{"id":336109,"date":"2019-06-19T02:00:00","date_gmt":"2019-06-19T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/progres-actuels-et-limites-de-la-genetique-cardiovasculaire\/"},"modified":"2019-06-19T02:00:00","modified_gmt":"2019-06-19T00:00:00","slug":"progres-actuels-et-limites-de-la-genetique-cardiovasculaire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/progres-actuels-et-limites-de-la-genetique-cardiovasculaire\/","title":{"rendered":"Progr\u00e8s actuels et limites de la g\u00e9n\u00e9tique cardiovasculaire"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les tests g\u00e9n\u00e9tiques permettent d\u00e9sormais d&#8217;\u00e9tablir des diagnostics qui ne pouvaient pas \u00eatre pos\u00e9s auparavant. Toutefois, la pertinence des r\u00e9sultats d\u00e9pend de la m\u00e9thode utilis\u00e9e.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>&nbsp;Les maladies cardiovasculaires h\u00e9r\u00e9ditaires, telles que le syndrome de Marfan (MFS), font partie des maladies monog\u00e9niques et sont consid\u00e9r\u00e9es comme rares, avec une fr\u00e9quence (pr\u00e9valence) de &lt;1:2 000. Cependant, \u00e9tant donn\u00e9 qu&#8217;il existe de nombreuses maladies cardiovasculaires h\u00e9r\u00e9ditaires diff\u00e9rentes, le nombre total de personnes touch\u00e9es est relativement important et n\u00e9cessite une attention appropri\u00e9e. Gr\u00e2ce aux progr\u00e8s constants de la g\u00e9n\u00e9tique, il est aujourd&#8217;hui possible de proc\u00e9der \u00e0 des examens pertinents sur le plan diagnostique et th\u00e9rapeutique. Il est possible de poser, de confirmer ou d&#8217;exclure un diagnostic chez un nombre croissant de personnes au moyen d&#8217;une analyse g\u00e9n\u00e9tique \u00e0 des fins m\u00e9dicales (test g\u00e9n\u00e9tique) du patrimoine g\u00e9n\u00e9tique (ADN) &#8211; \u00e0 ne pas confondre avec les tests g\u00e9n\u00e9tiques (de style de vie) \u00e0 des fins non m\u00e9dicales disponibles sur Internet ou dans les pharmacies <strong>(fig.&nbsp;1)<\/strong>. De plus, les examens m\u00e9dico-g\u00e9n\u00e9tiques des maladies h\u00e9r\u00e9ditaires ne constituent pas un instantan\u00e9 de l&#8217;\u00e9tat de sant\u00e9, mais sont valables toute la vie et ont des cons\u00e9quences aussi bien pour le patient que pour sa famille (parents de sang). C&#8217;est pourquoi un conseil g\u00e9n\u00e9tique appropri\u00e9, dispens\u00e9 par des g\u00e9n\u00e9ticiens m\u00e9dicaux, est prescrit par la loi (LAGH, art. 14). L&#8217;\u00e9valuation g\u00e9n\u00e9tique des maladies \u00e0 manifestation tardive et du statut de porteur de maladies r\u00e9cessives est r\u00e9serv\u00e9e aux personnes majeures.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-11990\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb1_cv3_s13.png\" style=\"height:478px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"876\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb1_cv3_s13.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb1_cv3_s13-800x637.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb1_cv3_s13-120x96.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb1_cv3_s13-90x72.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb1_cv3_s13-320x255.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb1_cv3_s13-560x446.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"importance-croissante-du-diagnostic-genetique\">Importance croissante du diagnostic g\u00e9n\u00e9tique<\/h2>\n<p>Tant dans le diagnostic que dans le traitement des maladies, il faut penser \u00e0 l&#8217;influence des causes g\u00e9n\u00e9tiques. La familiarit\u00e9 peut \u00eatre indicative, mais les maladies h\u00e9r\u00e9ditaires se manifestent aussi de mani\u00e8re sporadique. Dans le cas des maladies fr\u00e9quentes et multifactorielles, comme l&#8217;hypertension, les effets g\u00e9n\u00e9tiques sont g\u00e9n\u00e9ralement multiples et ne sont forts que lorsqu&#8217;ils sont cumul\u00e9s, tandis que les maladies monog\u00e9niques sont caus\u00e9es par la mutation d&#8217;un seul g\u00e8ne. Souvent, le tableau clinique de ces maladies n&#8217;est pas clairement d\u00e9fini, la g\u00e9n\u00e9tique contribuant de mani\u00e8re d\u00e9cisive au bon diagnostic gr\u00e2ce \u00e0 de nouvelles m\u00e9thodes et connaissances. C&#8217;est la base du pronostic et d&#8217;une gestion cibl\u00e9e de la maladie et, si possible, d&#8217;un traitement et d&#8217;une pr\u00e9vention efficaces [1]. Sans diagnostic, il n&#8217;est pas possible de se prononcer d\u00e9finitivement sur le traitement ou la modification du traitement. Cet aspect n&#8217;est malheureusement pas souvent pris en compte dans notre syst\u00e8me de sant\u00e9. M\u00eame si un diagnostic clinique semble certain, l&#8217;identification du d\u00e9faut g\u00e9n\u00e9tique (mutation) \u00e0 l&#8217;origine de la maladie peut s&#8217;av\u00e9rer indispensable, car la gestion de la maladie et les traitements peuvent \u00eatre sp\u00e9cifiques \u00e0 un g\u00e8ne, voire \u00e0 une mutation.<\/p>\n<p>Contrairement aux tests rapides de routine des param\u00e8tres sanguins, les analyses de g\u00e9n\u00e9tique m\u00e9dicale ne peuvent \u00eatre automatis\u00e9es que dans une certaine mesure et r\u00e9alis\u00e9es dans un laboratoire de cabinet m\u00e9dical. Ils sont principalement utilis\u00e9s dans les situations o\u00f9 les examens cliniques ne permettent pas de poser un diagnostic d\u00e9finitif. Cela est particuli\u00e8rement important pour les maladies dont le ph\u00e9notype clinique se chevauche ou n&#8217;est pas sp\u00e9cifique, ainsi que dans les premi\u00e8res phases de la maladie. Il est \u00e9galement possible de d\u00e9terminer de mani\u00e8re pr\u00e9symptomatique s&#8217;il existe ou non une pr\u00e9disposition g\u00e9n\u00e9tique \u00e0 la maladie familiale.<\/p>\n<h2 id=\"sequencage-de-ladn-a-haut-debit\">S\u00e9quen\u00e7age de l&#8217;ADN \u00e0 haut d\u00e9bit<\/h2>\n<p>La principale m\u00e9thode d&#8217;\u00e9tude cibl\u00e9e des g\u00e8nes est le s\u00e9quen\u00e7age de l&#8217;ADN, qui permet de d\u00e9terminer la s\u00e9quence des bases nucl\u00e9otidiques du patrimoine g\u00e9n\u00e9tique (A, T, G, C) et de d\u00e9tecter ainsi avec pr\u00e9cision les mutations g\u00e9n\u00e9tiques. Ces analyses g\u00e9n\u00e9tiques sont r\u00e9alis\u00e9es avec une efficacit\u00e9 sans pr\u00e9c\u00e9dent gr\u00e2ce au s\u00e9quen\u00e7age \u00e0 haut d\u00e9bit <em>(&#8220;Next Generation Sequencing&#8221;, NGS <\/em>). Le NGS est plus efficace que l&#8217;analyse classique d&#8217;un seul g\u00e8ne par s\u00e9quen\u00e7age Sanger et est particuli\u00e8rement performant dans la d\u00e9tection des causes de maladies ainsi que dans l&#8217;analyse de l&#8217;ADN acellulaire circulant dans le sang et dans l&#8217;examen de cellules uniques de tr\u00e8s petits \u00e9chantillons biologiques.<\/p>\n<p>Le NGS analyse soit une combinaison s\u00e9lectionn\u00e9e (appel\u00e9e panel) de g\u00e8nes <em>(&#8220;Targeted Sequencing&#8221;,<\/em> TS), soit le g\u00e9nome entier <em>(&#8220;Whole Genome Sequencing&#8221;, WGS <\/em>; ~3 milliards de bases nucl\u00e9otidiques) ou sa r\u00e9gion codante<em> (&#8220;Whole Exome Sequencing&#8221;, WES <\/em>; ~25&#8217;000 g\u00e8nes). En raison de ces diff\u00e9rences, tous les NGS ne se valent pas <strong>(Fig. 2).<\/strong> A cela s&#8217;ajoute la diff\u00e9rence de performance ou de qualit\u00e9 entre les m\u00e9thodes NGS, importante pour le diagnostic g\u00e9n\u00e9tique [2].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-11991 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb2_cv3_s14.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1717;height:937px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1717\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb2_cv3_s14.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb2_cv3_s14-800x1249.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb2_cv3_s14-120x187.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb2_cv3_s14-90x140.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb2_cv3_s14-320x499.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb2_cv3_s14-560x874.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>TS peut analyser certaines r\u00e9gions de g\u00e8nes de mani\u00e8re particuli\u00e8rement intensive en saisissant la s\u00e9quence de plus de 1000 copies d&#8217;ADN <em>(&#8220;sequencing reads&#8221;)<\/em> et en d\u00e9tectant ainsi de petites quantit\u00e9s (&lt;1:100) d&#8217;all\u00e8les non de r\u00e9f\u00e9rence, qui se pr\u00e9sentent sous forme de ce que l&#8217;on appelle une mosa\u00efque. Cela est n\u00e9cessaire, par exemple, pour l&#8217;analyse g\u00e9n\u00e9tique des cancers d&#8217;origine somatique. TS est \u00e9galement peu co\u00fbteux et est donc souvent utilis\u00e9 comme premi\u00e8re \u00e9tape du d\u00e9pistage des mutations. Mais si la mutation responsable de la maladie n&#8217;est pas trouv\u00e9e avec TS, la maladie n&#8217;est pas diagnostiqu\u00e9e et l&#8217;examen doit \u00eatre r\u00e9p\u00e9t\u00e9 avec WES ou, mieux encore, avec WGS. Cave : un r\u00e9sultat n\u00e9gatif (c&#8217;est-\u00e0-dire aucune mutation pathog\u00e8ne connue\/claire) dans les g\u00e8nes examin\u00e9s n&#8217;exclut pas une cause g\u00e9n\u00e9tique de la maladie en question.<\/p>\n<h2 id=\"les-defis-de-lanalyse-genomique\">Les d\u00e9fis de l&#8217;analyse g\u00e9nomique<\/h2>\n<p>Le NGS pr\u00e9sente des limitations pertinentes pour le diagnostic g\u00e9n\u00e9tique. D&#8217;une part, la longueur de lecture des s\u00e9quences de la technologie NGS d&#8217;Illumina, leader sur le march\u00e9, est trop courte (~150 bases nucl\u00e9otidiques) pour attribuer des r\u00e9gions r\u00e9p\u00e9titives\/homologues plus longues au g\u00e9nome de r\u00e9f\u00e9rence avec une position unique [2]. Les derni\u00e8res technologies de s\u00e9quen\u00e7age (par exemple celles de Pacific Biosciences ou d&#8217;Oxford Nanopore Technologies), capables de lire des fragments d&#8217;ADN de plusieurs milliers de bases nucl\u00e9otidiques, promettent d&#8217;y rem\u00e9dier. D&#8217;autre part, le NGS des r\u00e9gions d&#8217;ADN riches en GC est plus difficile, car la paire de bases nucl\u00e9otidiques G et C a une liaison plus forte que la paire A et T. En particulier pour TS et WES, les r\u00e9gions de g\u00e8nes riches en GC, comme souvent au d\u00e9but d&#8217;un g\u00e8ne, ne sont pas suffisamment d\u00e9tect\u00e9es (c&#8217;est-\u00e0-dire avec des  <em>lectures de s\u00e9quen\u00e7age<\/em>  ), ce qui explique pourquoi les exigences de qualit\u00e9 du diagnostic g\u00e9n\u00e9tique ne sont souvent pas satisfaites. Ce probl\u00e8me se pose beaucoup moins avec le WGS, qui a donc l&#8217;avantage non seulement de couvrir la r\u00e9gion non codante (98,5%) du g\u00e9nome, mais aussi de mieux couvrir que le WES la r\u00e9gion codante (1,5%), particuli\u00e8rement importante sur le plan clinique, en particulier les r\u00e9gions riches en GC. Le WGS permet ainsi le meilleur diagnostic g\u00e9n\u00e9tique possible des maladies h\u00e9r\u00e9ditaires dont les causes ne sont pas connues ou qui sont dues \u00e0 des mutations dans des g\u00e8nes volumineux et\/ou complexes, tels que les g\u00e8nes DMD (~2,3 millions de bases nucl\u00e9otidiques) et TTN (364 exons), entre autres, qui causent des cardiomyopathies et qui sont nos g\u00e8nes les plus volumineux ou les plus riches en exons.<\/p>\n<p>Le groupe de travail de l&#8217;<em>American College of Medical Genetics and Genomics<\/em> (ACMG) a publi\u00e9 une liste de 59 g\u00e8nes dont la mutation augmente fortement, entre autres, le risque de maladies aortiques, d&#8217;arythmies et de cardiomyopathies, de sorte que des mesures de pr\u00e9vention sont possibles et indiqu\u00e9es [3]. Le groupe de travail de l&#8217;ACMG recommande d&#8217;\u00e9tudier de mani\u00e8re standard tous ces g\u00e8nes \u00e0 risque dans le cadre d&#8217;examens g\u00e9n\u00e9tiques approfondis tels que le WES ou le WGS, et de communiquer aux patients, s&#8217;ils le souhaitent, les anomalies de s\u00e9quence pathog\u00e8nes (mutations) afin que d&#8217;\u00e9ventuelles mesures de pr\u00e9vention puissent \u00eatre mises en place \u00e0 un stade pr\u00e9coce<strong> (tableau 1).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-11992 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/tab1_cv3_s15.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1543;height:842px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1543\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/tab1_cv3_s15.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/tab1_cv3_s15-800x1122.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/tab1_cv3_s15-120x168.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/tab1_cv3_s15-90x126.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/tab1_cv3_s15-320x449.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/tab1_cv3_s15-560x786.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La grande quantit\u00e9 de donn\u00e9es g\u00e9n\u00e9r\u00e9es dans le cadre d&#8217;un WGS peut \u00eatre r\u00e9duite au niveau de TS ou WES au moyen de panels de g\u00e8nes virtuels (in silico) et focalis\u00e9e sur la question clinique [4,&nbsp;5]. En outre, le contr\u00f4le de la qualit\u00e9 et l&#8217;interpr\u00e9tation de la quantit\u00e9 de donn\u00e9es g\u00e9n\u00e9r\u00e9es par le NGS repr\u00e9sentent un d\u00e9fi complexe, \u00e0 la fois co\u00fbteux et intellectuel, qui n&#8217;est pas encore suffisamment pris en compte dans la position actuelle de la liste des analyses pour le NGS.  <strong>(Fig. 2).  <\/strong>La collecte et l&#8217;interpr\u00e9tation des donn\u00e9es NGS, qui sont importantes pour le diagnostic, requi\u00e8rent une grande expertise en g\u00e9n\u00e9tique humaine et peuvent \u00eatre particuli\u00e8rement laborieuses. C&#8217;est le cas, par exemple, lorsque des anomalies de s\u00e9quence sont trouv\u00e9es dans des g\u00e8nes dont la signification ou la fonction n&#8217;est pas encore (enti\u00e8rement) connue, ce qui est le cas aujourd&#8217;hui pour environ la moiti\u00e9 des g\u00e8nes humains. Bien que les logiciels d&#8217;interpr\u00e9tation actuels prennent en compte de nombreux param\u00e8tres diff\u00e9rents et fournissent des \u00e9l\u00e9ments d&#8217;appr\u00e9ciation importants, l&#8217;interpr\u00e9tation de telles anomalies de s\u00e9quence (appel\u00e9es &#8220;variants of unknown significance&#8221;, VUS) n\u00e9cessite au moins une analyse de s\u00e9gr\u00e9gation dans la famille (si possible) et\/ou une caract\u00e9risation fonctionnelle correspondante, parfois complexe<strong> (Fig. 2).<\/strong><\/p>\n<p>Pour d\u00e9tecter l&#8217;anomalie de s\u00e9quence \u00e0 l&#8217;origine de la maladie, il est n\u00e9cessaire de disposer de vastes bases de donn\u00e9es contenant des informations li\u00e9es sur le g\u00e9notype et le ph\u00e9notype, ainsi que de cr\u00e9er et de curer des associations g\u00e8ne-maladie et de les classifier. Par exemple, le <em>ClinGen Working Group<\/em> a class\u00e9 53 g\u00e8nes qui, lorsqu&#8217;ils sont mut\u00e9s, peuvent provoquer des an\u00e9vrismes et des dissections aortiques h\u00e9r\u00e9ditaires syndromiques ou non syndromiques, dans des cat\u00e9gories allant de <em>&#8220;d\u00e9fini\/fort&#8221;<\/em> \u00e0 <em>&#8220;pas d&#8217;\u00e9vidence&#8221;<\/em> [6]. De telles cat\u00e9gories ou panels de g\u00e8nes peuvent certes faciliter la recherche cibl\u00e9e de la cause de la maladie, mais elles n\u00e9cessitent un diagnostic de suspicion clinique pertinent et une mise \u00e0 jour r\u00e9guli\u00e8re&nbsp;[5].<\/p>\n<h2 id=\"heritage-digenique\">H\u00e9ritage dig\u00e9nique<\/h2>\n<p>Il est peu connu dans la pratique clinique quotidienne que plusieurs maladies monog\u00e9niques ou des mutations dans plusieurs g\u00e8nes peuvent \u00eatre \u00e0 la base du tableau clinique, qui sont s\u00e9gr\u00e9g\u00e9s dans la famille et peuvent donc \u00eatre importants dans l&#8217;\u00e9valuation g\u00e9n\u00e9tique des membres de la famille. A titre d&#8217;exemple, on peut citer deux familles dont les membres pr\u00e9sentent une mutation dans le <em>g\u00e8ne FBN1<\/em>(associ\u00e9 \u00e0 la MFS) et\/ou dans le <em>g\u00e8ne FBN2<\/em>(associ\u00e9 \u00e0 l&#8217;arachnodactylie contractile cong\u00e9nitale, CCA) [7]. Chez les membres de la famille o\u00f9 les deux maladies sont pr\u00e9sentes ensemble, il y a non seulement un m\u00e9lange, mais aussi une amplification des sympt\u00f4mes cliniques, avec une pr\u00e9dominance soit des signes cliniques de la MFS, soit de ceux de la CCA. C&#8217;est le cas, par exemple, d&#8217;un patient de 20 ans diagnostiqu\u00e9 cliniquement avec une MFS classique (dilatation aortique avec Z-score  &gt;2, forte myopie, cyphoscoliose) et par rapport \u00e0 ses parents pr\u00e9sentant des signes l\u00e9gers de CCA (p\u00e8re avec<em>  FBN2-<\/em>mutation) ou MFS (m\u00e8re avec  <em>FBN1-<\/em>mutation) pr\u00e9sente un ph\u00e9notype plus prononc\u00e9 de MFS  <strong>(Fig. 3).  <\/strong>L&#8217;att\u00e9nuation ou la modification des sympt\u00f4mes est tout aussi importante sur le plan clinique, car elle peut permettre de passer \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d&#8217;une maladie ou de la m\u00e9conna\u00eetre, mais la mutation causale peut tout de m\u00eame \u00eatre h\u00e9rit\u00e9e. L&#8217;h\u00e9r\u00e9dit\u00e9 dig\u00e9nique met en \u00e9vidence l&#8217;importance et la complexit\u00e9 des \u00e9valuations g\u00e9n\u00e9tiques.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-11993 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb3_cv3_s14.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 885px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 885\/892;height:403px; width:400px\" width=\"885\" height=\"892\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb3_cv3_s14.png 885w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb3_cv3_s14-800x806.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb3_cv3_s14-80x80.png 80w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb3_cv3_s14-120x120.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb3_cv3_s14-90x90.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb3_cv3_s14-320x323.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb3_cv3_s14-560x564.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 885px) 100vw, 885px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"du-diagnostic-a-la-therapie\">Du diagnostic \u00e0 la th\u00e9rapie<\/h2>\n<p>Sur la base d&#8217;un diagnostic pr\u00e9coce et correct, les maladies cardiovasculaires telles que les aortopathies (par exemple la MFS ou le syndrome d&#8217;Ehlers-Danlos vasculaire, vEDS) peuvent \u00eatre pr\u00e9venues efficacement par des adaptations ad\u00e9quates du mode de vie, des examens de contr\u00f4le et\/ou des traitements prophylactiques. Dans ce cas, le choix du traitement m\u00e9dicamenteux se porte g\u00e9n\u00e9ralement d&#8217;abord sur des m\u00e9dicaments antihypertenseurs tels que les b\u00eatabloquants et\/ou les antagonistes des r\u00e9cepteurs de l&#8217;angiotensine II de type 1 (sartans). Leurs propri\u00e9t\u00e9s et leurs effets ne sont toutefois pas incontest\u00e9s, tant pour certains b\u00eatabloquants (p. ex. l&#8217;at\u00e9nolol) que pour les sartans (p. ex. le losartan), malgr\u00e9 des \u00e9tudes (pr\u00e9)cliniques prometteuses [8,9]. Cela conduit \u00e0 l&#8217;utilisation de diff\u00e9rentes pr\u00e9parations de ces classes de principes actifs, selon les pr\u00e9f\u00e9rences du m\u00e9decin traitant.<\/p>\n<p>Alors que le losartan est consid\u00e9r\u00e9 comme le traitement m\u00e9dicamenteux de choix pour la pr\u00e9vention et la stabilisation de la dilatation aortique dans la MFS, la m\u00e9dication dans la vEDS \u00e9tait jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent incertaine, malgr\u00e9 une \u00e9tude suggestive du Lancet [10]. Une certitude est apport\u00e9e par un travail r\u00e9cent qui a d\u00e9montr\u00e9 un effet clairement positif du b\u00eata-bloquant c\u00e9liprolol (Selectol), mais pas du losartan, sur la stabilit\u00e9 m\u00e9canique de l&#8217;aorte dans un mod\u00e8le exp\u00e9rimental de souris vEDS [11]. Cela montre que le succ\u00e8s du traitement par des m\u00e9dicaments antihypertenseurs peut varier consid\u00e9rablement en fonction de l&#8217;aortopathie.<\/p>\n<h2 id=\"pharmacogenetique-lavenir-de-la-therapie-medicamenteuse\">Pharmacog\u00e9n\u00e9tique &#8211; l&#8217;avenir de la th\u00e9rapie m\u00e9dicamenteuse<\/h2>\n<p>Les m\u00e9dicaments sont souvent prescrits selon le principe du &#8220;one fits all&#8221;, mais ils ne sont pas toujours (\u00e9galement) efficaces chez tous les patients. Non seulement la mutation \u00e0 l&#8217;origine de la maladie joue un r\u00f4le, mais aussi la pharmacog\u00e9n\u00e9tique, c&#8217;est-\u00e0-dire la pr\u00e9disposition g\u00e9n\u00e9tique qui influence l&#8217;effet d&#8217;un m\u00e9dicament \u00e0 travers la pharmacocin\u00e9tique et la pharmacodynamique sous-jacentes. Le domaine de la pharmacog\u00e9n\u00e9tique est encore relativement jeune et, malgr\u00e9 son importance ind\u00e9niable, ne s&#8217;implante que progressivement dans la pratique clinique quotidienne. En Hollande et dans le cadre du projet europ\u00e9en <em>Ubiquitous Pharmacogenomics<\/em> (U-PGx), il existe d\u00e9j\u00e0 des profils pharmacog\u00e9n\u00e9tiques pour les patients. Ces profils contiennent des informations sur les principales pr\u00e9dispositions g\u00e9n\u00e9tiques connues qui influencent l&#8217;effet des m\u00e9dicaments. Le patient re\u00e7oit, en m\u00eame temps que ses r\u00e9sultats, une carte au format carte de cr\u00e9dit avec un code QR <strong>(fig.&nbsp;4)<\/strong> qui indique ses pr\u00e9dispositions g\u00e9n\u00e9tiques et la posologie des m\u00e9dicaments bas\u00e9e sur celles-ci, conform\u00e9ment aux directives internationales. Dans le projet U-PGx, il s&#8217;agit actuellement de 45 anomalies de s\u00e9quence dans 12 g\u00e8nes et de leur influence sur l&#8217;action de 76 m\u00e9dicaments. Par exemple, pour les individus qui sont des m\u00e9taboliseurs lents du CYP2D6 (~5-10% des Europ\u00e9ens), il est recommand\u00e9 de r\u00e9duire la dose de m\u00e9toprolol, un b\u00eatabloquant, \u00e0 25% de la dose normale, alors que pour les m\u00e9taboliseurs ultra-rapides (~3% des Europ\u00e9ens), il est recommand\u00e9 d&#8217;augmenter la dose \u00e0 250% [12]. Les nouvelles connaissances sont int\u00e9gr\u00e9es en permanence et les donn\u00e9es les plus r\u00e9centes peuvent \u00eatre consult\u00e9es au moyen du code QR de la carte. La carte peut \u00eatre pr\u00e9sent\u00e9e lors d&#8217;une visite chez le m\u00e9decin ou \u00e0 la pharmacie, ce qui permet d&#8217;adapter individuellement le choix ou le dosage d&#8217;un m\u00e9dicament (m\u00e9decine personnalis\u00e9e ou de pr\u00e9cision). Cela \u00e9vite non seulement de devoir ajuster longuement le bon dosage et les \u00e9ventuels effets secondaires (fatals) ou l&#8217;inefficacit\u00e9 des m\u00e9dicaments chez le patient, mais aussi les co\u00fbts de sant\u00e9 associ\u00e9s [13].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-11994 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb4_cv3_s15.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 895px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 895\/1088;height:486px; width:400px\" width=\"895\" height=\"1088\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb4_cv3_s15.jpg 895w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb4_cv3_s15-800x973.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb4_cv3_s15-120x146.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb4_cv3_s15-90x109.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb4_cv3_s15-320x389.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb4_cv3_s15-560x681.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 895px) 100vw, 895px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"perspectives\">Perspectives<\/h2>\n<p>A l&#8217;avenir, le diagnostic g\u00e9n\u00e9tique sera d\u00e9cisif non seulement pour le diagnostic de la mutation responsable de la maladie et donc du traitement (m\u00e9dicamenteux) ad\u00e9quat, mais aussi pour l&#8217;analyse pharmacog\u00e9n\u00e9tique des g\u00e8nes qui d\u00e9terminent le choix et le dosage des m\u00e9dicaments utilis\u00e9s. Les modifications (\u00e9pi-)g\u00e9n\u00e9tiques qui n&#8217;affectent pas directement la s\u00e9quence d&#8217;ADN des g\u00e8nes, mais leur r\u00e9gulation, sont \u00e9galement de mieux en mieux \u00e9tudi\u00e9es et comprises. De plus en plus, les effets g\u00e9n\u00e9tiques peuvent \u00e9galement \u00eatre identifi\u00e9s dans des maladies cardiovasculaires multifactorielles courantes.<\/p>\n<p>De nouvelles m\u00e9thodes comme CRISPR\/Cas ouvrent des possibilit\u00e9s, mais aussi des dangers, dans le traitement des maladies g\u00e9n\u00e9tiques. Malgr\u00e9 les r\u00e9sultats prometteurs des \u00e9tudes men\u00e9es jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, cette technologie est encore loin de faire partie de la pratique m\u00e9dicale quotidienne. D&#8217;une part, parce que la m\u00e9thode n&#8217;est pas encore au point, d&#8217;autre part, parce que les questions \u00e9thiques et l\u00e9gales doivent \u00eatre r\u00e9glement\u00e9es afin de limiter les \u00e9ventuels abus potentiels. N\u00e9anmoins, il est \u00e9vident que la g\u00e9n\u00e9tique d\u00e9terminera l&#8217;avenir de la m\u00e9decine et que la m\u00e9decine s&#8217;orientera vers la g\u00e9n\u00e9tique en mati\u00e8re de pr\u00e9vention, de diagnostic et de traitement.<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>Les tests g\u00e9n\u00e9tiques permettent d&#8217;\u00e9tablir des diagnostics pr\u00e9cis qui ne seraient pas possibles autrement. Mais tous les tests g\u00e9n\u00e9tiques ne se valent pas : La m\u00e9thode utilis\u00e9e d\u00e9termine en grande partie la validit\u00e9 des r\u00e9sultats.<\/li>\n<li>L&#8217;apparition fr\u00e9quente et\/ou pr\u00e9coce ou syndromique d&#8217;une maladie dans une famille peut indiquer une cause g\u00e9n\u00e9tique. Les connaissances actuelles ne permettent toutefois pas d&#8217;identifier la cause g\u00e9n\u00e9tique dans tous les cas.<\/li>\n<li>L&#8217;\u00e9valuation g\u00e9n\u00e9tique est importante non seulement pour le diagnostic, le pronostic, la pr\u00e9vention et le conseil familial, mais aussi pour le traitement causal ou pharmacologique.<\/li>\n<li>En cas de syndrome d&#8217;Ehlers-Danlos vasculaire, le traitement m\u00e9dicamenteux de choix est le c\u00e9liprolol (Selectol) et non le losartan.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Attenhofer Jost CH,<strong> <\/strong>Greutmann M, et al. : Medical treatment of aortic aneurysms in Marfan syndrome and other heritable conditions. Curr Cardiol Rev 2014 ; 10(2) : 161-171.<\/li>\n<li>Caspar SM, Dubacher N, et al : Clinical sequencing : From raw data to diagnosis with lifetime value. Clin Genet 2018 ; 93(3) : 508-519.<\/li>\n<li>Kalia SS, et al : Recommendations for reporting of secondary findings in clinical exome and genome sequencing, 2016 update (ACMG SF v2.0) : a policy statement of the American College of Medical Genetics and Genomics. Genet Med 2017 ; 19(2) : 249-255.<\/li>\n<li>Pl\u00fcss M, Kopps A, et al : Need for speed in accurate whole-genome data analysis : GENALICE MAP challenges BWA\/GATK more than PEMapper\/PECaller and Isaac. Proc Natl Acad Sci U&nbsp;S&nbsp;A 2017 ; 114(40) : E8320-E8322.<\/li>\n<li>Caspar SM, et al : More Genes for Thoracic Aortic Aneurysms and Dissections. J Am Coll Cardiol 2019 ; 73(4) : 528-529.<\/li>\n<li>Renard M, et al : Validit\u00e9 clinique des g\u00e8nes pour les an\u00e9vrismes et les dissections aortiques thoraciques h\u00e9r\u00e9ditaires. J Am Coll Cardiol 2018 ; 72(6) : 605-615.<\/li>\n<li>Najafi A &amp; Caspar SM, et al : Variant filtering, digenic inheritance, and other challenges in the current genomics era : a lesson from fibrillinopathies (submitted).<\/li>\n<li>Carlberg B, et al : Atenolol in hypertension : is it a wise choice ? Lancet 2004 ; 364(9446) : 1684-1689.<\/li>\n<li>Gao L &amp; Chen L, et al : The effect of losartan on progressive aortic dilatation in patients with Marfan&#8217;s syndrome : a meta-analysis of prospective randomized clinical trials. Int J Cardiol 2018 ; 217 : 190-194.<\/li>\n<li>Ong KT, et al : Effet du celiprolol sur la pr\u00e9vention des \u00e9v\u00e9nements cardiovasculaires dans le syndrome d&#8217;Ehlers-Danlos vasculaire : une \u00e9tude prospective randomis\u00e9e, ouverte, en aveugle et \u00e0 points finaux. Lancet 2010 ; 376(9751) : 1476-1484.<\/li>\n<li>Dubacher N &amp; M\u00fcnger J, et al : Celiprolol but not losartan improves the biomechanical integrity of the aorta in a mouse model of vascular Ehlers-Danlos syndrome. Cardiovasc Res 2019 (Epub ahead of print).<\/li>\n<li>Swen JJ, et al : Pharmacogenetics : from bench to byte &#8211; an update of guidelines. Clin Pharmacol Ther 2011 ; 89(5) : 662-673.<\/li>\n<li>Verbelen M, et al : Cost-effectiveness of pharmacogenetic-guided treatment : are we there yet ? Pharmacogenomics J 2017 ; 17(5) : 395-402.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>CARDIOVASC 2019 ; 18(3) : 12-16<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les tests g\u00e9n\u00e9tiques permettent d\u00e9sormais d&#8217;\u00e9tablir des diagnostics qui ne pouvaient pas \u00eatre pos\u00e9s auparavant. Toutefois, la pertinence des r\u00e9sultats d\u00e9pend de la m\u00e9thode utilis\u00e9e.<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":89717,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Mise \u00e0 jour cardiog\u00e9n\u00e9tique","footnotes":""},"category":[11378,11531,11417,11549],"tags":[28663,28658,19356],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-336109","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-cardiologie","category-formation-continue","category-genetique","category-rx-fr","tag-diagnostic-genetique","tag-maladie-hereditaire","tag-syndrome-de-marfan","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-13 22:21:43","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":336117,"slug":"progressi-e-limiti-attuali-della-genetica-cardiovascolare","post_title":"Progressi e limiti attuali della genetica cardiovascolare","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/progressi-e-limiti-attuali-della-genetica-cardiovascolare\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":336124,"slug":"avancos-e-limitacoes-actuais-na-genetica-cardiovascular","post_title":"Avan\u00e7os e limita\u00e7\u00f5es actuais na gen\u00e9tica cardiovascular","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/avancos-e-limitacoes-actuais-na-genetica-cardiovascular\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":336128,"slug":"avances-y-limitaciones-actuales-en-genetica-cardiovascular","post_title":"Avances y limitaciones actuales en gen\u00e9tica cardiovascular","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/avances-y-limitaciones-actuales-en-genetica-cardiovascular\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/336109","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=336109"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/336109\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/89717"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=336109"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=336109"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=336109"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=336109"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}