante sur le plan th\u00e9rapeutique. Ce dernier cas est beaucoup plus fr\u00e9quent en raison de la biologie agressive de la tumeur. La m\u00e9diane de survie globale (Overall-Survival, OS) est de 15 \u00e0 20 mois pour le LD-SCLC et de 8 \u00e0 13 mois pour le ED-SCLC [6]. La plupart des CPC pr\u00e9sentent des mutations inactivantes des g\u00e8nes suppresseurs de tumeur TP53 et RB1, tandis que les mutations &#8220;traitables&#8221; des r\u00e9cepteurs tyrosine kinases sont g\u00e9n\u00e9ralement absentes (\u00e0 la diff\u00e9rence des cancers du poumon non \u00e0 petites cellules, NSCLC). Les normes th\u00e9rapeutiques actuelles, qui d\u00e9pendent du stade, peuvent \u00eatre r\u00e9sum\u00e9es comme suit :<\/p>\n<p><strong>Stade I :<\/strong> en plus de la chirurgie, une chimioth\u00e9rapie adjuvante \u00e0 base de platine apporte un avantage en termes d&#8217;OS (66,0 versus 42,1 mois) au stade I [7].<\/p>\n<p><strong>Stade II, III : <\/strong>la chirurgie plus la chimioth\u00e9rapie est une option au stade II ; alternativement, la chirurgie peut \u00eatre abandonn\u00e9e et une radiochimioth\u00e9rapie d\u00e9finitive peut \u00eatre effectu\u00e9e. Il s&#8217;agit du traitement de choix, m\u00eame au stade III, et il devrait, si possible, \u00eatre effectu\u00e9 simultan\u00e9ment [8,9].<\/p>\n<p><strong>Stade IV :<\/strong> un traitement syst\u00e9mique palliatif est le traitement de choix pour l&#8217;ED-SCLC. Malgr\u00e9 une tr\u00e8s bonne r\u00e9ponse th\u00e9rapeutique initiale, la survie globale m\u00e9diane n&#8217;est que de 10 mois. Les protocoles standard sont le cisplatine et l&#8217;\u00e9toposide ou le carboplatine et l&#8217;\u00e9toposide [10]. Les protocoles diff\u00e8rent surtout en termes d&#8217;effets secondaires, moins en termes d&#8217;effets sur les tumeurs [11]. La radioth\u00e9rapie des tumeurs r\u00e9siduelles thoraciques n&#8217;est pas un standard, mais une option individuelle en cas de tr\u00e8s bonne r\u00e9ponse th\u00e9rapeutique \u00e0 la chimioth\u00e9rapie et de r\u00e9mission compl\u00e8te des m\u00e9tastases extrathoraciques [12].<\/p>\n<p>L&#8217;atezolizumab, un inhibiteur du ligand 1 de mort programm\u00e9e (PD-L1) (inhibiteur de point de contr\u00f4le immunitaire, ICI), utilis\u00e9 en association avec la chimioth\u00e9rapie et ensuite en traitement d&#8217;entretien, apporte un avantage de survie en premi\u00e8re ligne par rapport \u00e0 la chimioth\u00e9rapie seule (12,3 vs. 10,3 mois, HR 0,7, 95% CI 0,54-0,91), comme d\u00e9montr\u00e9 dans l&#8217;\u00e9tude de phase III IMpower133.  [13]. L&#8217;\u00e9tude de phase III CASPIAN sur le durvalumab et la chimioth\u00e9rapie a \u00e9galement donn\u00e9 des r\u00e9sultats positifs, comme l&#8217;a r\u00e9cemment annonc\u00e9 le fabricant [14]. Il existe donc d\u00e9sormais deux nouvelles approches pour l&#8217;ED-SCLC en mati\u00e8re de chimio-immunoth\u00e9rapie combin\u00e9e, \u00e0 condition que les pr\u00e9parations soient encore approuv\u00e9es par les autorit\u00e9s pharmaceutiques pour cette indication.<\/p>\n<p>L&#8217;irradiation prophylactique du cerveau entier (PCI) est consid\u00e9r\u00e9e comme &#8220;standard&#8221; dans de nombreuses directives pour les stades II-IV apr\u00e8s une bonne r\u00e9ponse \u00e0 la chimioth\u00e9rapie [15,16]. Une \u00e9tude japonaise a toutefois remis en question ce standard, car elle n&#8217;a montr\u00e9 aucun avantage de survie pour la PCI par rapport aux contr\u00f4les par r\u00e9sonance magn\u00e9tique du cr\u00e2ne seul [17]. Ces donn\u00e9es semblent d\u00e9j\u00e0 conduire \u00e0 un abandon partiel du standard actuel dans la pratique clinique quotidienne [18]. L&#8217;influence de l&#8217;immunoth\u00e9rapie sur l&#8217;indication de l&#8217;ICP n&#8217;est pas encore claire.<\/p>\n<p>De nombreux patients atteints de SCLC pr\u00e9sentent une r\u00e9cidive ou une progression dans les 6 \u00e0 12 mois. La raison en est probablement la pr\u00e9sence de &#8220;cellules souches canc\u00e9reuses&#8221; r\u00e9sistantes au cisplatine [19]. La suite du traitement d\u00e9pend de l&#8217;\u00e9tat du patient, de l&#8217;ampleur de la r\u00e9cidive tumorale, du traitement ant\u00e9rieur et de l&#8217;intervalle sans traitement [15\u201317]. En pr\u00e9sence d&#8217;une situation r\u00e9fractaire ou d&#8217;une r\u00e9cidive r\u00e9sistante au platine, le topot\u00e9can est sup\u00e9rieur au traitement de soutien seul [20] et \u00e9quivalent \u00e0 une polychimioth\u00e9rapie (cyclophosphamide, doxorubicine et vincristine) en termes de taux de r\u00e9ponse global (Overall-Response-Rate, ORR), de survie sans progression (Progression-Free-Survival, PFS) et de SG, mais avec une meilleure tol\u00e9rance [21]. Le topot\u00e9can administr\u00e9 par voie intraveineuse et perorale est \u00e0 peu pr\u00e8s \u00e9quivalent en termes d&#8217;efficacit\u00e9 et de tol\u00e9rance [22]. Les patients en bon \u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral (ECOG 0-2) pr\u00e9sentant une &#8220;r\u00e9cidive sensible aux platines&#8221; peuvent \u00eatre trait\u00e9s \u00e0 nouveau par cisplatine\/carboplatine et \u00e9toposide [23].<\/p>\n<p>L&#8217;utilisation d&#8217;inhibiteurs de points de contr\u00f4le immunitaires apr\u00e8s l&#8217;\u00e9chec de la chimioth\u00e9rapie n&#8217;est pas (encore) un standard aujourd&#8217;hui, selon nous. Les meilleures donn\u00e9es disponibles \u00e0 ce jour concernent le pembrolizumab (pour les tumeurs PDL1-positives) [24] et le nivolumab [25].<\/p>\n<h2 id=\"cancer-du-poumon-non-a-petites-cellules\">Cancer du poumon non \u00e0 petites cellules<\/h2>\n<p>Le cancer du poumon non \u00e0 petites cellules (NSCLC, environ 85-90% de tous les cancers bronchiques) est un terme clinique g\u00e9n\u00e9rique pour les ad\u00e9nocarcinomes (50-60%), les carcinomes \u00e9pidermo\u00efdes (20-25%), les carcinomes \u00e0 grandes cellules, les carcinomes ad\u00e9nosquameux, les carcinomes neuroendocrines (\u00e0 l&#8217;exception du carcinome pulmonaire \u00e0 petites cellules) et les carcinomes sarcomato\u00efdes.<\/p>\n<p><strong>Stade I\/II :<\/strong> le traitement de choix aux stades I et II est la chirurgie radicale selon les normes oncologiques (en g\u00e9n\u00e9ral une lobectomie avec dissection syst\u00e9matique des ganglions lymphatiques m\u00e9diastinaux). A partir d&#8217;un diam\u00e8tre de la tumeur de 4&nbsp;cm, une chimioth\u00e9rapie adjuvante comprenant 4 cycles d&#8217;une combinaison contenant du platine est indiqu\u00e9e. En cas de contre-indication \u00e0 la chirurgie, la radioth\u00e9rapie st\u00e9r\u00e9otaxique constitue une alternative.<\/p>\n<p><strong>Stade III : <\/strong>pour les tumeurs r\u00e9s\u00e9cables de stade&nbsp;III, une chimioth\u00e9rapie est indiqu\u00e9e en plus de la chirurgie. Elle peut \u00eatre effectu\u00e9e avant (n\u00e9oadjuvant) ou apr\u00e8s (adjuvant) l&#8217;op\u00e9ration. L&#8217;utilit\u00e9 d&#8217;une radioth\u00e9rapie suppl\u00e9mentaire (&#8220;traitement trimodal&#8221;) est controvers\u00e9e. L&#8217;\u00e9tude suisse de phase III SAKK16\/00 s&#8217;est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e n\u00e9gative en ce qui concerne l&#8217;irradiation pr\u00e9op\u00e9ratoire [26]. La radioth\u00e9rapie postop\u00e9ratoire (PORT) n&#8217;a pas montr\u00e9 de b\u00e9n\u00e9fice clair dans une m\u00e9ta-analyse r\u00e9trospective [27], les donn\u00e9es de l&#8217;\u00e9tude randomis\u00e9e LungART sont encore attendues. Les NSCLC de stade III non r\u00e9s\u00e9cables sont trait\u00e9s par radiochimioth\u00e9rapie, puis suivis d&#8217;une immunoth\u00e9rapie d&#8217;un an avec l&#8217;anticorps PD-L1 Durvalumab en &#8220;consolidation&#8221;. La base est l&#8217;\u00e9tude prospective randomis\u00e9e de phase III PACIFIC [28, 29]. Dans l&#8217;\u00e9tude, le taux de survie \u00e0 2 ans \u00e9tait de 66,3% avec le durvalumab, contre 55,6% avec le placebo (HR 0,68, 99,73% IC 0,47-0,997, p=0,0025). La PFS m\u00e9diane a \u00e9t\u00e9 significativement prolong\u00e9e avec durvalumab par rapport au placebo (17,2 contre 5,6 mois, HR 0,51, IC 95% 0,41-0,63, p&lt;0,001). La consolidation par durvalumab est donc aujourd&#8217;hui consid\u00e9r\u00e9e comme la norme <strong>(Fig.&nbsp;1).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-12396\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/abb1-oh4_s13.jpg\" style=\"height:1010px; width:400px\" width=\"923\" height=\"2331\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Stade IV : <\/strong>En dehors des stades dits &#8220;oligom\u00e9tastatiques&#8221;, o\u00f9 la chirurgie et la radioth\u00e9rapie peuvent \u00eatre utilis\u00e9es en intention curative, la plupart des CBNPC de stade IV sont trait\u00e9s en intention palliative par des m\u00e9dicaments uniquement. On distingue la chimioth\u00e9rapie, la th\u00e9rapie cibl\u00e9e et l&#8217;immunoth\u00e9rapie. Le choix du traitement d\u00e9pend du sous-type histologique, de la pr\u00e9sence ou non de mutations pilotes (pour les tumeurs non squameuses) et de l&#8217;expression de PD-L1 dans la tumeur. Le traitement de la pathologie mol\u00e9culaire est la base d&#8217;un traitement optimal <strong>(fig.&nbsp;2).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-12397 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/abb2_oh4_s15.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/636;height:347px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"636\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En l&#8217;absence de &#8220;mutations pilotes&#8221; traitables, le traitement est principalement bas\u00e9 sur le statut d&#8217;expression de PD-L1. Pour les NSCLC (quel que soit le sous-type histologique) avec une expression de PD-L1 \u226550%, le traitement par pembrolizumab, un inhibiteur de PD-L1, est sup\u00e9rieur \u00e0 la chimioth\u00e9rapie conventionnelle en termes d&#8217;OS et de PFS selon l&#8217;\u00e9tude KEYNOTE 024 [30]. Pour les ad\u00e9nocarcinomes pulmonaires avec une expression de PD-L1 \u2264 50%, une combinaison de chimioth\u00e9rapie et de pembrolizumab est pr\u00e9f\u00e9rable \u00e0 une chimioth\u00e9rapie seule, comme dans l&#8217;\u00e9tude KEYNOTE 189 [31]. Dans l&#8217;\u00e9tude, le taux de r\u00e9ponse au traitement \u00e9tait de 48% avec l&#8217;ajout de pembrolizumab et de 19% sans pembrolizumab. Le taux de survie \u00e0 12 mois \u00e9tait de 69% pour pembrolizumab + chimioth\u00e9rapie et de 49% pour le groupe chimioth\u00e9rapie seule. Une alternative est l&#8217;anticorps PD-L1 atezolizumab en combinaison avec le carboplatine, le paclitaxel et le bevacizumab, sur la base des r\u00e9sultats des \u00e9tudes IMpower130 et -150 [32,33].<\/p>\n<p>Pour les carcinomes \u00e9pidermo\u00efdes avec une expression de PD-L1 \u226450%, selon l&#8217;\u00e9tude KEYNOTE 407, une combinaison de pembrolizumab et de chimioth\u00e9rapie est associ\u00e9e \u00e0 un avantage en termes d&#8217;OS et de PFS [34].<\/p>\n<p>Si aucun inhibiteur de point de contr\u00f4le immunitaire n&#8217;a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 en premi\u00e8re ligne de traitement, leur utilisation est indiqu\u00e9e en deuxi\u00e8me ligne. L&#8217;utilisation du nivolumab est associ\u00e9e \u00e0 un avantage statistiquement significatif en termes d&#8217;ORR, d&#8217;OS et de PFS, ind\u00e9pendamment de l&#8217;expression de PD-L1 sur les cellules tumorales, par rapport au doc\u00e9taxel [35].<\/p>\n<p>Le traitement de deuxi\u00e8me ligne par l&#8217;atezolizumab a \u00e9t\u00e9 compar\u00e9 au docetaxel ; ind\u00e9pendamment de l&#8217;histologie du CBNPC, un avantage en termes d&#8217;OS a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9 en faveur de l&#8217;atezolizumab [36,37]. Le pembrolizumab a \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9 pour les tumeurs dont l&#8217;expression de PD-L1 est d&#8217;au moins 1%, et a montr\u00e9 un avantage significatif sur le docetaxel en termes d&#8217;OS [38]. Le traitement par les inhibiteurs de points de contr\u00f4le immunitaires doit \u00eatre poursuivi tant qu&#8217;une r\u00e9ponse est d\u00e9montr\u00e9e ou tant que le patient tol\u00e8re le traitement sans d\u00e9velopper d&#8217;effets secondaires graves.<\/p>\n<p><strong>Mutations du pilote :<\/strong> Dans un nombre important de CBNPC, on trouve une mutation d&#8217;un protooncog\u00e8ne vers un oncog\u00e8ne, qui code pour une tyrosine kinase de r\u00e9cepteur activateur (RTK). Cette mutation provoque une augmentation de la prolif\u00e9ration cellulaire, de la r\u00e9sistance \u00e0 l&#8217;apoptose, de l&#8217;angiogen\u00e8se et de la m\u00e9tastase. De telles mutations sont appel\u00e9es mutations pilotes. Il s&#8217;agit g\u00e9n\u00e9ralement de mutations somatiques et non de mutations germinales [39]. Ces d\u00e9couvertes ont conduit au d\u00e9veloppement d&#8217;inhibiteurs de tyrosine kinase (ITK) oraux, dont l&#8217;action repose sur une inhibition plus ou moins s\u00e9lective de la voie de transduction du signal correspondante. Compte tenu de la probabilit\u00e9 de pr\u00e9-test, le d\u00e9pistage de la pr\u00e9sence de mutations est actuellement obligatoire pour les CBNPC non squameux de stade IV, mais pas pour les carcinomes \u00e9pidermo\u00efdes et les CBNPC. Pour des raisons de temps, nous testons en deux \u00e9tapes dans notre institution. La premi\u00e8re \u00e9tape comprend des tests rapides pour EGFR, ALK, ROS1, KRAS et BRAF. Si le r\u00e9sultat est n\u00e9gatif, nous testons dans un deuxi\u00e8me temps HER2, MET, RET, NTRK1-3 et d&#8217;autres marqueurs. Nous allons maintenant aborder le traitement cibl\u00e9 des NSCLC de stade IV avec des mutations pilotes classiques.<\/p>\n<p><strong>EGFR : <\/strong>des mutations activatrices du proto-oncog\u00e8ne &#8220;epidermal growth factor receptor&#8221; (EGFR) sont pr\u00e9sentes dans 13 \u00e0 15% des ad\u00e9nocarcinomes pulmonaires en Europe centrale, avec une pr\u00e9valence \u00e9lev\u00e9e chez les non-fumeurs (plus de 50% selon les \u00e9tudes) [40]. Dans environ 90% des cas, il s&#8217;agit soit d&#8217;une d\u00e9l\u00e9tion de l&#8217;exon 19, soit d&#8217;une mutation ponctuelle de l&#8217;exon 21 L858R [41]. Le traitement standard en premi\u00e8re ligne est un EGFR-TKI. Ce traitement s&#8217;accompagne d&#8217;un avantage statistiquement significatif en termes de PFS par rapport \u00e0 la chimioth\u00e9rapie \u00e0 base de platine [42]. Les ITK disponibles sont le gefitinib et l&#8217;erlotinib (premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration), l&#8217;afatinib et le dacomtinib (deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration) et l&#8217;osimertinib (troisi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration). Sous EGFR-TKI de premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration, une r\u00e9sistance au traitement appara\u00eet en moyenne apr\u00e8s 10-14 mois, dans 50-60% des cas en raison d&#8217;une deuxi\u00e8me mutation de l&#8217;EGFR (T790M) [43]. L&#8217;osimertinib, un TKI pr\u00e9sentant une bonne disponibilit\u00e9 au niveau du SNC et une bonne efficacit\u00e9 en pr\u00e9sence d&#8217;une mutation T790M de l&#8217;EGFR, a \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9 contre le gefitinib et l&#8217;erlotinib dans le cadre de l&#8217;\u00e9tude FLAURA. Les donn\u00e9es publi\u00e9es en 2017 ont d\u00e9montr\u00e9 un avantage statistiquement significatif en termes de SSP en faveur de l&#8217;osimertinib (18,9 mois avec l&#8217;osimertinib contre 10,2 mois avec le gefitinib et l&#8217;erlotinib respectivement, (HR 0,46 ; IC \u00e0 95% 0,37-0,57 ; p&lt;0,001) [44]. Une meilleure efficacit\u00e9 contre les m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales et une meilleure tol\u00e9rance ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9es pour l&#8217;osimertinib. Les derni\u00e8res donn\u00e9es de l&#8217;\u00e9tude FLAURA, qui seront pr\u00e9sent\u00e9es en septembre lors du congr\u00e8s annuel de l&#8217;ESMO 2019, montrent pour la premi\u00e8re fois un avantage statistiquement significatif de l&#8217;osimertinib en termes de survie apr\u00e8s [45]. L&#8217;osimertinib s&#8217;\u00e9tablira ainsi d\u00e9finitivement comme traitement de premi\u00e8re intention pour tous les patients atteints de NSCLC \u00e0 EGFR mut\u00e9, ind\u00e9pendamment de T790M ou de m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales. L&#8217;association d&#8217;un EGFR-TKI et d&#8217;une chimioth\u00e9rapie, principalement dans le cas d&#8217;un NSCLC mut\u00e9 EGFR, n&#8217;est pas consid\u00e9r\u00e9e comme un standard \u00e0 l&#8217;heure actuelle, mais a fait l&#8217;objet de plusieurs \u00e9tudes. L&#8217;\u00e9tude japonaise de phase III NEJ009 a compar\u00e9 le g\u00e9fitinib \u00e0 g\u00e9fitinib + chimioth\u00e9rapie (carboplatine et pemetrexed), montrant un avantage statistiquement significatif en termes de SSP (21 vs. 11 mois ; HR 0,49, IC \u00e0 95% 0,39-0,63) et d&#8217;OS (52 vs. 39 mois ; HR 0,70, IC \u00e0 95% 0,52-0,93), mais associ\u00e9 \u00e0 un taux plus \u00e9lev\u00e9 de grade&nbsp;3 Toxicit\u00e9 (65% vs. 31%) [46]. D&#8217;autres \u00e9tudes (avec l&#8217;erlotinib et le gefitinib) confirment ces r\u00e9sultats. La combinaison de l&#8217;EGFR-TKI erlotinib avec l&#8217;anticorps VEGFR bevacizumab a apport\u00e9 un avantage en termes de PFS, mais pas d&#8217;OS, par rapport \u00e0 une monoth\u00e9rapie par erlotinib [47].<\/p>\n<p><strong>ALK : <\/strong>Des translocations du proto-oncog\u00e8ne de la kinase du lymphome anaplasique (ALK) sont pr\u00e9sentes dans 3 \u00e0 5% des ad\u00e9nocarcinomes pulmonaires [48], \u00e0 nouveau plus fr\u00e9quemment chez les non-fumeurs [49]. Les ITK ALK disponibles sont le crizotinib, le c\u00e9ritinib, l&#8217;alectinib, le brigatinib et la lorlatinineb. La mol\u00e9cule de choix en premi\u00e8re ligne de traitement est l&#8217;alectinib, en raison de sa bonne compatibilit\u00e9 avec le SNC et de sa sup\u00e9riorit\u00e9 par rapport au crizotinib dans l&#8217;\u00e9tude ALEX [50,51]. Le choix de l&#8217;ALK-TKI dans d&#8217;autres lign\u00e9es d\u00e9pend notamment de la disponibilit\u00e9, de l&#8217;atteinte c\u00e9r\u00e9brale et des mutations de r\u00e9sistance [52].<\/p>\n<p><strong>ROS1 :<\/strong> des translocations du proto-oncog\u00e8ne 1 ROS (ROS1) sont pr\u00e9sentes dans 1 \u00e0 2% des ad\u00e9nocarcinomes pulmonaires, l\u00e0 encore plus fr\u00e9quemment chez les non-fumeurs. En raison de la similitude structurelle des kinases ALK et ROS1, de nombreux inhibiteurs ALK, \u00e0 l&#8217;exception de l&#8217;alectinib, sont \u00e9galement adapt\u00e9s \u00e0 l&#8217;inhibition de ROS1. Le traitement des tumeurs pulmonaires mut\u00e9es ROS1 par crizotinib est le traitement de choix [53]. Le lorlatinib a montr\u00e9 une tr\u00e8s bonne efficacit\u00e9 dans une \u00e9tude de phase II, notamment en cas de r\u00e9sistance au crizotinib [54]. Le c\u00e9ritinib, l&#8217;entrectinib et le repotrectinib sont d&#8217;autres inhibiteurs puissants de ROS1.<\/p>\n<p><strong>BRAF :<\/strong> la mutation ponctuelle de BRAF est pr\u00e9sente dans 1 \u00e0 2 % des ad\u00e9nocarcinomes pulmonaires, tant chez les fumeurs que chez les non-fumeurs. Dans environ deux tiers des cas, il existe une mutation V600E typique qui peut \u00eatre trait\u00e9e. Dans ce cas, le traitement de choix est une combinaison de dabrafenib et de trametinib, \u00e0 la fois chez les patients na\u00effs de traitement et chez les patients pr\u00e9trait\u00e9s [55,56]. Cependant, les CBNPC avec BRAF V600E r\u00e9pondent \u00e9galement \u00e0 la chimioth\u00e9rapie et \u00e0 l&#8217;immunoth\u00e9rapie. Pour les mutations BRAF autres que V600E, une th\u00e9rapie cibl\u00e9e n&#8217;est actuellement pas recommand\u00e9e en dehors des \u00e9tudes.<\/p>\n<p><strong>KRAS :<\/strong> en pr\u00e9sence d&#8217;une mutation activatrice du proto-oncog\u00e8ne Kirsten ras (KRAS), ces NSCLC n&#8217;\u00e9taient jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent pas consid\u00e9r\u00e9s comme pouvant \u00eatre trait\u00e9s de mani\u00e8re cibl\u00e9e et \u00e9taient soumis \u00e0 une chimio-immunoth\u00e9rapie. KRAS a tout de m\u00eame \u00e9t\u00e9 test\u00e9, car un r\u00e9sultat positif rendait superflue la recherche d&#8217;autres mutations du pilote. En 2019, les premiers r\u00e9sultats d&#8217;un essai clinique avec l&#8217;inhibiteur sp\u00e9cifique de KRAS G12C AMG510 ont \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9s [57]. Ces r\u00e9sultats sont tr\u00e8s encourageants et des \u00e9tudes de suivi sont maintenant ouvertes dans de nombreux centres pour recruter un grand nombre de patients. D&#8217;autres inhibiteurs de KRAS sont \u00e9galement en cours de d\u00e9veloppement.<\/p>\n<p><strong>RET :<\/strong> Les translocations &#8220;Rearranged during transfection&#8221; (RET) sont trouv\u00e9es dans environ 1-2% des ad\u00e9nocarcinomes pulmonaires. Des ITK peu s\u00e9lectifs comme le cabozantinib ont montr\u00e9 une certaine efficacit\u00e9, bien que tr\u00e8s limit\u00e9e dans le temps [58]. Les inhibiteurs RET hautement s\u00e9lectifs comme LOXO-292 et BLU-667 repr\u00e9sentent donc une avanc\u00e9e majeure dans le traitement des tumeurs pulmonaires mut\u00e9es RET. LOXO-292 est \u00e9tudi\u00e9 dans l&#8217;\u00e9tude LIBRETTO-001 (NCT03157128). Les premiers r\u00e9sultats ont montr\u00e9 un taux de r\u00e9ponse de 65%, avec une tr\u00e8s bonne tol\u00e9rance [59]. De nouvelles donn\u00e9es seront pr\u00e9sent\u00e9es lors du congr\u00e8s annuel de l&#8217;IASLC en septembre 2019. Les centres participants sont notamment Lucerne (CH) et Cologne (DE). L&#8217;inhibiteur RET BLU-667 est \u00e9tudi\u00e9 dans l&#8217;\u00e9tude ARROW (NCT03037385). Le taux de r\u00e9ponse pr\u00e9liminaire \u00e9tait de 56% [60]. Le centre participant est, entre autres, Heidelberg (DE).<\/p>\n<p><strong>NTRK :<\/strong> Les fusions de l&#8217;un des proto-oncog\u00e8nes &#8220;neurotrophic receptor thyrosin kinase 1-3&#8221; (NTRK 1-3) sont pr\u00e9sentes dans 1% des NSCLC. L&#8217;inhibiteur de TRK larotrectinib (LOXO-101) a montr\u00e9 jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent un ORR de 75% dans les \u00e9tudes de phase I-II avec une r\u00e9ponse continue et une tr\u00e8s bonne tol\u00e9rance [61]. Autoris\u00e9 jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent aux \u00c9tats-Unis, il n&#8217;a pas encore \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9 en Europe et en Suisse. Entrectinib (RXDX-101), un autre inhibiteur de TRK, a montr\u00e9 un ORR de 57% dans les tumeurs solides avec une fusion NTRK prouv\u00e9e dans l&#8217;analyse combin\u00e9e de trois \u00e9tudes de phase I-II, avec \u00e9galement une tr\u00e8s bonne tol\u00e9rance [62].<\/p>\n<h2 id=\"conclusion\">Conclusion<\/h2>\n<p>Les d\u00e9veloppements actuels dans les domaines de l&#8217;immunoth\u00e9rapie et de la th\u00e9rapie cibl\u00e9e montrent que le potentiel de ces approches dans le cancer bronchique est loin d&#8217;\u00eatre \u00e9puis\u00e9. L&#8217;utilit\u00e9 de ces traitements en situation palliative n&#8217;est plus \u00e0 d\u00e9montrer et des \u00e9tudes cliniques sont \u00e9galement en cours en situation adjuvante. Ind\u00e9pendamment de cela, des efforts accrus doivent \u00e9galement \u00eatre d\u00e9ploy\u00e9s dans les domaines de la pr\u00e9vention et du d\u00e9pistage pr\u00e9coce afin de parvenir \u00e0 une diminution du nombre de cancers bronchiques (en particulier des stades m\u00e9tastatiques).<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>Le cancer bronchique est la premi\u00e8re cause de mortalit\u00e9 li\u00e9e au cancer dans le monde et le tabagisme en est la principale cause.<\/li>\n<li>La nouvelle norme de traitement du cancer bronchique \u00e0 petites cellules (CPPC) de stade IV est la combinaison de la chimioth\u00e9rapie (carboplatine et<\/li>\n<li>\u00e9toposide) avec l&#8217;inhibiteur de point de contr\u00f4le immunitaire atezolizumab.<\/li>\n<li>Les patients atteints de cancer bronchique non \u00e0 petites cellules (CBNPC) de stade III b\u00e9n\u00e9ficient d&#8217;une immunoth\u00e9rapie de consolidation par durvalumab apr\u00e8s une radioth\u00e9rapie\/chimioth\u00e9rapie d\u00e9finitive.<\/li>\n<li>La recherche de mutations pilotes (principalement EGFR, ALK, ROS1 et BRAF) et du degr\u00e9 d&#8217;expression de PD-L1 dans les CBNPC non squameux \u00e0 un stade avanc\u00e9 est essentielle pour le choix du traitement.<\/li>\n<li>Les NSCLC avec des mutations traitables doivent \u00eatre trait\u00e9s en priorit\u00e9 de mani\u00e8re cibl\u00e9e ; le traitement des NSCLC sans d\u00e9tection d&#8217;une mutation pilote traitable est principalement bas\u00e9 sur le statut d&#8217;expression de PD-L1.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Bray F, et al : Global cancer statistics 2018 : GLOBOCAN estimates of incidence and mortality worldwide for 36 cancers in 185 countries. 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Ann Oncol, 2018. 29(4) : 959-965.<\/li>\n<li>Rittmeyer A, et al : Atezolizumab versus docetaxel chez les patients atteints de cancer du poumon non \u00e0 petites cellules (CPNC) pr\u00e9c\u00e9demment trait\u00e9s : un essai randomis\u00e9 contr\u00f4l\u00e9 multicentrique de phase 3, en ouvert. Lancet, 2017. 389(10066) : 255-265.<\/li>\n<li>Fehrenbacher L, et al : Updated Efficacy Analysis Including Secondary Population Results for OAK : A Randomized Phase III Study of Atezolizumab versus Docetaxel in Patients with Previously Treated Advanced Non-Small Cell Lung Cancer. J Thorac Oncol, 2018. 13(8) : 1156-1170.<\/li>\n<li>Herbst RS, et al : Pembrolizumab versus docetaxel pour le cancer du poumon avanc\u00e9 non \u00e0 petites cellules PD-L1-positif pr\u00e9c\u00e9demment trait\u00e9 (KEYNOTE-010) : un essai contr\u00f4l\u00e9 randomis\u00e9. Lancet, 2016. 387(10027) : 1540-1550.<\/li>\n<li>Alexandrov LB, et al : Signatures des processus mutationnels dans le cancer humain. 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Journal of Clinical Oncology, 2018. 36(15_suppl) : 9005-9005.<\/li>\n<li>&nbsp;Saito H, et al : erlotinib plus bevacizumab versus erlotinib seul chez les patients atteints de cancer du poumon avanc\u00e9 non squameux \u00e0 cellules non malignes EGFR-positif (NEJ026) : analyse interm\u00e9diaire d&#8217;une \u00e9tude randomis\u00e9e en ouvert de phase 3 multicentrique. Lancet Oncol, 2019. 20(5) : 625-635.<\/li>\n<li>Soda M, et al : Identification of the transforming EML4-ALK fusion gene in non-small-cell lung cancer. Nature, 2007. 448(7153) : 561.<\/li>\n<li>Shaw AT, et al : Caract\u00e9ristiques cliniques et r\u00e9sultats des patients atteints de cancer du poumon non \u00e0 petites cellules qui h\u00e9bergent EML4-ALK. Journal of clinical oncology, 2009. 27(26) : 4247.<\/li>\n<li>Peters S, et al : Alectinib versus crizotinib in Untreated ALK-Positive Non-Small-Cell Lung Cancer. 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Journal of Thoracic Oncology, 2018. 13(10) : S322-S323.<\/li>\n<li>Planchard D, et al : Dabrafenib plus trametinib chez les patients atteints de cancer du poumon non \u00e0 petites cellules m\u00e9tastatique BRAF(V600E)-mutant pr\u00e9c\u00e9demment trait\u00e9 : un essai de phase 2 multicentrique en ouvert. Lancet Oncol, 2016. 17(7) : 984-993.<\/li>\n<li>Planchard D, et al : Dabrafenib plus trametinib chez les patients atteints de cancer du poumon non \u00e0 petites cellules m\u00e9tastatique BRAF(V600E)-mutant pr\u00e9c\u00e9demment non trait\u00e9 : un essai de phase 2 en ouvert. Lancet Oncol, 2017. 18(10) : 1307-1316.<\/li>\n<li>Fakih M, et al. : \u00c9tude de phase 1 \u00e9valuant la s\u00e9curit\u00e9, la tol\u00e9rance, la pharmacocin\u00e9tique (PK) et l&#8217;efficacit\u00e9 de l&#8217;AMG 510, un nouvel inhibiteur de petite mol\u00e9cule KRASG12C, dans les tumeurs solides avanc\u00e9es. Journal of Clinical Oncology, 2019. 37(15_suppl) : 3003-3003.<\/li>\n<li>Gautschi O, et al : Targeting RET in Patients With RET-Rearranged Lung Cancers : Results From the Global, Multicenter RET Registry. J Clin Oncol, 2017. 35(13) : 1403-1410.<\/li>\n<li>Drilon AE, et al : A phase 1 study of LOXO-292, a powerful and highly selective RET inhibitor, in patients with RET-altered cancers. Journal of Clinical Oncology, 2018. 36(15_suppl) : 102-102.<\/li>\n<li>Gainor JF, et al : Activit\u00e9 clinique et tol\u00e9rance de BLU-667, un inhibiteur RET tr\u00e8s puissant et s\u00e9lectif, chez des patients (pts) atteints de cancer du poumon non \u00e0 petites cellules (NSCLC) avanc\u00e9 par fusion RET+. Journal of Clinical Oncology, 2019. 37(15_suppl) : 9008-9008.<\/li>\n<li>Drilon A, et al. : Efficacit\u00e9 du larotrectinib dans les cancers TRK fusion-positifs chez l&#8217;adulte et l&#8217;enfant. New England Journal of Medicine, 2018. 378(8) : 731-739.<\/li>\n<li>Demetri GD, et al. : LBA17Efficacit\u00e9 et s\u00e9curit\u00e9 de l&#8217;entrectinib chez les patients atteints de tumeurs \u00e0 fusion NTRK positive (NTRK-fp) : analyse group\u00e9e de STARTRK-2, STARTRK-1 et ALKA-372-001. Annals of Oncology, 2018. 29(suppl_8).<\/li>\n<li>&#8220;DeVita&#8221;, Hellman and Rosenberg&#8217;s Cancer : Principles &amp; Practice of Oncology, 11th edition ; Wolters Kluwer, 2019.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c9MATOLOGIE 2019 ; 7(4) : 12-17<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le cancer bronchique est la premi\u00e8re cause de mortalit\u00e9 li\u00e9e au cancer dans le monde. 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