{"id":336509,"date":"2019-03-27T01:00:00","date_gmt":"2019-03-27T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/candidose-genitale-diagnostic-et-prise-en-charge\/"},"modified":"2019-03-27T01:00:00","modified_gmt":"2019-03-27T00:00:00","slug":"candidose-genitale-diagnostic-et-prise-en-charge","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/candidose-genitale-diagnostic-et-prise-en-charge\/","title":{"rendered":"Candidose g\u00e9nitale : diagnostic et prise en charge"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les dermatoses de la r\u00e9gion g\u00e9nitale sont tr\u00e8s p\u00e9nibles pour les personnes qui en souffrent. Quels sont les facteurs de risque connus et quelles sont les connaissances actuelles en mati\u00e8re de traitement ?<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>&#8220;Candida albicans reste l&#8217;agent pathog\u00e8ne le plus important et est \u00e0 l&#8217;origine de plus de 70% de toutes les infections&#8221;, a expliqu\u00e9 le Dr Isabella Terrani, de l&#8217;H\u00f4pital cantonal de Bellinzone. Les Candida sont des commensaux du tractus inf\u00e9rieur des organes g\u00e9nitaux f\u00e9minins (vagin, vulve). Outre les nouveau-n\u00e9s et les personnes immunod\u00e9prim\u00e9es, les personnes pr\u00e9sentant un taux \u00e9lev\u00e9 d&#8217;\u0153strog\u00e8nes (par exemple en raison d&#8217;une grossesse ou de la prise de contraceptifs), les fumeurs, les diab\u00e9tiques, les personnes atteintes de psoriasis, les atopiques et les patients trait\u00e9s par immunosuppresseurs ou antibiotiques pr\u00e9sentent un risque accru d&#8217;infection (candidose), a expliqu\u00e9 l&#8217;intervenante. Parmi les souches bact\u00e9riennes non candida (NCA), C.&nbsp;parapsilosis et C. glabrata sont les plus fr\u00e9quentes dans l&#8217;\u00e9tiologie de la candidose [1].<\/p>\n<h2 id=\"apercu-des-principales-infections-et-de-leur-traitement\">Aper\u00e7u des principales infections et de leur traitement<\/h2>\n<p><strong>Vulvovaginite \u00e0 Candida (CVV) : <\/strong>Il s&#8217;agit d&#8217;une infection tr\u00e8s r\u00e9pandue, la pr\u00e9valence au cours de la vie est de 75% pour les femmes et de 5 \u00e0 8% pour une CVV r\u00e9cidivante, selon l&#8217;oratrice. Les agents pathog\u00e8nes les plus fr\u00e9quents sont le Candida albicans (dans &gt;85% des cas). Dans environ 5% des cas, la maladie est caus\u00e9e par des souches bact\u00e9riennes non Candida, C. glabrata \u00e9tant l&#8217;agent pathog\u00e8ne le plus fr\u00e9quent, suivi de C. tropicalis et C. parapsilosis.<\/p>\n<p>Les sympt\u00f4mes typiques d&#8217;une CVV sont le prurit, les sensations de br\u00fblure au niveau de l&#8217;orifice vaginal et de la vulve, et \u00e9ventuellement des modifications inflammatoires. En pr\u00e9sence de pertes vaginales, les diagnostics diff\u00e9rentiels suivants doivent \u00eatre envisag\u00e9s : vaginose bact\u00e9rienne (crit\u00e8res du merle : pH &gt;4,5 ; fluor vaginalis gris-blanc ; cellules de Clue ; odeur de poisson) ; vaginite a\u00e9robie (pH \u00e9lev\u00e9) ; trichomonase ; IST [2]. Ce diagnostic n&#8217;a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9 que chez environ un tiers des femmes qui pensaient avoir une vaginite \u00e0 candida [3]. Diff\u00e9rentes caract\u00e9ristiques morphologiques propres au Candida peuvent \u00e9galement fournir des indications pour le diagnostic diff\u00e9rentiel [4]. La symptomatologie d\u00e9pend \u00e9galement de l&#8217;\u00e2ge (taux d&#8217;\u0153strog\u00e8nes) ; en pr\u00e9m\u00e9nopause, on constate souvent une atteinte du vagin, en postm\u00e9nopause plut\u00f4t de la vulve et de l&#8217;intertrigo.<\/p>\n<p>Les partenaires asymptomatiques et immunocomp\u00e9tents des patientes atteintes de vulvovaginite n&#8217;ont pas besoin d&#8217;\u00eatre trait\u00e9s, selon l&#8217;intervenante [2].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-11523\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/tab1_dp1_s38.png\" style=\"height:331px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"606\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les crit\u00e8res suivants sont en faveur d&#8217;une vulvovaginite chronique r\u00e9currente \u00e0 Candida : au moins 4 \u00e9pisodes par an et des sympt\u00f4mes pendant plus de 6&nbsp;semaines ou au moins 12 \u00e9pisodes par an et des sympt\u00f4mes pendant au moins 100 jours par an. Le traitement <strong>(tableau 1)<\/strong> doit \u00eatre administr\u00e9 sur une p\u00e9riode plus longue que pour la vulvovaginite \u00e0 Candida normale. Les interactions suivantes sont connues avec les agents th\u00e9rapeutiques du CVV : Les rapports sexuels oraux et anaux entra\u00eenent une moins bonne r\u00e9ponse avec le fluconazole en traitement continu&nbsp; [5] ; En cas de RCVV ne r\u00e9pondant pas au fluconazole, un frottis devrait \u00eatre effectu\u00e9&nbsp; [2] ; Les probiotiques en tant que m\u00e9dicament suppl\u00e9mentaire peuvent r\u00e9duire le taux de r\u00e9cidive du CVV [6].<\/p>\n<p><strong>Balanoposthitis candidamycetica : <\/strong>dans 20% des balanites infectieuses, le Candida est l&#8217;agent pathog\u00e8ne [7]. Les sympt\u00f4mes classiques sont des d\u00e9mangeaisons, un \u00e9ryth\u00e8me avec une surface humide et brillante et des plaques blanches en forme de points. En ce qui concerne le traitement, le clotrimazole \u00e0 1% pr\u00e9sente les meilleures preuves (attention : ne pas appliquer la cr\u00e8me Imazol sur le gland), suivi par le miconazole \u00e0 2% et la nystatine <strong>(Aper\u00e7u 1).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-11524 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/03\/ubersicht1_dp1_s39.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 915px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 915\/411;height:180px; width:400px\" width=\"915\" height=\"411\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Intertrigo candidamycetica :<\/strong> il s&#8217;agit de la complication la plus fr\u00e9quente de l&#8217;intertrigo. Les l\u00e9sions satellites et les collarets font partie des modifications pathologiques typiques.&nbsp;  Le diagnostic diff\u00e9rentiel doit \u00eatre \u00e9tabli avec les pathologies suivantes : La dermatite de contact, le psoriasis invers\u00e9, la maladie de Hailey Hailey, la tinea inguinalis (le scrotum n&#8217;est pas atteint). Les facteurs de risque d&#8217;intertrigo candidamycetica sont les v\u00eatements serr\u00e9s, la transpiration et une mauvaise hygi\u00e8ne.&nbsp; &nbsp;<br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p><em>Source : Swiss Derma Day, 16 janvier 2019, Lucerne<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Sadeghi G, et al. : Emergence d&#8217;esp\u00e8ces non-Candida albicans : \u00e9pid\u00e9miologie, phylog\u00e9nie et profil de susceptibilit\u00e9 au fluconazole. Journal de Mycologie M\u00e9dical 2018 ; 28(1) : 51-58.<\/li>\n<li>Sherrad J, et al : 2018 European (IUSTI\/WHO) International Union against sexually transmitted infections (IUSTI) World Health Organisation (WHO) guideline on the management of vaginal discharge. International Journal of STD &amp; AIDS 2018 ; 29 : 1258-1272.<\/li>\n<li>Ferris GD, et al : Over-the-counter antifungal drug misuse associated with patient-diagnosed vulvovaginal candidiasis. Obstetrics Gynecology 2002 ; 99(3) : 419-425.<\/li>\n<li>Cassone A : Infections vulvo-vaginales \u00e0 Candida albicans : pathogen\u00e8se, immunit\u00e9 et perspectives vaccinales. BJOG. Journal of Obstetrics and Gynecology 2015 ; 122(6) : 785-794.<\/li>\n<li>Grinceviciene S, et al : Comportement sexuel et colonisation extra-g\u00e9nitale chez les femmes trait\u00e9es pour une vulvo-vaginite \u00e0 Candida r\u00e9currente. Mycoses 2018 ; 61(11) : 857-860.<\/li>\n<li>Xie HY, et al : Probiotiques pour la candidose vulvo-vaginale chez les femmes non enceintes. Cochrane Database of Systematic Reviews. Cochrane Database of Systematic Reviews 2017, Issue 11. CD010496. DOI: 10.1002\/14651858.CD010496.pub2<\/li>\n<li>Borelli S, Lautenschlager S : Diagnostic diff\u00e9rentiel et prise en charge de la balanite. Dermatologue 2015 ; 66(1) : 6-11.<\/li>\n<li>Edwards SK, et al. : 2013 European guideline for the management of balanoposthitis. International Journal of STD and Aids 2014 ; 25(9) : 615-626.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>DERMATOLOGIE PRATIQUE 2019 ; 29(1) : 38-39<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les dermatoses de la r\u00e9gion g\u00e9nitale sont tr\u00e8s p\u00e9nibles pour les personnes qui en souffrent. 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