{"id":336780,"date":"2019-02-04T08:49:56","date_gmt":"2019-02-04T07:49:56","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/lestomac-et-les-intestins-des-organes-sensibles-et-performants\/"},"modified":"2019-02-04T08:49:56","modified_gmt":"2019-02-04T07:49:56","slug":"lestomac-et-les-intestins-des-organes-sensibles-et-performants","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/lestomac-et-les-intestins-des-organes-sensibles-et-performants\/","title":{"rendered":"L&#8217;estomac et les intestins : des organes sensibles et performants"},"content":{"rendered":"<p><strong>Le syndrome du c\u00f4lon irritable (en anglais : irritable bowel syndrome) est la maladie fonctionnelle la plus fr\u00e9quente du tractus gastro-intestinal. Cet article fournit une mise \u00e0 jour sur la physiopathologie, le diagnostic et le traitement de ce complexe de sympt\u00f4mes aux multiples facettes.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Le syndrome du c\u00f4lon irritable (SCI) est la maladie fonctionnelle du tractus gastro-intestinal la plus fr\u00e9quente, avec une pr\u00e9valence estim\u00e9e entre 7 et 30 % en Europe [1]. La maladie repr\u00e9sente un ensemble de sympt\u00f4mes d\u00e9crits par les crit\u00e8res de Rome IV<strong> (tab.&nbsp;1)<\/strong> [2]. Trois sous-types sont d\u00e9crits en fonction de la consistance des selles : RDS de type diarrh\u00e9e (RDS-D\/IBS-D), RDS de type constipation (RDS-O\/IBS-C)-RDS de type mixte (RDS-M\/IBS-M).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-11316\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/tab1_hp1_s11.png\" style=\"height:336px; width:400px\" width=\"871\" height=\"731\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le diagnostic est g\u00e9n\u00e9ralement pos\u00e9 avant l&#8217;\u00e2ge de 50 ans, les femmes \u00e9tant plus souvent touch\u00e9es que les hommes (2:1). Seul un quart des patients consulte un m\u00e9decin, ce qui laisse un grand nombre de cas non d\u00e9clar\u00e9s. Les patients souffrant de RDS ont une qualit\u00e9 de vie nettement r\u00e9duite par rapport \u00e0 la population normale, ce qui entra\u00eene des co\u00fbts directs (consultations m\u00e9dicales, m\u00e9dicaments, maladies associ\u00e9es) et indirects (arr\u00eats de travail, diminution des performances) consid\u00e9rables. Parmi les comorbidit\u00e9s, les maladies psychiatriques, en particulier la d\u00e9pression, sont les plus fr\u00e9quentes chez les patients souffrant de SDR, avec jusqu&#8217;\u00e0 30% contre 18% dans la population normale [3]. Il existe \u00e9galement une forte association avec des maladies telles que la fibromyalgie, la migraine et le syndrome de fatigue chronique.<\/p>\n<h2 id=\"physiopathologie\">Physiopathologie<\/h2>\n<p>Le SDR est une maladie multifactorielle complexe qui est encore loin d&#8217;\u00eatre comprise, malgr\u00e9 les nombreuses nouvelles d\u00e9couvertes de ces derni\u00e8res ann\u00e9es <strong>(Fig.&nbsp;1). <\/strong>L&#8217;axe intestin-cerveau (en anglais : brain-gut-axis) implique l&#8217;interaction des syst\u00e8mes autonome, neuroendocrinien et neuroimmunologique avec le syst\u00e8me nerveux central. Le tractus gastro-intestinal est fortement innerv\u00e9 et un grand nombre de fibres nerveuses aff\u00e9rentes g\u00e9n\u00e8rent des informations sur le contenu intestinal et les processus de r\u00e9gulation de la digestion, de l&#8217;absorption et de la d\u00e9fense immunitaire [4]. Dans le cas du RDS, il existe des preuves que le traitement central de ces informations ainsi que la r\u00e9ponse aux signaux intestinaux sont perturb\u00e9s [5]. La caract\u00e9ristique commune des maladies fonctionnelles du tractus gastro-intestinal est l&#8217;hypersensibilit\u00e9 visc\u00e9rale. Les patients souffrant de RDS pr\u00e9sentent un seuil de perception et de douleur plus bas en r\u00e9ponse aux stimuli intestinaux, ce qui peut encore favoriser la sensibilisation du syst\u00e8me nerveux central [6]. La cause de cette sensibilisation n&#8217;est finalement pas claire. Dans le cas du RDS, de subtils troubles de la motilit\u00e9 gastro-intestinale sont \u00e9galement connus, peut-\u00eatre en tant qu&#8217;effecteur d&#8217;une hypersensibilit\u00e9 visc\u00e9rale, qui peuvent entra\u00eener un temps de transit prolong\u00e9 ou acc\u00e9l\u00e9r\u00e9, selon leur degr\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-11317 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/abb1_hp1_s13.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/917;height:500px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"917\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La muqueuse de l&#8217;intestin pr\u00e9sente une surface \u00e9norme avec laquelle nous sommes quotidiennement en contact avec le monde ext\u00e9rieur. Cette interaction peut \u00eatre modifi\u00e9e de plusieurs fa\u00e7ons chez les patients souffrant de RDS. La barri\u00e8re intestinale est constitu\u00e9e d&#8217;une couche unique de jonctions serr\u00e9es. S&#8217;ils ne fonctionnent pas correctement, ils peuvent augmenter la perm\u00e9abilit\u00e9 intestinale (&#8220;leaky gut&#8221;). Les antig\u00e8nes peuvent ainsi p\u00e9n\u00e9trer dans l&#8217;\u00e9pith\u00e9lium et d\u00e9clencher et entretenir des processus immunologiques ou inflammatoires [7]. Le microbiome intestinal joue \u00e9galement un r\u00f4le. Il est compos\u00e9 d&#8217;un grand nombre d&#8217;esp\u00e8ces bact\u00e9riennes diff\u00e9rentes et fait partie int\u00e9grante de nombreux processus au niveau de la barri\u00e8re intestienne. Si l&#8217;\u00e9quilibre naturel est perturb\u00e9, il existe une dysbiose intestinale qui peut survenir pour diff\u00e9rentes raisons (par exemple, un traitement antibiotique). Il existe des preuves de l&#8217;existence d&#8217;une dysbiose quantitative et qualitative chez les patients souffrant de RDS, qui peut affecter le fonctionnement de l&#8217;axe intestin-cerveau. On discute \u00e9galement de la question de savoir si une inflammation muqueuse persistante et de faible intensit\u00e9, par exemple apr\u00e8s des infections gastro-intestinales aigu\u00ebs, peut modifier la perm\u00e9abilit\u00e9 intestinale. Certaines \u00e9tudes ont montr\u00e9 une augmentation des cellules inflammatoires dans la muqueuse des patients souffrant de RDS [8].<\/p>\n<p>Le r\u00f4le du stress chronique, en particulier apr\u00e8s des exp\u00e9riences traumatisantes dans l&#8217;enfance, peut favoriser la probabilit\u00e9 d&#8217;une r\u00e9action interstinale excessive \u00e0 la douleur \u00e0 l&#8217;\u00e2ge adulte [9]. Le stress peut \u00e9galement avoir une influence sur l&#8217;axe hypothalamique du cortisol et ainsi influencer les processus inflammatoires dans la muqueuse.<\/p>\n<p>La plupart des patients d\u00e9crivent une aggravation de leurs sympt\u00f4mes apr\u00e8s les repas et la plupart des patients savent quels aliments doivent \u00eatre \u00e9vit\u00e9s [10]. En raison de l&#8217;effet osmotique et de la fermentation bact\u00e9rienne, les composants alimentaires mal absorb\u00e9s, notamment les FODMAP (oligosaccharides, di- et monosaccharides et polyols fermentables), peuvent aggraver les troubles abdominaux li\u00e9s au RDS<strong> (tableau&nbsp;2).<\/strong> La fermentation de ces FODMAP d\u00e9pend \u00e9galement de la composition du microbiote intestinal. De plus, des interactions bioactives directes avec la muqueuse et des activations immunitaires par les aliments sont suspect\u00e9es. Les facteurs cognitifs (l&#8217;anticipation de la douleur apr\u00e8s les repas) jouent \u00e9galement un r\u00f4le dans ce domaine.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-11318 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/tab2_hp1_s12.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/772;height:421px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"772\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le SDR est plus fr\u00e9quent dans les familles, ce qui sugg\u00e8re une origine g\u00e9n\u00e9tique en plus des facteurs sociaux. Les jumeaux monozygotes sont plus susceptibles d&#8217;avoir un SDR que les jumeaux dizygotes (33% contre 13%) et les ant\u00e9c\u00e9dents familiaux positifs sont plus fr\u00e9quents en cas de SDR que dans la population normale (33% contre 2%) [11].&nbsp; &nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"diagnostic\">Diagnostic<\/h2>\n<p>Le RDS n&#8217;est pas un diagnostic d&#8217;exclusion, mais peut \u00eatre \u00e9tabli \u00e0 l&#8217;aide des crit\u00e8res de Rome IV et d&#8217;un nombre limit\u00e9 d&#8217;examens. En l&#8217;absence de signes d&#8217;alerte &#8211; \u00e2ge&nbsp; &gt;50 ans, perte de poids, fi\u00e8vre, pertes de sang ab ano, dysphagie, vomissements, fi\u00e8vre, an\u00e9mie, ant\u00e9c\u00e9dents familiaux positifs de tumeurs colorectales, de maladies inflammatoires chroniques de l&#8217;intestin et de maladie c\u0153liaque &#8211; si les crit\u00e8res de Rome sont remplis, le diagnostic de SDR peut \u00eatre pos\u00e9 avec une bonne certitude [12]. Une maladie organique n&#8217;est trouv\u00e9e que chez 5% des patients souffrant de RDS au cours de l&#8217;\u00e9volution, mais il est important d&#8217;exclure les maladies syst\u00e9miques pertinentes, en particulier au cours de la premi\u00e8re ann\u00e9e apr\u00e8s le d\u00e9but des sympt\u00f4mes du RDS [13]. Apr\u00e8s 50 ans, la probabilit\u00e9 d&#8217;un cancer du c\u00f4lon apr\u00e8s un diagnostic (suppos\u00e9) de SDR est de 1%, ce qui est nettement sup\u00e9rieur \u00e0 la population normale. Chez les femmes, il faut toujours penser \u00e0 un cancer de l&#8217;ovaire, car des sympt\u00f4mes semblables au SDR apparaissent souvent comme premier sympt\u00f4me [14].<\/p>\n<p>Chez les patients pr\u00e9sentant un RDS-D, il est recommand\u00e9 d&#8217;exclure une maladie c\u0153liaque par une s\u00e9rologie et de d\u00e9terminer les anticorps antitransglutaminase IgA et les anticorps anti-IgA totales. La pr\u00e9valence d&#8217;une carence en IgA est nettement plus \u00e9lev\u00e9e dans la maladie c\u0153liaque (1,7-3%) que dans la population g\u00e9n\u00e9rale (0,2%). HLA-DQ2 et -DQ8 ne doivent pas \u00eatre utilis\u00e9s comme test de recherche.<br \/>\n\u00eatre.<\/p>\n<p>Jusqu&#8217;\u00e0 40% des patients souffrant d&#8217;une maladie inflammatoire chronique de l&#8217;intestin remplissent \u00e9galement les crit\u00e8res d&#8217;un SDR, de sorte qu&#8217;il convient d&#8217;exclure une inflammation intestinale par le dosage non invasif et rentable de la calprotectine dans les selles. Le risque de maladie inflammatoire chronique de l&#8217;intestin avec une calprotectine &lt;40&nbsp;ug\/g est inf\u00e9rieur \u00e0 1% [15]. L&#8217;inconv\u00e9nient est que la calprotectine est peu sp\u00e9cifique, c&#8217;est pourquoi des investigations suppl\u00e9mentaires doivent \u00eatre men\u00e9es en cas de valeurs \u00e9lev\u00e9es.<\/p>\n<p>En pr\u00e9sence de sympt\u00f4mes typiques du SDR sans signes d&#8217;alarme, la probabilit\u00e9 d&#8217;un cancer du c\u00f4lon ou d&#8217;une maladie inflammatoire chronique de l&#8217;intestin est d&#8217;environ 1%, de sorte que les directives am\u00e9ricaines ne recommandent une coloscopie que chez les patients de plus de 50 ans [16]. Les directives europ\u00e9ennes recommandent \u00e9galement une coloscopie avant l&#8217;\u00e2ge de 50 ans en cas de SDR-D, notamment pour exclure une colite microscopique [17].<\/p>\n<p>Dans les cas o\u00f9 le doute persiste, des examens de laboratoire plus approfondis peuvent \u00eatre utiles : Marqueurs inflammatoires syst\u00e9miques (CRP, h\u00e9mogramme diff\u00e9renci\u00e9), param\u00e8tres de malabsorption (statut en fer, vitamine, albumine), TSH, \u00e9lastase pancr\u00e9atique dans les selles, test respiratoire au lactose H2, parasitologie des selles).<\/p>\n<p>Une \u00e9chographie dans l&#8217;\u00e9valuation initiale des troubles abdominaux pour exclure une pathologie grossi\u00e8re est g\u00e9n\u00e9ralement r\u00e9alis\u00e9e car elle est rapidement disponible et peu co\u00fbteuse. Il n&#8217;existe toutefois aucune preuve positive de son utilit\u00e9 dans le diagnostic du RDS.<\/p>\n<p>En r\u00e9sum\u00e9, le diagnostic de RDS repose sur quatre facteurs : l&#8217;anamn\u00e8se, l&#8217;examen physique, un nombre limit\u00e9 d&#8217;examens de laboratoire et une endoscopie dans certains cas. Il convient en outre de mentionner l&#8217;examen gyn\u00e9cologique chez les femmes.<\/p>\n<h2 id=\"therapie\">Th\u00e9rapie<\/h2>\n<p>Dans le traitement du SDR, il est recommand\u00e9 de proc\u00e9der par \u00e9tapes en tenant compte de la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 des sympt\u00f4mes d\u00e9crits <strong>(Fig.&nbsp;2). <\/strong>La plupart des patients peuvent \u00eatre pris en charge avec succ\u00e8s dans le cadre d&#8217;une consultation de m\u00e9decine g\u00e9n\u00e9rale. Seule une petite partie d&#8217;entre eux, dont l&#8217;\u00e9volution de la maladie est difficile et r\u00e9fractaire, b\u00e9n\u00e9ficient d&#8217;une prise en charge par une consultation sp\u00e9cialis\u00e9e en gastroent\u00e9rologie.  &nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-11319 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/abb2_hp1_s14.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/549;height:299px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"549\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Un \u00e9l\u00e9ment central dans le traitement du SDR est une relation m\u00e9decin-patient stable et intacte. Les patients souffrant de RDS se plaignent souvent d&#8217;un manque d&#8217;empathie et de compr\u00e9hension pour les sympt\u00f4mes qu&#8217;ils d\u00e9crivent, ce qui entra\u00eene, outre des plaintes persistantes, des consultations r\u00e9p\u00e9t\u00e9es, des demandes d&#8217;examens compl\u00e9mentaires et, bien souvent, des changements r\u00e9guliers de m\u00e9decin. Le traitement de base consiste en une transmission d\u00e9taill\u00e9e du diagnostic avec des explications compr\u00e9hensibles et adapt\u00e9es au patient sur la physiopathologie et les possibilit\u00e9s th\u00e9rapeutiques, sans utiliser de termes m\u00e9dicaux. L&#8217;authenticit\u00e9 des plaintes doit \u00eatre cr\u00e9dible pour le patient et les craintes doivent absolument \u00eatre prises au s\u00e9rieux. Il est notamment important de s&#8217;enqu\u00e9rir de la compr\u00e9hension de la maladie et des attentes, mais il faut en m\u00eame temps fixer des objectifs r\u00e9alistes (&#8220;il n&#8217;est pas possible d&#8217;\u00eatre s\u00fbr \u00e0 100% du diagnostic&#8221;). Les patients doivent \u00eatre impliqu\u00e9s dans les d\u00e9cisions th\u00e9rapeutiques, c&#8217;est ainsi que la satisfaction\/qualit\u00e9 de vie et l&#8217;\u00e9volution de la maladie peuvent \u00eatre influenc\u00e9es positivement.<\/p>\n<p><strong>Modification du r\u00e9gime alimentaire : <\/strong>lors de la premi\u00e8re consultation, la plupart des patients font d\u00e9j\u00e0 \u00e9tat d&#8217;essais personnels de r\u00e9gimes d&#8217;exclusion dans le pass\u00e9, mais une adaptation structur\u00e9e du r\u00e9gime est souvent la premi\u00e8re \u00e9tape du traitement des sympt\u00f4mes du SDR. Les composants alimentaires mal absorb\u00e9s et osmotiquement actifs, en particulier les FODMAP, jouent un r\u00f4le. L&#8217;efficacit\u00e9 d&#8217;un r\u00e9gime pauvre en FODMAP dans le RDS a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e dans plusieurs \u00e9tudes (environ 70% de r\u00e9ponse clinique), c&#8217;est pourquoi les modifications de r\u00e9gime devraient toujours \u00eatre l&#8217;une des premi\u00e8res \u00e9tapes th\u00e9rapeutiques dans le RDS [18]. Les donn\u00e9es actuelles ne permettent pas de recommander un r\u00e9gime probatoire sans gluten seul.<\/p>\n<p><strong>Traitement analg\u00e9sique : <\/strong>les spasmolytiques anticholinergiques sont tr\u00e8s souvent utilis\u00e9s dans le SDR, bien que les preuves de l&#8217;efficacit\u00e9 de ces m\u00e9dicaments soient maigres [19]. En Suisse, les principales substances utilis\u00e9es sont les suivantes : La butylscopalamine (<sup>Buscopan\u00ae<\/sup>), la m\u00e9b\u00e9v\u00e9rine (<sup>Duspatalin\u00ae<\/sup>), le bromure de pinav\u00e9rine (<sup>Dicetel\u00ae<\/sup>), la trim\u00e9butine (<sup>Debridat\u00ae<\/sup>) et le m\u00e9tix\u00e8ne (<sup>Spasmocanulase\u00ae<\/sup>). Les effets secondaires possibles sont la s\u00e9cheresse de la bouche et les troubles de la vision.<\/p>\n<p>Les produits phytoth\u00e9rapeutiques sont bien accept\u00e9s par les patients, le plus utilis\u00e9 en Suisse \u00e9tant <sup>Iberogast\u00ae<\/sup>, un m\u00e9lange \u00e0 base d&#8217;alcool de neuf extraits de plantes. Une \u00e9tude randomis\u00e9e et contr\u00f4l\u00e9e par placebo a montr\u00e9 une am\u00e9lioration significative des douleurs abdominales associ\u00e9es au SDR [20]. Une r\u00e9duction significative des sympt\u00f4mes du RDS a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e pour les capsules d&#8217;huile de menthe poivr\u00e9e (<sup>Colpermin\u00ae<\/sup>), souvent utilis\u00e9es [21,22]. Ici, l&#8217;effet est probablement multifactoriel, notamment par une action antagoniste sur les canaux calciques (relaxation musculaire) et une action agonisante sur les r\u00e9cepteurs opio\u00efdes. Une autre pr\u00e9paration est le concentr\u00e9 d&#8217;artichaut <sup>Hepa-S\u00ae<\/sup>, mais les quelques donn\u00e9es disponibles ne montrent pas de b\u00e9n\u00e9fice certain [23].<\/p>\n<p><em>Les antid\u00e9presseurs <\/em>tels que les inhibiteurs de la recapture de la s\u00e9rotonine (ISRS) et les antid\u00e9presseurs tricycliques ont pour objectif de corriger un d\u00e9ficit s\u00e9rotoninergique en agissant sur l&#8217;axe intestin-cerveau. Dans une revue Cochrane [24], des effets positifs ont \u00e9t\u00e9 obtenus \u00e0 la fois sur l&#8217;\u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral et sp\u00e9cifiquement sur les douleurs abdominales (number needed to treat (NNT) = 4 resp. 5). Cependant, les patients souffrant de RDS et n&#8217;ayant pas de d\u00e9pression comme comorbidit\u00e9 ne semblent pas b\u00e9n\u00e9ficier d&#8217;un traitement par ISRS.<\/p>\n<p><strong>Traitement du RDS avec constipation :<\/strong> l&#8217;utilisation d&#8217;<em>agents gonflants<\/em> tels que Sterculia (<sup>Colosan\u00ae<\/sup>, <sup>Normacol\u00ae<\/sup>) et les graines de puces\/lin (<sup>Metamucil\u00ae<\/sup>, <sup>Mucilar\u00ae<\/sup>, <sup>Linomed\u00ae<\/sup>) ou <em>de laxatifs<\/em> isoosmotiques <em>\u00e0 base de poly\u00e9thyl\u00e8ne glycol<\/em> (<sup>Transipeg\u00ae<\/sup>, <sup>Movicol\u00ae<\/sup>) permet d&#8217;am\u00e9liorer la fr\u00e9quence et la consistance des selles, mais ces pr\u00e9parations n&#8217;ont aucun effet sur les douleurs abdominales ou les ballonnements associ\u00e9s au RDS [19]. Les laxatifs stimulants doivent \u00eatre \u00e9vit\u00e9s en raison de leur mauvaise tol\u00e9rance.<\/p>\n<p><em>Le linaclotide (<sup>Constella\u00ae<\/sup>)<\/em> est un agoniste de la guanylate cyclase agissant localement dans l&#8217;intestin, approuv\u00e9 pour le traitement du SDR avec constipation. L&#8217;action locale des r\u00e9cepteurs entra\u00eene l&#8217;activation de canaux ioniques dans l&#8217;intestin et donc la s\u00e9cr\u00e9tion de chlorure, de bicarbonate et d&#8217;eau dans la lumi\u00e8re intestinale. De plus, il existe \u00e9galement un effet analg\u00e9sique sur les nocicepteurs de l&#8217;intestin. Le linaclotide augmente significativement le nombre de d\u00e9f\u00e9cations compl\u00e8tes et r\u00e9duit le nombre et l&#8217;intensit\u00e9 des douleurs abdominales [25,26].<\/p>\n<p><em>La lubiprostone (<sup>Amitiza\u00ae<\/sup>) <\/em>est un activateur des canaux chlorure agissant localement dans l&#8217;intestin. Elle est autoris\u00e9e en Suisse pour le traitement de la constipation idiopathique chronique et de la constipation induite par les opio\u00efdes. A des doses plus faibles, le m\u00e9dicament est \u00e9galement autoris\u00e9 aux Etats-Unis et au Japon pour le RDS-O o\u00f9 il a montr\u00e9 de bons r\u00e9sultats sur les sympt\u00f4mes du RDS (douleur, ballonnements) [27].<\/p>\n<p><em>Le prucalopride (<sup>Resolor\u00ae<\/sup>) <\/em>est un agoniste s\u00e9lectif des r\u00e9cepteurs de la s\u00e9rotonine (5-HT4) \u00e0 haute affinit\u00e9, autoris\u00e9 en Suisse pour le traitement de la constipation idiopathique chronique. Pour l&#8217;utilisation dans le RDS-O, il existe des donn\u00e9es qui ont montr\u00e9 un effet positif sur les sympt\u00f4mes du RDS [28].<\/p>\n<p>Traitement du RDS avec diarrh\u00e9e : le lop\u00e9ramide (<sup>Imodium\u00ae<\/sup>) est souvent utilis\u00e9 dans le RDS-D pour r\u00e9guler les selles, mais n&#8217;a aucun effet sur les sympt\u00f4mes douloureux. En combinaison avec un agent gonflant, l&#8217;effet anti-diarrh\u00e9ique peut \u00eatre am\u00e9lior\u00e9. Pour le traitement de la diarrh\u00e9e, <em>la cholestyramine (<sup>Quantalan\u00ae<\/sup>)<\/em>, un ch\u00e9lateur des acides biliaires, peut \u00e9galement \u00eatre utilis\u00e9e \u00e0 titre probatoire, \u00e9tant donn\u00e9 qu&#8217;environ 25% des patients souffrant de RDS-D pr\u00e9sentent des signes d&#8217;un syndrome de perte d&#8217;acides biliaires [29]. Des \u00e9tudes non randomis\u00e9es ont d\u00e9montr\u00e9 que la cholestyramine r\u00e9duisait la fr\u00e9quence des selles et les douleurs abdominales [30].<\/p>\n<p><em>L&#8217;eluxadoline (<sup>Truberzi\u00ae<\/sup>)<\/em> est un agoniste des r\u00e9cepteurs opio\u00efdes \u03bc et \u03ba et un antagoniste des r\u00e9cepteurs opio\u00efdes \u03b4 agissant localement dans l&#8217;intestin, ce qui lui conf\u00e8re des propri\u00e9t\u00e9s anti-diarrh\u00e9iques et analg\u00e9siques. En f\u00e9vrier 2018, le m\u00e9dicament a \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9 par Swissmedic pour le traitement du RDS-D, mais il n&#8217;est pas encore disponible en Suisse. Dans une \u00e9tude randomis\u00e9e, Truberzi a montr\u00e9 un meilleur contr\u00f4le de la douleur et de la diarrh\u00e9e que le placebo apr\u00e8s 12 semaines de traitement sur la p\u00e9riode suivante d&#8217;un an [31]. C&#8217;\u00e9tait \u00e9galement le cas pour les patients qui avaient d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s au pr\u00e9alable par le lop\u00e9ramide, un \u03bc-r\u00e9cepteur opio\u00efde [32].<\/p>\n<p>L<em>&#8216;ondans\u00e9tron (<sup>Zofran\u00ae<\/sup>)<\/em> est un antagoniste des r\u00e9cepteurs de la s\u00e9rotonine (5-HT3) autoris\u00e9 en Suisse pour le traitement des naus\u00e9es associ\u00e9es \u00e0 la chimioth\u00e9rapie. Chez les patients atteints de RDS-D, on a \u00e9galement observ\u00e9 un ralentissement du p\u00e9ristaltisme intestinal et une r\u00e9duction de l&#8217;hypersensibilit\u00e9 visc\u00e9rale ou des douleurs abdominales [33]. D&#8217;autres \u00e9tudes sont pr\u00e9vues pour confirmer ces r\u00e9sultats prometteurs.<\/p>\n<p><em>La rifaximine (<sup>Xifaxan\u00ae<\/sup>) <\/em>est un antibiotique \u00e0 spectre large sp\u00e9cifique de l&#8217;intestin, autoris\u00e9 en Suisse pour la pr\u00e9vention des r\u00e9cidives d&#8217;enc\u00e9phalopathie h\u00e9patique.&nbsp; Aux \u00c9tats-Unis, ce m\u00e9dicament peut \u00e9galement \u00eatre utilis\u00e9 dans le traitement du RDS-D. Il est \u00e9galement utilis\u00e9 dans le traitement de l&#8217;asthme. Pour la rifaximine, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 qu&#8217;apr\u00e8s deux semaines de traitement, il y avait un effet positif sur les sympt\u00f4mes du RDS pour les dix semaines suivantes (8-10% de plus que le placebo) [34]. Le traitement antibiotique semble entra\u00eener une modification positive du microbiote intestinal, mais les m\u00e9canismes exacts ne sont pas clairs. Si n\u00e9cessaire, le cycle de traitement peut \u00eatre r\u00e9p\u00e9t\u00e9 \u00e0 volont\u00e9. Les craintes initiales concernant le d\u00e9veloppement d&#8217;une r\u00e9sistance n&#8217;ont pas \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9es et le profil d&#8217;effets secondaires est faible.<\/p>\n<p>Pour l&#8217;utilisation des probiotiques dans le SDR, les preuves ne sont pas concluantes, les \u00e9tudes sont h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes, avec des r\u00e9sultats positifs dans une majorit\u00e9 d&#8217;\u00e9tudes de petite taille. Les meilleurs r\u00e9sultats semblent \u00eatre obtenus avec Lactobacillus spec., Bifidobacterius spec. et Saccharomyces boulardii. Dans une r\u00e9cente revue syst\u00e9matique, les probiotiques ont \u00e9t\u00e9 reconnus comme efficaces chez certains patients souffrant de syndrome du c\u00f4lon irritable.  [35].<\/p>\n<p>Les th\u00e9rapies non pharmacologiques : La th\u00e9rapie cognitivo-comportementale et l&#8217;hypnose semblent pr\u00e9senter un certain avantage dans le traitement du SDR, mais il n&#8217;est pas clair si l&#8217;am\u00e9lioration des sympt\u00f4mes du SDR est li\u00e9e \u00e0 une r\u00e9duction effective de la douleur visc\u00e9rale ou si elle refl\u00e8te simplement une meilleure gestion de la douleur. En 2009, deux analyses Cochrane ont \u00e9valu\u00e9 avec r\u00e9serve l&#8217;effet de ces th\u00e9rapies [36,37]. Une r\u00e9cente revue syst\u00e9matique a \u00e9valu\u00e9 positivement l&#8217;effet de ces th\u00e9rapies, mais la forme de contact, la dur\u00e9e du traitement et le type de communication ne sont toujours pas clairement d\u00e9finis [38].<\/p>\n<p>Traitement du SDR avec g\u00eane li\u00e9e aux ballonnements : Les ballonnements, avec ou sans augmentation visible du volume de l&#8217;abdomen, sont une caract\u00e9ristique de diverses maladies fonctionnelles du tractus gastro-intestinal et sont souvent per\u00e7us comme tr\u00e8s g\u00eanants par les patients. En dehors des modifications du r\u00e9gime alimentaire (r\u00e9gime pauvre en FODMAP) et de l&#8217;utilisation de la rifaximine, il existe peu de possibilit\u00e9s th\u00e9rapeutiques. Il n&#8217;existe aucune preuve de l&#8217;utilisation de substances antimousses telles que la sim\u00e9thicone (<sup>Flatulex\u00ae<\/sup>) ou la dim\u00e9thicone (<sup>Spasmocanulase\u00ae<\/sup>) dans les troubles fonctionnels li\u00e9s aux ballonnements. Leur utilit\u00e9 est souvent d\u00e9cevante. Un certain nombre d&#8217;\u00e9tudes \u00e9l\u00e9gantes ont montr\u00e9 que les flatulences chez les patients souffrant de RDS ne sont pas caus\u00e9es par une augmentation de la quantit\u00e9 de gaz intestinal, mais par des d\u00e9placements caudo-ventraux du contenu intra-abdominal. Par un r\u00e9flexe visc\u00e9ro-somatique, il y a plut\u00f4t une r\u00e9action musculaire anormale du diaphragme (contraction) et des muscles abdominaux inf\u00e9rieurs (relaxation), ce qui entra\u00eene la protrusion de l&#8217;abdomen [39]. Le m\u00eame groupe de recherche a ensuite pu obtenir une r\u00e9duction significative des sympt\u00f4mes et du volume abdominal chez des patients RDS souffrant de ballonnements aigus \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;une th\u00e9rapie respiratoire sp\u00e9cifique assist\u00e9e par biofeedback [40]. Dans une \u00e9tude randomis\u00e9e ult\u00e9rieure, les sympt\u00f4mes de ballonnement ont diminu\u00e9 progressivement avec un entra\u00eenement r\u00e9gulier sur une p\u00e9riode d&#8217;observation de six mois [41].<\/p>\n<h2 id=\"resume\">R\u00e9sum\u00e9<\/h2>\n<p>Le syndrome du c\u00f4lon irritable reste un ensemble de sympt\u00f4mes qui n&#8217;est encore que partiellement compris et les possibilit\u00e9s de traitement sont toujours limit\u00e9es. Au fur et \u00e0 mesure que la physiopathologie sera mieux comprise, il sera probablement possible de caract\u00e9riser d&#8217;autres sous-types dans le pot commun aujourd&#8217;hui tr\u00e8s h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne des maladies fonctionnelles de l&#8217;intestin. Non pas sur la base de la symptomatologie clinique, comme tentent de le faire aujourd&#8217;hui les crit\u00e8res de Rome IV, mais \u00e0 l&#8217;aide de biomarqueurs qui permettront \u00e9ventuellement \u00e0 l&#8217;avenir un diagnostic positif de cette pathologie. Une meilleure compr\u00e9hension de la physiopathologie permettrait in\u00e9vitablement de d\u00e9velopper de nouvelles approches th\u00e9rapeutiques qui iraient au-del\u00e0 du traitement actuel ax\u00e9 uniquement sur les sympt\u00f4mes.<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>Le syndrome du c\u00f4lon irritable n&#8217;est pas un diagnostic d&#8217;exclusion, mais peut \u00eatre pos\u00e9 \u00e0 l&#8217;aide des crit\u00e8res de Rome IV et d&#8217;un nombre limit\u00e9 d&#8217;examens.<\/li>\n<li>Le traitement du syndrome du c\u00f4lon irritable repose sur une approche progressive tenant compte de la gravit\u00e9.<\/li>\n<li>Les modifications de r\u00e9gime, en particulier les FODMAP (oligo-, di- et monosaccharides fermentescibles), et un r\u00e9gime pauvre en polyols devraient \u00eatre l&#8217;une des premi\u00e8res \u00e9tapes th\u00e9rapeutiques.<\/li>\n<li>Les troubles fonctionnels li\u00e9s aux ballonnements peuvent \u00eatre soulag\u00e9s par la physioth\u00e9rapie et la kin\u00e9sith\u00e9rapie respiratoire.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Saha L : Syndrome de l&#8217;intestin irritable : pathogen\u00e8se, diagnostic, traitement, et m\u00e9decine fond\u00e9e sur les preuves. 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