{"id":336158,"date":"2019-06-10T02:00:00","date_gmt":"2019-06-10T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/les-enfants-dagriculteurs-vivent-plus-sainement\/"},"modified":"2019-06-10T02:00:00","modified_gmt":"2019-06-10T00:00:00","slug":"les-enfants-dagriculteurs-vivent-plus-sainement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/les-enfants-dagriculteurs-vivent-plus-sainement\/","title":{"rendered":"Les enfants d&#8217;agriculteurs vivent plus sainement"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les microbes ont une grande importance dans le d\u00e9veloppement de l&#8217;asthme. Il y a un transfert de l&#8217;environnement vers la muqueuse nasale. C&#8217;est l\u00e0 qu&#8217;il y a tr\u00e8s probablement une interaction avec le syst\u00e8me immunitaire au niveau de la muqueuse.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>On peut particuli\u00e8rement bien l&#8217;\u00e9tudier dans le cas de ce que l&#8217;on appelle l&#8217;effet des enfants d&#8217;agriculteurs, car le gradient de l&#8217;exposition aux micro-organismes y est tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9. Une \u00e9quipe dirig\u00e9e par le professeur Markus Ege de la clinique et polyclinique p\u00e9diatrique du Dr. von Haunerschen Kinderspital de l&#8217;h\u00f4pital universitaire de Munich a \u00e9tudi\u00e9 les taxons microbiens dans la poussi\u00e8re de matelas. La poussi\u00e8re de matelas parce que ces poussi\u00e8res refl\u00e8tent relativement bien l&#8217;exposition environnementale des enfants. En utilisant des m\u00e9thodes de culture, les scientifiques ont examin\u00e9 la fr\u00e9quence des champignons dans les microbes chez les enfants d&#8217;agriculteurs et chez leurs camarades de classe. Le r\u00e9sultat a montr\u00e9 que des germes tels que Cladosporium, Aspergillus versicolor ou Eurotium amstelodami \u00e9taient syst\u00e9matiquement plus fr\u00e9quents chez les enfants d&#8217;agriculteurs.<\/p>\n<p>Il \u00e9tait donc logique de conclure que la diversit\u00e9 pouvait jouer un r\u00f4le \u00e0 cet \u00e9gard. Le professeur Ege et son \u00e9quipe ont ensuite \u00e9galement associ\u00e9 la diversit\u00e9 de l&#8217;exposition microbienne au risque d&#8217;asthme : plus il y a de germes diff\u00e9rents, plus le risque d&#8217;asthme diminue. Cela \u00e9tait ind\u00e9pendant du fait que les enfants vivaient ou non dans une ferme.  &nbsp;<\/p>\n<p>La question s&#8217;est ensuite naturellement pos\u00e9e de savoir comment l&#8217;exposition microbienne agit et comment cet environnement microbien conduit \u00e0 l&#8217;asthme ou \u00e0 la protection contre l&#8217;asthme ? A l&#8217;\u00e9chelle \u00e9pid\u00e9miologique, il n&#8217;est pas possible d&#8217;\u00e9tudier cet aspect dans les poumons, mais des pr\u00e9l\u00e8vements ont \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9s dans le nez ou la gorge. Les r\u00e9sultats des poussi\u00e8res de matelas ont \u00e9t\u00e9 regroup\u00e9s par s\u00e9quen\u00e7age parall\u00e8le, bas\u00e9 sur l&#8217;ARNr 16s, et compar\u00e9s aux \u00e9couvillons nasaux des m\u00eames enfants. On observe des proportions \u00e0 peu pr\u00e8s identiques pour les streptocoques, les staphylocoques et les coryn\u00e9bact\u00e9ries, mais aussi des diff\u00e9rences notables, par exemple pour Moraxella, qui occupe une place plus importante dans les \u00e9couvillons nasaux, ainsi que pour Haemophilus.<\/p>\n<h2 id=\"enfants-dagriculteurs-avec-une-plus-grande-diversite\">Enfants d&#8217;agriculteurs avec une plus grande diversit\u00e9<\/h2>\n<p>Le professeur Ege a soulign\u00e9 la difficult\u00e9 d&#8217;\u00e9tudier une telle vari\u00e9t\u00e9 de Keinem, c&#8217;est pourquoi cela a \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9 \u00e0 partir de la diversit\u00e9, de la richesse : &#8220;Nous avons pu voir que les enfants d&#8217;agriculteurs ont \u00e0 nouveau une diversit\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9e en moyenne et qu&#8217;ils pr\u00e9sentent une plus grande diff\u00e9rence entre la poussi\u00e8re de matelas et la poussi\u00e8re nasale. Nous pouvons donc dire qu&#8217;il y a un transfert de la poussi\u00e8re de matelas vers les \u00e9couvillons nasaux&#8221;.<\/p>\n<p>Mais qu&#8217;en est-il d&#8217;une association avec l&#8217;asthme ? Les experts ont associ\u00e9 la diversit\u00e9 bact\u00e9rienne de la poussi\u00e8re de matelas \u00e0 l&#8217;asthme et ont pu constater un effet protecteur significatif (Odds Ratio, OR &lt;1). Cet effet a persist\u00e9 m\u00eame apr\u00e8s ajustement sur d&#8217;autres expositions \u00e0 la ferme, ainsi qu&#8217;apr\u00e8s ajustement contre la richesse dans le nez. La situation \u00e9tait tr\u00e8s similaire dans le nez, mais les effets y \u00e9taient plus faibles et donc non significatifs. Cependant, ils ont montr\u00e9 la m\u00eame tendance que les effets de poussi\u00e8re de matelas.<\/p>\n<p>La question qui s&#8217;ensuit est de savoir si c&#8217;est seulement la diversit\u00e9 ou s&#8217;il y a des microbes sp\u00e9cifiques qui jouent un r\u00f4le ici ? Le professeur Ege a pris l&#8217;exemple de Moraxella. Tant chez les enfants d&#8217;agriculteurs que chez les enfants de non-agriculteurs, il y avait diverses corr\u00e9lations, c&#8217;est-\u00e0-dire que plus il y avait de Moraxella dans l&#8217;\u00e9couvillon nasal, plus la diversit\u00e9 \u00e9tait faible. Ou inversement : plus la diversit\u00e9 est \u00e9lev\u00e9e, moins il y a de Moraxella catarrhalis.<\/p>\n<p>Les scientifiques ont donc pu montrer qu&#8217;il y a un transfert de microbes de l&#8217;environnement vers la muqueuse nasale et qu&#8217;il y a tr\u00e8s probablement une interaction avec le syst\u00e8me immunitaire au niveau de la muqueuse. Ils ont alors \u00e9galement examin\u00e9 l&#8217;intestin.<\/p>\n<h2 id=\"lallaitement-favorise-la-protection-contre-lasthme\">L&#8217;allaitement favorise la protection contre l&#8217;asthme<\/h2>\n<p>L&#8217;\u00e9quipe du professeur Ege a d&#8217;abord observ\u00e9 la composition du microbiote intestinal \u00e0 l&#8217;\u00e2ge de deux mois, car la colonisation de l&#8217;intestin d\u00e9bute imm\u00e9diatement \u00e0 la naissance. Une analyse en composantes principales a montr\u00e9 que la troisi\u00e8me composante principale (associ\u00e9e \u00e0 la probabilit\u00e9 d&#8217;asthme) r\u00e9v\u00e8le une r\u00e9duction significative du risque d&#8217;asthme avec une charge croissante de cette composante principale. Les enfants qui ont des scores \u00e9lev\u00e9s pour cette composante principale sont donc prot\u00e9g\u00e9s contre l&#8217;asthme ult\u00e9rieur (OR=0,68 [0,48\u20130,96]; p=0,031). Ils ont identifi\u00e9 deux facteurs qui influencent ce microbiome intestinal : l&#8217;allaitement, qui favorise le composant principal, et la c\u00e9sarienne, qui est associ\u00e9e \u00e0 divers. L&#8217;allaitement favorise donc la composition du microbiote, qui a un effet protecteur sur l&#8217;asthme (OR=1,32 [0,69 ; 1,96] ; p=&lt;0,0001), tandis que la c\u00e9sarienne inhibe cette composition (OR = -1,34 [-1,97 ; -0,71] ; p=&lt;0,0001).<\/p>\n<p>Le professeur Ege a fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 un travail qui a \u00e9tudi\u00e9 la mani\u00e8re dont le microbiome intestinal se d\u00e9veloppe chez les enfants au cours des trois premi\u00e8res ann\u00e9es de leur vie. On a pu constater que c&#8217;est au cours de la premi\u00e8re ann\u00e9e de vie qu&#8217;il se passe le plus de choses. Par la suite, l&#8217;image semble se stabiliser lentement. Si l&#8217;on compare le microbiome intestinal chez les enfants \u00e2g\u00e9s de 2 mois vs 12 mois, on constate une diminution des bifidobact\u00e9ries, une augmentation chez Ruminococcacus et Blautia et une diminution chez Escherichia <strong>(Fig.&nbsp;1).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-11915\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb1_pa1_s28.png\" style=\"height:439px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"804\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb1_pa1_s28.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb1_pa1_s28-800x585.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb1_pa1_s28-120x88.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb1_pa1_s28-90x66.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb1_pa1_s28-320x234.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/abb1_pa1_s28-560x409.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>A partir de ces donn\u00e9es, les scientifiques ont calcul\u00e9 un score repr\u00e9sentant la maturation du microbiome. Cette maturation est inversement associ\u00e9e \u00e0 l&#8217;asthme, elle inhibe significativement le risque d&#8217;asthme. Cela concerne principalement l&#8217;asthme non atopique, alors que l&#8217;asthme atopique n&#8217;est pas li\u00e9 \u00e0 la maturation.<br \/>\nAu fur et \u00e0 mesure que le microbiote intestinal m\u00fbrit, sa diversit\u00e9 augmente \u00e9galement.&nbsp;  Cependant, la premi\u00e8re composante principale est clairement corr\u00e9l\u00e9e \u00e0 l&#8217;\u00e2ge microbien. Ce composant explique la plus grande partie de la variance dans l&#8217;ensemble de donn\u00e9es. Il est donc naturellement int\u00e9ressant de savoir quels germes sont associ\u00e9s, ce qui d\u00e9termine la maturation. R\u00e9sultat : les antibiotiques administr\u00e9s au cours de la premi\u00e8re ann\u00e9e de vie ont un effet n\u00e9gatif, tandis que les \u0153ufs et le lait de vache provenant directement de la ferme ont un effet positif <strong>(tableau 1).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-11916 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/tab1_pa1_s28.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 756px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 756\/714;height:378px; width:400px\" width=\"756\" height=\"714\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/tab1_pa1_s28.png 756w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/tab1_pa1_s28-120x113.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/tab1_pa1_s28-90x85.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/tab1_pa1_s28-320x302.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/tab1_pa1_s28-560x529.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 756px) 100vw, 756px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<h2 id=\"\">&nbsp;<\/h2>\n<p>Il est donc naturel de se demander si l&#8217;effet de ferme est m\u00e9diatis\u00e9 par le microbiome intestinal ou quelle est la part du microbiome intestinal dans l&#8217;effet de ferme sur l&#8217;asthme. &#8220;Nous avons pris l&#8217;exposition \u00e0 l&#8217;\u00e9table comme d\u00e9terminant de l&#8217;effet de la ferme et comme r\u00e9sultat l&#8217;asthme et l&#8217;asthme non atopique&#8221;, a expliqu\u00e9 le professeur Ege. &#8220;Et si nous incluons la maturation comme m\u00e9diateur, c&#8217;est-\u00e0-dire l&#8217;\u00e2ge microbien du microbiote intestinal, nous constatons que l&#8217;effet s&#8217;att\u00e9nue&#8221; <strong>(tableau 2).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-11917 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/tab2_pa1_s29.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/324;height:177px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"324\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/tab2_pa1_s29.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/tab2_pa1_s29-800x236.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/tab2_pa1_s29-120x35.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/tab2_pa1_s29-90x27.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/tab2_pa1_s29-320x94.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/06\/tab2_pa1_s29-560x165.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>\nLe professeur Ege a soulign\u00e9 : &#8220;14 ou 16%, c&#8217;est d\u00e9j\u00e0 beaucoup, car apr\u00e8s la premi\u00e8re ann\u00e9e de vie, il se passe encore beaucoup plus de choses avec l&#8217;effet de la ferme sur l&#8217;asthme, l&#8217;asthme n&#8217;est finalement pas d\u00e9termin\u00e9. Il est \u00e9tonnant de constater qu&#8217;au cours de la premi\u00e8re ann\u00e9e de vie, l&#8217;intestin explique d\u00e9j\u00e0 tant de choses concernant cet effet environnemental&#8221;.&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"resume\">R\u00e9sum\u00e9<\/h2>\n<ul>\n<li>Il y a un transfert de microbes environnementaux vers la muqueuse. Il y a (probablement) une interaction.<\/li>\n<li>La maturation du microbiome intestinal et \u00e9galement les influences environnementales sur l&#8217;intestin via le microbiome intestinal agissent sur la pr\u00e9vention de l&#8217;asthme.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Source : 60e congr\u00e8s de la DGP<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo PNEUMOLOGIE &amp; ALLERGOLOGIE 2019 ; 1(1) : 28-29 (publi\u00e9 le 3.6.19, ahead of print)<br \/>\nPRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2019 ; 14(9) : 30-31<\/em><br \/>\n&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les microbes ont une grande importance dans le d\u00e9veloppement de l&#8217;asthme. 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