{"id":336055,"date":"2019-07-05T02:00:00","date_gmt":"2019-07-05T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/developpements-recents-en-matiere-de-diagnostic-de-physiopathologie-et-de-traitement\/"},"modified":"2019-07-05T02:00:00","modified_gmt":"2019-07-05T00:00:00","slug":"developpements-recents-en-matiere-de-diagnostic-de-physiopathologie-et-de-traitement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/developpements-recents-en-matiere-de-diagnostic-de-physiopathologie-et-de-traitement\/","title":{"rendered":"D\u00e9veloppements r\u00e9cents en mati\u00e8re de diagnostic, de physiopathologie et de traitement"},"content":{"rendered":"<p><strong>L&#8217;insomnie est un probl\u00e8me de sant\u00e9 courant et est associ\u00e9e \u00e0 une grande souffrance. Un traitement pr\u00e9coce et efficace est important, y compris \u00e0 titre pr\u00e9ventif. Il existe plusieurs traitements non pharmacologiques efficaces qui peuvent \u00eatre utilis\u00e9s en fonction du groupe cible.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>La plupart des gens connaissent des troubles de l&#8217;endormissement ou de la continuit\u00e9 du sommeil, qui sont souvent d\u00e9clench\u00e9s par des situations de stress aigu et qui disparaissent g\u00e9n\u00e9ralement en peu de temps sans intervention sp\u00e9cifique. Toutefois, si les troubles du sommeil persistent pendant au moins un mois et s&#8217;ils sont associ\u00e9s \u00e0 une alt\u00e9ration significative de l&#8217;\u00e9tat diurne, comme des troubles de la concentration ou une grande fatigue, on parle d&#8217;insomnie [1]. Les troubles du sommeil r\u00e9guliers touchent environ 30% de la population [2], dont environ 6% r\u00e9pondent aux crit\u00e8res de l&#8217;insomnie [3]. Un traitement sp\u00e9cifique doit \u00eatre mis en place dans ce cas, sinon le risque de chronicit\u00e9 est \u00e9lev\u00e9. Les troubles du sommeil chroniques s&#8217;accompagnent d&#8217;une r\u00e9duction de la qualit\u00e9 de vie des personnes concern\u00e9es et entra\u00eenent des co\u00fbts en termes d&#8217;absent\u00e9isme et de baisse de la performance au travail.<\/p>\n<h2 id=\"developpements-recents-en-matiere-de-diagnostic\">D\u00e9veloppements r\u00e9cents en mati\u00e8re de diagnostic<\/h2>\n<p>Les anciennes \u00e9ditions des principaux syst\u00e8mes de diagnostic, le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV) et la Classification internationale des maladies (CIM-10) [4,5], faisaient la distinction entre l&#8217;insomnie primaire et l&#8217;insomnie secondaire. Alors que l&#8217;insomnie primaire est isol\u00e9e, c&#8217;est-\u00e0-dire qu&#8217;elle survient sans cause directement identifiable, l&#8217;insomnie secondaire est \u00e9valu\u00e9e comme la cons\u00e9quence d&#8217;une autre maladie. Dans ce cas, l&#8217;insomnie est donc due, par exemple, \u00e0 l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 ou aux ruminations en cas de maladie mentale ou \u00e0 la douleur en cas de maladie physique. Si cette diff\u00e9renciation semble logique \u00e0 premi\u00e8re vue, elle s&#8217;est av\u00e9r\u00e9e probl\u00e9matique et intenable dans la pratique.<\/p>\n<p>Au contraire, il existe souvent un lien bidirectionnel entre les troubles du sommeil et d&#8217;autres maladies : De nombreuses maladies psychiques et physiques s&#8217;accompagnent de troubles du sommeil, par exemple en raison d&#8217;une anxi\u00e9t\u00e9 accrue ou de douleurs nocturnes. Inversement, les troubles du sommeil peuvent \u00eatre initialement isol\u00e9s et augmentent alors le risque de d\u00e9velopper une d\u00e9pression, une autre maladie mentale ou des troubles cardiovasculaires [6,7].<\/p>\n<p>Une diff\u00e9renciation entre insomnie primaire et secondaire a conduit, dans la pratique, \u00e0 ne traiter de mani\u00e8re cibl\u00e9e que les troubles du sommeil primaires. En revanche, dans le cas des insomnies secondaires, on pensait que le traitement de la maladie sous-jacente \u00e9tait suffisant et que les troubles du sommeil dispara\u00eetraient d&#8217;eux-m\u00eames avec la r\u00e9mission de celle-ci. Aujourd&#8217;hui, on estime toutefois que l&#8217;insomnie doit \u00eatre trait\u00e9e de mani\u00e8re sp\u00e9cifique, m\u00eame en pr\u00e9sence de comorbidit\u00e9s, et que cela a souvent un effet positif sur les comorbidit\u00e9s [8]. Sur la base de ces r\u00e9sultats, l&#8217;\u00e9dition actuelle du DSM am\u00e9ricain (DSM-5) a proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 une r\u00e9organisation du diagnostic : Un &#8220;trouble de l&#8217;insomnie&#8221; peut \u00eatre diagnostiqu\u00e9 ind\u00e9pendamment de la pr\u00e9sence d&#8217;autres maladies. La distinction entre insomnies primaires et secondaires n&#8217;a plus lieu d&#8217;\u00eatre. Cela renforce l&#8217;importance du sommeil pour la sant\u00e9 mentale et physique et indique qu&#8217;en pr\u00e9sence de troubles du sommeil pertinents, un traitement de l&#8217;insomnie sp\u00e9cifique au trouble doit \u00eatre mis en place dans tous les cas. La CIM, qui fait autorit\u00e9 en mati\u00e8re de diagnostic en Europe, sera prochainement publi\u00e9e dans une nouvelle \u00e9dition, la onzi\u00e8me, dans laquelle on s&#8217;attend \u00e0 une r\u00e9organisation similaire concernant le diagnostic de l&#8217;insomnie.<\/p>\n<h2 id=\"developpement-actuel-concernant-la-physiopathologie\">D\u00e9veloppement actuel concernant la physiopathologie<\/h2>\n<p>Le diagnostic et le traitement de l&#8217;insomnie ne n\u00e9cessitent g\u00e9n\u00e9ralement pas d&#8217;examen en laboratoire du sommeil. Les crit\u00e8res de diagnostic tels que les troubles de l&#8217;endormissement et de la continuit\u00e9 du sommeil sont demand\u00e9s, une perturbation du sommeil ressentie subjectivement est suffisante pour poser le diagnostic. Alors que les patients disent ne dormir que quelques heures ou presque pas, les r\u00e9sultats du laboratoire du sommeil ne sont souvent que l\u00e9g\u00e8rement anormaux. Une revue de plusieurs \u00e9tudes men\u00e9es en laboratoire du sommeil a montr\u00e9 que les patients souffrant d&#8217;insomnie ne dorment en moyenne que 25 minutes de moins que les sujets sans trouble du sommeil et qu&#8217;il ne leur faut en moyenne que sept minutes de plus pour s&#8217;endormir [9]. Ces r\u00e9sultats sont en contradiction avec l&#8217;exp\u00e9rience subjective des patients, dont le temps de sommeil est parfois r\u00e9duit de plusieurs heures. Une explication largement r\u00e9pandue est que les patients souffrant d&#8217;insomnie \u00e9valuent mal leur sommeil (&#8220;perception erron\u00e9e&#8221;), alors que la polysomnographie mesure pr\u00e9cis\u00e9ment l&#8217;\u00e9tat de veille-sommeil. Les raisons d&#8217;une perception erron\u00e9e pourraient \u00eatre une distorsion de la m\u00e9moire due \u00e0 une introspection accrue et \u00e0 la peur de l&#8217;insomnie [10]. Cependant, m\u00eame lorsqu&#8217;ils sont r\u00e9veill\u00e9s directement de leur sommeil constat\u00e9 par polysomnographie et qu&#8217;on leur demande s&#8217;ils venaient de dormir, les patients pr\u00e9sentent plus souvent que les sujets sans trouble du sommeil une perception erron\u00e9e, c&#8217;est-\u00e0-dire qu&#8217;ils r\u00e9pondent &#8220;j&#8217;\u00e9tais \u00e9veill\u00e9&#8221; [11]. Cela ne s&#8217;explique pas facilement par un biais de m\u00e9moire et une surestimation des temps d&#8217;\u00e9veil le lendemain.<\/p>\n<p>Une autre explication r\u00e9cente est que la polysomnographie n&#8217;est pas assez sensible pour rendre compte des changements subtils dans le sommeil des patients insomniaques. En d&#8217;autres termes, il se peut \u00e9galement que les patients souffrant d&#8217;insomnie per\u00e7oivent correctement leur \u00e9tat et que la polysomnographie constitue une mesure insuffisante.<\/p>\n<p>Les examens polysomnographiques du sommeil sont r\u00e9alis\u00e9s dans le cadre d&#8217;un examen standard avec seulement quelques \u00e9lectrodes plac\u00e9es \u00e0 la surface du cr\u00e2ne. Jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, on pensait que cela repr\u00e9sentait le sommeil avec une pr\u00e9cision suffisante, car le sommeil \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme un \u00e9tat global de l&#8217;ensemble du cerveau. Cependant, des recherches r\u00e9centes montrent que ce n&#8217;est pas le cas. Les ph\u00e9nom\u00e8nes de sommeil local sont connus depuis longtemps chez les animaux. Les dauphins et autres animaux, par exemple, peuvent dormir avec un seul h\u00e9misph\u00e8re c\u00e9r\u00e9bral, tandis que l&#8217;autre h\u00e9misph\u00e8re reste \u00e9veill\u00e9 et scrute l&#8217;environnement \u00e0 la recherche de menaces et maintient une activit\u00e9 de base. Des \u00e9tudes sur des rats ont \u00e9galement montr\u00e9 qu&#8217;il existe d&#8217;une part des ph\u00e9nom\u00e8nes d&#8217;\u00e9veil locaux dans certaines parties du cerveau pendant le sommeil, et d&#8217;autre part des ph\u00e9nom\u00e8nes de sommeil locaux pendant l&#8217;\u00e9veil. Par exemple, chez des rats pr\u00e9sentant un comportement d&#8217;\u00e9veil typique, c&#8217;est-\u00e0-dire r\u00e9actifs et se d\u00e9pla\u00e7ant normalement, des ondes c\u00e9r\u00e9brales lentes caract\u00e9ristiques du sommeil ont pu \u00eatre enregistr\u00e9es localement (au niveau de certaines \u00e9lectrodes) dans des d\u00e9rivations intrac\u00e9r\u00e9brales. On peut donc dire que certaines parties du cerveau &#8220;dorment&#8221; alors que le rat est en \u00e9tat de veille. Au niveau comportemental, ce ph\u00e9nom\u00e8ne s&#8217;accompagne d&#8217;erreurs dans les t\u00e2ches qui n\u00e9cessitent la zone c\u00e9r\u00e9brale correspondante [12]. Au cours de l&#8217;exp\u00e9rience, des \u00e9lectrodes ont \u00e9t\u00e9 implant\u00e9es dans le cerveau des rats afin de pouvoir d\u00e9river \u00e9galement des r\u00e9gions c\u00e9r\u00e9brales plus profondes. Pour des raisons \u00e9thiques, cela n&#8217;est pas r\u00e9alis\u00e9 chez l&#8217;homme \u00e0 des fins exp\u00e9rimentales. Cependant, une telle approche peut \u00eatre n\u00e9cessaire chez les patients souffrant d&#8217;\u00e9pilepsie s\u00e9v\u00e8re et r\u00e9sistante aux traitements pour identifier un foyer de crise en pr\u00e9paration d&#8217;une intervention chirurgicale th\u00e9rapeutique. Dans le cadre de telles \u00e9tudes, il a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 chez des patients qu&#8217;il existe des &#8220;\u00eelots d&#8217;\u00e9veil&#8221; locaux pendant le sommeil, \u00e0 savoir des ondes c\u00e9r\u00e9brales rapides typiques de l&#8217;\u00e9tat de veille [13]. Celles-ci ont \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9es, par exemple, dans le cortex moteur, qui est important pour le contr\u00f4le des mouvements. Une autre fa\u00e7on de poursuivre l&#8217;\u00e9tude de ces ph\u00e9nom\u00e8nes chez l&#8217;homme, sans intervention invasive dans le cerveau, est ce que l&#8217;on appelle l'&#8221;EEG haute densit\u00e9&#8221;.<\/p>\n<p>Ici, un grand nombre d&#8217;\u00e9lectrodes (par exemple 128) sont plac\u00e9es sur la t\u00eate dans le but de cartographier l&#8217;activit\u00e9 c\u00e9r\u00e9brale diff\u00e9rentielle \u00e0 diff\u00e9rents endroits du cerveau. Des \u00e9tudes utilisant cette m\u00e9thode ont pu confirmer que le sommeil chez l&#8217;homme n&#8217;est pas aussi global qu&#8217;on le pensait jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent [14]. Les ondes c\u00e9r\u00e9brales lentes typiques du sommeil se produisent plut\u00f4t localement et sont toujours interrompues par une activit\u00e9 c\u00e9r\u00e9brale locale plus rapide, typique de l&#8217;\u00e9veil.<\/p>\n<p>En r\u00e9sum\u00e9, cela signifie que des m\u00e9thodes de mesure plus r\u00e9centes et plus sensibles permettent d&#8217;enregistrer des subtilit\u00e9s du sommeil qui ne sont pas visibles dans la polysomnographie de routine normalement utilis\u00e9e. Cela peut aider \u00e0 mieux comprendre l&#8217;\u00e9nigme de la (mauvaise) perception du sommeil chez les patients souffrant d&#8217;insomnie. Une premi\u00e8re \u00e9tude pilote dans ce domaine a montr\u00e9 que les patients souffrant d&#8217;insomnie ont effectivement une activit\u00e9 c\u00e9r\u00e9brale accrue, semblable \u00e0 celle de l&#8217;\u00e9veil, pendant leur sommeil [14]. Les zones du cerveau concern\u00e9es \u00e9taient situ\u00e9es dans le cortex sensoriel, c&#8217;est-\u00e0-dire dans une zone importante pour la perception de son propre corps. Si cette zone se &#8220;r\u00e9veille&#8221; soudainement pendant le sommeil, cela pourrait expliquer pourquoi les patients se sentent subjectivement \u00e9veill\u00e9s ou comme s&#8217;ils l&#8217;\u00e9taient, alors qu&#8217;une grande partie du cerveau est en sommeil. Jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, le sommeil local et l&#8217;\u00e9veil local n&#8217;ont pas \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9s directement dans le contexte de la perception du sommeil. D&#8217;autres \u00e9tudes devront d\u00e9terminer si ces deux ph\u00e9nom\u00e8nes sont li\u00e9s ou si l&#8217;\u00e9veil local pendant le sommeil peut expliquer la modification de la perception du sommeil chez les patients souffrant d&#8217;insomnie.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir pr\u00e9sent\u00e9 les d\u00e9veloppements actuels en mati\u00e8re de diagnostic et de pathogen\u00e8se des troubles du sommeil, nous allons maintenant aborder les possibilit\u00e9s th\u00e9rapeutiques.<\/p>\n<h2 id=\"therapie-cognitivo-comportementale-de-linsomnie-tcc-i\">Th\u00e9rapie cognitivo-comportementale de l&#8217;insomnie (TCC-I)<\/h2>\n<p>Depuis des d\u00e9cennies, des recherches approfondies ont montr\u00e9 que la th\u00e9rapie cognitivo-comportementale de l&#8217;insomnie (TCC-I) a des effets th\u00e9rapeutiques importants et durables chez environ trois quarts des patients et qu&#8217;elle est donc sup\u00e9rieure \u00e0 la pharmacoth\u00e9rapie. Cependant, ce n&#8217;est que r\u00e9cemment que cette constatation a \u00e9t\u00e9 int\u00e9gr\u00e9e dans les lignes directrices internationales. Suivant la ligne directrice europ\u00e9enne actuelle sur le diagnostic et le traitement de l&#8217;insomnie, r\u00e9cemment d\u00e9velopp\u00e9e sous la coordination du professeur Riemann, Fribourg, la TCC-I est le traitement de premi\u00e8re intention pour les patients avec ou sans comorbidit\u00e9 [15]. Le guide de pratique du Coll\u00e8ge am\u00e9ricain des m\u00e9decins (American College of Physicians) et les recommandations de pratique de l&#8217;Acad\u00e9mie am\u00e9ricaine de m\u00e9decine du sommeil (American Acadamy of Sleep Medicine) arrivent \u00e0 la m\u00eame conclusion [16,17]. Un traitement m\u00e9dicamenteux ne doit \u00eatre envisag\u00e9 que si la TCC-I ne peut pas \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e ou si elle \u00e9choue. Dans ce cas, une benzodiaz\u00e9pine peut \u00eatre administr\u00e9e pendant une courte p\u00e9riode ou le traitement peut \u00eatre effectu\u00e9 avec de faibles doses d&#8217;antid\u00e9presseurs s\u00e9datifs [15]. Les recommandations de la ligne directrice allemande sont en accord avec les recommandations pr\u00e9sent\u00e9es et sont r\u00e9sum\u00e9es dans le <strong>tableau 1<\/strong> [18].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-12120\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/abb1_np4_s10_0.png\" style=\"height:722px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1323\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/abb1_np4_s10_0.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/abb1_np4_s10_0-800x962.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/abb1_np4_s10_0-120x144.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/abb1_np4_s10_0-90x108.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/abb1_np4_s10_0-320x385.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/abb1_np4_s10_0-560x674.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La TCC-I se divise en diff\u00e9rents modules : \u00e9ducation, relaxation, modification du comportement et th\u00e9rapie cognitive<strong> (aper\u00e7u).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-12121 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/ubersicht_np4_s8.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/649;height:354px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"649\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La TCC-I permet \u00e0 une majorit\u00e9 de personnes trait\u00e9es d&#8217;obtenir une am\u00e9lioration significative de l&#8217;insomnie [19]. Cependant, une vuln\u00e9rabilit\u00e9 aux troubles du sommeil persiste souvent. En raison des meilleurs effets \u00e0 long terme, qui restent g\u00e9n\u00e9ralement stables au moins deux ans apr\u00e8s la fin du traitement, la TCC-I est pr\u00e9f\u00e9rable \u00e0 un traitement m\u00e9dicamenteux.<\/p>\n<p>Si une telle th\u00e9rapie comportementale n&#8217;est pas r\u00e9alisable ou ne donne pas de r\u00e9sultats, un traitement m\u00e9dicamenteux peut \u00eatre envisag\u00e9. Cependant, un traitement avec des benzodiaz\u00e9pines ou des agonistes des r\u00e9cepteurs des benzodiaz\u00e9pines (substances Z) n&#8217;est conseill\u00e9 que pour une p\u00e9riode limit\u00e9e (environ quatre semaines), sinon il y a un risque de d\u00e9veloppement d&#8217;une tol\u00e9rance et d&#8217;une d\u00e9pendance. En d&#8217;autres termes, les m\u00e9dicaments perdent progressivement leur efficacit\u00e9 malgr\u00e9 un dosage constant, ce qui conduit certains patients \u00e0 augmenter la dose et \u00e0 devenir d\u00e9pendants. Au lieu de cela, vous pouvez utiliser des antid\u00e9presseurs \u00e0 faible dose sur une p\u00e9riode prolong\u00e9e (par exemple, la trimipramine, la dox\u00e9pine ou la trazodone). Dans ce cas, il n&#8217;y a g\u00e9n\u00e9ralement pas de perte d&#8217;efficacit\u00e9. Cependant, il existe peu de r\u00e9sultats de recherche sur les traitements \u00e0 long terme des troubles du sommeil avec ces substances.<\/p>\n<p>Comme d\u00e9crit, la TCC-I est la meilleure option de traitement pour les personnes souffrant d&#8217;insomnie. Cependant, un probl\u00e8me au sein du syst\u00e8me de soins est que de nombreuses personnes ne re\u00e7oivent pas ce traitement malgr\u00e9 les recommandations des lignes directrices internationales. La raison principale est sans doute que celle-ci est rarement propos\u00e9e. Les m\u00e9decins g\u00e9n\u00e9ralistes ne sont souvent pas suffisamment inform\u00e9s sur les TCC-I ou n&#8217;ont pas la possibilit\u00e9 d&#8217;orienter les patients vers un sp\u00e9cialiste, car peu de psychoth\u00e9rapeutes et de m\u00e9decins se sp\u00e9cialisent dans le sommeil. Le sommeil joue jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent un r\u00f4le secondaire dans la formation des psychoth\u00e9rapeutes et aussi des m\u00e9decins sp\u00e9cialistes dans diff\u00e9rents domaines, ce qui explique pourquoi m\u00eame les sp\u00e9cialistes n&#8217;appliquent souvent pas la TCC-I, qui n&#8217;est en fait pas si complexe. En cons\u00e9quence, les m\u00e9dicaments sont encore souvent prescrits en premi\u00e8re intention, y compris les benzodiaz\u00e9pines ou les agonistes des r\u00e9cepteurs des benzodiaz\u00e9pines, bien que cela soit clairement en contradiction avec les directives de traitement.<\/p>\n<h2 id=\"therapie-basee-sur-internet\">Th\u00e9rapie bas\u00e9e sur Internet<\/h2>\n<p>Les programmes de traitement bas\u00e9s sur Internet constituent un moyen d&#8217;am\u00e9liorer et d&#8217;\u00e9largir l&#8217;offre de traitement pour les patients souffrant d&#8217;insomnie. Dans ce cas, les modules de traitement sont r\u00e9alis\u00e9s dans un programme informatique ou une application pour smartphone. Les patients peuvent obtenir des conseils et des informations sur le sommeil \u00e0 l&#8217;aide de graphiques ou de vid\u00e9os explicites. Les donn\u00e9es relatives \u00e0 vos habitudes de sommeil peuvent \u00eatre saisies dans l&#8217;application, qui aide ensuite \u00e0 calculer une fen\u00eatre de sommeil optimale personnelle. Les patients peuvent \u00e9galement \u00eatre aid\u00e9s dans l&#8217;application d&#8217;exercices de relaxation gr\u00e2ce \u00e0 des instructions vocales. Le programme Sleepio, par exemple, d\u00e9velopp\u00e9 par le chercheur \u00e9cossais Colin Espie, est devenu c\u00e9l\u00e8bre. Ici, l&#8217;utilisateur est guid\u00e9 \u00e0 travers le programme par un th\u00e9rapeute virtuel, le &#8220;Prof&#8221;, qui l&#8217;aide \u00e0 r\u00e9pondre \u00e0 ses questions. Les utilisateurs peuvent \u00e9galement partager leurs exp\u00e9riences sur un forum. Sleepio a fait l&#8217;objet d&#8217;\u00e9tudes scientifiques approfondies et, dans les \u00e9tudes cliniques, ses effets sont aussi importants que ceux d&#8217;une TCC-I pratiqu\u00e9e personnellement par le th\u00e9rapeute ( <strong>figure 1)<\/strong> [20]. Un programme similaire est le SHUTi (prononc\u00e9 &#8220;shut eye&#8221;, \u0153il ferm\u00e9), d\u00e9velopp\u00e9 et \u00e9tudi\u00e9 aux \u00c9tats-Unis, qui s&#8217;est \u00e9galement av\u00e9r\u00e9 efficace pour traiter l&#8217;insomnie. Les premi\u00e8res donn\u00e9es pourraient indiquer que le programme pourrait m\u00eame aider \u00e0 pr\u00e9venir le d\u00e9veloppement de la d\u00e9pression. Cependant, il n&#8217;existe pas encore de donn\u00e9es fiables \u00e0 ce sujet et des recherches suppl\u00e9mentaires sont attendues [21]. Jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, les programmes de th\u00e9rapie en ligne ont \u00e9t\u00e9 principalement \u00e9tudi\u00e9s chez les patients souffrant d&#8217;insomnie sans comorbidit\u00e9 grave. On peut imaginer que les patients atteints de maladies mentales graves sont d\u00e9pass\u00e9s par la complexit\u00e9 d&#8217;un tel programme et qu&#8217;ils ont du mal \u00e0 trouver la motivation n\u00e9cessaire pour le suivre de mani\u00e8re autonome et r\u00e9guli\u00e8re. Des travaux suppl\u00e9mentaires sont n\u00e9cessaires dans ce domaine.<\/p>\n<p>L&#8217;un des avantages d&#8217;une th\u00e9rapie bas\u00e9e sur Internet est que les patients peuvent l&#8217;utiliser de mani\u00e8re flexible, ind\u00e9pendamment du temps et du lieu, et \u00e9viter ainsi les d\u00e9placements. Cela peut \u00eatre un grand avantage, notamment dans les r\u00e9gions rurales o\u00f9 il n&#8217;y a pas de th\u00e9rapeutes form\u00e9s sur place pour enseigner la TCC-I. L&#8217;un des inconv\u00e9nients est qu&#8217;un contact personnel avec le th\u00e9rapeute augmente souvent la motivation et l&#8217;engagement du patient dans le traitement. Une bonne relation avec le th\u00e9rapeute peut aider \u00e0 g\u00e9rer les \u00e9checs de la th\u00e9rapie et \u00e0 rester dans le traitement malgr\u00e9 les difficult\u00e9s qui surviennent. En cons\u00e9quence, les taux d&#8217;abandon des th\u00e9rapies uniquement en ligne sont souvent \u00e9lev\u00e9s.<\/p>\n<p>Selon le programme, les applications peuvent \u00e9galement \u00eatre combin\u00e9es avec un contact direct avec le th\u00e9rapeute. CBT4CBT (&#8220;Computer-Based Training for Cognitive Behavioral Therapy&#8221;, formation assist\u00e9e par ordinateur pour la th\u00e9rapie cognitivo-comportementale) est le nom d&#8217;une application sp\u00e9cialis\u00e9e dans les patients souffrant de troubles de la d\u00e9pendance. L&#8217;application informatis\u00e9e est destin\u00e9e aux patients qui suivent d\u00e9j\u00e0 un traitement. L&#8217;application CBT4CBT est prescrite par le th\u00e9rapeute traitant et sert \u00e0 approfondir et \u00e0 pratiquer des contenus sp\u00e9cifiques de la th\u00e9rapie entre les s\u00e9ances de th\u00e9rapie et apr\u00e8s la fin du traitement, par exemple des comp\u00e9tences qui aident \u00e0 r\u00e9sister \u00e0 la pression de la d\u00e9pendance. L&#8217;\u00e9valuation scientifique a montr\u00e9 que le programme \u00e9tait bien per\u00e7u par les patients et que l&#8217;application permettait d&#8217;am\u00e9liorer les r\u00e9sultats th\u00e9rapeutiques par rapport \u00e0 un traitement traditionnel [22].<\/p>\n<p>D\u00e9velopper une application comparable pour les patients souffrant d&#8217;insomnie est l&#8217;objectif d&#8217;une \u00e9tude actuellement en cours de d\u00e9veloppement aux Services psychiatriques universitaires de Berne. Il s&#8217;agit de d\u00e9velopper une application pour smartphone qui sera utilis\u00e9e dans un premier temps pendant le traitement dans le service, puis \u00e0 la maison, afin d&#8217;am\u00e9liorer ses propres habitudes de sommeil. Un aspect nouveau est que, contrairement \u00e0 Sleepio ou SHUTi par exemple, le programme est sp\u00e9cifiquement con\u00e7u pour les patients atteints de maladies mentales graves et doit \u00eatre prescrit et utilis\u00e9 dans le contexte d&#8217;un traitement psychiatrique pr\u00e9existant. Les th\u00e9rapeutes sp\u00e9cialis\u00e9s peuvent d&#8217;abord aider les patients \u00e0 l&#8217;utiliser avant qu&#8217;ils ne l&#8217;utilisent eux-m\u00eames \u00e0 la maison.<\/p>\n<h2 id=\"therapie-dacceptation-et-dengagement-act-pour-linsomnie\">Th\u00e9rapie d&#8217;acceptation et d&#8217;engagement (ACT) pour l&#8217;insomnie<\/h2>\n<p>Un autre probl\u00e8me concerne les patients qui re\u00e7oivent la KVT-I mais qui n&#8217;en b\u00e9n\u00e9ficient pas. Avec environ 75%, le taux de patients qui obtiennent une am\u00e9lioration satisfaisante de leurs sympt\u00f4mes est assez \u00e9lev\u00e9. Cependant, m\u00eame en utilisant la TCC-I, le th\u00e9rapeute rencontre r\u00e9guli\u00e8rement des patients qui ne tirent pas un bon b\u00e9n\u00e9fice de ce traitement. L&#8217;une des raisons est souvent que la restriction de sommeil n&#8217;est pas appliqu\u00e9e correctement par crainte de se sentir trop mal le lendemain. Les patients n&#8217;osent pas r\u00e9duire significativement leur temps d&#8217;alitement, continuent \u00e0 rester longtemps au lit ou \u00e0 dormir pendant la journ\u00e9e, de sorte qu&#8217;ils n&#8217;accumulent pas suffisamment de pression de sommeil et que l&#8217;intervention ne peut pas \u00eatre efficace. Un autre probl\u00e8me courant est que, bien que le sommeil s&#8217;am\u00e9liore, l&#8217;\u00e9tat diurne reste mauvais, par exemple en raison d&#8217;une fatigue prononc\u00e9e, d&#8217;un \u00e9puisement ou d&#8217;une anxi\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>La th\u00e9rapie d&#8217;acceptation et d&#8217;engagement (ACT) est une m\u00e9thode th\u00e9rapeutique qui peut \u00eatre utilis\u00e9e lorsque la TCC-I a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e mais n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 suffisamment efficace. Il s&#8217;agit d&#8217;exercices de pleine conscience et d&#8217;autres strat\u00e9gies qui peuvent aider \u00e0 mieux g\u00e9rer les \u00e9motions d\u00e9sagr\u00e9ables. Cela permet de r\u00e9duire l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 par rapport \u00e0 la restriction de sommeil et par rapport \u00e0 d&#8217;autres situations. Un autre \u00e9l\u00e9ment important de la th\u00e9rapie ACT est le travail sur les valeurs : avec les patients, nous identifions ce qui est important pour eux dans la vie et les activit\u00e9s qu&#8217;ils consid\u00e8rent comme \u00e9panouissantes et significatives. Les patients sont ensuite aid\u00e9s \u00e0 organiser leur vie en accord avec ces valeurs et ces objectifs. Cela peut \u00e9galement am\u00e9liorer consid\u00e9rablement l&#8217;\u00e9tat d&#8217;esprit pendant la journ\u00e9e, ind\u00e9pendamment du sommeil, par exemple lorsque les patients deviennent globalement plus actifs et se consacrent \u00e0 des activit\u00e9s importantes pour eux. En outre, le travail sur les valeurs personnelles peut \u00eatre utilis\u00e9 pour cibler le temps &#8220;lib\u00e9r\u00e9&#8221; par la restriction de sommeil (par exemple, lorsque le temps pass\u00e9 au lit a \u00e9t\u00e9 r\u00e9duit \u00e0 six heures au lieu des neuf heures initialement pr\u00e9vues). Des travaux de synth\u00e8se ont montr\u00e9 que l&#8217;ACT \u00e9tait utile dans le traitement de diff\u00e9rents troubles, par exemple les douleurs chroniques et la d\u00e9pression. Pour les patients souffrant d&#8217;insomnie, il n&#8217;existe \u00e0 ce jour qu&#8217;une petite \u00e9tude pilote de notre groupe de travail, qui a donn\u00e9 les premi\u00e8res indications d&#8217;une bonne efficacit\u00e9 en termes d&#8217;am\u00e9lioration de la qualit\u00e9 de vie [23]. Nous pr\u00e9voyons actuellement de poursuivre l&#8217;\u00e9tude d&#8217;ACT dans le cadre d&#8217;un essai clinique avec un groupe de comparaison actif.<\/p>\n<h2 id=\"stimulation-cerebrale-non-invasive\">Stimulation c\u00e9r\u00e9brale non invasive<\/h2>\n<p>Le sommeil est contr\u00f4l\u00e9 par le cerveau, notamment par deux voies diff\u00e9rentes. D&#8217;une part, via le syst\u00e8me d&#8217;activation r\u00e9ticulaire ascendant (ARAS), qui part du tronc c\u00e9r\u00e9bral et active le thalamus et finalement les neurones du cortex par des voies ascendantes. D&#8217;autre part, il existe \u00e9galement un syst\u00e8me dit &#8220;top down&#8221; qui part du cortex et se projette de l\u00e0 dans une boucle de r\u00e9troaction vers le thalamus [24]. La premi\u00e8re voie est traditionnellement obtenue par des m\u00e9dicaments induisant le sommeil. La deuxi\u00e8me voie &#8220;descendante&#8221; peut \u00e9ventuellement \u00eatre influenc\u00e9e par une stimulation c\u00e9r\u00e9brale non invasive qui agit sur le cortex \u00e0 travers le cuir chevelu (par exemple dans le cas d&#8217;une stimulation \u00e9lectrique) ou via les organes sensoriels (par exemple dans le cas d&#8217;une stimulation acoustique). L&#8217;activit\u00e9 c\u00e9r\u00e9brale lente, typique du sommeil, peut \u00eatre renforc\u00e9e par exemple \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;une stimulation acoustique [25]. Il s&#8217;agit de faire \u00e9couter certains sons \u00e0 la personne endormie \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;un casque&nbsp;&#8211; \u00e0 chaque fois qu&#8217;une onde c\u00e9r\u00e9brale lente est visible sur l&#8217;EEG. Cela renforce l&#8217;activit\u00e9 &#8220;slow wave&#8221; <strong>(Fig.&nbsp;2).<\/strong> Cela pourrait \u00eatre utilis\u00e9 pour r\u00e9duire l&#8217;\u00e9veil spontan\u00e9 de certaines r\u00e9gions du cerveau et rendre ainsi le sommeil plus r\u00e9parateur. Des travaux suppl\u00e9mentaires sont n\u00e9cessaires pour tester davantage ces id\u00e9es.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-12122 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/abb2_np4_s11_0.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/792;height:432px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"792\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/abb2_np4_s11_0.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/abb2_np4_s11_0-800x576.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/abb2_np4_s11_0-120x86.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/abb2_np4_s11_0-90x65.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/abb2_np4_s11_0-320x230.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/07\/abb2_np4_s11_0-560x403.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"resume-et-perspectives\">R\u00e9sum\u00e9 et perspectives<\/h2>\n<p>Les lignes directrices r\u00e9centes sur l&#8217;insomnie soulignent qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un probl\u00e8me de sant\u00e9 courant, qui entra\u00eene une grande souffrance pour les personnes qui en souffrent et qui peut contribuer \u00e0 l&#8217;apparition de nouvelles maladies mentales et physiques. On peut en d\u00e9duire que le traitement pr\u00e9coce et efficace de l&#8217;insomnie peut contribuer \u00e0 l&#8217;am\u00e9lioration de la sant\u00e9 en g\u00e9n\u00e9ral et \u00e9ventuellement \u00eatre utilis\u00e9 pour la pr\u00e9vention. La recherche future dans le domaine du sommeil et de la sant\u00e9 mentale devrait donc se concentrer sur l&#8217;am\u00e9lioration cibl\u00e9e du sommeil dans le but d&#8217;am\u00e9liorer la sant\u00e9 en g\u00e9n\u00e9ral. Une \u00e9tape importante est de mieux int\u00e9grer le traitement bas\u00e9 sur les lignes directrices, la TCC-I, dans le syst\u00e8me de sant\u00e9 existant, par exemple en d\u00e9veloppant des applications bas\u00e9es sur les smartphones &#8211; y compris pour les personnes souffrant de maladies mentales. Un autre aspect important est le d\u00e9veloppement de nouvelles formes de traitement non m\u00e9dicamenteux pour les personnes atteintes qui ne b\u00e9n\u00e9ficient pas du traitement standard. Dans ce cas, outre la th\u00e9rapie d&#8217;acceptation et d&#8217;engagement, les m\u00e9thodes de stimulation c\u00e9r\u00e9brale non invasive, notamment la stimulation acoustique, pourraient \u00eatre utilis\u00e9es.<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>L&#8217;insomnie est un probl\u00e8me de sant\u00e9 fr\u00e9quent et tr\u00e8s p\u00e9nible. Elle est souvent associ\u00e9e \u00e0 des comorbidit\u00e9s psychologiques.<\/li>\n<li>Selon le DSM-5, l&#8217;insomnie peut d\u00e9sormais \u00eatre diagnostiqu\u00e9e ind\u00e9pendamment de la pr\u00e9sence d&#8217;autres maladies.<\/li>\n<li>Un traitement pr\u00e9coce et efficace est important, y compris \u00e0 titre pr\u00e9ventif.<\/li>\n<li>La recherche future devrait donc se concentrer sur l&#8217;am\u00e9lioration cibl\u00e9e du sommeil dans le but d&#8217;am\u00e9liorer la sant\u00e9 en g\u00e9n\u00e9ral.<\/li>\n<li>Le traitement de choix est la th\u00e9rapie cognitivo-comportementale de l&#8217;insomnie (TCC-I). Elle doit \u00eatre mieux int\u00e9gr\u00e9e dans le syst\u00e8me de sant\u00e9 existant, par exemple en d\u00e9veloppant des applications bas\u00e9es sur les smartphones. D&#8217;autres approches sont la th\u00e9rapie d&#8217;acceptation et d&#8217;engagement et les m\u00e9thodes de stimulation c\u00e9r\u00e9brale non invasive, notamment la stimulation acoustique.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>American Psychiatric Association : Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux. Cinqui\u00e8me \u00e9dition. DSM-5. 2013.<\/li>\n<li>Stringhini S, et al : Association of socioeconomic status with sleep disturbances in the Swiss population-based CoLaus study. Sleep Med 2015 ; 16(4) : 469-476.<\/li>\n<li>Schlack R, et al : [Frequency and distribution of sleep problems and insomnia in the adult population in Germany : results of the German Health Interview and Examination Survey for Adults (DEGS1)]. Bundesgesundheitsblatt Gesundheitsforschung Gesundheitsschutz 2015 ; 56 : 740-748.<\/li>\n<li>American Psychiatric Association : Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux. Quatri\u00e8me \u00e9dition, r\u00e9vision du texte. 2000.<\/li>\n<li>OMS : CIM-10. Classification statistique internationale des maladies et des probl\u00e8mes de sant\u00e9 connexes : tenth revision, 2nd ed. 2003.<\/li>\n<li>Hertenstein E, et al : Insomnia as a predictor of mental disorders : A systematic review and meta-analysis. Sleep Med Rev 2019 ; 43 : 96-105.<\/li>\n<li>Sofi F, et al : Insomnie et risque de maladie cardiovasculaire : une m\u00e9ta-analyse. Eur J Prev Cardiol 2014 ; 21(1) : 57-64.<\/li>\n<li>Blom K, et al. : Three-Year Follow-Up Comparing Cognitive Behavioral Therapy for Depression to Cognitive Behavioral Therapy for Insomnia, for Patients With Both Diagnostics. 2017 ; 40(8) : doi : 10.1093\/sleep\/zsx108.<\/li>\n<li>Baglioni C, et al : Changements du sommeil dans le trouble de l&#8217;insomnie : une m\u00e9ta-analyse des \u00e9tudes polysomnographiques. Sleep Med Rev 2014 ; 18(3) : 195-213.<\/li>\n<li>Harvey AG, Tang NKY : (Mis)perception of sleep in insomnia : a puzzle and a resolution. Psychol Bull 2012 ; 138(1) : 77-101.<\/li>\n<li>Feige B, et al : Insomnia-perchance a dream ? R\u00e9sultats d&#8217;une \u00e9tude d&#8217;\u00e9veil au sommeil NREM\/REM chez des bons dormeurs et des patients souffrant d&#8217;insomnie. Sleep 2018 ; 41(5) : doi : 10.1093\/sleep\/zsy032<\/li>\n<li>Vyazovskiy VV, et al : Sommeil local chez les rats \u00e9veill\u00e9s. Nature 2011 ; 472(7344) : 443-447.<\/li>\n<li>Nobili L, et al : Aspects locaux du sommeil : observations \u00e0 partir d&#8217;enregistrements intrac\u00e9r\u00e9braux chez l&#8217;homme. Prog Brain Res 2012 ; 199 : 219-232.<\/li>\n<li>Riedner BA, et al : Regional Patterns of Elevated Alpha and High-Frequencyphalographic Activity during Nonrapid Eye Movement Sleep in Chronic Insomnia : A Pilot Study. Sleep 2016 ; 39(4) : 801-812.<\/li>\n<li>Riemann D, et al : Lignes directrices europ\u00e9ennes pour le diagnostic et le traitement de l&#8217;insomnie. J Sleep Res 2017 ; 26(6) : 675-700.<\/li>\n<li>Morgenthaler T, et al : Practice parameters for the psychological and behavioral treatment of insomnia : an update. Un rapport de l&#8217;Acad\u00e9mie Am\u00e9ricaine de la M\u00e9decine du Sommeil. Sleep 2006 ; 29(11) : 1415-1419.<\/li>\n<li>Qaseem A, et al : Management of Chronic Insomnia Disorder in Adults : A Clinical Practice Guideline From the American College of Physicians. Ann Intern Med 2016 ; 165(2) : 125-133.<\/li>\n<li>Riemann D, et al : S3-Leitlinie Non-r\u00e9cup\u00e9rable Sleep\/Dysfonctionnement du sommeil. Somnologie 2017 ; 21 : 2-44.<\/li>\n<li>Harvey AG, Tang NKY : Cognitive behaviour therapy for primary insomnia : can we rest yet ? 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