{"id":336762,"date":"2019-02-01T01:00:00","date_gmt":"2019-02-01T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/sommeil-et-cognition-chez-les-personnes-agees\/"},"modified":"2019-02-01T01:00:00","modified_gmt":"2019-02-01T00:00:00","slug":"sommeil-et-cognition-chez-les-personnes-agees","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/sommeil-et-cognition-chez-les-personnes-agees\/","title":{"rendered":"Sommeil et cognition chez les personnes \u00e2g\u00e9es"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les troubles du sommeil et des performances cognitives augmentent avec l&#8217;\u00e2ge. Le sommeil et la cognition sont \u00e9troitement li\u00e9s. C&#8217;est pourquoi le traitement des troubles du sommeil chez les personnes \u00e2g\u00e9es rev\u00eat une grande importance pour le bon fonctionnement de la vie quotidienne.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Avec l&#8217;\u00e2ge, les performances physiques et mentales diminuent. Les changements dans les processus m\u00e9taboliques et l&#8217;apparition accrue de maladies en sont responsables. Ces deux facteurs ont un impact \u00e0 la fois sur le sommeil et sur les performances cognitives : Les troubles du sommeil augmentent avec l&#8217;\u00e2ge, tandis que la forme intellectuelle diminue. Le sommeil, et plus particuli\u00e8rement ses diff\u00e9rentes composantes, est \u00e9troitement li\u00e9 \u00e0 cette derni\u00e8re.<\/p>\n<h2 id=\"comment-le-sommeil-change-t-il-avec-lage\">Comment le sommeil change-t-il avec l&#8217;\u00e2ge ?<\/h2>\n<p>Avec l&#8217;\u00e2ge, le sommeil devient plus court et plus l\u00e9ger. L&#8217;objectivation de ces troubles du sommeil observables par une d\u00e9rivation EEG du sommeil montre que la continuit\u00e9 du sommeil se caract\u00e9rise par une moindre efficacit\u00e9 du sommeil, avec un temps d&#8217;endormissement plus long et des phases d&#8217;\u00e9veil nocturnes plus fr\u00e9quentes. Le sommeil est moins profond qu&#8217;au d\u00e9but de l&#8217;\u00e2ge adulte, les stades l\u00e9gers du sommeil non-REM (stades 1 et 2) sont plus fr\u00e9quents et le sommeil profond ainsi que le sommeil REM, bien que moins prononc\u00e9 que le sommeil profond, augmentent avec l&#8217;\u00e2ge [1,2] <strong>(tableau 1).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-11281\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/tab1_np1_s10_1.png\" style=\"height:424px; width:400px\" width=\"911\" height=\"965\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/tab1_np1_s10_1.png 911w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/tab1_np1_s10_1-800x847.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/tab1_np1_s10_1-120x127.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/tab1_np1_s10_1-90x95.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/tab1_np1_s10_1-320x339.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/tab1_np1_s10_1-560x593.png 560w\" sizes=\"(max-width: 911px) 100vw, 911px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La r\u00e9gulation sommeil-\u00e9veil ainsi que la r\u00e9gulation du sommeil non-REM et REM sont soumises \u00e0 des processus neurochimiques et neuroendocriniens coupl\u00e9s \u00e0 des processus circadiens et hom\u00e9ostatiques. Pour les premiers, le cortisol est d&#8217;une grande importance, pour les seconds, l&#8217;hormone de croissance (GH). Ces deux hormones sont r\u00e9gul\u00e9es de mani\u00e8re centrale par des neuropeptides, dont l&#8217;hormone de lib\u00e9ration de l&#8217;hormone de croissance (GHRH), la somatostatine, la CRH et la vasopressine [3,4]. Avec l&#8217;\u00e2ge, l&#8217;activit\u00e9 s\u00e9cr\u00e9toire de la composante GH-GHRH diminue, ce qui rend le sommeil non-REM moins profond. Ces modifications des deux axes neuroendocriniens sont associ\u00e9es \u00e0 un sommeil plus l\u00e9ger et plus court, avec davantage de phases d&#8217;\u00e9veil et moins de sommeil profond chez les personnes \u00e2g\u00e9es<strong> (Fig.&nbsp;1).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-11282 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/abb1_np1_s11_0.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/827;height:451px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"827\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/abb1_np1_s11_0.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/abb1_np1_s11_0-800x600.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/abb1_np1_s11_0-320x240.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/abb1_np1_s11_0-300x225.png 300w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/abb1_np1_s11_0-120x90.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/abb1_np1_s11_0-90x68.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/abb1_np1_s11_0-560x420.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La composante circadienne de la r\u00e9gulation du sommeil \u00e9volue \u00e9galement avec l&#8217;\u00e2ge. Les rythmes circadiens de la temp\u00e9rature corporelle centrale, de la m\u00e9latonine et du cortisol sont d\u00e9cal\u00e9s d&#8217;environ une heure vers l&#8217;avant (&#8220;phase advance&#8221;) chez les personnes \u00e2g\u00e9es, avec une amplitude plus faible, jusqu&#8217;\u00e0 30% de moins&nbsp; [5]. Cela entra\u00eene \u00e9galement un sommeil plus l\u00e9ger et plus agit\u00e9 avec un r\u00e9veil pr\u00e9coce. Une r\u00e9duction de l&#8217;activit\u00e9 neuronale dans le noyau suprachiasmatique, le pacemaker circadien endog\u00e8ne, est consid\u00e9r\u00e9e comme la base neuropathologique de ce changement circadien [6].<\/p>\n<p>En raison de ces changements li\u00e9s \u00e0 l&#8217;\u00e2ge dans la s\u00e9cr\u00e9tion hormonale de cortisol et d&#8217;hormone de croissance associ\u00e9e au sommeil, ainsi que de la modification du rythme circadien, il existe une vuln\u00e9rabilit\u00e9 accrue aux perturbations du sommeil dues \u00e0 des facteurs exog\u00e8nes (facteurs de stress).<\/p>\n<h2 id=\"la-forme-cognitive-diminue-egalement\">La &#8220;forme&#8221; cognitive diminue \u00e9galement<\/h2>\n<p>Les performances cognitives comprennent, outre la fonction de m\u00e9moire pure, les fonctions d&#8217;attention, les aptitudes linguistiques, les fonctions ex\u00e9cutives au sens de la pens\u00e9e et de l&#8217;action planifi\u00e9es et r\u00e9solvant des probl\u00e8mes, ainsi que les capacit\u00e9s visuelles et constructives ou d&#8217;orientation et la vitesse psychomotrice [7].<br \/>\nDans le cadre du processus normal de vieillissement, l&#8217;alt\u00e9ration des performances cognitives affecte certaines composantes de la cognition de diff\u00e9rentes mani\u00e8res : les performances de la m\u00e9moire de travail et de la m\u00e9moire \u00e9pisodique (connaissance des \u00e9v\u00e9nements subjectivement v\u00e9cus) diminuent. La m\u00e9moire s\u00e9mantique, la m\u00e9moire autobiographique, la reconnaissance d&#8217;informations apprises ant\u00e9rieurement et la m\u00e9moire \u00e9motionnelle sont moins affect\u00e9es [8,9].<\/p>\n<p>En revanche, l&#8217;acc\u00e8s au contenu s\u00e9mantique de la m\u00e9moire, qui concerne la connaissance des faits ou la &#8220;connaissance du monde&#8221;, ainsi que la vitesse d&#8217;acc\u00e8s \u00e0 ce contenu, ne semblent pas \u00eatre affect\u00e9s [10]. L&#8217;information s\u00e9mantique, qui fait l&#8217;objet d&#8217;un nouvel apprentissage, constitue une exception. Tout comme l&#8217;information \u00e9pisodique, elle est soumise \u00e0 un effet d&#8217;\u00e2ge [11].<\/p>\n<p>Une diminution de la capacit\u00e9 du circuit frontostriatal est suppos\u00e9e \u00eatre le substrat neuropathologique des changements cognitifs dans le cadre du vieillissement sain, tandis que des changements dans le syst\u00e8me de m\u00e9moire temporale m\u00e9diale sont consid\u00e9r\u00e9s comme la base des troubles cognitifs dans la maladie d&#8217;Alzheimer [8,9]. Au niveau neurochimique et neuroendocrinien, la s\u00e9cr\u00e9tion de cortisol et les modifications de la neurotransmission dopaminergique et cholinergique, en particulier, sont \u00e9troitement li\u00e9es au fonctionnement de la m\u00e9moire d\u00e9clarative (comprenant la m\u00e9moire s\u00e9mantique, \u00e9pisodique et autobiographique) chez les personnes \u00e2g\u00e9es [9,12,13].<\/p>\n<p>Contrairement \u00e0 la m\u00e9moire d\u00e9clarative, la m\u00e9moire proc\u00e9durale &#8211; l&#8217;apprentissage de s\u00e9quences d&#8217;actions automatiques complexes comme le ski &#8211; est en grande partie ind\u00e9pendante des structures hippocampiques [14] et n&#8217;est que peu affect\u00e9e avec l&#8217;\u00e2ge, bien que l&#8217;acquisition soit plus lente [11]. Du point de vue neuropathologique, les r\u00e9gions c\u00e9r\u00e9brales n\u00e9ostriatales et c\u00e9r\u00e9belleuses sont particuli\u00e8rement pertinentes, car elles pr\u00e9sentent une r\u00e9duction du volume et du taux m\u00e9tabolique de glucose en fonction de l&#8217;\u00e2ge [15\u201318].<\/p>\n<p>Les performances dans les t\u00e2ches ex\u00e9cutives, comme le test de Trail Making, montrent un effet d&#8217;\u00e2ge significatif, en particulier en ce qui concerne la vitesse [19]. Le cortex pr\u00e9frontal est consid\u00e9r\u00e9 comme un substrat neurobiologique g\u00e9n\u00e9ral. De plus, on observe avec l&#8217;\u00e2ge une r\u00e9duction g\u00e9n\u00e9rale et continue de la vitesse des processus cognitifs, surtout \u00e0 partir de la soixantaine [20].<\/p>\n<h2 id=\"quel-est-le-lien-entre-le-sommeil-et-la-memoire\">Quel est le lien entre le sommeil et la m\u00e9moire ?<\/h2>\n<p>Un sommeil perturb\u00e9 entra\u00eene une d\u00e9t\u00e9rioration des performances cognitives [21,22]. Cela peut concerner toutes les dimensions cognitives, mais de pr\u00e9f\u00e9rence la m\u00e9moire \u00e9pisodique, la m\u00e9moire de travail et les fonctions ex\u00e9cutives [23].<\/p>\n<p>Des \u00e9tudes ant\u00e9rieures sur des sujets sains ont d\u00e9j\u00e0 montr\u00e9 que l&#8217;activit\u00e9 neurophysiologique des diff\u00e9rents stades du sommeil est \u00e9troitement li\u00e9e \u00e0 des aspects sp\u00e9cifiques des fonctions cognitives [24,25]. A quelques exceptions pr\u00e8s, on constate notamment un lien entre le sommeil et la m\u00e9moire d\u00e9clarative. Il en ressort une corr\u00e9lation entre la fr\u00e9quence des fuseaux de sommeil et du sommeil profond et la consolidation de la m\u00e9moire [26,27]. Les contenus mn\u00e9siques teint\u00e9s d&#8217;\u00e9motion semblent particuli\u00e8rement b\u00e9n\u00e9ficier d&#8217;un sommeil non perturb\u00e9, mais semblent \u00eatre associ\u00e9s \u00e0 des phases de sommeil paradoxal plut\u00f4t qu&#8217;\u00e0 un sommeil profond [28]. Les interactions entre le cortex pr\u00e9frontal et l&#8217;hippocampe, qui peuvent \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9es comme un transfert de m\u00e9moire de l&#8217;hippocampe vers le n\u00e9ocortex, jouent ici un r\u00f4le essentiel [29].<\/p>\n<p>L&#8217;observation selon laquelle la privation de sommeil entra\u00eene une suppression de la potentialisation \u00e0 long terme et de la neurogen\u00e8se dans l&#8217;hippocampe [30], soutient cette hypoth\u00e8se. Une courte sieste pendant la journ\u00e9e a \u00e9galement des effets positifs sur la consolidation de la m\u00e9moire d\u00e9clarative [31,32].<\/p>\n<p>Pour la m\u00e9moire proc\u00e9durale, on trouve des associations avec le stade 2 du sommeil [33,34] et le sommeil paradoxal [35]. Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 priv\u00e9s de sommeil pendant la seconde moiti\u00e9 de la nuit, les sujets sains ont montr\u00e9 une performance de m\u00e9moire proc\u00e9durale inf\u00e9rieure \u00e0 celle observ\u00e9e pendant un sommeil non perturb\u00e9. En revanche, la privation de sommeil pendant la premi\u00e8re moiti\u00e9 de la nuit n&#8217;a pas d&#8217;effet sur la m\u00e9moire proc\u00e9durale [26]. Une courte sieste a un effet positif [36,37], \u00e0 condition qu&#8217;elle comprenne du sommeil paradoxal [38].<\/p>\n<p>Ces r\u00e9sultats indiquent un r\u00f4le actif du sommeil dans la formation de la m\u00e9moire &#8211; dans le sens d&#8217;un effet favorisant la consolidation de la m\u00e9moire.<\/p>\n<h2 id=\"la-forme-mentale-grace-au-sommeil-profond\">La forme mentale gr\u00e2ce au sommeil profond<\/h2>\n<p>Dans le cadre d&#8217;une grande \u00e9tude longitudinale (plus de 6000 personnes de plus de 65 ans sans perte cognitive), les troubles cognitifs sont apparus apr\u00e8s trois ans de suivi, surtout chez les personnes qui avaient d\u00e9clar\u00e9 un trouble du sommeil \u00e0 la ligne de base [39]. Les fonctions ex\u00e9cutives, en particulier, semblent se d\u00e9t\u00e9riorer au cours du processus de vieillissement. Ils peuvent \u00eatre aggrav\u00e9s par une privation de sommeil (exp\u00e9rimentale) ou par un trouble du sommeil (chronique) [40].<\/p>\n<p>D&#8217;autres pertes associ\u00e9es au sommeil concernent les fonctions d&#8217;attention et de vigilance. Certaines \u00e9tudes indiquent que la consolidation de la m\u00e9moire d\u00e9pendante du sommeil est alt\u00e9r\u00e9e avec l&#8217;\u00e2ge, mais ont pu montrer que les personnes \u00e2g\u00e9es qui ont un certain niveau de sommeil profond ont \u00e9galement une consolidation de la m\u00e9moire [41]. On pense donc que la r\u00e9duction du sommeil profond est li\u00e9e \u00e0 la r\u00e9duction des performances cognitives, en particulier des fonctions ex\u00e9cutives [40].<\/p>\n<h2 id=\"troubles-du-sommeil-et-cognition-reduite-quelques-pathologies\">Troubles du sommeil et cognition r\u00e9duite :<strong> <\/strong>quelques pathologies<\/h2>\n<p>Outre la pr\u00e9disposition \u00e0 d\u00e9velopper des insomnies primaires avec l&#8217;\u00e2ge, l&#8217;incidence des insomnies r\u00e9sultant d&#8217;autres maladies physiques (par exemple, syndromes douloureux, troubles m\u00e9taboliques, maladies respiratoires ou cardiovasculaires) et psychiatriques (par exemple, d\u00e9pression, troubles anxieux) augmente \u00e9galement. Il faut \u00e9galement tenir compte du fait que le traitement m\u00e9dicamenteux de ces maladies peut \u00e9galement avoir un impact sur le sommeil (par exemple, les pr\u00e9parations \u00e0 base de th\u00e9ophyline pour l&#8217;asthme bronchique) [42].<\/p>\n<p>Le d\u00e9veloppement de l&#8217;insomnie chez les personnes \u00e2g\u00e9es a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 par l&#8217;\u00e9tude longitudinale EPESE. Apr\u00e8s un suivi de trois ans, 57% des personnes \u00e2g\u00e9es ont d\u00e9clar\u00e9 au moins un trouble chronique du sommeil, en particulier un trouble de l&#8217;endormissement et de la continuit\u00e9 du sommeil [43]. Une analyse plus pouss\u00e9e des donn\u00e9es a montr\u00e9 un lien \u00e9troit entre l&#8217;insomnie et l&#8217;apparition d&#8217;une humeur d\u00e9pressive, de troubles respiratoires, d&#8217;une mauvaise sant\u00e9 ou d&#8217;un handicap physique. On trouve des r\u00e9sultats similaires pour la Suisse [44]. A cela s&#8217;ajoutent des troubles primaires sp\u00e9cifiques du sommeil, tels que le syndrome des jambes sans repos (SJSR) ou les troubles respiratoires du sommeil [45,46], qui peuvent entra\u00eener des alt\u00e9rations suppl\u00e9mentaires des performances cognitives [47].<\/p>\n<p>Outre ces troubles primaires ou secondaires du sommeil, on retrouve dans la population \u00e2g\u00e9e des pathologies psychiatriques, notamment neuropsychiatriques, dont la symptomatologie comprend \u00e0 la fois des troubles de la cognition et des troubles du sommeil. On peut citer en premier lieu la d\u00e9pression, les diff\u00e9rentes d\u00e9mences et la maladie de Parkinson, y compris le trouble du comportement du sommeil paradoxal.<\/p>\n<p><strong>D\u00e9pression li\u00e9e \u00e0 l&#8217;\u00e2ge : <\/strong>avec les d\u00e9mences, les d\u00e9pressions repr\u00e9sentent le tableau clinique le plus fr\u00e9quent en psychiatrie et neuropsychiatrie de la personne \u00e2g\u00e9e. Si l&#8217;on inclut les \u00e9pisodes d\u00e9pressifs l\u00e9gers, certaines \u00e9tudes indiquent des pr\u00e9valences allant jusqu&#8217;\u00e0 25% [48]. En cas de d\u00e9pression, on observe une modification caract\u00e9ristique du profil de sommeil, qui se caract\u00e9rise par un allongement du temps d&#8217;endormissement, une perturbation du sommeil continu et un r\u00e9veil pr\u00e9coce. L&#8217;architecture du sommeil montre une r\u00e9duction du sommeil profond et une augmentation et une anticipation du sommeil paradoxal [49,50].<\/p>\n<p>Les troubles cognitifs d\u00e9crits chez les patients souffrant de d\u00e9pression s\u00e9nile sont des troubles de l&#8217;attention et de la psychomotricit\u00e9, des fonctions ex\u00e9cutives et de l&#8217;apprentissage et de la m\u00e9moire verbale et visuelle [51]. Ces troubles sont associ\u00e9s \u00e0 des taux de rechute plus \u00e9lev\u00e9s et \u00e0 une \u00e9volution plus instable [52]. Les troubles chroniques du sommeil sont \u00e9galement associ\u00e9s \u00e0 un risque jusqu&#8217;\u00e0 quatre fois plus \u00e9lev\u00e9 de d\u00e9pression [53].<\/p>\n<p>On peut supposer que la perturbation de la continuit\u00e9 du sommeil et la r\u00e9duction du sommeil profond ont un effet n\u00e9gatif sur la cognition, principalement sur la consolidation de la m\u00e9moire associ\u00e9e au sommeil, chez les patients souffrant de d\u00e9pression. Cela a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 dans une \u00e9tude sur la consolidation de la m\u00e9moire associ\u00e9e au sommeil chez des patients d\u00e9pressifs, dans la mesure o\u00f9, contrairement aux sujets sains, il n&#8217;y a pas eu d&#8217;augmentation de l&#8217;apprentissage pendant la nuit pour une t\u00e2che apprise avant le sommeil [54] <strong>(Fig.&nbsp;2).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-11283 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/abb2_np1_s14.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/975;height:532px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"975\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Troubles cognitifs l\u00e9gers (MCI) et d\u00e9mence : <\/strong>les patients atteints de d\u00e9mence souffrent \u00e9galement souvent de troubles du sommeil. Le groupe le plus \u00e9tudi\u00e9 est celui des patients atteints de la maladie d&#8217;Alzheimer. Outre la perturbation de la continuit\u00e9 du sommeil, les autres caract\u00e9ristiques sont une r\u00e9duction du sommeil paradoxal tout au long de la nuit, un sommeil plus l\u00e9ger et, chez certains de ces patients, une r\u00e9duction du sommeil profond et une diminution du nombre de fuseaux de sommeil [55,56]. Dans les \u00e9tudes sur la relation entre les param\u00e8tres EEG du sommeil et la cognition dans ce groupe de patients, une association \u00e9troite a \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9e entre une performance cognitive plus faible, en particulier dans la m\u00e9moire d\u00e9clarative, et une activit\u00e9 r\u00e9duite du fuseau [57] ainsi qu&#8217;un stade 2 r\u00e9duit [58].<\/p>\n<p>De plus, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 que des troubles du sommeil de longue dur\u00e9e entra\u00eenent non seulement des troubles cognitifs, mais aussi une augmentation de l&#8217;incidence de la d\u00e9mence manifeste [59,60]. Une base possible de cette observation pourrait \u00eatre le lien r\u00e9cemment trouv\u00e9 entre l&#8217;apparition de b\u00eata-amylo\u00efde (A\u03b2 comme substrat neuropathologique de la d\u00e9mence d&#8217;Alzheimer) et une dur\u00e9e de sommeil r\u00e9duite au fil des ans (&lt;6 heures) chez les personnes \u00e2g\u00e9es [61]. L&#8217;un des m\u00e9canismes possibles \u00e9voqu\u00e9s est que les troubles du sommeil emp\u00eachent le cerveau d&#8217;assurer la nuit sa fonction de clairance des m\u00e9tabolites toxiques comme A\u03b2 et Tau via le syst\u00e8me glymphatique A [62].<\/p>\n<p><strong>La maladie de Parkinson et le trouble comportemental du sommeil paradoxal (TCSP) : <\/strong>le TCSP se caract\u00e9rise par une absence d&#8217;inhibition du tonus musculaire physiologiquement diminu\u00e9 pendant le sommeil paradoxal et par une activit\u00e9 musculaire accrue qui en r\u00e9sulte. En cons\u00e9quence, des mouvements moteurs se produisent pendant le sommeil paradoxal. Cela conduit \u00e0 l&#8217;expression du contenu du r\u00eave jusqu&#8217;\u00e0 un comportement pr\u00e9judiciable \u00e0 autrui ou \u00e0 soi-m\u00eame [63]. La RBD, qui fait partie des parasomnies, peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme un sympt\u00f4me de la maladie de Parkinson ou de la d\u00e9mence \u00e0 corps de Lewy. Elle peut \u00e9galement \u00eatre symptomatique d&#8217;autres l\u00e9sions c\u00e9r\u00e9brales de tout type (isch\u00e9mies, tumeurs, scl\u00e9rose en plaques), de processus inflammatoires ou encore de l&#8217;administration de certains m\u00e9dicaments (par ex. antid\u00e9presseurs). Elle est \u00e9galement d\u00e9crite comme une pathologie isol\u00e9e au sens d&#8217;une RBD idiopathique (iRBD) [64].<\/p>\n<p>Les probl\u00e8mes de sommeil suppl\u00e9mentaires sont plus susceptibles d&#8217;appara\u00eetre dans la RBD \u00e0 un stade avanc\u00e9 de la maladie et sont caract\u00e9ris\u00e9s par une r\u00e9duction significative du temps total de sommeil. En outre, des d\u00e9ficits cognitifs apparaissent principalement au niveau de la m\u00e9moire d\u00e9clarative et de la visuoconstruction, ainsi que des fonctions ex\u00e9cutives [65]. Outre la pr\u00e9sence \u00e9ventuelle d&#8217;une RBD, les troubles du sommeil observ\u00e9s chez les patients atteints de la maladie de Parkinson d\u00e9pendent \u00e0 la fois de la dur\u00e9e, de la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 et de la progressivit\u00e9 de la maladie [64]. Outre une r\u00e9duction de l&#8217;efficacit\u00e9 du sommeil ou du temps de sommeil total, on observe \u00e9galement une perturbation de l&#8217;architecture du sommeil [66,67]. Sur le plan cognitif, les patients atteints de la maladie de Parkinson d\u00e9veloppent r\u00e9guli\u00e8rement des d\u00e9ficits dans certaines parties des fonctions ex\u00e9cutives, de la m\u00e9moire de travail et de la m\u00e9moire d\u00e9clarative. Jusqu&#8217;\u00e0 50% des patients d\u00e9veloppent une d\u00e9mence au cours de la maladie [68,69].<\/p>\n<p>\u00c9tant donn\u00e9 que les domaines de la performance cognitive sensibles au sommeil sont affect\u00e9s dans les deux maladies, on peut supposer qu&#8217;il existe un lien entre les deux.<\/p>\n<h2 id=\"conclusions-et-perspectives\">Conclusions et perspectives<\/h2>\n<p>Le lien \u00e9troit entre le sommeil et la performance cognitive sugg\u00e8re une meilleure performance cognitive en cas de bonne continuit\u00e9 du sommeil et d&#8217;architecture du sommeil non perturb\u00e9e avec une r\u00e9partition physiologique et suffisante du sommeil profond, du sommeil paradoxal et d&#8217;autres structures du sommeil comme les fuseaux de sommeil.<\/p>\n<p>Les troubles du sommeil, tout comme les troubles cognitifs, augmentent globalement avec l&#8217;\u00e2ge. Les troubles du sommeil peuvent \u00eatre un facteur pertinent pour le d\u00e9veloppement de troubles cognitifs pouvant aller jusqu&#8217;\u00e0 la d\u00e9mence, la d\u00e9pression et d&#8217;autres maladies somatiques (troubles m\u00e9taboliques, syndrome m\u00e9tabolique). C&#8217;est pourquoi les troubles du sommeil chez les personnes \u00e2g\u00e9es doivent \u00eatre d\u00e9tect\u00e9s rapidement et trait\u00e9s de mani\u00e8re coh\u00e9rente. Il en va de m\u00eame pour les patients atteints des maladies d\u00e9crites pr\u00e9c\u00e9demment et qui pr\u00e9sentent des troubles du sommeil et de la cognition comme sympt\u00f4mes.<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>L&#8217;influence du sommeil sur les performances cognitives est empiriquement prouv\u00e9e. Non seulement les phases d&#8217;endormissement et de maintien du sommeil, mais aussi les phases de sommeil profond et de sommeil paradoxal, ainsi que des micro-\u00e9l\u00e9ments tels que les fuseaux de sommeil et les complexes K, sont \u00e9troitement li\u00e9s \u00e0 des fonctions cognitives sp\u00e9cifiques.<\/li>\n<li>Diff\u00e9rents param\u00e8tres du sommeil changent au cours du processus de vieillissement. Il existe des preuves que cela interagit avec une diminution des performances cognitives corr\u00e9l\u00e9e \u00e0 l&#8217;\u00e2ge.<\/li>\n<li>Les troubles du sommeil qui jouent un r\u00f4le dans les pathologies qui affectent les fonctions cognitives chez les personnes \u00e2g\u00e9es, comme la d\u00e9mence et la d\u00e9pression s\u00e9nile, sont particuli\u00e8rement importants.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Ohayon MM, et al : M\u00e9ta-analyse des param\u00e8tres quantitatifs du sommeil de l&#8217;enfance \u00e0 la vieillesse chez des individus en bonne sant\u00e9 : d\u00e9veloppement de valeurs normatives du sommeil tout au long de la vie humaine. Sleep 2004 ; 27(7) : 1255-1273.<\/li>\n<li>Vitiello MV : Sleep in normal aging. Sleep Medicine Clinics 2006 ; 1 : 171-176.<\/li>\n<li>Steiger A : Endocrinologie du sommeil. Neurologue 1995 ; 66 : 15-27.<\/li>\n<li>Steiger A : R\u00e9gulation neurochimique du sommeil. 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