{"id":336767,"date":"2019-01-30T01:00:00","date_gmt":"2019-01-30T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/apercu-dune-relation-bidirectionnelle\/"},"modified":"2019-01-30T01:00:00","modified_gmt":"2019-01-30T00:00:00","slug":"apercu-dune-relation-bidirectionnelle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/apercu-dune-relation-bidirectionnelle\/","title":{"rendered":"Aper\u00e7u d&#8217;une relation bidirectionnelle"},"content":{"rendered":"<p><strong>Il est prouv\u00e9 qu&#8217;il existe des liens bidirectionnels entre les troubles du sommeil et les maladies mentales. Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, la recherche en m\u00e9decine du sommeil a permis d&#8217;acqu\u00e9rir de nombreuses connaissances pratiques sur ces pathologies fr\u00e9quentes. Cet article donne un aper\u00e7u de l&#8217;\u00e9tat actuel des connaissances.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Bien avant que la m\u00e9decine du sommeil ne devienne une discipline \u00e0 part enti\u00e8re, Emil Kraepelin, l&#8217;un des p\u00e8res de la psychiatrie clinique et empirique, a d\u00e9crit les relations entre les troubles du sommeil et les troubles mentaux [1]. Aujourd&#8217;hui, les troubles du sommeil font partie des plaintes les plus fr\u00e9quentes de la population normale et sont rapport\u00e9s par pr\u00e8s d&#8217;un tiers des patients de m\u00e9decine g\u00e9n\u00e9rale [2]. Plus de 70 troubles du sommeil diff\u00e9rents sont d\u00e9crits dans la classification internationale ind\u00e9pendante ICSD-3 (&#8220;International Classification of Sleep Disorders&#8221;) [3], et dans la prochaine CIM-11, les troubles du sommeil feront pour la premi\u00e8re fois l&#8217;objet d&#8217;un chapitre sp\u00e9cifique [4].<\/p>\n<p>La m\u00e9decine moderne du sommeil part du principe qu&#8217;il existe une relation bidirectionnelle entre les maladies psychiatriques et les troubles du sommeil. Les troubles du sommeil peuvent \u00e0 la fois pr\u00e9c\u00e9der un trouble psychiatrique et persister apr\u00e8s la r\u00e9mission en tant que facteur de risque ind\u00e9pendant de r\u00e9cidive. Par exemple, la persistance de l&#8217;insomnie apr\u00e8s la r\u00e9solution d&#8217;un \u00e9pisode d\u00e9pressif augmente le risque de rechute [5].<\/p>\n<h2 id=\"reconnaitre-les-troubles-du-sommeil\">Reconna\u00eetre les troubles du sommeil<\/h2>\n<p><strong>Anamn\u00e8se du sommeil :<\/strong> pour pouvoir planifier un traitement efficace, il faut proc\u00e9der \u00e0 un enregistrement structur\u00e9 des troubles de l&#8217;\u00e9veil et du sommeil. Une anamn\u00e8se m\u00e9dicale du sommeil devrait \u00eatre effectu\u00e9e chez tous les patients psychiatriques et couvrir l&#8217;ensemble de la p\u00e9riode de 24 heures, voire des p\u00e9riodes plus longues (semaines, mois).<\/p>\n<p><strong>Journal de sommeil et actigraphie : <\/strong>il est instructif de consigner en outre une p\u00e9riode de 14 jours au moyen d&#8217;un journal de sommeil structur\u00e9. Depuis quelques ann\u00e9es, des protocoles de sommeil sont \u00e9galement disponibles sous forme d&#8217;applications pour smartphones [6]. Si vous en disposez, vous pouvez utiliser des actom\u00e8tres en plus du protocole de sommeil. Ces capteurs de mouvement sont port\u00e9s au poignet et permettent d&#8217;enregistrer objectivement l&#8217;activit\u00e9 circadienne ainsi que l&#8217;exposition \u00e0 la lumi\u00e8re, fournissant ainsi des indications sur les conditions de vie \u00e0 domicile. Les probl\u00e8mes de somnolence comportementale, tels que le manque de sommeil, mais aussi les d\u00e9calages de phase de sommeil, peuvent \u00eatre facilement d\u00e9tect\u00e9s par ces m\u00e9thodes simples. Par la suite, le counseling, les m\u00e9thodes de th\u00e9rapie cognitivo-comportementale pour les troubles du sommeil et les interventions de chronom\u00e9trie (par exemple, l&#8217;exposition \u00e0 la lumi\u00e8re et l&#8217;administration chronom\u00e9tr\u00e9e de m\u00e9latonine) peuvent \u00eatre utilis\u00e9s pour corriger l&#8217;horloge interne <strong>(Fig.&nbsp;1).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-11276\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/abb1_np1_s6.png\" style=\"height:338px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"620\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/abb1_np1_s6.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/abb1_np1_s6-800x451.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/abb1_np1_s6-120x68.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/abb1_np1_s6-90x51.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/abb1_np1_s6-320x180.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/abb1_np1_s6-560x316.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"detection-de-la-vigilance-de-la-fatigue-et-de-la-somnolence\">D\u00e9tection de la vigilance, de la fatigue et de la somnolence<\/h2>\n<p>La vigilance et la somnolence peuvent \u00eatre \u00e9valu\u00e9es subjectivement \u00e0 l&#8217;aide de questionnaires (par exemple, la somnolence avec l&#8217;\u00e9chelle de somnolence d&#8217;Epworth, ESS) [7] et, si n\u00e9cessaire, \u00eatre objectiv\u00e9es par des tests. La capacit\u00e9 \u00e0 rester \u00e9veill\u00e9 peut \u00eatre mesur\u00e9e \u00e0 l&#8217;aide du &#8220;Maintenance of Wakefulness Test&#8221; (MWT) et la somnolence \u00e0 l&#8217;aide du Multiple Sleep Latence Test (MSLT) dans les centres de m\u00e9decine du sommeil de la SGSSC (&#8220;Swiss Society for Sleep Research, Sleep Medicine and Chronobiology&#8221;). Il propose \u00e9galement des m\u00e9thodes de mesure du temps de r\u00e9action, des tests de vigilance\/d&#8217;attention continue et des tests de simulation de conduite. Les m\u00e9thodes d&#8217;examen objectives telles que le MSLT peuvent apporter une contribution pr\u00e9cieuse \u00e0 la d\u00e9tection pr\u00e9coce des hypersomnies et de la narcolepsie gr\u00e2ce \u00e0 la mesure de la somnolence.<\/p>\n<p>La fatigue diurne constitue une distinction importante avec la somnolence diurne. Elle ne peut \u00eatre \u00e9valu\u00e9e que de mani\u00e8re subjective (questionnaire, par exemple l&#8217;\u00e9chelle de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la fatigue, FSS). Cliniquement, la fatigue se traduit par une sensation subjective d&#8217;\u00e9puisement ou d&#8217;inconfort sans v\u00e9ritable pression de sommeil. Dans les pays germanophones, les termes &#8220;fatigue&#8221; et &#8220;somnolence&#8221; sont souvent utilis\u00e9s comme synonymes, ce qui complique consid\u00e9rablement la collecte de l&#8217;anamn\u00e8se.<\/p>\n<h2 id=\"chevauchement-de-pathologies-psychiatriques-avec-des-symptomes-de-troubles-respiratoires-du-sommeil\">Chevauchement de pathologies psychiatriques avec des sympt\u00f4mes de troubles respiratoires du sommeil<\/h2>\n<p>Les donn\u00e9es sur la pr\u00e9valence des troubles respiratoires du sommeil (par exemple, l&#8217;apn\u00e9e obstructive du sommeil) dans la population g\u00e9n\u00e9rale varient de 4% [8] \u00e0 &gt;10% [9]. Dans les collectifs psychiatriques aigus, on peut supposer une pr\u00e9valence de &gt;20% [10]. Il existe probablement un sous-diagnostic de ces troubles dans les soins psychiatriques ambulatoires.<\/p>\n<p>Pour un diagnostic orient\u00e9, une polygraphie cardiorespiratoire ambulatoire peut \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e au domicile des patients. Pendant le sommeil de nuit, le d\u00e9bit respiratoire, les mouvements respiratoires, la saturation en oxyg\u00e8ne, l&#8217;activit\u00e9 de ronflement, l&#8217;\u00e9lectrocardiogramme et la position dans le lit sont enregistr\u00e9s en continu. Les appareils modernes peuvent m\u00eame estimer l&#8217;activit\u00e9 objective du sommeil par d\u00e9rivation EEG.<\/p>\n<p>Si un nombre significatif de pauses respiratoires est enregistr\u00e9, on peut suspecter la pr\u00e9sence d&#8217;un syndrome d&#8217;apn\u00e9es obstructives du sommeil (SAOS). Dans un centre de m\u00e9decine du sommeil avec laboratoire du sommeil, une confirmation du diagnostic et une mise en place du traitement peuvent \u00eatre planifi\u00e9es si n\u00e9cessaire. L&#8217;am\u00e9lioration de la qualit\u00e9 du sommeil qui s&#8217;ensuit permet par exemple d&#8217;obtenir une am\u00e9lioration cliniquement significative de la gravit\u00e9 d&#8217;une d\u00e9pression r\u00e9sistante au traitement [11].<\/p>\n<p>La vid\u00e9o-polysomnographie (examen en laboratoire du sommeil) est le gold standard dans le diagnostic diff\u00e9rentiel des troubles du sommeil. En Suisse, elle peut \u00eatre effectu\u00e9e en cas de forte suspicion de syndrome d&#8217;apn\u00e9e du sommeil, de suspicion de mouvements p\u00e9riodiques des jambes pendant le sommeil, de narcolepsie lorsque le diagnostic est cliniquement incertain et de parasomnies dangereuses (par exemple, comportement violent pendant le sommeil, somnambulisme dangereux) [12].<\/p>\n<h2 id=\"troubles-respiratoires-du-sommeil-avec-insomnie-comorbide\">Troubles respiratoires du sommeil avec insomnie comorbide<\/h2>\n<p>La prise en charge des patients souffrant d&#8217;apn\u00e9e obstructive du sommeil (AOS, ronflement avec pauses respiratoires) et d&#8217;insomnie comorbide est probl\u00e9matique <strong>(fig.&nbsp;2). <\/strong>La prise en charge multidisciplinaire dans un centre du sommeil sp\u00e9cialis\u00e9 en pneumologie et en psychiatrie semble prometteuse [13]. Tous les patients souffrant de troubles psychiatriques comorbides peuvent \u00eatre pris en charge dans le cadre d&#8217;une th\u00e9rapie stationnaire (hospitalisation pour une th\u00e9rapie complexe de m\u00e9decine du sommeil, g\u00e9n\u00e9ralement d&#8217;une dur\u00e9e de 1 \u00e0 3 semaines) si la mise en place d&#8217;une th\u00e9rapie dans le cadre d&#8217;une prise en charge ambulatoire ne r\u00e9ussit pas ou si une prise en charge sp\u00e9cialis\u00e9e de m\u00e9decine du sommeil n&#8217;est pas disponible dans la r\u00e9gion.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-11277 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/abb2_np1_s8.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1154;height:629px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1154\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/abb2_np1_s8.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/abb2_np1_s8-800x839.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/abb2_np1_s8-120x126.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/abb2_np1_s8-90x94.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/abb2_np1_s8-320x336.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/abb2_np1_s8-560x587.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"les-medicaments-psychiatriques-peuvent-provoquer-des-troubles-du-sommeil\">Les m\u00e9dicaments psychiatriques peuvent provoquer des troubles du sommeil<\/h2>\n<p>En m\u00e9decine g\u00e9n\u00e9rale, les benzodiaz\u00e9pines et leurs d\u00e9riv\u00e9s (substances Z) sont prescrits trop souvent et trop longtemps [15]. Dans les pays germanophones, on constate une augmentation du nombre de prescriptions de pr\u00e9parations Z sur ordonnance priv\u00e9e [16]. Probl\u00e8me toutefois : les hypoth\u00e8ses du corps m\u00e9dical sur le rapport b\u00e9n\u00e9fice\/risque des pr\u00e9parations ne correspondent pas aux preuves actuelles [17] &#8211; celles-ci ne devraient \u00eatre d\u00e9livr\u00e9es qu&#8217;en cas d&#8217;urgence et pour une courte dur\u00e9e.<\/p>\n<p>Pour les m\u00e9dicaments psychotropes couramment utilis\u00e9s, les informations professionnelles \u00e9num\u00e8rent les effets secondaires pertinents pour la m\u00e9decine du sommeil. Le d\u00e9clenchement d&#8217;insomnies (par exemple avec les ISRS), de parasomnies (par exemple somnambulisme avec les substances Z), de cauchemars (par exemple presque tous les hypnotiques), de troubles du mouvement li\u00e9s au sommeil (par exemple antid\u00e9presseurs, neuroleptiques) est souvent cit\u00e9. Les troubles respiratoires li\u00e9s au sommeil (par exemple les benzodiaz\u00e9pines) et les hypersomnies sont plus rarement r\u00e9pertori\u00e9s <strong>(tableau 1) <\/strong>[18]. Les antid\u00e9presseurs stimulants ne doivent pas \u00eatre pris juste avant le coucher [19].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-11278 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/tab1_np1_s10_0.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/650;height:355px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"650\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/tab1_np1_s10_0.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/tab1_np1_s10_0-800x473.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/tab1_np1_s10_0-120x71.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/tab1_np1_s10_0-90x53.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/tab1_np1_s10_0-320x189.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/tab1_np1_s10_0-560x331.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"troubles-du-rythme-circadien-et-travail-poste\">Troubles du rythme circadien et travail post\u00e9<\/h2>\n<p>La somnolence diurne peut \u00eatre due \u00e0 une perturbation du rythme circadien. La phase du rythme interne peut \u00eatre d\u00e9cal\u00e9e vers l&#8217;arri\u00e8re chez les adolescents, les patients atteints de TDAH et de troubles du spectre autistique, et peut simuler l&#8217;insomnie pendant les heures de coucher de la population normale [21]. La luminoth\u00e9rapie (Bright Light, 10 000 lux, 30 minutes, le matin apr\u00e8s le r\u00e9veil naturel) et l&#8217;administration programm\u00e9e de m\u00e9latonine permettent d&#8217;avancer le rythme interne et donc la capacit\u00e9 d&#8217;endormissement. Une pharmacoth\u00e9rapie s\u00e9dative sous le diagnostic suppos\u00e9 d&#8217;insomnie est ici peu efficace.<\/p>\n<p>Les sch\u00e9mas irr\u00e9guliers de sommeil et d&#8217;\u00e9veil, tels qu&#8217;ils peuvent se produire dans le monde du travail en raison d&#8217;horaires de travail post\u00e9s d\u00e9favorables, sont cliniquement significatifs. Chez les patients psychiatriques au ch\u00f4mage dont la structure journali\u00e8re est limit\u00e9e, une perte totale de la somnolence pendant le temps de sommeil souhait\u00e9 peut survenir en raison de comportements d\u00e9favorables tels qu&#8217;une activit\u00e9 informatique excessive, des sch\u00e9mas irr\u00e9guliers de prise d&#8217;excitants, de repas et de m\u00e9dicaments ou la consommation de substances ill\u00e9gales.<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>Les troubles du sommeil sont des facteurs de risque \u00e0 part enti\u00e8re s&#8217;ils persistent apr\u00e8s la disparition de la maladie psychiatrique.<\/li>\n<li>La fatigue ne peut \u00eatre \u00e9valu\u00e9e que subjectivement (questionnaire). La somnolence et la capacit\u00e9 \u00e0 rester \u00e9veill\u00e9 peuvent toutefois \u00eatre mesur\u00e9es de mani\u00e8re objective (MSLT et MWT) et fournir des informations pr\u00e9cieuses pour l&#8217;\u00e9tablissement du diagnostic et la planification du traitement.<\/li>\n<li>Chez les patients psychiatriques, le syndrome d&#8217;apn\u00e9e obstructive du sommeil est fr\u00e9quent et peut, \u00e0 lui seul, provoquer une baisse de l&#8217;humeur, de la motivation et de la concentration.<\/li>\n<li>Le traitement des troubles du sommeil peut att\u00e9nuer les sympt\u00f4mes psychiatriques de la maladie. Par exemple, le traitement d&#8217;un trouble respiratoire li\u00e9 au sommeil peut am\u00e9liorer l&#8217;\u00e9tat de motivation et la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 d&#8217;une d\u00e9pression.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Becker K, Kluge M, Steinberg H : Les contributions d&#8217;Emil Kraepelin \u00e0 la connaissance des troubles du sommeil et de leur traitement. Neurologue 2015 ; 86(11) : 1403-1411.<\/li>\n<li>Office f\u00e9d\u00e9ral de la statistique : Enqu\u00eate suisse sur la sant\u00e9 2012. troubles du sommeil dans la population. 2015. https:\/\/www.bfs.admin.ch\/bfs\/de\/home\/statistiken\/kataloge-datenbanken\/publikationen.assetdetail.350820.html, \u00e9tat au 15.1.2019.<\/li>\n<li>American Academy of Sleep Medicine : Classification internationale des troubles du sommeil. Troisi\u00e8me \u00e9dition : ICSD-3. 2014.<\/li>\n<li>OMS : CIM-11 Classification internationale des maladies 11e r\u00e9vision : la norme mondiale pour les informations de sant\u00e9 diagnostiques. 2018. https:\/\/icd.who.int, \u00e9tat au 15.1.2019.<\/li>\n<li>Baglioni C, Riemann D : L&#8217;insomnie chronique est-elle un pr\u00e9curseur de la d\u00e9pression majeure ? R\u00e9sultats \u00e9pid\u00e9miologiques et biologiques. Curr Psychiatry Rep 2012 ; 14(5) : 511-518.<\/li>\n<li>Pollm\u00e4cher T, et al. : Diagnostic diff\u00e9rentiel de la m\u00e9decine du sommeil en psychiatrie et psychoth\u00e9rapie. Der Nervenarzt 2014 ; 85(1) : 57-66.<\/li>\n<li>Johns MW : Une nouvelle m\u00e9thode de mesure de la somnolence diurne : l&#8217;\u00e9chelle de somnolence Epworth. Sleep 1991 ; 14(6) : 540-545.<\/li>\n<li>Ohayon MM : Aper\u00e7u \u00e9pid\u00e9miologique des troubles du sommeil dans la population g\u00e9n\u00e9rale. Sleep Med Res 2011 ; 2(1) : 1-9.<\/li>\n<li>Heinzer R, Marti-Soler H, Haba-Rubio J : Pr\u00e9valence du syndrome d&#8217;apn\u00e9e du sommeil dans la population g\u00e9n\u00e9rale d&#8217;\u00e2ge moyen \u00e0 avanc\u00e9. Lancet Respir Med 2016 ; 4(2) : e5-e6.<\/li>\n<li>Behr M, et al : Pr\u00e9valence des troubles respiratoires li\u00e9s au sommeil chez les patients hospitalis\u00e9s souffrant de troubles mentaux. Neurologue 2018 ; 89(7) : 807-813.<\/li>\n<li>Edwards C, et al. : Sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs avant et apr\u00e8s le traitement de l&#8217;apn\u00e9e obstructive du sommeil chez les hommes et les femmes. J Clin Sleep Med 2015 ; 11(9) : 1029-1038.<\/li>\n<li>Ordonnance du DFI du 29 septembre 1995 sur les prestations dans l&#8217;assurance obligatoire des soins en cas de maladie (Ordonnance sur les prestations de l&#8217;assurance des soins, OPAS) [SR 832.112.31]. 2015. www.admin.ch\/opc\/de\/classified-compilation\/19950275\/index.html, \u00e9tat au 15.1.19.<\/li>\n<li>Luyster FS, Buysse DJ, Strollo PJ : Comorbid insomnia and obstructive sleep apnea : challenges for clinical practice and research. J Clin Sleep Med 2010 ; 6(2) : 196-204.<\/li>\n<li>Kryger MH, Avidan AY, Berry RB : Atlas of Clinical Sleep Medicine. Deuxi\u00e8me \u00e9dition. Saunders, 2014.<\/li>\n<li>Huedo-Medina TB, et al : Efficacit\u00e9 des hypnotiques non benzodiaz\u00e9pines dans le traitement de l&#8217;insomnie adulte : m\u00e9ta-analyse des donn\u00e9es soumises \u00e0 la Food and Drug Administration. BMJ 2012 ; 345 : e8343.<\/li>\n<li>Hoffmann F, Glaeske G : Benzodiaz\u00e9pines hypnotiques, zolpidem et zopiclone sur ordonnance priv\u00e9e. Consommation entre 1993 et 2012. Neurologue 2014 ; 85(11) : 1402-1409.<\/li>\n<li>Siriwardena AN, et al : Attitudes des GPs envers les benzodiaz\u00e9pines et la prescription de &#8216;Z-drug&#8217; : une barri\u00e8re \u00e0 l&#8217;impl\u00e9mentation de l&#8217;\u00e9vidence et des conseils sur les hypnotiques. Br J Gen Pract 2006 ; 56(533) : 964-967.<\/li>\n<li>Gahr M, et al : Troubles du sommeil et alt\u00e9ration du sommeil en tant qu&#8217;effets secondaires des m\u00e9dicaments psychotropes : une \u00e9valuation des donn\u00e9es issues des informations professionnelles. Fortschr Neurol Psychiatr 2018 ; 86(7) : 410-421.<\/li>\n<li>Hoque R, Chesson AL Jr : Pharmacologically induced\/exacerbated restless legs syndrome, periodic limb movements of sleep, and REM behavior disorder\/REM sleep without atonia : literature review, quality scoring, and comparative analysis. J Clin Sleep Med 2010 ; 6(1) : 79-83.<\/li>\n<li>Thomas A, Bonanni L, Onofrj M : Symptomatic REM sleep behaviour disorder. Neurological Sciences 2007 ; 28(1) : S21-S36.<\/li>\n<li>Coogan AN, McGowan NM : A systematic review of circadian function, chronotype and chronotherapy in attention deficit hyperactivity disorder. Atten Defic Hyperact Disord 2017 ; 9(3) : 129-147.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2019 ; 17(1) : 4-9<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il est prouv\u00e9 qu&#8217;il existe des liens bidirectionnels entre les troubles du sommeil et les maladies mentales. Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, la recherche en m\u00e9decine du sommeil a permis d&#8217;acqu\u00e9rir de&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":86232,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Troubles du sommeil en cas de maladie mentale","footnotes":""},"category":[11531,11489,11549],"tags":[30469,30475,23868,30482,20696],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-336767","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-formation-continue","category-psychiatrie-et-psychotherapie","category-rx-fr","tag-anamnese-du-sommeil","tag-mslt-fr","tag-sommeil","tag-travail-poste","tag-troubles-du-sommeil-fr","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-11 19:00:25","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":336776,"slug":"approfondimento-di-una-relazione-bidirezionale","post_title":"Approfondimento di una relazione bidirezionale","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/approfondimento-di-una-relazione-bidirezionale\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":336785,"slug":"percepcao-de-uma-relacao-bidireccional","post_title":"Percep\u00e7\u00e3o de uma rela\u00e7\u00e3o bidireccional","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/percepcao-de-uma-relacao-bidireccional\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":336746,"slug":"comprension-de-una-relacion-bidireccional","post_title":"Comprensi\u00f3n de una relaci\u00f3n bidireccional","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/comprension-de-una-relacion-bidireccional\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/336767","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=336767"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/336767\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/86232"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=336767"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=336767"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=336767"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=336767"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}