{"id":336105,"date":"2019-06-24T02:00:00","date_gmt":"2019-06-24T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/radiotherapie-des-metastases-cerebrales\/"},"modified":"2019-06-24T02:00:00","modified_gmt":"2019-06-24T00:00:00","slug":"radiotherapie-des-metastases-cerebrales","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/radiotherapie-des-metastases-cerebrales\/","title":{"rendered":"Radioth\u00e9rapie des m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales"},"content":{"rendered":"<p><strong>L&#8217;incidence des m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales augmente proportionnellement \u00e0 l&#8217;allongement de la survie, ce qui aggrave consid\u00e9rablement le pronostic. Les techniques de radioth\u00e9rapie avec modulation d&#8217;intensit\u00e9 peuvent \u00e9pargner l&#8217;hippocampe.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Les progr\u00e8s r\u00e9alis\u00e9s dans le traitement primaire des maladies tumorales ont permis d&#8217;augmenter le contr\u00f4le local extrac\u00e9r\u00e9bral des tumeurs et l&#8217;esp\u00e9rance de vie des patients. L&#8217;incidence des m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales augmente proportionnellement \u00e0 l&#8217;allongement de la survie. Elles repr\u00e9sentent les tumeurs c\u00e9r\u00e9brales malignes les plus fr\u00e9quentes et leur apparition aggrave le pronostic de mani\u00e8re d\u00e9cisive.<\/p>\n<p>Pour choisir un traitement individualis\u00e9 des m\u00e9tastases, il est n\u00e9cessaire d&#8217;\u00e9valuer le pronostic, la charge tumorale intra- et extracr\u00e2nienne ainsi que l&#8217;\u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral des patients. Dans de nombreux cas, en pr\u00e9sence de multiples m\u00e9tastases symptomatiques, l&#8217;objectif principal du traitement est l&#8217;am\u00e9lioration ou la suppression des sympt\u00f4mes neurologiques. Il convient de tenir compte de cet \u00e9tat de fait en proposant une dur\u00e9e de traitement suffisamment courte et un d\u00e9but d&#8217;action rapide afin de garantir la meilleure qualit\u00e9 de vie possible. En fonction de la situation clinique globale, une am\u00e9lioration parfois consid\u00e9rable de la qualit\u00e9 de vie peut \u00eatre obtenue dans environ 80 % des cas. Toutefois, l&#8217;indication d&#8217;un traitement devient de plus en plus relative \u00e0 mesure que la maladie sous-jacente progresse et que l&#8217;\u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral se d\u00e9grade rapidement. En cas de pronostic d\u00e9favorable et d&#8217;esp\u00e9rance de vie de quelques semaines, il est possible, dans l&#8217;optique de pr\u00e9server la qualit\u00e9 de vie, de renoncer \u00e0 la radioth\u00e9rapie au profit des seules mesures de soutien [1]. D&#8217;autre part, en cas de l\u00e9sions isol\u00e9es ou peu nombreuses et de maladie extrac\u00e9r\u00e9brale contr\u00f4l\u00e9e, et donc de pronostic favorable, un contr\u00f4le local permanent doit \u00eatre recherch\u00e9 par un traitement intensifi\u00e9.<\/p>\n<p>Les possibilit\u00e9s de traitement radioth\u00e9rapeutique des m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales sont l&#8217;irradiation du cerveau entier avec ou sans augmentation focale de la dose ainsi que les techniques st\u00e9r\u00e9otaxiques, y compris la modulation d&#8217;intensit\u00e9 (IMRT) et la radiochirurgie. Ces derni\u00e8res peuvent \u00eatre la seule forme de traitement, mais aussi \u00eatre combin\u00e9es \u00e0 une irradiation du cerveau entier ou \u00e0 une r\u00e9section microchirurgicale. Ces techniques offrent \u00e9galement de nouvelles options de traitement apr\u00e8s une irradiation du cerveau entier et des m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales nouvelles ou \u00e9volutives.<\/p>\n<h2 id=\"methodes-therapeutiques\">M\u00e9thodes th\u00e9rapeutiques<\/h2>\n<p>Irradiation du cerveau entier : les patients atteints de m\u00e9tastases multiples qui ne sont pas \u00e9ligibles pour une op\u00e9ration ou une irradiation st\u00e9r\u00e9otaxique re\u00e7oivent g\u00e9n\u00e9ralement une irradiation du cerveau entier \u00e0 titre palliatif dans le cadre de leur traitement. Les collectifs non s\u00e9lectionn\u00e9s de tumeurs primaires d&#8217;histologies diff\u00e9rentes n&#8217;en tirent qu&#8217;un b\u00e9n\u00e9fice mod\u00e9r\u00e9 en termes de survie. La survie m\u00e9diane se situe entre 3 et 6 mois, et seuls 10 \u00e0 15% des patients vivent plus d&#8217;un an.<\/p>\n<p>L&#8217;ensemble du contenu du cr\u00e2ne est trait\u00e9 par des rayons X ou des rayons gamma de haute \u00e9nergie via des champs lat\u00e9raux <strong>(fig.&nbsp;1). <\/strong>Des doses de 30&nbsp;Gy en 10 ou 20&nbsp;Gy en 5 fractions sont \u00e9quivalentes [2].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-12083\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb1_oh2_s16.jpg\" style=\"height:531px; width:400px\" width=\"910\" height=\"1209\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb1_oh2_s16.jpg 910w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb1_oh2_s16-800x1063.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb1_oh2_s16-120x160.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb1_oh2_s16-90x120.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb1_oh2_s16-320x425.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb1_oh2_s16-560x744.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 910px) 100vw, 910px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les sympt\u00f4mes cliniques des effets aigus des radiations sur le cerveau correspondent g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 ceux d&#8217;une augmentation de la pression intracr\u00e2nienne. Des maux de t\u00eate, des vomissements \u00e0 jeun et m\u00eame des troubles de la conscience peuvent survenir. Les l\u00e9sions subaigu\u00ebs sont g\u00e9n\u00e9ralement non sp\u00e9cifiques, comme un ralentissement, des troubles de la concentration\/de la m\u00e9moire et de la somnolence. Le spectre clinique de la toxicit\u00e9 tardive s&#8217;\u00e9tend des d\u00e9ficits neuropsychologiques discrets \u00e0 la n\u00e9crose c\u00e9r\u00e9brale en passant par les d\u00e9ficits neurologiques. En cas d&#8217;irradiation du cerveau entier, ce sont surtout les doses individuelles \u00e9lev\u00e9es qui entra\u00eenent le d\u00e9veloppement de l\u00e9sions tardives symptomatiques. Une r\u00e9gion particuli\u00e8rement sensible semble \u00eatre l&#8217;hippocampe, dont les cellules souches sont responsables d&#8217;une neurogen\u00e8se et du maintien des capacit\u00e9s cognitives. Le fait de m\u00e9nager cette structure peut r\u00e9duire consid\u00e9rablement les pertes intellectuelles apr\u00e8s une irradiation du cerveau entier [3]. Les techniques modernes comme l&#8217;IMRT (radioth\u00e9rapie \u00e0 modulation d&#8217;intensit\u00e9) le permettent en modulant finement la distribution de la dose. Il est par exemple possible de proc\u00e9der \u00e0 des sous-dosages cibl\u00e9s dans des structures critiques telles que l&#8217;hippocampe <strong>(figures 2A et 2B)<\/strong>. Les irradiations focalis\u00e9es de petits volumes, par exemple sous forme de radiochirurgie, sont mieux tol\u00e9r\u00e9es [4,5].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-12084 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb2_oh2_s17.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/659;height:359px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"659\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb2_oh2_s17.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb2_oh2_s17-800x479.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb2_oh2_s17-120x72.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb2_oh2_s17-90x54.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb2_oh2_s17-320x192.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb2_oh2_s17-560x335.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Irradiation du cerveau entier en combinaison avec une op\u00e9ration ou une radiochirurgie : une r\u00e9section des m\u00e9tastases peut entra\u00eener un soulagement rapide des sympt\u00f4mes neurologiques, de la pression intracr\u00e2nienne et des besoins en st\u00e9ro\u00efdes, en particulier dans le cas de grandes l\u00e9sions avec un \u0153d\u00e8me \u00e9tendu. L&#8217;irradiation adjuvante du cerveau entier, qui suit le traitement local, qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;une r\u00e9section ou d&#8217;une radiochirurgie, doit permettre de d\u00e9truire les r\u00e9sidus c\u00e9r\u00e9braux microscopiques locor\u00e9gionaux ou distants. Patchell [6] a \u00e9galement pu montrer que, malgr\u00e9 une r\u00e9section compl\u00e8te prouv\u00e9e par IRM, la radioth\u00e9rapie postop\u00e9ratoire am\u00e9liorait le contr\u00f4le local de mani\u00e8re hautement significative. Le taux de r\u00e9cidive c\u00e9r\u00e9brale a pu \u00eatre r\u00e9duit localement de 46% \u00e0 10%, et \u00e0 distance de 70% \u00e0 18%. Bien qu&#8217;il n&#8217;y ait pas eu d&#8217;avantage en termes de survie, le nombre de patients d\u00e9c\u00e9d\u00e9s des suites neurologiques a \u00e9t\u00e9 significativement inf\u00e9rieur. Les m\u00eames r\u00e9sultats ont \u00e9t\u00e9 obtenus dans une \u00e9tude randomis\u00e9e de phase III de l&#8217;EORTC (22952-26001). Les patients \u00e9taient en bon \u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral et souffraient de tumeurs solides. Apr\u00e8s r\u00e9section ou radiochirurgie de 1 \u00e0 3 m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales, une randomisation a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9e pour une irradiation du cerveau entier \u00e0 30,0&nbsp;Gy en 10 fractions ou pour un contr\u00f4le par imagerie uniquement. Bien que les patients recrut\u00e9s pr\u00e9sentaient une maladie syst\u00e9mique stable et auraient donc \u00e9t\u00e9 les plus susceptibles de b\u00e9n\u00e9ficier de l&#8217;irradiation du cerveau entier, aucun avantage en termes de survie n&#8217;a de nouveau \u00e9t\u00e9 constat\u00e9 [7]. De m\u00eame, dans une m\u00e9ta-analyse [8], aucun avantage de survie n&#8217;a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9 apr\u00e8s un traitement combin\u00e9 dans le groupe le plus favorable en termes de pronostic de patients pr\u00e9sentant 1 \u00e0 4 m\u00e9tastases, un KPS de 70 ou plus et \u00e2g\u00e9s de 50 ans ou moins.<\/p>\n<p>L&#8217;irradiation \u00e0 grand volume peut r\u00e9duire la qualit\u00e9 de vie et les capacit\u00e9s cognitives. Dans l&#8217;\u00e9tude EORTC [9] et d&#8217;autres, une fatigue plus prononc\u00e9e et une l\u00e9g\u00e8re r\u00e9duction du fonctionnement physique et cognitif ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es comme cons\u00e9quences du traitement. Apr\u00e8s la r\u00e9section compl\u00e8te d&#8217;un nombre limit\u00e9 de m\u00e9tastases, une irradiation adjuvante du cerveau entier doit donc \u00eatre indiqu\u00e9e de mani\u00e8re tr\u00e8s restrictive.<\/p>\n<p>Techniques d&#8217;irradiation st\u00e9r\u00e9otaxique : La radiochirurgie st\u00e9r\u00e9otaxique et la radioth\u00e9rapie st\u00e9r\u00e9otaxique fractionn\u00e9e sont utilis\u00e9es avec succ\u00e8s depuis longtemps. Il s&#8217;agit de techniques de haute pr\u00e9cision qui utilisent des coordonn\u00e9es st\u00e9r\u00e9otaxiques pour appliquer des rayons ionisants extr\u00eamement focalis\u00e9s dans un volume de tissu bien d\u00e9fini. L&#8217;objectif est de d\u00e9truire le tissu tumoral en prolif\u00e9ration tout en pr\u00e9servant au mieux les structures nerveuses adjacentes. Pour cela, il est indispensable de d\u00e9limiter en trois dimensions le volume cible et les structures \u00e0 risque sur la base de jeux de donn\u00e9es de scanner ou d&#8217;IRM st\u00e9r\u00e9otaxiques \u00e0 haute r\u00e9solution. Les m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales se caract\u00e9risent souvent par une d\u00e9tection et une d\u00e9limitation optimales en termes de morphologie d&#8217;image au scanner et \u00e0 l&#8217;IRM, un petit volume et une forme sph\u00e9rique. Ils offrent ainsi de bonnes conditions pour une faisabilit\u00e9 et une tol\u00e9rance optimales de la radiochirurgie. Une chute de dose extr\u00eamement raide vers le parenchyme c\u00e9r\u00e9bral et une adaptation parfaite de la dose prescrite au contour du volume cible (conformation) conduisent \u00e0 \u00e9pargner le cerveau sain. Cela permet d&#8217;appliquer des doses tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9es (18 \u00e0 25&nbsp;Gy) qui permettent d&#8217;obtenir des taux de contr\u00f4le local d&#8217;environ 80 \u00e0 90% avec peu de complications, m\u00eame dans les histologies dites radior\u00e9sistantes [10].<\/p>\n<p>Cependant, plus la taille de la l\u00e9sion est importante, plus le risque de complications dans le tissu c\u00e9r\u00e9bral sain augmente [11]. Il en r\u00e9sulte une limitation de la radiochirurgie en un temps \u00e0 un diam\u00e8tre maximal de la l\u00e9sion de 3 cm (environ 15 ml de volume). Les m\u00e9tastases plus importantes peuvent \u00eatre trait\u00e9es de mani\u00e8re \u00e9quivalente par une radiochirurgie dite fractionn\u00e9e en trois fractions de 9,0 Gy [12].<\/p>\n<p>Entre-temps, les syst\u00e8mes de planification modernes, associ\u00e9s \u00e0 des micromultiples collimateurs dynamiques, permettent \u00e9galement le traitement radiochirurgical simultan\u00e9 de multiples m\u00e9tastases. Cela permet d&#8217;appliquer des doses localement ablatives dans les diff\u00e9rentes l\u00e9sions tout en am\u00e9liorant la tol\u00e9rance de l&#8217;irradiation en petit volume. Techniquement, il est \u00e9galement possible d&#8217;augmenter simultan\u00e9ment les doses dans les diff\u00e9rentes m\u00e9tastases macroscopiques<strong> (fig.&nbsp;3)<\/strong>, tout en pr\u00e9servant les hippocampes. La limitation \u00e0 3 m\u00e9tastases maximum, autrefois consid\u00e9r\u00e9e comme raisonnable, n&#8217;est plus valable aujourd&#8217;hui. Les patients pr\u00e9sentant jusqu&#8217;\u00e0 plus de 10 m\u00e9tastases b\u00e9n\u00e9ficient \u00e9galement d&#8217;une radiochirurgie [13]. Le volume total des l\u00e9sions semble \u00eatre le facteur d\u00e9terminant de la toxicit\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-12085 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb3_oh2_s18.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 876px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 876\/1229;height:561px; width:400px\" width=\"876\" height=\"1229\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb3_oh2_s18.jpg 876w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb3_oh2_s18-800x1122.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb3_oh2_s18-120x168.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb3_oh2_s18-90x126.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb3_oh2_s18-320x449.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb3_oh2_s18-560x786.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 876px) 100vw, 876px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Des r\u00e9actions aigu\u00ebs dues \u00e0 l&#8217;\u0153d\u00e8me peuvent survenir dans environ 10 \u00e0 40% des cas en l&#8217;espace de 2 semaines et se manifester par des c\u00e9phal\u00e9es, des naus\u00e9es avec vomissements, des convulsions ou une aggravation des d\u00e9ficits neurologiques pr\u00e9existants. Ces r\u00e9actions sont g\u00e9n\u00e9ralement r\u00e9versibles gr\u00e2ce aux st\u00e9ro\u00efdes. Les complications chroniques sont les h\u00e9morragies et les radion\u00e9croses (1 \u00e0 17%).<\/p>\n<p>Une augmentation transitoire de la taille de la l\u00e9sion irradi\u00e9e, avec un \u0153d\u00e8me plus \u00e9tendu et un effet de masse, est parfois observ\u00e9e apr\u00e8s 1 \u00e0 3&nbsp;mois et ne peut pas \u00eatre distingu\u00e9e d&#8217;une v\u00e9ritable progression tumorale. Chez les patients souvent peu ou pas symptomatiques, il convient d&#8217;abord de proc\u00e9der \u00e0 un contr\u00f4le par imagerie avant d&#8217;entreprendre des mesures th\u00e9rapeutiques invasives<strong> (fig.&nbsp;4).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-12086 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb4_oh2_s18.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/466;height:254px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"466\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb4_oh2_s18.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb4_oh2_s18-800x339.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb4_oh2_s18-120x51.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb4_oh2_s18-90x38.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb4_oh2_s18-320x136.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb4_oh2_s18-560x237.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Radioth\u00e9rapie st\u00e9r\u00e9otaxique apr\u00e8s r\u00e9section : <\/strong>apr\u00e8s r\u00e9section de m\u00e9tastases, une radiochirurgie st\u00e9r\u00e9otaxique en un temps ou fractionn\u00e9e du lit m\u00e9tastatique peut am\u00e9liorer le contr\u00f4le local. Cependant, il ne faut pas s&#8217;attendre \u00e0 une prolongation de la survie, pas plus qu&#8217;\u00e0 une irradiation postop\u00e9ratoire du cerveau entier. Les doses individuelles plus \u00e9lev\u00e9es augmentent le risque de radion\u00e9crose par rapport \u00e0 l&#8217;irradiation du cerveau entier. De plus, une incidence accrue d&#8217;ensemencement leptom\u00e9ning\u00e9 r\u00e9gional a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e [14].<\/p>\n<p><strong>la r\u00e9-irradiation :<\/strong> Dans le traitement des m\u00e9tastases r\u00e9cidivantes, la r\u00e9-th\u00e9rapie \u00e0 temps unique permet \u00e0 nouveau d&#8217;obtenir une am\u00e9lioration notable de la survie et de la qualit\u00e9 de vie neurologique. Des taux de contr\u00f4le local sup\u00e9rieurs \u00e0 80% et des m\u00e9dianes de survie allant jusqu&#8217;\u00e0 10 mois peuvent \u00eatre atteints [15]. Il est \u00e9galement possible de r\u00e9-irradier les m\u00eames m\u00e9tastases avec un risque mod\u00e9r\u00e9 d&#8217;effets secondaires [16]. Ces mesures permettent d&#8217;\u00e9viter la n\u00e9cessit\u00e9 d&#8217;une irradiation du cerveau entier sur une longue p\u00e9riode.<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>La radioth\u00e9rapie du cerveau entier a encore sa place en cas de m\u00e9tastases multiples et de mauvais pronostic.<\/li>\n<li>Les techniques de modulation d&#8217;intensit\u00e9 permettent de r\u00e9duire les troubles cognitifs en \u00e9pargnant l&#8217;hippocampe.<\/li>\n<li>Apr\u00e8s r\u00e9section, une irradiation st\u00e9r\u00e9otaxique du lit m\u00e9tastatique peut am\u00e9liorer le contr\u00f4le local.<\/li>\n<li>Pour les petites m\u00e9tastases, m\u00eame multiples, la radiochirurgie st\u00e9r\u00e9otaxique est un traitement efficace et bien tol\u00e9r\u00e9, m\u00eame en premi\u00e8re ligne.<\/li>\n<li>La radiochirurgie fractionn\u00e9e permet de traiter des l\u00e9sions plus importantes afin de r\u00e9duire la toxicit\u00e9.<\/li>\n<li>En cas de r\u00e9cidive (locale ou \u00e0 distance), la radiochirurgie st\u00e9r\u00e9otaxique peut \u00e9galement \u00eatre r\u00e9p\u00e9t\u00e9e.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Mulvenna P, et al : Dexamethasone et soins de soutien avec ou sans radioth\u00e9rapie du cerveau entier dans le traitement des patients atteints de cancer du poumon non \u00e0 petites cellules avec des m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales in\u00e9ligibles \u00e0 la r\u00e9section ou \u00e0 la radioth\u00e9rapie st\u00e9r\u00e9otaxique (QUARTZ) : R\u00e9sultats d&#8217;une phase 3, non inf\u00e9riorit\u00e9, essai randomis\u00e9. Lancet 2016 ; 388(10055) : 2004-2014.<\/li>\n<li>Tsao M, et al : A meta-analysis evaluating stereotactic radiosurgery, whole-brain radiotherapy, or both for patients presenting with a limited number of brain metastases. Cancer 2012 ; 118(9) : 2486-2493.<\/li>\n<li>Gondi V, et al : Pr\u00e9servation de la m\u00e9moire avec \u00e9vitement conformal du compartiment des cellules souches neurales hippocampiques pendant la radioth\u00e9rapie du cerveau entier pour les m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales (RTOG 0933) : un essai multi-institutionnel de phase II. J Clin Oncol 2014 ; 32(34) : 3810-3816.<\/li>\n<li>DeAngelis LM, et al : Radiation-induced dementia in patients cured of brain metastases. Neurology 1989 ; 39 : 789-796.<\/li>\n<li>Patel KR, et al : Contr\u00f4le intracr\u00e2nien et changements radiographiques avec la radioth\u00e9rapie adjuvante pour les m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales r\u00e9s\u00e9qu\u00e9es : radioth\u00e9rapie du cerveau entier versus radiochirurgie st\u00e9r\u00e9otaxique seule. J Neurooncol 2014 ; 120 : 657-663.<\/li>\n<li>Patchell RA, et al : A randomized trial of surgery in the treatment of single metastases to the brain. N Engl J Med 1990 ; 322(8) : 494-500.<\/li>\n<li>Kocher M, et al : Adjuvant whole-brain radiotherapy versus observation after radiosurgery or surgical resection of one to three cerebral metastases : Results of the EORTC 22952-26001 study. J Clin Oncol 2011 ; 29 : 134-141.<\/li>\n<li>Sahgal A, et al : Phase 3 essais de radiochirurgie st\u00e9r\u00e9otaxique avec ou sans radioth\u00e9rapie du cerveau entier pour 1 \u00e0 4 m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales : m\u00e9ta-analyse des donn\u00e9es individuelles des patients. Int J Radiat Oncol Biol Phys 2015 ; 91(4) : 710-717<\/li>\n<li>Soffietti R et al : A European Organisation for Research and Treatment of Cancer Phase III Trial of adjuvant whole-brain radiotherapy versus observation in patients with one to three brain metastases from solid tumors after chirurgical resection or radiosurgery : Quality-of-Life results. J Clin Oncol 2013 ; 31 : 65-72.<\/li>\n<li>Manon R, et al : Phase II trial of radiosurgery for one to three newly diagnosed brain metastases from renal cell carcinoma, melanoma, and sarcoma : an Eastern Cooperative Oncology Group study (E 6397). J Clin Oncol 2005 ; 23(34) : 8870-8876.<\/li>\n<li>Minniti G et al : Radiochirurgie st\u00e9r\u00e9otaxique pour les m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales : analyse des r\u00e9sultats et du risque de radion\u00e9crose c\u00e9r\u00e9brale. Radiat Oncol 2011 ; 6 : 48-56.<\/li>\n<li>Minniti G, et al : Single-fraction versus multifraction (3 x 9&nbsp;Gy) stereotactic radiosurgery for large (&gt;2&nbsp;cm) brain metastases : A comparative analysis of local control and risk of radiation-induced brain necrosis. Int J Radiation Oncol Biol Phys 2016 ; 95(4) : 1142-1148.<\/li>\n<li>Yamamoto M, et al : Stereotactic radiosurgery for patients with multiple brain metastases : a case-matched study comparing treatment results for patients with 2-9 versus 10 or more tumors. J Neurosurg 2014 ; 121 (Suppl. 2) : 16-25.<\/li>\n<li>Hsieh J, et al : Progression de la tumeur chez les patients recevant une radioth\u00e9rapie adjuvante du cerveau entier contre une radioth\u00e9rapie localis\u00e9e apr\u00e8s r\u00e9section chirurgicale des m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales. Neurosurgery 2015 ; 76(4) : 411-420.<\/li>\n<li>Shultz DB, et al. : Courses r\u00e9p\u00e9t\u00e9es de radiochirurgie st\u00e9r\u00e9otaxique (SRS), refusant l&#8217;irradiation du cerveau entier, pour de nouvelles m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales apr\u00e8s SRS initial. Int J Radiat Oncol Biol Phys 2015 ; 92(5) : 993-999.<\/li>\n<li>McKay WH, et al : Repeat stereotactic radiosurgery as salvage therapy for locally recurrent brain metastases previously treated with radiosurgery. J Neurosurg 2017 ; 127 : 148-156.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c9MATOLOGIE 2019 ; 7(2-3) : 16-19<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;incidence des m\u00e9tastases c\u00e9r\u00e9brales augmente proportionnellement \u00e0 l&#8217;allongement de la survie, ce qui aggrave consid\u00e9rablement le pronostic. 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