{"id":335768,"date":"2019-08-28T02:00:00","date_gmt":"2019-08-28T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/diagnostic-et-traitement-bases-sur-des-guidelines\/"},"modified":"2019-08-28T02:00:00","modified_gmt":"2019-08-28T00:00:00","slug":"diagnostic-et-traitement-bases-sur-des-guidelines","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/diagnostic-et-traitement-bases-sur-des-guidelines\/","title":{"rendered":"Diagnostic et traitement bas\u00e9s sur des guidelines"},"content":{"rendered":"<p><strong>L&#8217;endocardite infectieuse n\u00e9cessite un traitement complet, et pas seulement en raison de sa mortalit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e. Une \u00e9troite collaboration interdisciplinaire est n\u00e9cessaire pour obtenir les meilleurs r\u00e9sultats possibles.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>L&#8217;endocardite infectieuse est une maladie complexe qui est associ\u00e9e \u00e0 une mortalit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e. Afin de garantir le meilleur traitement possible, une \u00e9troite collaboration interdisciplinaire est n\u00e9cessaire, notamment entre les cardiologues, les infectiologues, les radiologues et les chirurgiens cardiaques. La publication de nouveaux articles, l&#8217;am\u00e9lioration des techniques d&#8217;imagerie et les divergences entre les anciennes lignes directrices europ\u00e9ennes et am\u00e9ricaines ont conduit \u00e0 une mise \u00e0 jour des lignes directrices europ\u00e9ennes en 2015 [1]. Le pr\u00e9sent article r\u00e9sume ces directives.<\/p>\n<h2 id=\"prevention\">Pr\u00e9vention<\/h2>\n<p>Les indications de la prophylaxie de l&#8217;endocardite ont \u00e9t\u00e9 restreintes il y a quelques ann\u00e9es d\u00e9j\u00e0. Les activit\u00e9s quotidiennes, comme le brossage des dents, provoquent des bact\u00e9ri\u00e9mies r\u00e9p\u00e9titives et de faible intensit\u00e9, qui pr\u00e9sentent probablement un risque plus \u00e9lev\u00e9 de d\u00e9velopper une endocardite que les rares bact\u00e9ri\u00e9mies survenant lors d&#8217;une intervention (dentaire) m\u00e9dicale [2]. On estime donc que la prophylaxie antibiotique de l&#8217;endocardite, si elle existe, ne permet d&#8217;\u00e9viter qu&#8217;un petit nombre d&#8217;endocardites. La prophylaxie de l&#8217;endocardite n&#8217;est donc plus recommand\u00e9e que pour les patients les plus \u00e0 risque d&#8217;acquisition et d&#8217;\u00e9volution d\u00e9favorable de l&#8217;endocardite. Selon les directives europ\u00e9ennes, il s&#8217;agit de patients porteurs de proth\u00e8ses valvulaires ou de valves reconstruites (si du mat\u00e9riel proth\u00e9tique est utilis\u00e9), de patients ayant subi une endocardite ou de patients pr\u00e9sentant des viatiques cong\u00e9nitaux cyanos\u00e9s, trait\u00e9s de mani\u00e8re palliative ou corrig\u00e9s par un mat\u00e9riel \u00e9tranger (pendant 6&nbsp;mois apr\u00e8s l&#8217;intervention) [1]. Les directives suisses recommandent en outre une prophylaxie pour les patients pr\u00e9sentant un d\u00e9faut du septum ventriculaire, un canal de Botalli persistant ou des vices valvulaires dans les c\u0153urs transplant\u00e9s. Alors que les directives europ\u00e9ennes ne pr\u00e9voient qu&#8217;une prophylaxie avant les interventions dentaires, la Suisse recommande en outre une prophylaxie avant certaines interventions sur les voies gastro-intestinales, urog\u00e9nitales et respiratoires [3].<\/p>\n<h2 id=\"diagnostic\">Diagnostic<\/h2>\n<p>La clinique, la microbiologie (en particulier les h\u00e9mocultures) et l&#8217;\u00e9chocardiographie constituent les pierres angulaires du diagnostic de l&#8217;endocardite. En outre, d&#8217;autres techniques d&#8217;imagerie peuvent fournir des informations importantes.<\/p>\n<p><strong>Clinique :<\/strong> Le tableau clinique de l&#8217;endocardite est variable et d\u00e9pend entre autres de l&#8217;agent pathog\u00e8ne et des diff\u00e9rentes caract\u00e9ristiques du patient. Le sympt\u00f4me le plus courant est la fi\u00e8vre, qui est pr\u00e9sente dans jusqu&#8217;\u00e0 90% des cas. Un souffle cardiaque peut \u00eatre auscult\u00e9 dans jusqu&#8217;\u00e0 85% des cas. Les complications emboliques sont pr\u00e9sentes chez environ 25% des patients au moment du diagnostic [1]. Les stigmates p\u00e9riph\u00e9riques classiques d&#8217;origine vasculaire (par ex. l\u00e9sions de Janeway, h\u00e9morragies de type splinter) et immunologique (par ex. nodules d&#8217;Osler, taches de Roth) sont devenus plus rares car v.a. Les patients se pr\u00e9sentent aujourd&#8217;hui plut\u00f4t au stade aigu de l&#8217;endocardite.<\/p>\n<p><strong>Microbiologie :<\/strong> en cas de suspicion d&#8217;endocardite, au moins trois paires d&#8217;h\u00e9mocultures doivent \u00eatre pr\u00e9lev\u00e9es \u00e0 intervalles de 30 minutes dans les veines p\u00e9riph\u00e9riques avant le d\u00e9but du traitement antibiotique. Dans pr\u00e8s d&#8217;1\/3 des endocardites, ces h\u00e9mocultures sont n\u00e9gatives. La raison la plus fr\u00e9quente est un traitement antibiotique pr\u00e9alable. Dans de telles situations, si la clinique le permet, une p\u00e9riode sans antibiotiques suivie d&#8217;une r\u00e9p\u00e9tition des pr\u00e9l\u00e8vements d&#8217;h\u00e9mocultures est indiqu\u00e9e. D&#8217;autres causes d&#8217;h\u00e9mocultures initiales n\u00e9gatives sont les champignons, ainsi que les bact\u00e9ries difficiles \u00e0 cultiver ou intracellulaires (par ex. Coxiella burnetii, Bartonella spp., Brucella spp.). En cas d&#8217;h\u00e9mocultures initiales n\u00e9gatives et de suspicion persistante d&#8217;endocardite, les cultures sur milieux sp\u00e9ciaux, les examens s\u00e9rologiques ou les tests &#8220;Polymerase Chain Reaction&#8221; peuvent contribuer au diagnostic [4]. En cas d&#8217;op\u00e9ration d&#8217;une valve infect\u00e9e, l&#8217;examen microbiologique du mat\u00e9riel r\u00e9s\u00e9qu\u00e9 est important pour le diagnostic.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-12249\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/abb1_cv4_s5_0.jpg\" style=\"height:670px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1228\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/abb1_cv4_s5_0.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/abb1_cv4_s5_0-800x893.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/abb1_cv4_s5_0-120x134.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/abb1_cv4_s5_0-90x100.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/abb1_cv4_s5_0-320x357.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/abb1_cv4_s5_0-560x625.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Echocardiographie :<\/strong> L&#8217;\u00e9chocardiographie est l&#8217;imagerie de premier choix en cas de suspicion d&#8217;endocardite [5]. En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, une \u00e9chocardiographie transthoracique (ETT)&nbsp; est r\u00e9alis\u00e9e en premier.&nbsp; Une&nbsp; \u00e9chocardiographie transoesophagienne (ETO) est habituellement indiqu\u00e9e comme examen de suivi, sauf si l&#8217;ETO est n\u00e9gative et que la suspicion d&#8217;endocardite est cliniquement faible. Selon les crit\u00e8res de Duke et les crit\u00e8res diagnostiques modifi\u00e9s des directives europ\u00e9ennes, les v\u00e9g\u00e9tations, les complications paravalvulaires (abc\u00e8s, pseudo-an\u00e9vrismes, fistules) ou une nouvelle d\u00e9hiscence d&#8217;une proth\u00e8se valvulaire sont des crit\u00e8res \u00e9chocardiographiques majeurs d&#8217;endocardite.<strong>  (Fig.&nbsp;1, Tab. 1)  <\/strong>[1,6]. Dans le sch\u00e9ma diagnostique modifi\u00e9 des directives europ\u00e9ennes, les insuffisances valvulaires nouvellement constat\u00e9es ne sont plus consid\u00e9r\u00e9es comme des signes diagnostiques, alors que les perforations valvulaires et les an\u00e9vrismes valvulaires sont pris en compte comme crit\u00e8res majeurs<strong> (tableau 1)<\/strong> [1].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-12250 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/tab1_cv4_s6.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1600;height:873px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1600\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/tab1_cv4_s6.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/tab1_cv4_s6-800x1164.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/tab1_cv4_s6-120x175.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/tab1_cv4_s6-90x131.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/tab1_cv4_s6-320x465.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/tab1_cv4_s6-560x815.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La sensibilit\u00e9 pour le diagnostic des v\u00e9g\u00e9tations par ETT est de 70% pour les valves natives et de 50% pour les proth\u00e8ses valvulaires. Pour le TEE, les valeurs correspondantes sont respectivement de 96 et 92%. La sp\u00e9cificit\u00e9 est d&#8217;environ 90% pour les deux modalit\u00e9s [5]. La sensibilit\u00e9 pour le diagnostic des abc\u00e8s en ETT est de 50% et de 90% en ETO [5].<\/p>\n<p>Si l&#8217;\u00e9valuation \u00e9chocardiographique initiale ne donne aucun r\u00e9sultat diagnostique et qu&#8217;une forte suspicion clinique d&#8217;endocardite persiste, il est recommand\u00e9 de r\u00e9p\u00e9ter l&#8217;ETT et l&#8217;ETO apr\u00e8s 5 \u00e0 7 jours [1]. En outre, dans ces situations, il convient d&#8217;envisager la r\u00e9alisation d&#8217;examens d&#8217;imagerie compl\u00e9mentaires, en particulier dans les cas difficiles sur le plan \u00e9chocardiographique, comme chez les patients porteurs de proth\u00e8ses valvulaires ou de dispositifs \u00e9lectroniques intracardiaques.<\/p>\n<p><strong>Autres techniques d&#8217;imagerie m\u00e9dicale :<\/strong> La tomodensitom\u00e9trie (TDM) cardiaque peut \u00eatre utile pour diagnostiquer les complications paravalvulaires <strong>(tableau 1) <\/strong>[1], notamment les endocardites sur proth\u00e8se. Le scanner est \u00e9galement utile pour d\u00e9tecter les complications extracardiaques de l&#8217;endocardite (par exemple, les l\u00e9sions isch\u00e9miques dues \u00e0 l&#8217;embolisation d&#8217;une v\u00e9g\u00e9tation, les abc\u00e8s). L&#8217;imagerie par r\u00e9sonance magn\u00e9tique (IRM) est particuli\u00e8rement adapt\u00e9e \u00e0 la d\u00e9tection des l\u00e9sions c\u00e9r\u00e9brales. Les l\u00e9sions c\u00e9r\u00e9brales sont fr\u00e9quentes et sont g\u00e9n\u00e9ralement de nature embolo-isch\u00e9mique. M\u00eame les patients neurologiquement normaux pr\u00e9sentent des l\u00e9sions \u00e0 l&#8217;IRM dans au moins 50% des cas [7]. Dans le sch\u00e9ma diagnostique modifi\u00e9 des directives europ\u00e9ennes, les l\u00e9sions paravalvulaires sur le scanner cardiaque sont consid\u00e9r\u00e9es comme un crit\u00e8re majeur et les complications vasculaires d\u00e9tect\u00e9es par imagerie (scanner ou IRM) comme un crit\u00e8re mineur<strong> (tableau 1)<\/strong> [1].<\/p>\n<p>Les techniques d&#8217;imagerie de m\u00e9decine nucl\u00e9aire, telles que le 18F-FDG PET\/CT ou le Leucocyte SPECT\/CT, peuvent \u00e9galement \u00eatre utiles dans les cas difficiles \u00e0 diagnostiquer. Selon des donn\u00e9es r\u00e9centes, ces examens peuvent am\u00e9liorer la pr\u00e9cision du diagnostic des endocardites sur proth\u00e8ses valvulaires et sur dispositifs intracardiaques [8]. Toutefois, lors de l&#8217;\u00e9valuation par TEP\/TDM au 18F-FDG, la chirurgie valvulaire doit avoir eu lieu au moins 3 mois auparavant, car une activit\u00e9 m\u00e9tabolique non sp\u00e9cifique est possible dans la zone de la proth\u00e8se peu apr\u00e8s l&#8217;op\u00e9ration. Le SPECT\/CT est plus sp\u00e9cifique que le 18F-FDG PET\/CT pour la d\u00e9tection de l&#8217;endocardite [9] ; il s&#8217;agit toutefois d&#8217;une technologie d&#8217;imagerie complexe et longue.<\/p>\n<p>Dans le sch\u00e9ma de diagnostic modifi\u00e9 des directives europ\u00e9ennes, la d\u00e9tection d&#8217;une activit\u00e9 p\u00e9riproth\u00e9tique anormale en imagerie nucl\u00e9aire est consid\u00e9r\u00e9e comme un crit\u00e8re majeur<strong> (tableau 1)<\/strong> [1].<\/p>\n<h2 id=\"therapie\">Th\u00e9rapie<\/h2>\n<p><strong>Traitement antibiotique :<\/strong> le traitement antibiotique est administr\u00e9 par voie intraveineuse. La dur\u00e9e d\u00e9pend de l&#8217;agent pathog\u00e8ne et de la complexit\u00e9 de l&#8217;endocardite. Pour les valves natives, un traitement empirique initial par amoxicilline 6 \u00d7 2&nbsp;g i.v., gentamycine 3&nbsp;mg\/kg i.v. et fluocloxacilline 6 \u00d7 2&nbsp;g i.v. par jour, en cas de valves natives et d&#8217;allergie \u00e0 la p\u00e9nicilline, avec vancomycine 2 \u00d7 15&nbsp;mg\/kg i.v. et gentamicine 3&nbsp;mg\/kg i.v. par jour et, pour les proth\u00e8ses valvulaires, la vancomycine 2 \u00d7 15&nbsp;mg\/kg i.v., la gentamicine 3&nbsp;mg\/kg i.v. et la rifampicine 2 \u00d7 450&nbsp;mg p.o. par jour sont recommand\u00e9es [1].<\/p>\n<p><strong>Indications chirurgicales : <\/strong>L&#8217;insuffisance cardiaque est la complication et la cause de d\u00e9c\u00e8s la plus fr\u00e9quente de l&#8217;endocardite [10]. Une infection par Staphylococcus aureus augmente le risque d&#8217;insuffisance cardiaque. En l&#8217;absence de comorbidit\u00e9s graves, une intervention chirurgicale pr\u00e9coce est g\u00e9n\u00e9ralement indiqu\u00e9e <strong>(tableau&nbsp;2)<\/strong> [1].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-12251 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/tab2_cv4_s7.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/677;height:369px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"677\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/tab2_cv4_s7.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/tab2_cv4_s7-800x492.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/tab2_cv4_s7-120x74.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/tab2_cv4_s7-90x55.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/tab2_cv4_s7-320x197.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/08\/tab2_cv4_s7-560x345.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La deuxi\u00e8me cause la plus fr\u00e9quente d&#8217;intervention chirurgicale pour une endocardite&nbsp;&nbsp; est&nbsp; une infection&nbsp; non contr\u00f4l\u00e9e&nbsp; <strong>(tab.&nbsp;2) <\/strong>[1,10]. Celle-ci est due dans la majorit\u00e9 des cas \u00e0 une extension paravalvulaire de l&#8217;infection (abc\u00e8s, pseudo-an\u00e9vrisme, fistule). Les signes cliniques d&#8217;une complication paravalvulaire sont une fi\u00e8vre persistante ou l&#8217;apparition r\u00e9cente d&#8217;un bloc auriculo-ventriculaire.<\/p>\n<p>Une autre complication redout\u00e9e qui peut conduire \u00e0 une chirurgie valvulaire est l&#8217;embolisation syst\u00e9mique des v\u00e9g\u00e9tations (tableau 2) [1]. Les \u00e9v\u00e9nements emboliques surviennent chez 20 \u00e0 50 % des patients atteints d&#8217;endocardite. Le risque de nouveaux \u00e9v\u00e9nements sous traitement antibiotique ad\u00e9quat est cependant plus faible (6-21%) et diminue fortement apr\u00e8s la 1\u00e8re semaine sous antibiotiques [11,12]. La taille et la mobilit\u00e9 de la v\u00e9g\u00e9tation sont des facteurs de risque importants pour l&#8217;embolisation <strong>(tableau 2) <\/strong>[1,11,12].<\/p>\n<p><strong>Complications neurologiques : <\/strong>Les complications neurologiques symptomatiques surviennent chez environ 15 \u00e0 30 % des patients atteints d&#8217;endocardite [13]. L&#8217;accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral est associ\u00e9 \u00e0 une augmentation de la mortalit\u00e9. Un diagnostic rapide et l&#8217;instauration d&#8217;un traitement antibiotique ad\u00e9quat sont essentiels pour pr\u00e9venir les complications neurologiques de l&#8217;endocardite [12]. Apr\u00e8s un premier accident isch\u00e9mique, une chirurgie cardiaque n\u00e9cessaire <strong>(tableau 2)<\/strong> n&#8217;est pas contre-indiqu\u00e9e et ne devrait pas \u00eatre retard\u00e9e si les dommages neurologiques ne sont pas graves [14]. En revanche, en cas d&#8217;h\u00e9morragie c\u00e9r\u00e9brale significative, il faut au moins 1 mois avant une intervention de chirurgie cardiaque [15].<\/p>\n<p><strong>Infection de dispositifs \u00e9lectroniques intracardiaques : <\/strong>L&#8217;endocardite associ\u00e9e \u00e0 un stimulateur ou \u00e0 un d\u00e9fibrillateur pose souvent un probl\u00e8me de diagnostic et est associ\u00e9e \u00e0 une mortalit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e [1,16]. Le traitement recommand\u00e9 est g\u00e9n\u00e9ralement un traitement antibiotique prolong\u00e9 (g\u00e9n\u00e9ralement 4 \u00e0 6 semaines) et l&#8217;\u00e9limination compl\u00e8te du corps \u00e9tranger [1]. Si possible, le retrait des \u00e9lectrodes doit se faire par voie transveineuse&nbsp; [17].&nbsp; Lors de l&#8217;implantation d&#8217;un dispositif \u00e9lectronique intracardiaque, une antibioprophylaxie de routine est recommand\u00e9e, g\u00e9n\u00e9ralement avec une c\u00e9phalosporine i.v. (commenc\u00e9e 1 heure avant l&#8217;implantation, administr\u00e9e pendant 24 \u00e0 36 heures) [18].<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>La prophylaxie de l&#8217;endocardite n&#8217;est plus recommand\u00e9e que pour les patients cardiaques \u00e0 haut risque, qui pr\u00e9sentent le risque le plus \u00e9lev\u00e9 d&#8217;acquisition et d&#8217;\u00e9volution d\u00e9favorable de l&#8217;endocardite.<\/li>\n<li>L&#8217;\u00e9chocardiographie est l&#8217;imagerie de premier choix pour le diagnostic de l&#8217;endocardite. Une ETT est r\u00e9alis\u00e9e en premier lieu, suivie le plus souvent d&#8217;une ETO, sauf en cas d&#8217;ETT n\u00e9gative et de faible suspicion clinique.<\/li>\n<li>Un scanner cardiaque, un 18F-FDG PET \/ CT ou un SPECT \/ CT peuvent \u00eatre utiles en tant qu&#8217;imagerie compl\u00e9mentaire, en particulier en cas de suspicion d&#8217;endocardite associ\u00e9e \u00e0 une proth\u00e8se ou \u00e0 un dispositif.<\/li>\n<li>Les indications de la chirurgie sont les endocardites compliqu\u00e9es avec des signes d&#8217;insuffisance cardiaque, une infection non contr\u00f4l\u00e9e ou un risque d&#8217;embolie syst\u00e9mique.<\/li>\n<li>Un accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral isch\u00e9mique n&#8217;est pas une contre-indication et ne doit pas retarder une chirurgie cardiaque n\u00e9cessaire en l&#8217;absence de l\u00e9sions neurologiques graves.<\/li>\n<li>En cas d&#8217;endocardite associ\u00e9e \u00e0 un dispositif, il est recommand\u00e9 de retirer le corps \u00e9tranger et d&#8217;administrer un traitement antibiotique de longue dur\u00e9e.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Habib G, Lancellotti P, Antunes MJ, et al : 2015 ESC Guidelines for the management of infective endocaritis : The Task Force for the Management of Infective Endocarditis of the European Society of Cardiology (ESC). Endorsed by : European Association for Cardio-Thoracic Surgery (EACTS), the European Association of Nuclear Medicine (EANM). Eur Heart J 2015 ; 36 : 3075-3128.<\/li>\n<li>Lockhart B, Brennan MT, Sasser HC, et al : Bacteremia associated with toothbrushing and dental extraction. Circulation 2008 ; 117 : 3118-3125.<\/li>\n<li>Fl\u00fcckiger U, Jaussi A : Directives suisses r\u00e9vis\u00e9es pour la prophylaxie de l&#8217;endocardite. M\u00e9decine cardiovasculaire 2008 ; 11 : 392-400.<\/li>\n<li>Raoult D, Casalta JP, Richet H, et al : Contribution du test s\u00e9rologique syst\u00e9matique dans le diagnostic de l&#8217;endocardite infectieuse. J Clin Micro- biol 2005 ; 43 : 5238-5242.<\/li>\n<li>Habib G, Badano L, Tribouilloy C, et al : Recommandations pour la pratique de l&#8217;\u00e9chocardiographie dans l&#8217;endocardite infectieuse. Eur J Echocardiogr 2010 ; 11 : 202-219.<\/li>\n<li>Li JS, Sexton DJ, Mick N, Nettles R, Fowler VG Jr, Ryan T, et al. Proposed modi- fications to the Duke criteria for the diagnosis of infective endocarditis. Clin Infect Dis 2000 ; 30 : 633-638.<\/li>\n<li>Hess A, Klein I, Iung B, et al : Brain MRI findings in neurologically asymptomatic patients with infective endocarditis. Am J Neuroradiol 2013 ; 34 : 1579-1584.<\/li>\n<li>Pizzi MN, Roque A, Fern\u00e1ndez-Hidalgo N, et al : Improving the Diagnosis of Infective Endocarditis in Prosthetic Valves and Intracardiac Devices With 18F-Fluordeoxyglucose Positron Emission Tomography\/Computed Tomography Angiography : Initial Results at an Infective Endocarditis Referral Center. Circulation 2015 ; 132 : 1113-1326.<\/li>\n<li>Rouzet F, Chequer R, Benali K, et al : Performance attendue du 18F-FDG PET et de la scintigraphie aux leucocytes radiolabellis\u00e9s pour le diagnostic de l&#8217;endocardite de la valve proth\u00e9tique. J Nucl Med 2014 ; 55 : 1980-1985.<\/li>\n<li>Tornos P, Iung B, Permanyer-Miralda G, et al : Infective endocarditis in Europe : lessons from the Euro heart survey. Heart 2005 ; 91 : 571-575.<\/li>\n<li>Vilacosta I, Graupner C, San Roman JA, et al : Risk of embolization after institution of antibiotic therapy for infective endocarditis. J Am Coll Cardiol 2002;39 : 1489-1495.<\/li>\n<li>Dickerman SA, Abrutyn E, Barsic B, et al : The relationship between the initiation of antimicrobial therapy and the incidence of stroke in infective endocarditis : an analysis from the ICE Prospective Cohort Study (ICE- PCS). Am Heart J 2007 ; 154 : 1086-1094.<\/li>\n<li>Garcia-Cabrera E, Fernandez-Hidalgo N, Almirante B, et al : Complications neurologiques de l&#8217;endocardite infectieuse : facteurs de risque, r\u00e9sultats, et impact de la chirurgie cardiaque : une \u00e9tude observationnelle multicentrique. Circulation 2013 ; 127 : 2272-2284.<\/li>\n<li>Kang DH, Kim YJ, Kim SH, et al : Early surgery versus conventional treatment for infective endocarditis. N Engl J Med 2012 ; 366 : 2466-2473.<\/li>\n<li>Yoshioka D, Sakaguchi T, Yamauchi T, et al. : Impact du traitement chirurgical pr\u00e9coce sur les r\u00e9sultats neurologiques postop\u00e9ratoires pour l&#8217;endocardite infectieuse active compliqu\u00e9e d&#8217;une infarctus c\u00e9r\u00e9bral. Ann Thorac Surg 2012 ; 94 : 489-495.<\/li>\n<li>Nof E, Epstein LM : Complications of cardiac implants : handling device infections. Eur Heart J 2013 ; 34 : 229-236.<\/li>\n<li>Sohail MR, Uslan DZ, Khan AH, et al : Endocardite infectieuse compliquant l&#8217;infection du pacemaker permanent et du d\u00e9fibrillateur cardiaque implantable. Mayo Clin Proc 2008 ; 83 : 46-53.<\/li>\n<li>Klug D, Balde M, Pavin D, et al : Risk fac- tors related to infections of implanted pacemakers and cardioverter-defibrillators : results of a large prospective study. Circulation 2007 ; 116 : 1349-1355.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>CARDIOVASC 2019 ; 18(4) : 4-7<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;endocardite infectieuse n\u00e9cessite un traitement complet, et pas seulement en raison de sa mortalit\u00e9 \u00e9lev\u00e9e. 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