{"id":336731,"date":"2019-02-15T01:00:00","date_gmt":"2019-02-15T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/prendre-de-la-hauteur-avec-les-enfants\/"},"modified":"2019-02-15T01:00:00","modified_gmt":"2019-02-15T00:00:00","slug":"prendre-de-la-hauteur-avec-les-enfants","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/prendre-de-la-hauteur-avec-les-enfants\/","title":{"rendered":"Prendre de la hauteur avec les enfants"},"content":{"rendered":"<p><strong>L&#8217;acclimatation \u00e0 une altitude croissante entra\u00eene diverses adaptations physiologiques. Quand s&#8217;agit-il de ph\u00e9nom\u00e8nes non pathologiques par rapport \u00e0 des ph\u00e9nom\u00e8nes pathologiques ? Que sait-on de la pr\u00e9vention et du traitement du mal des montagnes chez les enfants et les adolescents ?<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Les vacances en famille dans des r\u00e9gions de haute altitude comme l&#8217;Himalaya et les Andes sont de plus en plus populaires. Cependant, une famille suisse n&#8217;a pas besoin de voyager loin pour \u00eatre expos\u00e9e \u00e0 l&#8217;altitude, car m\u00eame pour des vacances de randonn\u00e9e ou de ski en Suisse, les familles se rendent \u00e0 des altitudes sup\u00e9rieures \u00e0 2000&nbsp;m\u00e8tres. De ce fait, les consultations m\u00e9dicales pour la pr\u00e9paration \u00e0 l&#8217;altitude et l&#8217;information sur la pr\u00e9vention du mal des montagnes augmentent, en particulier chez les enfants. Nous souhaitons vous donner un sac \u00e0 dos pour vous y pr\u00e9parer.<\/p>\n<h2 id=\"que-se-passe-t-il-en-haute-altitude\">Que se passe-t-il en haute altitude ?<\/h2>\n<p>L&#8217;air que nous respirons chaque jour contient 21% d&#8217;oxyg\u00e8ne. Au niveau de la mer, il existe une grande diff\u00e9rence de pression pour l&#8217;oxyg\u00e8ne, ce qui lui permet de p\u00e9n\u00e9trer facilement dans les tissus. Lorsque l&#8217;on quitte les basses altitudes pour se rendre en altitude, l&#8217;air contient toujours 21% d&#8217;oxyg\u00e8ne, mais la pression atmosph\u00e9rique diminue continuellement, rendant les tissus p\u00e9riph\u00e9riques hypoxiques<strong> (figure&nbsp;1).<\/strong> Les ch\u00e9mor\u00e9cepteurs situ\u00e9s en p\u00e9riph\u00e9rie r\u00e9agissent \u00e0 cette situation et incitent notre corps \u00e0 respirer davantage (hyperventilation). La fr\u00e9quence cardiaque augmente. Ces processus deviennent plus \u00e9vidents \u00e0 mesure que l&#8217;on s&#8217;\u00e9l\u00e8ve. Ces deux m\u00e9canismes contribuent \u00e0 une augmentation de la saturation en oxyg\u00e8ne dans le sang et sont appel\u00e9s adaptation aigu\u00eb. Si l&#8217;on passe plusieurs jours ou semaines en altitude, le corps r\u00e9agit par d&#8217;autres adaptations subaigu\u00ebs et chroniques. Il s&#8217;agit notamment d&#8217;une nouvelle augmentation de la respiration, d&#8217;une r\u00e9duction du volume du plasma sanguin, d&#8217;une excr\u00e9tion de bicarbonate par les reins (pour neutraliser l&#8217;alcalose respiratoire) et surtout d&#8217;une augmentation de la production de globules rouges. Tous ces \u00e9l\u00e9ments constituent des adaptations chroniques importantes qui entra\u00eenent une nouvelle augmentation de la capacit\u00e9 de transport de l&#8217;oxyg\u00e8ne [1]. Bien qu&#8217;il n&#8217;existe pas de donn\u00e9es sur l&#8217;acclimatation des enfants, on peut supposer que ces m\u00e9canismes s&#8217;appliquent \u00e9galement aux enfants.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-11338\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/abb1_hp1_s26.png\" style=\"height:429px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"787\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Si cette acclimatation ne se fait pas sans probl\u00e8me, le corps en souffre. On parle principalement de trois maladies d&#8217;altitude diff\u00e9rentes : le mal aigu des montagnes (ABK ; \u00e9galement appel\u00e9 &#8220;acute mountain sickness&#8221;, AMS), l&#8217;\u0153d\u00e8me pulmonaire (&#8220;high altitude pulmonary edema&#8221;, HAPE) et l&#8217;\u0153d\u00e8me c\u00e9r\u00e9bral (&#8220;high altitude cerebral edema&#8221;, HACE). L&#8217;ABK se d\u00e9veloppe \u00e0 des altitudes plus basses, \u00e0 partir de 2500&nbsp;m, et peut \u00eatre facilement trait\u00e9e, tandis que l&#8217;HAPE et l&#8217;HACE se produisent surtout \u00e0 des altitudes sup\u00e9rieures \u00e0 4000&nbsp;m et sont des maladies potentiellement mortelles.<\/p>\n<h2 id=\"le-mal-le-plus-courant-le-mal-aigu-des-montagnes\">Le mal le plus courant : le mal aigu des montagnes<\/h2>\n<p>Le mal aigu des montagnes (MAM) est le mal d&#8217;altitude le plus courant. Elle augmente avec l&#8217;altitude, ind\u00e9pendamment de l&#8217;\u00e2ge<strong> (figure&nbsp;2).<\/strong> La pr\u00e9valence chez les enfants est comparable \u00e0 celle des adultes, avec une plus grande variabilit\u00e9 dans les diff\u00e9rentes \u00e9tudes que chez les adultes, probablement en raison du petit nombre de cas, des diff\u00e9rences de diagnostic et de vitesse d&#8217;ascension. Dans une \u00e9tude repr\u00e9sentative men\u00e9e au Jungfraujoch (3450&nbsp;m), la pr\u00e9valence \u00e9tait de 30% chez les enfants, 37% chez les adolescents et 45% chez les adultes [2].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-11339 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/abb2_hp1_s26.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/796;height:434px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"796\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les crit\u00e8res de diagnostic d&#8217;un ABK sont une exposition aigu\u00eb \u00e0 l&#8217;altitude (&gt;2500&nbsp;m) et la pr\u00e9sence de sympt\u00f4mes sp\u00e9cifiques qui n&#8217;apparaissent g\u00e9n\u00e9ralement qu&#8217;\u00e0 partir d&#8217;une dur\u00e9e de s\u00e9jour de 4 \u00e0 12 heures. Le sympt\u00f4me cardinal de l&#8217;ABK est le mal de t\u00eate, souvent accompagn\u00e9 de naus\u00e9es, de fatigue, de vertiges et de troubles du sommeil. Pour diagnostiquer une MAPA, un score est calcul\u00e9 \u00e0 partir des quatre principaux sympt\u00f4mes (maux de t\u00eate, naus\u00e9es\/vomissements, fatigue et vertiges). Pour le diagnostic ABK, une valeur d&#8217;au moins 3 est requise (syst\u00e8me de points Lake Louise). La question de savoir si les c\u00e9phal\u00e9es doivent faire partie int\u00e9grante du diagnostic, tel que d\u00e9fini dans les derni\u00e8res directives pour les adultes, est controvers\u00e9e [3]. Notre exp\u00e9rience montre que les enfants en particulier ne se plaignent pas toujours de maux de t\u00eate alors que tous les autres sympt\u00f4mes sont pr\u00e9sents [2].<\/p>\n<p>Le risque d&#8217;ABK est plus \u00e9lev\u00e9 en cas d&#8217;ascension rapide, d&#8217;altitude croissante et d&#8217;\u00e2ge inf\u00e9rieur \u00e0 six ans. Certaines \u00e9tudes, mais pas toutes [4], sugg\u00e8rent une pr\u00e9disposition g\u00e9n\u00e9tique [2].<\/p>\n<p>Le syst\u00e8me de points de Lake Louise [3] est un moyen simple de diagnostiquer l&#8217;ABK et de d\u00e9terminer sa gravit\u00e9<strong> (Fig.&nbsp;3).<\/strong> Il peut \u00e9galement \u00eatre utilis\u00e9 chez les enfants \u00e0 partir de 8-9 ans. La prudence est de mise avec les jeunes enfants, car ils ne peuvent souvent pas se plaindre de mani\u00e8re sp\u00e9cifique \u00e0 un sympt\u00f4me. C&#8217;est pourquoi il n&#8217;est pas conseill\u00e9 de se fier au syst\u00e8me de points LakeLouise pour les jeunes enfants, m\u00eame s&#8217;il a \u00e9t\u00e9 sp\u00e9cialement con\u00e7u pour cet \u00e2ge [5]. La r\u00e8gle de base la plus importante pour les jeunes enfants est la suivante : si le comportement de l&#8217;enfant n&#8217;est pas normal (en ce qui concerne le jeu, l&#8217;alimentation, le sommeil, l&#8217;interaction avec d&#8217;autres enfants et adultes), il faut supposer qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une ABK et descendre.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-11340 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/abb3_hp1_s27.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1304;height:711px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1304\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"oedeme-pulmonaire-dangereux-en-altitude\">\u0152d\u00e8me pulmonaire dangereux en altitude<\/h2>\n<p>L&#8217;\u0153d\u00e8me pulmonaire d&#8217;altitude (HAPE) est un \u0153d\u00e8me pulmonaire induit par l&#8217;hypoxie et d&#8217;origine non cardiaque. Le sympt\u00f4me cardinal est une r\u00e9duction des performances physiques, associ\u00e9e \u00e0 des sympt\u00f4mes pulmonaires tels que la dyspn\u00e9e au repos et la toux \u00e0 l&#8217;effort. S&#8217;ensuivent une dyspn\u00e9e au repos, des r\u00e2les, une cyanose, une toux au repos et parfois l&#8217;apparition d&#8217;un crachat mousseux de couleur rose [6]. Bien qu&#8217;un HAPE soit disponible \u00e0 partir de 3000&nbsp;m, il se manifeste g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 partir d&#8217;une altitude de 4000&nbsp;m. La pr\u00e9valence varie de 0,2 \u00e0 15% en fonction de l&#8217;altitude atteinte et de la vitesse d&#8217;ascension : 0,2% pour une ascension \u00e0 4500&nbsp;m en quatre jours, 15% pour une ascension \u00e0 5500&nbsp;m en un ou deux jours. Le risque d&#8217;HAPE est nettement plus \u00e9lev\u00e9 chez les alpinistes qui ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 atteints d&#8217;un HAPE &#8211; de mani\u00e8re impressionnante, jusqu&#8217;\u00e0 60%. L&#8217;HAPE est une maladie potentiellement mortelle. En l&#8217;absence de traitement, 50% des adultes atteints d\u00e9c\u00e8dent. Les donn\u00e9es concernant les enfants font d\u00e9faut \u00e0 ce jour.<\/p>\n<p>L&#8217;HAPE est d\u00e9clench\u00e9 par une r\u00e9ponse excessive de la pression art\u00e9rielle pulmonaire \u00e0 l&#8217;hypoxie, la pression art\u00e9rielle et la pression capillaire devenant si \u00e9lev\u00e9es que le liquide s&#8217;infiltre dans l&#8217;interstitium et les alv\u00e9oles pulmonaires en raison de ce que l&#8217;on appelle une fuite capillaire et des processus inflammatoires secondaires. Les enfants vivant dans les basses terres ont probablement le m\u00eame risque que les adultes de souffrir d&#8217;un HAPE. Ici aussi, on soup\u00e7onne une pr\u00e9disposition g\u00e9n\u00e9tique avec une accumulation au sein des familles [7,8].<\/p>\n<p>Cependant, les enfants vivant \u00e0 \u22653000 m semblent avoir un risque plus \u00e9lev\u00e9 de souffrir de ce que l&#8217;on appelle le &#8220;re-entry HAPE&#8221; [9]. Ces enfants d\u00e9veloppent un HAPE apr\u00e8s seulement deux jours pass\u00e9s dans les basses terres apr\u00e8s \u00eatre retourn\u00e9s en altitude. Cela semble \u00eatre plus fr\u00e9quent chez les enfants que chez les adultes. Cette situation doit \u00eatre prise en compte lorsque les familles vivent \u00e0 long terme \u00e0 des altitudes \u00e9lev\u00e9es. Plus important sous nos latitudes, les infections respiratoires survenant juste avant ou pendant un s\u00e9jour en altitude favorisent le risque de d\u00e9velopper un HAPE chez les enfants, probablement en raison de la s\u00e9cr\u00e9tion de m\u00e9diateurs inflammatoires [10]. Les enfants atteints de vitiligo cardiaque sont particuli\u00e8rement vuln\u00e9rables.<\/p>\n<h2 id=\"rapidement-mortel-loedeme-cerebral-daltitude\">Rapidement mortel : l&#8217;\u0153d\u00e8me c\u00e9r\u00e9bral d&#8217;altitude<\/h2>\n<p>L&#8217;\u0153d\u00e8me c\u00e9r\u00e9bral d&#8217;altitude (HACE) est un \u0153d\u00e8me c\u00e9r\u00e9bral vasog\u00e9nique potentiellement mortel provoqu\u00e9 par l&#8217;hypoxie, qui se manifeste par une alt\u00e9ration de la conscience et une ataxie. Les sympt\u00f4mes typiques sont des sympt\u00f4mes de pression intracr\u00e2nienne avec des maux de t\u00eate et des vomissements r\u00e9sistants au traitement de la douleur, bien que les maux de t\u00eate en particulier puissent \u00eatre masqu\u00e9s par l&#8217;alt\u00e9ration de l&#8217;\u00e9tat de conscience. Le HACE ne se produit pratiquement qu&#8217;\u00e0 des altitudes sup\u00e9rieures \u00e0 4000&nbsp;m, avec une pr\u00e9valence de 0,5 \u00e0 1%, o\u00f9 il ne se manifeste g\u00e9n\u00e9ralement qu&#8217;au bout de deux jours. Il est extr\u00eamement rare chez les enfants, et nos connaissances se limitent \u00e0 quelques cas rapport\u00e9s [11]. N\u00e9anmoins, un HACE peut survenir lors de trekkings dans des r\u00e9gions recul\u00e9es, qui sont aujourd&#8217;hui \u00e9galement entrepris par des familles avec enfants. Si elle n&#8217;est pas d\u00e9tect\u00e9e rapidement et trait\u00e9e imm\u00e9diatement ou si une descente pertinente imm\u00e9diate n&#8217;est pas possible, la l\u00e9talit\u00e9 est extr\u00eamement \u00e9lev\u00e9e.<\/p>\n<h2 id=\"populations-speciales\">Populations sp\u00e9ciales<\/h2>\n<p><strong>Nouveau-n\u00e9s et jeunes enfants :<\/strong> les parents se demandent r\u00e9guli\u00e8rement s&#8217;ils peuvent voyager en altitude avec des enfants de moins d&#8217;un an. Actuellement, il n&#8217;existe pas de donn\u00e9es convaincantes d\u00e9montrant un risque accru de mort subite du nourrisson en altitude. Des \u00e9tats hypoxiques prolong\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 mesur\u00e9s dans des \u00e9tudes exp\u00e9rimentales isol\u00e9es, mais diverses lacunes m\u00e9thodologiques ont \u00e9t\u00e9 constat\u00e9es dans une publication de haut niveau [12]. Les r\u00e9sultats de l&#8217;\u00e9tude ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s dans un rapport de l&#8217;OMS sur les \u00e9tats hypoxiques prolong\u00e9s. N\u00e9anmoins, la prudence est recommand\u00e9e, en particulier en cas de sommeil non surveill\u00e9 \u00e0 des altitudes sup\u00e9rieures \u00e0 2500 m, car une respiration immature peut \u00eatre pr\u00e9sente, en particulier dans les premiers mois de vie [13]. Les randonn\u00e9es de courte dur\u00e9e ne posent en tout cas aucun probl\u00e8me.<\/p>\n<p><strong>Enfants \u00e0 risque \u00e9lev\u00e9 :<\/strong>  En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, les enfants et les adolescents souffrant d&#8217;une maladie chronique qui entra\u00eene ou atteint plus rapidement des \u00e9tats d&#8217;hypox\u00e9mie ont un risque accru de d\u00e9velopper un mal des montagnes ou une complication en altitude.  <strong>(Fig.4). <\/strong>Une attention particuli\u00e8re doit \u00eatre port\u00e9e aux enfants et aux adolescents pr\u00e9sentant des risques combin\u00e9s d&#8217;hypox\u00e9mie accrue, tels que ceux atteints de trisomie 21 (viabilit\u00e9 cardiaque, apn\u00e9e du sommeil) ou de fibrose kystique (maladie pulmonaire, hypertension pulmonaire). En fait, ces jeunes malades n&#8217;ont pas leur place \u00e0 des altitudes sup\u00e9rieures \u00e0 2000&nbsp;m\u00e8tres. Exceptionnellement, une exposition mod\u00e9r\u00e9e \u00e0 l&#8217;altitude peut \u00eatre accord\u00e9e en cas de maladie b\u00e9nigne et de test d&#8217;effort sans sympt\u00f4me en plaine et sans d\u00e9saturation.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-11341 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/abb4_hp1_s27.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/420;height:229px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"420\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"prevention-des-maladies-daltitude\">Pr\u00e9vention des maladies d&#8217;altitude<\/h2>\n<p><strong>Le tableau&nbsp;1<\/strong> fournit des recommandations pour la pr\u00e9vention du mal des montagnes chez les enfants et les adultes. Il est conseill\u00e9 de ne pas monter plus haut que 300-500&nbsp;m par jour et de respecter un jour de repos tous les trois jours. L&#8217;id\u00e9al est une acclimatation pr\u00e9alable \u00e0 des altitudes d&#8217;au moins 3000&nbsp;m avec une activit\u00e9 physique un \u00e0 deux mois avant, car cela permet de r\u00e9duire l&#8217;incidence de l&#8217;ABK chez les adultes [14]. Il est certain que le risque de maladie d&#8217;altitude est r\u00e9duit par une acclimatation d&#8217;une semaine \u00e0 des altitudes comprises entre 2000 et 3000&nbsp;m, si possible peu de temps avant une nouvelle exposition \u00e0 l&#8217;altitude [15]. En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, si vous \u00eates accompagn\u00e9 d&#8217;enfants, vous devez \u00eatre tr\u00e8s flexible dans votre plan d&#8217;ascension, guid\u00e9 en premier lieu par le bien-\u00eatre des enfants et, bien s\u00fbr, des adultes.<\/p>\n<p>En principe, la pr\u00e9vention pharmacologique n&#8217;est pas recommand\u00e9e chez les enfants et les adolescents. Une remont\u00e9e lente (d\u00e9finition dans le <strong>tableau 1)<\/strong> permet g\u00e9n\u00e9ralement d&#8217;\u00e9viter la n\u00e9cessit\u00e9 de prendre des m\u00e9dicaments [16]. Le trekking ou l&#8217;alpinisme en altitude est une activit\u00e9 de loisir. En outre, la prise de m\u00e9dicaments peut entra\u00eener des effets secondaires. Dans de rares cas, l&#8217;intervention est n\u00e9anmoins n\u00e9cessaire, notamment lorsque des conditions professionnelles ou logistiques rendent impossible une mont\u00e9e lente.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-11342 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/tab1_hp1_s29.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1325;height:723px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1325\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Sur le plan m\u00e9dicamenteux, il est possible d&#8217;utiliser l&#8217;ac\u00e9tazolamide en cas de risque accru d&#8217;ABK. En cas d&#8217;intol\u00e9rance, la dexam\u00e9thasone est consid\u00e9r\u00e9e comme une alternative. L&#8217;indication d&#8217;une prophylaxie m\u00e9dicamenteuse chez les enfants et les adolescents est pos\u00e9e lorsqu&#8217;une BPC a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e \u00e0 une altitude comparable ou lorsqu&#8217;en l&#8217;absence d&#8217;une exposition ant\u00e9rieure ou d&#8217;une exposition moins s\u00e9v\u00e8re, l&#8217;ascension est plus rapide (&gt;500&nbsp;m\/jour au-dessus de 3000&nbsp;m ou en une journ\u00e9e \u00e0 des altitudes &gt;3000&nbsp;m). L&#8217;ac\u00e9tazolamide doit \u00eatre d\u00e9marr\u00e9 un jour avant l&#8217;exposition. Une prise est indiqu\u00e9e jusqu&#8217;\u00e0 ce qu&#8217;il soit possible de rester deux jours sans sympt\u00f4mes \u00e0 une altitude donn\u00e9e ou jusqu&#8217;\u00e0 ce que l&#8217;on descende. Les effets secondaires m\u00e9dicamenteux se pr\u00e9sentent sous la forme de paresth\u00e9sies dans les doigts et les orteils (35-90% des adultes), d&#8217;une polyurie initiale (8-55% des adultes) et d&#8217;une alt\u00e9ration d\u00e9sagr\u00e9able du go\u00fbt lors de la consommation de boissons gazeuses (4-14% des adultes). En raison du risque d&#8217;effets secondaires importants li\u00e9s \u00e0 la prise de dexam\u00e9thasone (hyperglyc\u00e9mie, suppression du cortex surr\u00e9nalien, modifications psychologiques), cette utilisation doit \u00eatre limit\u00e9e \u00e0 quelques jours. De plus, la dexam\u00e9thasone ne doit \u00eatre utilis\u00e9e que dans des indications tr\u00e8s sp\u00e9cifiques (intol\u00e9rance document\u00e9e \u00e0 l&#8217;ac\u00e9tazolamide ou exposition rapide in\u00e9vitable en haute altitude).<\/p>\n<h2 id=\"comment-traiter\">Comment traiter ?<\/h2>\n<p>Le traitement du mal des montagnes peut g\u00e9n\u00e9ralement \u00eatre \u00e9vit\u00e9 gr\u00e2ce aux mesures pr\u00e9ventives d\u00e9crites ci-dessus. Si des sympt\u00f4mes apparaissent malgr\u00e9 tout, un jour de repos avec un traitement symptomatique (parac\u00e9tamol contre les maux de t\u00eate, anti\u00e9m\u00e9tiques) peut \u00eatre prescrit en cas d&#8217;ABK l\u00e9ger. Si les sympt\u00f4mes persistent pendant plus de 24 heures, il faut redescendre de 500 \u00e0 1000 m\u00e8tres. L&#8217;utilisation th\u00e9rapeutique de l&#8217;ac\u00e9tazolamide peut \u00eatre tent\u00e9e en cas d&#8217;ABK l\u00e9ger, mais il n&#8217;existe pas de bonnes \u00e9tudes \u00e0 ce sujet. S&#8217;il n&#8217;est pas possible de descendre et si les sympt\u00f4mes persistent, il existe trois options th\u00e9rapeutiques : Dexam\u00e9thasone toutes les six heures, oxyg\u00e8ne suppl\u00e9mentaire (2-4 l\/min) ou utilisation d&#8217;un sac hyperbare qui r\u00e9duit l&#8217;altitude effective de 2000 m [17]. Ces th\u00e9rapies ont \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9es chez les adultes. Ils sont \u00e9galement recommand\u00e9s par de nombreux experts [11,16] pour les enfants, bien que cela ne soit pas \u00e9tay\u00e9 par des \u00e9tudes.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-11343 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/empfehlungen_kasten.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1060px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1060\/1103;height:624px; width:600px\" width=\"1060\" height=\"1103\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En cas de suspicion de d\u00e9but d&#8217;HAPE ou d&#8217;HACE, il convient de descendre imm\u00e9diatement pour sauver la vie, si possible sous forme passive afin d&#8217;\u00e9viter une hypox\u00e9mie encore plus massive induite par l&#8217;effort, qui peut \u00eatre fatale. Si cela n&#8217;est pas possible pour des raisons logistiques ou m\u00e9t\u00e9orologiques, la nif\u00e9dipine peut r\u00e9duire consid\u00e9rablement la pression art\u00e9rielle pulmonaire et \u00eatre utilis\u00e9e de mani\u00e8re id\u00e9ale chez les enfants, avec pratiquement aucun effet secondaire. Dans le cas de l&#8217;HACE, la dexam\u00e9thasone doit \u00eatre utilis\u00e9e en plus de la descente, aux doses mentionn\u00e9es ci-dessus (l\u00e0 encore, les donn\u00e9es d&#8217;\u00e9tudes manquent \u00e0 ce jour).<\/p>\n<p>Le voyage en altitude doit \u00eatre une exp\u00e9rience pour la famille et non une torture. Souvent, le mal d&#8217;altitude n&#8217;est pas le probl\u00e8me &#8211; certaines familles sont plut\u00f4t confront\u00e9es \u00e0 des probl\u00e8mes tr\u00e8s diff\u00e9rents qui auraient pu \u00eatre \u00e9vit\u00e9s par une bonne planification et pr\u00e9paration du voyage. L&#8217;<strong>encadr\u00e9<\/strong> donne des conseils utiles pour y rem\u00e9dier.<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>Le plus fr\u00e9quent est le mal aigu des montagnes (MAM), \u00e0 partir de 2500 m d&#8217;altitude, dont la gravit\u00e9 peut \u00eatre \u00e9valu\u00e9e gr\u00e2ce au syst\u00e8me de points de Lake Louise. Celui-ci se concentre sur les quatre principaux sympt\u00f4mes que sont les maux de t\u00eate, les naus\u00e9es\/vomissements, la fatigue et les vertiges.<\/li>\n<li>L&#8217;\u0153d\u00e8me pulmonaire d&#8217;altitude (HAPE, \u00e0 partir de 3000 m d&#8217;altitude) se manifeste par une r\u00e9duction des capacit\u00e9s physiques, une dyspn\u00e9e et une toux.<\/li>\n<li>L&#8217;\u0153d\u00e8me c\u00e9r\u00e9bral de haute altitude (HACE, \u00e0 partir de 4000 m d&#8217;altitude) se manifeste par des maux de t\u00eate, des vomissements et une alt\u00e9ration de la conscience.<\/li>\n<li>Les donn\u00e9es sur l&#8217;exposition des enfants \u00e0 l&#8217;altitude et ses cons\u00e9quences sur la sant\u00e9 sont rares.<\/li>\n<li>Si les enfants voyagent en altitude, il est recommand\u00e9 d&#8217;effectuer une ascension aussi conservatrice que possible et de planifier de mani\u00e8re flexible. Cela minimise le risque de mal des montagnes ainsi que l&#8217;utilisation de m\u00e9dicaments.<\/li>\n<li>En principe, il est important de bien se pr\u00e9parer \u00e0 l&#8217;altitude. En outre, la mont\u00e9e doit \u00eatre lente (300-500 m\/jour \u00e0 partir de 2500 m). Sur<\/li>\n<li>Si l&#8217;on soup\u00e7onne un HAPE ou un HACE et un ABK grave, il faut descendre imm\u00e9diatement. Un traitement m\u00e9dicamenteux \u00e0 base d&#8217;ac\u00e9tazolamide, de nif\u00e9dipine ou de dexam\u00e9thasone doit toujours \u00eatre envisag\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Schommer K, Bartsch P : Conseils m\u00e9dicaux de base pour les voyageurs \u00e0 haute altitude. Dtsch Arztebl Int 2011 ; 108(49) : 839-847.<\/li>\n<li>Kriemler S, et al : Prevalence of acute mountain sickness at 3500 m within and between families : a prospective cohort study. High Alt Med Biol 2014 ; 15(1) : 28-38.<\/li>\n<li>Roach RC, et al : The 2018 Lake Louise Acute Mountain Sickness Score. High Alt Med Biol 2018 ; 19(1) : 4-6.<\/li>\n<li>Rexhaj E, et al : Reproductibilit\u00e9 du mal aigu des montagnes chez les enfants et les adultes : une \u00e9tude prospective. Pediatrics 2011 : 127(6) : e1445-1448.<\/li>\n<li>Meijer HJ, Jean D : Les enfants en altitude. Recommandations de la commission m\u00e9dicale de l&#8217;UIAA 2008.<\/li>\n<li>B\u00e4rtsch P, Swenson ER : Maladies aigu\u00ebs de haute altitude. N Engl J Med 2013 ; 369(17) : 1666-1667.<\/li>\n<li>Kriemler S, et al : Higher pulmonary artery pressure in children than in adults upon fast ascent to high altitude. Eur Respir J 2008 ; 32(3) : 664-669.<\/li>\n<li>MacInnis MJ, Koehle MS, Rupert JL : Evidence for a genetic basis for altitude illness : 2010 update. High Alt Med Biol 2010 ; 11(4) : 349-368.<\/li>\n<li>Scoggin CH, et al : High-altitude pulmonary edema in the children and young adults of Leadville, Colorado. N Engl J Med 1977 ; 297 : 1269-1272.<\/li>\n<li>Durmowicz AG, et al : Les processus inflammatoires peuvent pr\u00e9disposer les enfants \u00e0 l&#8217;\u0153d\u00e8me pulmonaire de haute altitude. J Pediatr 1997 ; 130(5) : 838-840.<\/li>\n<li>Pollard AJ, et al : Children at high altitude : an international consensus statement by an ad hoc committee of the International Society for Mountain Medicine, March 12, 2001. High Alt Med Biol 2001 ; 2(3) : 389-403.<\/li>\n<li>Parkins KJ, et al. : Effet de l&#8217;exposition \u00e0 15% d&#8217;oxyg\u00e8ne sur les sch\u00e9mas respiratoires et la saturation en oxyg\u00e8ne chez les nourrissons : \u00e9tude interventionnelle. BMJ 1998 ; 316(7135) : 887-891.<\/li>\n<li>Niermeyer S : Transition cardiopulmonaire chez le nourrisson de haute altitude. High Alt Med Biol 2003 ; 4(2) : 225-239.<\/li>\n<li>Schneider M : Maladie aigu\u00eb des montagnes : influence de la susceptibilit\u00e9, de la pr\u00e9-exposition et du taux d&#8217;ascension. Med Sci Sports Exerc 2002 ; 34(12) : 1886-1891.<\/li>\n<li>Muza SR, Beidleman BA, Fulco CS : Recommandations de pr\u00e9-exposition \u00e0 l&#8217;altitude pour l&#8217;induction de l&#8217;acclimatation. High Alt Med Biol 2010 ; 11(2) : 87-92.<\/li>\n<li>Garlick V, O&#8217;Connor A, Shubkin CD : Maladie de haute altitude dans la population p\u00e9diatrique : une revue de la litt\u00e9rature sur la pr\u00e9vention et le traitement. Curr Opin Pediatr 2017 ; 29(4) : 503-509.<\/li>\n<li>B\u00e4rtsch P, et al : Treatment of acute mountain sickness by simulated descent : a randomised controlled trial. BMJ 1993 ; 306(6885) : 1098-1101.<\/li>\n<li>Theis MK : Maladie aigu\u00eb des montagnes chez les enfants \u00e0 2835 m\u00e8tres d&#8217;altitude. Am J Dis Child 1993 ; 147 : 143-145.<\/li>\n<li>Pollard AJ, Murdoch DR, Bartsch P : Children in the mountains. BMJ 1998 ; 316 : 874-875.<\/li>\n<li>Moraga FA, Osorio JD, Vargas ME : Maladie de montagne aigu\u00eb chez des touristes avec des enfants au lac Chungara (4400 m) dans le nord du Chili. Wilderness Environ Med 2002 ; 13 : 31-35.<\/li>\n<li>Yaron M, et al : Evaluation of diagnostic criteria and incidence of acute mountain sickness in preverbal children. Wilderness Environ Med 2002 ; 13 : 21-26.<\/li>\n<li>Imray CH, et al : Self-assessment of acute mountain sickness in adolescents : a pilot study. Wilderness Environ Med 2004 ; 15 : 202-206.<\/li>\n<li>Moraga FA, Pedreros CP, Rodriguez CE : Maladie aigu\u00eb des montagnes chez les enfants et leurs parents apr\u00e8s une ascension rapide \u00e0 3500 m (Putre, Chili). Wilderness Environ Med 2008 ; 19 : 287-292.<\/li>\n<li>Yaron M, Niermeyer S : Voyager \u00e0 haute altitude avec de jeunes enfants : une approche pour les cliniciens. High Alt Med Biol 2008 ; 9 : 265-269.<\/li>\n<li>Bloch J, et al : Prevalence and time course of acute mountain sickness in older children and adolescents after rapid ascencion to 3450 meters. Pediatrics 2009 ; 123 : 1-5.<\/li>\n<li>Dallimore J, Rowbotham EC : Incidence du mal aigu des montagnes chez les adolescents. Wilderness Environ Med 2009 ; 20 : 221-224.<\/li>\n<li>Pradhan S, et al. : Maladie aigu\u00eb des montagnes chez les enfants \u00e0 4380 m\u00e8tres d&#8217;altitude dans l&#8217;Himalaya. Wilderness Environ Med 2009 ; 20 : 359-363.<\/li>\n<li>Stokes SH, et al : Adolescents avec altitude : les jeunes se d\u00e9brouillent bien au Kilimandjaro. Arch Dis Child 2009 ; 94 : 562-563.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2019 ; 14(1) : 25-29<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;acclimatation \u00e0 une altitude croissante entra\u00eene diverses adaptations physiologiques. Quand s&#8217;agit-il de ph\u00e9nom\u00e8nes non pathologiques par rapport \u00e0 des ph\u00e9nom\u00e8nes pathologiques ? 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