{"id":336416,"date":"2019-04-22T02:00:00","date_gmt":"2019-04-22T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/ce-que-le-medecin-generaliste-doit-savoir-sur-lhalitose\/"},"modified":"2019-04-22T02:00:00","modified_gmt":"2019-04-22T00:00:00","slug":"ce-que-le-medecin-generaliste-doit-savoir-sur-lhalitose","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/ce-que-le-medecin-generaliste-doit-savoir-sur-lhalitose\/","title":{"rendered":"Ce que le m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste doit savoir sur l&#8217;halitose"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les causes les plus fr\u00e9quentes de l&#8217;halitose sont les d\u00e9p\u00f4ts sur la langue ou l&#8217;inflammation des gencives. Les th\u00e9rapies globales et \u00e0 l&#8217;aveugle conduisent g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 des \u00e9checs, c&#8217;est pourquoi le traitement doit \u00eatre strictement li\u00e9 \u00e0 la cause.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, l&#8217;attention des patients et des m\u00e9decins s&#8217;est port\u00e9e sur le sujet tabou de la mauvaise haleine en raison de l&#8217;augmentation de la couverture m\u00e9diatique et des travaux scientifiques. Malgr\u00e9 cela, l&#8217;halitose est un probl\u00e8me encore tr\u00e8s r\u00e9pandu. Environ 10 \u00e0 40% de la population souffre d&#8217;halitose, au moins temporairement [1,2,3]. Avant de consulter un professionnel de l&#8217;halitose, plus de la moiti\u00e9 des patients ont d\u00e9j\u00e0 consult\u00e9 un ou plusieurs m\u00e9decins [4]. Cela montre qu&#8217;en pratique, il existe une certaine impuissance \u00e0 g\u00e9rer de tels patients. Souvent, les th\u00e9rapies forfaitaires sont appliqu\u00e9es sans succ\u00e8s, ce qui prend beaucoup de temps et co\u00fbte cher, et finit par frustrer le patient et le praticien. Il n&#8217;est pas rare que des endoscopies gastro-intestinales ainsi que des amygdalectomies soient pratiqu\u00e9es ou qu&#8217;un antibiotique soit prescrit, le tout sans succ\u00e8s. De nombreux patients souffrent d&#8217;halitose pendant plusieurs ann\u00e9es, ce qui devient un fardeau psychologique croissant et peut r\u00e9duire consid\u00e9rablement la qualit\u00e9 de vie des personnes concern\u00e9es [4].<\/p>\n<p>Le pr\u00e9sent article permet de faire le point sur le sujet complexe de l&#8217;halitose. Pour un aper\u00e7u plus d\u00e9taill\u00e9, nous vous renvoyons au livre &#8220;Halitosis. Traitement professionnel de la mauvaise haleine dans la pratique dentaire&#8221; [5].<\/p>\n<h2 id=\"differenciation-terminologique\">Diff\u00e9renciation terminologique<\/h2>\n<p>L&#8217;halitose est d\u00e9riv\u00e9e du mot latin halitus (souffle, brume) et d\u00e9crit un air respir\u00e9 \u00e0 l&#8217;odeur d\u00e9sagr\u00e9able, quel que soit son lieu d&#8217;origine. Les termes synonymes tels que mauvaise haleine ou foeter ex ore se r\u00e9f\u00e8rent uniquement aux cas dont l&#8217;origine se situe dans la cavit\u00e9 buccale. Afin d&#8217;inclure autant que possible toutes les pathologies, il convient aujourd&#8217;hui de n&#8217;utiliser que le terme halitose. En fonction de l&#8217;origine, on distingue l&#8217;halitose intra-orale et l&#8217;halitose extra-orale. Outre cette v\u00e9ritable halitose, il existe \u00e9galement une halitose d&#8217;origine psychologique (pseudohalitose\/halitophobie). Le patient d\u00e9crit une odeur d\u00e9sagr\u00e9able qui ne peut \u00eatre confirm\u00e9e ni objectivement ni par des instruments de mesure. Les patients souffrant de pseudo-halitose peuvent \u00eatre convaincus qu&#8217;il n&#8217;y a pas d&#8217;halitose, contrairement aux patients souffrant d&#8217;halitophobie, gr\u00e2ce \u00e0 un diagnostic et \u00e0 une \u00e9ducation appropri\u00e9s. L&#8217;halitose transitoire est caus\u00e9e par des aliments comme l&#8217;oignon ou l&#8217;ail [6]<strong> (tableau 1).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-11672\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/tab1_hp4_s30.png\" style=\"height:668px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1224\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/tab1_hp4_s30.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/tab1_hp4_s30-800x890.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/tab1_hp4_s30-120x134.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/tab1_hp4_s30-90x100.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/tab1_hp4_s30-320x356.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/tab1_hp4_s30-560x623.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"causes-generalement-localisees-dans-la-cavite-buccale\">Causes g\u00e9n\u00e9ralement localis\u00e9es dans la cavit\u00e9 buccale<\/h2>\n<p>Diverses \u00e9tudes ont montr\u00e9 que la source de l&#8217;odeur d\u00e9sagr\u00e9able se situe \u00e0 environ 80-90% dans la cavit\u00e9 buccale [4,7]. Comme plus de la moiti\u00e9 des bact\u00e9ries orales sont localis\u00e9es \u00e0 la surface de la langue, le dos de la langue, associ\u00e9 \u00e0 l&#8217;enduit lingual <strong>(Fig.&nbsp;1) <\/strong>, est la cause la plus fr\u00e9quente de l&#8217;halitose. Les bact\u00e9ries ana\u00e9robies \u00e0 Gram n\u00e9gatif, situ\u00e9es dans les micro-sillons et les fissures de l&#8217;\u00e9pith\u00e9lium de la langue, prot\u00e9g\u00e9es de l&#8217;oxyg\u00e8ne, m\u00e9tabolisent la mati\u00e8re organique provenant de la salive, des r\u00e9sidus alimentaires et des cellules \u00e9pith\u00e9liales desquam\u00e9es. Les prot\u00e9ines contenant des acides amin\u00e9s soufr\u00e9s (par exemple la cyst\u00e9ine, la cystine et la m\u00e9thionine) sont transform\u00e9es en compos\u00e9s soufr\u00e9s volatils (VSC=Volatile sulphur compounds) et se retrouvent dans l&#8217;air que nous respirons. Dans l&#8217;halitose, ce sont surtout le sulfure d&#8217;hydrog\u00e8ne, le m\u00e9thylmercaptan et le sulfure de dim\u00e9thyle, un peu moins volatil, qui jouent un r\u00f4le [8]. Ces bact\u00e9ries sp\u00e9cifiques sont \u00e9galement responsables d&#8217;inflammations des gencives (gingivite) et des tissus de soutien des dents (parodontite marginale), qui sont d&#8217;autres causes orales possibles, en plus d&#8217;une hygi\u00e8ne buccale et proth\u00e9tique insuffisante et d&#8217;infections locales [4,5,7].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-11673 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/abb1-hp4_s31.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 755px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 755\/855;height:453px; width:400px\" width=\"755\" height=\"855\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/abb1-hp4_s31.jpg 755w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/abb1-hp4_s31-120x136.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/abb1-hp4_s31-90x102.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/abb1-hp4_s31-320x362.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/abb1-hp4_s31-560x634.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 755px) 100vw, 755px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Contrairement \u00e0 une opinion encore largement r\u00e9pandue, les causes ext\u00e9rieures \u00e0 la cavit\u00e9 buccale sont plut\u00f4t rares, avec environ 5% des cas [4,7]. Elles se situent le plus souvent dans la sph\u00e8re ORL (par ex. amygdalite, sinusite maxillaire), suivie du tractus gastro-intestinal (par ex. reflux gastro-\u0153sophagien, diverticules). Les maladies syst\u00e9miques, les changements m\u00e9taboliques et hormonaux, les insuffisances h\u00e9patiques ou r\u00e9nales et les maladies respiratoires peuvent \u00e9galement \u00eatre responsables de l&#8217;halitose [5]. De nouvelles recherches ont montr\u00e9 qu&#8217;un d\u00e9faut g\u00e9n\u00e9tique de la prot\u00e9ine SELENBP1 peut entra\u00eener une odeur corporelle de chou [9].<\/p>\n<p>Les cofacteurs jouent \u00e9galement un r\u00f4le important, car ils peuvent favoriser l&#8217;apparition d&#8217;une halitose buccale. La r\u00e9duction du taux de salivation est le principal cofacteur, dont les causes sont multiples. Par exemple, de nombreux patients prennent des m\u00e9dicaments qui ont pour effet secondaire de provoquer une s\u00e9cheresse buccale. Cela modifie non seulement la quantit\u00e9, mais aussi la qualit\u00e9 de la salive : elle devient plus \u00e9paisse et plus collante. Dans une cavit\u00e9 buccale s\u00e8che, l&#8217;effet de rin\u00e7age et de dilution de la salive est fortement r\u00e9duit, ce qui favorise le d\u00e9veloppement du biofilm. Le tabagisme, la consommation de caf\u00e9 et d&#8217;alcool, une faible quantit\u00e9 d&#8217;eau bue par jour, la respiration par la bouche, une alimentation d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9e et un indice de masse corporelle trop \u00e9lev\u00e9 ou trop faible peuvent \u00e9galement favoriser l&#8217;apparition d&#8217;une halitose [5].<\/p>\n<h2 id=\"apercu-du-concept-de-diagnostic-et-de-traitement\">Aper\u00e7u du concept de diagnostic et de traitement<\/h2>\n<p>Avant le rendez-vous, le patient re\u00e7oit une feuille d&#8217;anamn\u00e8se de quatre pages (www.andreas-filippi.ch). Celui-ci sert de base \u00e0 l&#8217;entretien introductif avec le patient et fournit des informations sur le type et la fr\u00e9quence de l&#8217;halitose, les autoth\u00e9rapies d\u00e9j\u00e0 suivies ainsi que les traitements chez d&#8217;autres m\u00e9decins et le degr\u00e9 de souffrance. Cette anamn\u00e8se g\u00e9n\u00e9rale et sp\u00e9cifique permet \u00e9galement d&#8217;identifier d&#8217;\u00e9ventuels cofacteurs. Il est suivi d&#8217;un bilan clinique visant \u00e0 identifier les sites de pr\u00e9dilection dans la cavit\u00e9 buccale. Il s&#8217;ensuit une inspection des tissus mous oraux et pharyng\u00e9s (en particulier l&#8217;enduit lingual, l&#8217;anneau pharyng\u00e9 de Waldeyer, les canaux d&#8217;\u00e9vacuation des glandes salivaires). Il \u00e9value \u00e9galement les obturations et les restaurations dentaires, les conditions parodontales et l&#8217;hygi\u00e8ne buccale [4,5]. Si le patient se plaint de s\u00e9cheresse buccale ou si cela a pu \u00eatre confirm\u00e9 pendant l&#8217;examen, un test salivaire (Saliva-Check <sup>BUFFER\u00ae<\/sup>, GC) est \u00e9galement effectu\u00e9. Les examens microbiologiques sont en revanche rarement utilis\u00e9s, car ils n&#8217;ont en principe aucune influence sur le traitement [5].<\/p>\n<p>Le diagnostic de l&#8217;air expir\u00e9 se fait de mani\u00e8re organoleptique (\u00e0 l&#8217;aide de l&#8217;odorat du praticien) et avec des instruments de mesure [4-6, 10-12]. Pendant l&#8217;entretien pr\u00e9liminaire et l&#8217;examen clinique, la gravit\u00e9 de l&#8217;halitose est \u00e9valu\u00e9e en fonction de la distance entre l&#8217;examinateur et le patient (distance de 1 m = degr\u00e9 3, distance de 30 cm = degr\u00e9 2, distance de 10 cm = degr\u00e9 1) [4,5,12].<\/p>\n<p>La mesure instrumentale est effectu\u00e9e \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;un moniteur de sulfure (<sup>HaliSens\u00ae<\/sup>, Al Analytical Innovations GmbH, Moosbach, Allemagne) <strong>(fig.&nbsp;2 et 3) <\/strong>et d&#8217;un chromatographe en phase gazeuse (OralChroma\u2122, soci\u00e9t\u00e9 Abilit, \u00c9tats-Unis). Cela permet d&#8217;objectiver les sympt\u00f4mes olfactifs du patient et de montrer la r\u00e9partition des compos\u00e9s soufr\u00e9s volatils [4,5,11,12].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-11674 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/abb2_hp4_s32.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 697px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 697\/836;height:480px; width:400px\" width=\"697\" height=\"836\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/abb2_hp4_s32.jpg 697w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/abb2_hp4_s32-120x144.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/abb2_hp4_s32-90x108.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/abb2_hp4_s32-320x384.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/abb2_hp4_s32-560x672.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 697px) 100vw, 697px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-11675 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/abb3_hp4_s32.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 722px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 722\/867;height:480px; width:400px\" width=\"722\" height=\"867\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/abb3_hp4_s32.jpg 722w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/abb3_hp4_s32-120x144.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/abb3_hp4_s32-90x108.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/abb3_hp4_s32-320x384.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/abb3_hp4_s32-560x672.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 722px) 100vw, 722px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En fonction de la cause, le concept th\u00e9rapeutique individuel est discut\u00e9 avec le patient : Les inflammations existantes de la gencive ou des tissus de soutien de la dent et les l\u00e9sions carieuses sont trait\u00e9es, le cas \u00e9ch\u00e9ant avec un soutien en mati\u00e8re d&#8217;hygi\u00e8ne dentaire. Si le dos de la langue est recouvert d&#8217;un enduit lingual, un nettoyage professionnel de la langue est effectu\u00e9 avec l&#8217;aspirateur lingual TS1 (TS Pro GmbH, Karlsruhe, Allemagne) : Le biofilm \u00e0 la surface de la langue est dissout et aspir\u00e9 \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;une p\u00e2te pour langue et des deux c\u00f4t\u00e9s fonctionnels de l&#8217;aspirateur \u00e0 langue (c\u00f4t\u00e9 picots et c\u00f4t\u00e9 ventouse).  [13] <strong>(Fig.&nbsp;4a et 4b).<\/strong> De plus, dans le cadre de l&#8217;hygi\u00e8ne buccale quotidienne, le patient est initi\u00e9 au nettoyage de la langue \u00e0 domicile \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;une brosse \u00e0 langue et d&#8217;une p\u00e2te linguale.  [4,5,12] <strong>(Fig.&nbsp;5).<\/strong> S&#8217;il existe des cofacteurs, ils sont discut\u00e9s avec le patient et, si possible, corrig\u00e9s. Si n\u00e9cessaire, le m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste ou le m\u00e9decin traitant sera consult\u00e9 [4,5,12].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-11676 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/abb4-hp4_s32.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/549;height:299px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"549\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/abb4-hp4_s32.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/abb4-hp4_s32-800x399.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/abb4-hp4_s32-120x60.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/abb4-hp4_s32-90x45.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/abb4-hp4_s32-320x160.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/04\/abb4-hp4_s32-560x279.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>Si la cause de l&#8217;halitose se situe en dehors de la cavit\u00e9 buccale ou si le patient souffre d&#8217;halitophobie, il sera orient\u00e9 vers le sp\u00e9cialiste appropri\u00e9 (oto-rhino-laryngologiste, interniste, psychologue\/psychiatre) [4,5].<\/p>\n<p>En outre, l&#8217;application Halitosis est recommand\u00e9e [14]. Le patient peut ainsi lire tranquillement les informations re\u00e7ues. En plus de nombreuses images, il y a aussi un guide vid\u00e9o qui montre un autotest fiable. Un journal interactif permet \u00e0 l&#8217;utilisateur de s&#8217;impliquer davantage dans le sujet.<\/p>\n<h2 id=\"conclusion\">Conclusion<\/h2>\n<p>Il n&#8217;existe pas de traitement global pour l&#8217;halitose. Seule une proc\u00e9dure strictement li\u00e9e \u00e0 la cause peut conduire au succ\u00e8s. Le concept th\u00e9rapeutique de la consultation d&#8217;halitose des cliniques dentaires universitaires UZB a \u00e9t\u00e9 adapt\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises pendant 16 ans, de sorte qu&#8217;un taux de r\u00e9ussite th\u00e9rapeutique \u00e9lev\u00e9 et constant de plus de 90% a pu \u00eatre atteint. Cela montre que personne ne devrait souffrir d&#8217;halitose aujourd&#8217;hui.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Miyazaki H, et al. : Corr\u00e9lation entre les compos\u00e9s sulfur\u00e9s volatils et certaines mesures de sant\u00e9 orale dans la population g\u00e9n\u00e9rale. J Periodontol 1995 ; 66 (8) : 679-684.<\/li>\n<li>Loesche WJ, et al : Oral malodour in the elderly. In : Van Steenberghe D, Rosenberg M (eds). Mauvaise haleine. Une approche multidisciplinaire. Leuven : University Press, 1996 : 181-195.<\/li>\n<li>Bornstein MM, et al : Prevalence of halitosis in the population of the city of Bern, Switzerland : a study comparing self-reported and clinical data. Eur J Oral Sci 2009 ; 117(3) : 261-257.<\/li>\n<li>Z\u00fcrcher A, et al. : Constatations, diagnostics et r\u00e9sultats d&#8217;une consultation de la mauvaise haleine sur une p\u00e9riode de sept ans. Revue mensuelle suisse d&#8217;odontostomatologie 2012 ; 122(3) : 205-216.<\/li>\n<li>Filippi A : Halitose. Berlin : Quintessenz, 2011.<\/li>\n<li>Seemann R, et al : Halitosis management by the general dental practitioner-results of an international consensus workshop. Swiss Dent J 2014 ; 124(11) : 1205-1211.<\/li>\n<li>Quirynen M, et al : Characteristics of 2000 patients who visit a halitosis clinic. J Clin Periodontol 2009 ; 36(11) : 970-795.<\/li>\n<li>Tonzetich J : Production et origine des malodorants oraux : revue des m\u00e9canismes et des m\u00e9thodes d&#8217;analyse. J Periodontol 1977 ; 48(1) : 13-20.<\/li>\n<li>Pol A, et al. : Des mutations dans SELENBP1, encodant une nouvelle m\u00e9thanethiol oxydase humaine, provoquent une halitose extraorale. Nat Genet 2018 ; 50(1) : 120-129.<\/li>\n<li>Greenman J, et al : Organoleptic assessment of halitosis for dental professionals-general recommendations. J Breath Res 2014 ; 8(1) : 017102.<\/li>\n<li>Laleman I, et al : Instrumental assessment of halitosis for the general dental practitioner. J Breath Res 2014 ; 8(1) : 017103.<\/li>\n<li>Schumacher MG, et al. : \u00c9valuation d&#8217;une consultation d&#8217;halitose sur une p\u00e9riode de onze ans. Swiss Dent J 2017 ; 127(10) : 852-856.<\/li>\n<li>Z\u00fcrcher A, et al. : Un nouvel outil pour le nettoyage professionnel de la langue. Quintessence 2016 ; 67(6) : 729-733.<\/li>\n<li>Filippi A : Applications pour smartphones destin\u00e9es aux dentistes. Swiss Dent J 2018 ; 128(3) : 252.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2019 ; 14(4) : 30-33<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les causes les plus fr\u00e9quentes de l&#8217;halitose sont les d\u00e9p\u00f4ts sur la langue ou l&#8217;inflammation des gencives. 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