{"id":336821,"date":"2019-01-20T01:00:00","date_gmt":"2019-01-20T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/boite-de-pandore-opportunites-et-dangers-du-traitement-de-la-douleur\/"},"modified":"2019-01-20T01:00:00","modified_gmt":"2019-01-20T00:00:00","slug":"boite-de-pandore-opportunites-et-dangers-du-traitement-de-la-douleur","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/boite-de-pandore-opportunites-et-dangers-du-traitement-de-la-douleur\/","title":{"rendered":"Bo\u00eete de Pandore &#8211; Opportunit\u00e9s et dangers du traitement de la douleur"},"content":{"rendered":"<p><strong>Le traitement de la douleur chez les patients atteints de tumeurs est devenu plus complexe au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es. Le syst\u00e8me de niveaux de l&#8217;OMS a \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises. Outre les m\u00e9dicaments, il faut toujours penser \u00e0 des interventions psychologiques et \u00e0 la physioth\u00e9rapie.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Les maladies tumorales sont souvent associ\u00e9es \u00e0 la douleur. Ainsi, environ 75% des patients atteints de tumeurs souffrent de douleurs [1]. Environ 30 \u00e0 60% de ces patients indiquent que leur douleur est forte \u00e0 tr\u00e8s forte [2,3].<\/p>\n<h2 id=\"le-systeme-de-classification-de-loms-une-vieille-histoire\">Le syst\u00e8me de classification de l&#8217;OMS &#8211; une vieille histoire ?<\/h2>\n<p>Le sch\u00e9ma par \u00e9tapes de l&#8217;OMS, introduit d\u00e8s 1986, est consid\u00e9r\u00e9 comme l&#8217;\u00e9talon-or pour le traitement des douleurs tumorales. Par exemple, Zech et al. [4] montrent qu&#8217;apr\u00e8s seulement six jours d&#8217;application correcte du sch\u00e9ma graduel de l&#8217;OMS, environ 90% des patients ne ressentaient plus qu&#8217;une douleur faible \u00e0 mod\u00e9r\u00e9e. Et pourtant, environ 10% des patients continuaient \u00e0 souffrir de douleurs s\u00e9v\u00e8res \u00e0 tr\u00e8s s\u00e9v\u00e8res apr\u00e8s un mois et jusqu&#8217;\u00e0 leur d\u00e9c\u00e8s, malgr\u00e9 une application correcte du sch\u00e9ma. De plus, la litt\u00e9rature r\u00e9cente \u00e9value de mani\u00e8re beaucoup plus critique le taux de r\u00e9ussite du sch\u00e9ma classique par \u00e9tapes de l&#8217;OMS, avec des taux de r\u00e9ponse tr\u00e8s variables allant de 15 \u00e0 75% [1]. Cela a donn\u00e9 lieu \u00e0 diverses propositions de modification, en particulier ces derni\u00e8res ann\u00e9es <strong>(figure&nbsp;1).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-10826\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/abb1_oh4_s14.png\" style=\"height:591px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1083\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le fait que le sch\u00e9ma par \u00e9tapes de l&#8217;OMS se concentre exclusivement sur le traitement <em>m\u00e9dicamenteux<\/em> des douleurs tumorales et laisse de c\u00f4t\u00e9 les autres strat\u00e9gies de traitement m\u00e9rite \u00e9galement d&#8217;\u00eatre discut\u00e9 [5]. Ainsi, les options th\u00e9rapeutiques \u00e9largies au traitement m\u00e9dicamenteux ne sont souvent m\u00eame pas envisag\u00e9es par les \u00e9quipes soignantes.<\/p>\n<p>Il faut se rappeler, en particulier pour les douleurs locor\u00e9gionales, que de nombreux patients peuvent \u00eatre aid\u00e9s efficacement et \u00e0 plus long terme par des infiltrations avec peu ou pas d&#8217;effets secondaires syst\u00e9miques [6]. Souvent, une telle intervention permet de r\u00e9duire ou, dans le meilleur des cas, de suspendre compl\u00e8tement l&#8217;analg\u00e9sie m\u00e9dicamenteuse syst\u00e9mique, qui a de nombreux effets secondaires. Il ne faut pas oublier les applications locales simples telles que les gels\/patch d&#8217;anesth\u00e9siques locaux et les applications transdermiques secondaires de capsa\u00efcine.<br \/>\nDivers experts en mati\u00e8re de douleur tumorale [5,7] proposent en outre de sauter la deuxi\u00e8me \u00e9tape (opio\u00efdes faiblement actifs) et de passer directement \u00e0 la troisi\u00e8me \u00e9tape (opio\u00efdes puissants) si l&#8217;effet de la premi\u00e8re \u00e9tape est insuffisant. Cela correspond \u00e9galement \u00e0 notre approche clinique.<\/p>\n<p>Depuis plusieurs ann\u00e9es, les co-analg\u00e9siques tels que les antid\u00e9presseurs et les pentino\u00efdes ont \u00e9galement trouv\u00e9 leur place dans le traitement des douleurs tumorales. Les meilleurs Numbers Needed to Treat (NNT) sont obtenus, en particulier pour les douleurs neuropathiques, par les anciens antid\u00e9presseurs tricycliques (NNT 3,6) [8]. Parmi les pentino\u00efdes, la gabapentine pr\u00e9sente le meilleur profil d&#8217;effets ind\u00e9sirables que la pr\u00e9gabaline (Number Needed to Harm, NNH, de 25,6 contre 13,9), selon une revue r\u00e9cente [8].<\/p>\n<p>L&#8217;effet analg\u00e9sique du parac\u00e9tamol est souvent surestim\u00e9 en cas de douleurs intenses. Le parac\u00e9tamol est un analg\u00e9sique peu efficace [9,10], c&#8217;est pourquoi on ne peut s&#8217;attendre qu&#8217;\u00e0 un faible b\u00e9n\u00e9fice th\u00e9rapeutique en cas de douleurs s\u00e9v\u00e8res.<\/p>\n<p>Les aspects psychosomatiques sont tr\u00e8s importants et jouent un r\u00f4le au moins aussi important chez les patients atteints de tumeurs que chez les patients souffrant de douleurs chroniques b\u00e9nignes [11,12]. Education \u00e0 la douleur, enseignement de strat\u00e9gies pour mieux g\u00e9rer la douleur jusqu&#8217;\u00e0 l&#8217;hypnoth\u00e9rapie [13] devraient \u00eatre envisag\u00e9s et mis en \u0153uvre en \u00e9troite coordination avec la psycho-oncologie.<\/p>\n<p>Bien entendu, il faut toujours penser \u00e0 une radioth\u00e9rapie palliative. Cela est particuli\u00e8rement vrai pour les m\u00e9tastases osseuses : Dans ce cas, un taux de r\u00e9ponse d&#8217;environ 60% peut \u00eatre atteint en termes de soulagement de la douleur [14]. Les options th\u00e9rapeutiques locor\u00e9gionales doivent \u00eatre envisag\u00e9es, en particulier en cas de douleurs intenses, jusqu&#8217;\u00e0 ce que l&#8217;effet analg\u00e9sique de la radioth\u00e9rapie se fasse sentir.<\/p>\n<p>Une physioth\u00e9rapie cibl\u00e9e est \u00e9galement g\u00e9n\u00e9ralement tr\u00e8s utile [15] et est fortement recommand\u00e9e par les auteurs.<\/p>\n<h2 id=\"boite-de-pandore-premiere-partie-efficacite-des-opioides\">Bo\u00eete de Pandore premi\u00e8re partie :<strong> <\/strong>Efficacit\u00e9 des opio\u00efdes<\/h2>\n<p>Dans le traitement des douleurs chroniques b\u00e9nignes, la prescription d&#8217;opio\u00efdes a \u00e9t\u00e9 fortement remise en question ces derni\u00e8res ann\u00e9es [16,17]. Cela est d\u00fb aux doutes concernant le profil b\u00e9n\u00e9fice\/risque positif des opio\u00efdes. Une revue r\u00e9cemment publi\u00e9e en Allemagne a conclu que le NNT des opio\u00efdes dans les lombalgies chroniques \u00e0 quatre semaines \u00e9tait de 19, le NNH 6 (arr\u00eat pour effets secondaires graves) [18]. Une analyse Cochrane r\u00e9cente [19] fait \u00e9tat d&#8217;un taux g\u00e9n\u00e9ral d&#8217;effets secondaires de 78% et de 7,5% d&#8217;effets secondaires graves.<\/p>\n<p>Pourtant, la consommation d&#8217;opio\u00efdes prescrits l\u00e9galement a augment\u00e9 de mani\u00e8re inqui\u00e9tante dans le monde entier &#8211; surtout aux \u00c9tats-Unis [17], mais aussi en Suisse [20] et dans les pays voisins comme l&#8217;Allemagne [21]. De m\u00eame, le potentiel de d\u00e9pendance a \u00e9t\u00e9 nettement sous-estim\u00e9 et\/ou occult\u00e9 [22].<\/p>\n<p>Dans le cadre de notre travail clinique avec des patients atteints de tumeurs, nous sommes r\u00e9guli\u00e8rement confront\u00e9s \u00e0 des cas o\u00f9 les opio\u00efdes n&#8217;apportent pas de soulagement de la douleur malgr\u00e9 une augmentation ad\u00e9quate des doses et une rotation des opio\u00efdes, en particulier dans les cas de douleurs neuropathiques et de douleurs li\u00e9es au mouvement. Nous n&#8217;avons pas connaissance d&#8217;\u00e9tudes syst\u00e9matiques sur l&#8217;incidence de la douleur sensible aux opio\u00efdes chez les patients atteints de tumeurs. En tout \u00e9tat de cause (comme nous l&#8217;avons d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9), les taux de r\u00e9ussite du sch\u00e9ma classique de l&#8217;OMS, dans lequel les opio\u00efdes jouent un r\u00f4le essentiel, sont aujourd&#8217;hui \u00e9valu\u00e9s de mani\u00e8re plus critique qu&#8217;auparavant [1].<\/p>\n<p>\u00c9tant donn\u00e9 que les opio\u00efdes, m\u00eame \u00e0 faibles doses, entra\u00eenent une diminution de la qualit\u00e9 de vie [17], il convient de toujours v\u00e9rifier avec pr\u00e9cision, m\u00eame chez les patients atteints de tumeurs, si l&#8217;utilit\u00e9 th\u00e9rapeutique d&#8217;un traitement par opio\u00efdes existe et si elle est raisonnablement proportionnelle au profil d&#8217;effets secondaires.<\/p>\n<h2 id=\"boite-de-pandore-deuxieme-partie-long-term-survivor\">Bo\u00eete de Pandore deuxi\u00e8me partie : &#8220;long-term survivor&#8221;.<\/h2>\n<p>La proportion moyenne de patients souffrant de douleurs chroniques apr\u00e8s un traitement tumoral varie entre 28% [23] et 55% [1] selon la litt\u00e9rature, mais elle peut varier en fonction du type de tumeur et \u00eatre nettement plus \u00e9lev\u00e9e (cancer du sein : 84%) [24]. En outre, gr\u00e2ce aux immunochimioth\u00e9rapies innovantes, de plus en plus de patients atteints de tumeurs survivent, m\u00eame \u00e0 moyen et long terme. Ainsi, environ deux tiers des personnes atteintes d&#8217;une tumeur survivent les cinq premi\u00e8res ann\u00e9es et environ 40% les dix premi\u00e8res ann\u00e9es [25]. Souvent, ces &#8220;long-term survivors&#8221; sont trait\u00e9s par des doses (parfois \u00e9lev\u00e9es) d&#8217;opio\u00efdes pendant la phase aigu\u00eb de leur maladie tumorale<strong> (fig.&nbsp;2).<\/strong> Ainsi, nous voyons \u00e9galement de plus en plus de &#8220;long-term survivors&#8221; souffrant de douleurs induites par la th\u00e9rapie tumorale (douleurs chroniques postop\u00e9ratoires, douleurs chroniques induites par la chimioth\u00e9rapie et la radioth\u00e9rapie), qui sont souvent sous traitement opio\u00efde. Pourquoi &#8211; c&#8217;est la question logique &#8211; les &#8220;survivants \u00e0 long terme&#8221; devraient-ils b\u00e9n\u00e9ficier davantage d&#8217;un traitement opio\u00efde chronique que les patients souffrant d&#8217;une douleur chronique b\u00e9nigne ? La perte d&#8217;efficacit\u00e9, les effets secondaires r\u00e9duisant la qualit\u00e9 de vie et le d\u00e9veloppement d&#8217;une d\u00e9pendance ne sont-ils pertinents que pour les douleurs chroniques b\u00e9nignes ?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-10827 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/abb2_oh4_s14.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/722;height:394px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"722\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les r\u00e9ponses scientifiques manquent, mais on ne peut pas s&#8217;attendre \u00e0 ce qu&#8217;il y ait des diff\u00e9rences entre les douleurs b\u00e9nignes et celles associ\u00e9es aux tumeurs. La question de savoir si les opio\u00efdes administr\u00e9s en p\u00e9riode p\u00e9riop\u00e9ratoire entra\u00eenent un moins bon r\u00e9sultat en termes de quoad-vitam chez les patients atteints de tumeurs n&#8217;a pas non plus re\u00e7u de r\u00e9ponse concluante : Il existe des indices en ce sens in vitro [26] et dans les \u00e9tudes animales [27], mais il n&#8217;existe pas encore d&#8217;\u00e9tudes randomis\u00e9es et contr\u00f4l\u00e9es.<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>Le traitement de la douleur chez les patients atteints de tumeurs est devenu de plus en plus complexe au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es.<\/li>\n<li>En outre, le sch\u00e9ma des niveaux de l&#8217;OMS a subi diverses modifications, raison pour laquelle il convient de faire appel \u00e0 l&#8217;expertise d&#8217;un th\u00e9rapeute de la douleur largement form\u00e9 en cas de douleur persistante, m\u00eame si le sch\u00e9ma est correctement appliqu\u00e9. Id\u00e9alement, celui-ci dispose de connaissances approfondies en mati\u00e8re de th\u00e9rapie m\u00e9dicamenteuse, interventionnelle et psychosomatique.<\/li>\n<li>Outre le traitement analg\u00e9sique m\u00e9dicamenteux, il faut toujours penser aux interventions psychologiques, aux infiltrations, \u00e0 la radioth\u00e9rapie et \u00e0 la physioth\u00e9rapie. Une \u00e9troite collaboration interdisciplinaire et multiprofessionnelle avec les oncologues, le m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste, les sp\u00e9cialistes des soins palliatifs, les radio-oncologues, les psycho-oncologues et, selon la pathologie tumorale, d&#8217;autres disciplines sp\u00e9cialis\u00e9es est une base indispensable pour pouvoir offrir au patient le meilleur traitement possible contre la douleur.<\/li>\n<li>Les &#8220;long-term survivors&#8221;, en particulier, posent de nouveaux d\u00e9fis aux \u00e9quipes soignantes en mati\u00e8re de traitement de la douleur, notamment en ce qui concerne les th\u00e9rapies opio\u00efdes.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>van den Beuken-van Everdingen MH, et al. : High prevalence of pain in patients with cancer in a large population-based study in The Netherlands. Pain 2007 ; 132 : 312-320.<\/li>\n<li>Klepstad P, et al : The Norwegian brief pain inventory questionnaire : translation and validation in cancer pain patients. J Pain Symptom Manage 2002 ; 24 : 517-525.<\/li>\n<li>Breivik H, et al : Cancer-related pain : a pan-European survey of prevalence, treatment, and patient attitudes. Ann Oncol 2009 ; 20 : 1420-1433.<\/li>\n<li>Zech DF, et al : Validation of World Health Organization Guidelines for cancer pain relief : a 10-year prospective study. Pain 1995 ; 63 : 65-76.<\/li>\n<li>Eisenberg E, et al : Time to modify the WHO analgesic leader ? Pain Clin Update 2005 ; 13 : 1-4.<\/li>\n<li>Jadad AR, Browman GP : L&#8217;\u00e9chelle analg\u00e9sique de l&#8217;OMS pour la prise en charge de la douleur canc\u00e9reuse. \u00c9tayer la qualit\u00e9 de son \u00e9valuation. JAMA 1995 ; 274 : 1870-1873.<\/li>\n<li>Vargas-Schaffer G : L&#8217;\u00e9chelle analg\u00e9sique de l&#8217;OMS est-elle toujours valable ? Vingt et quatre ans d&#8217;exp\u00e9rience. Can Fam Physician 2010 ; 56 : 514-517, e202-205.<\/li>\n<li>Finnerup NB, et al : Pharmacotherapy for neuropathic pain in adults : a systematic review and meta-analysis. Lancet Neurol 2015 ; 14 : 162-173.<\/li>\n<li>Bandschapp O, et al : Tropisetron bloque l&#8217;action analg\u00e9sique de l&#8217;ac\u00e9taminoph\u00e8ne : une \u00e9tude sur un mod\u00e8le de douleur humaine. Douleur 2011 ; 152 : 1304-1310.<\/li>\n<li>Lange H, et al. : [Combined analgesics for postoperative pain therapy. Review of effectiveness and side-effects]. Anaesthesist 2007 ; 56 : 1001-1016.<\/li>\n<li>Kapfhammer HP : [Comorbid depressive and anxiety disorders in patients with cancer]. Neurologue 2015 ; 86 : 291-292, 294-298, 300-301.<\/li>\n<li>Kroenke K, et al : The association of depression and pain with health-related quality of life, disability, and health care use in cancer patients. 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