{"id":336921,"date":"2018-12-31T01:00:00","date_gmt":"2018-12-31T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/tests-multigenerationnels-pour-une-indication-individuelle\/"},"modified":"2018-12-31T01:00:00","modified_gmt":"2018-12-31T00:00:00","slug":"tests-multigenerationnels-pour-une-indication-individuelle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/tests-multigenerationnels-pour-une-indication-individuelle\/","title":{"rendered":"Tests multig\u00e9n\u00e9rationnels pour une indication individuelle"},"content":{"rendered":"<p><strong>L&#8217;utilisation des quatre tests multigrades MammaPrint, Oncotype DX, EndoPredict et Prosigna peut \u00eatre utile pour d\u00e9cider d&#8217;une chimioth\u00e9rapie adjuvante. Chez quelles patientes doivent-ils \u00eatre utilis\u00e9s en particulier ?<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies, la mortalit\u00e9 due au cancer du sein a heureusement diminu\u00e9. Les raisons en sont le diagnostic plus pr\u00e9coce des cancers du sein, les nouvelles substances et \u00e9galement l&#8217;utilisation fr\u00e9quente de la chimioth\u00e9rapie adjuvante. La question se pose maintenant de savoir si l&#8217;on pourrait d\u00e9sescalader le traitement chez certaines patientes [1].<\/p>\n<h2 id=\"decision-basee-sur-des-facteurs-de-risque-cliniques-et-pathologiques\">D\u00e9cision bas\u00e9e sur des facteurs de risque cliniques et pathologiques<\/h2>\n<p>Jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, la d\u00e9cision de savoir quelle patiente devait recevoir ou non une chimioth\u00e9rapie adjuvante \u00e9tait prise en fonction de facteurs de risque cliniques et pathologiques tels que la taille de la tumeur, le statut des ganglions lymphatiques, le grade de la tumeur, le taux de prolif\u00e9ration, l&#8217;expression des r\u00e9cepteurs hormonaux et le statut Her2.<\/p>\n<p>Dans le cas des carcinomes tripl\u00e9gatifs (&#8220;basal-like&#8221;) et des tumeurs Her2-positives, il est indiscutable qu&#8217;une chimioth\u00e9rapie adjuvante doit \u00eatre administr\u00e9e. Ils ont g\u00e9n\u00e9ralement un taux de prolif\u00e9ration \u00e9lev\u00e9 et ont tendance \u00e0 se d\u00e9velopper de mani\u00e8re plus agressive. Les deux groupes r\u00e9pondent g\u00e9n\u00e9ralement bien \u00e0 la chimioth\u00e9rapie.<\/p>\n<p>La d\u00e9cision est un peu plus difficile \u00e0 prendre pour les tumeurs lumineuses A bien diff\u00e9renci\u00e9es et positives pour les r\u00e9cepteurs d&#8217;\u0153strog\u00e8nes (RE) et les tumeurs lumineuses B moins bien diff\u00e9renci\u00e9es et positives pour les RE, qui sont plus difficiles \u00e0 distinguer les unes des autres. Jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, on utilisait le taux de prolif\u00e9ration, d\u00e9termin\u00e9 \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;un immunomarquage KI-67 pas toujours fiable, pour les distinguer.<\/p>\n<h2 id=\"tests-dexpression-multigenique\">Tests d&#8217;expression multig\u00e9nique<\/h2>\n<p>Pour pouvoir d\u00e9terminer avec une plus grande certitude quelle patiente doit recevoir une chimioth\u00e9rapie en plus d&#8217;un traitement antihormonal dans le grand groupe des cancers du sein \u00e0 r\u00e9cepteurs hormonaux positifs, il est donc n\u00e9cessaire de pouvoir pronostiquer le risque de mani\u00e8re plus pr\u00e9cise et individuelle.<\/p>\n<p>Ainsi, il y a une vingtaine d&#8217;ann\u00e9es, le d\u00e9veloppement de puces \u00e0 ADNc a permis d&#8217;\u00e9tudier plus pr\u00e9cis\u00e9ment l&#8217;expression g\u00e9n\u00e9tique des tumeurs. Ces tableaux ont permis de d\u00e9terminer l&#8217;expression d&#8217;environ 500 g\u00e8nes simultan\u00e9ment. Ils ont d\u00e9couvert que les diff\u00e9rents types biologiques de carcinomes mammaires pouvaient \u00e9galement \u00eatre distingu\u00e9s les uns des autres sur la base du mod\u00e8le d&#8217;expression g\u00e9n\u00e9tique.<\/p>\n<p>Sur la base de ces \u00e9tudes, des tests d&#8217;expression multig\u00e9nique ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9s pour une utilisation de routine en clinique. Ces tests se limitent aux g\u00e8nes les plus importants, n\u00e9cessaires pour distinguer les diff\u00e9rents types de tumeurs en termes de pronostic, et permettent de prendre des d\u00e9cisions th\u00e9rapeutiques individuelles.<\/p>\n<p>Quatre tests d&#8217;expression multig\u00e9nique de ce type sont d\u00e9sormais disponibles en Suisse <strong>(tableau&nbsp;1)<\/strong> [2\u20134]:<\/p>\n<ul>\n<li>MammaPrint : le test est effectu\u00e9 de mani\u00e8re centralis\u00e9e sur du mat\u00e9riel tumoral congel\u00e9 ou fix\u00e9 au formol et examine l&#8217;expression de 70 g\u00e8nes. MammaPrint distingue un risque pronostique faible d&#8217;un risque pronostique \u00e9lev\u00e9.<\/li>\n<li>Oncotype DX : le test est effectu\u00e9 de mani\u00e8re centralis\u00e9e aux \u00c9tats-Unis sur du mat\u00e9riel inclus en paraffine et examine l&#8217;expression de 21 g\u00e8nes. Il est pronostique pour le risque de r\u00e9cidive au cours des cinq premi\u00e8res ann\u00e9es et donne une valeur num\u00e9rique entre 0 et 100 (&#8220;recurrence score&#8221;) comme mesure du risque de r\u00e9cidive. Sur la base de l&#8217;Oncotype DX, il est \u00e9galement possible de tirer des conclusions sur l&#8217;efficacit\u00e9 des chimioth\u00e9rapies [2,3].<\/li>\n<li>EndoPredict : le test est r\u00e9alis\u00e9 de mani\u00e8re d\u00e9centralis\u00e9e, y compris en Suisse, sur des tissus fix\u00e9s au formol ou inclus en paraffine, teste l&#8217;expression de l&#8217;ARNm de 12 g\u00e8nes et int\u00e8gre des param\u00e8tres clinico-pathologiques (taille de la tumeur, nombre de ganglions lymphatiques axillaires atteints). Il ne s&#8217;agit donc pas d&#8217;un simple test g\u00e9n\u00e9tique. La valeur pronostique pour la pr\u00e9diction des m\u00e9tastases pr\u00e9coces et tardives est valid\u00e9e.<\/li>\n<li>Prosigna : le test examine l&#8217;expression de 50 g\u00e8nes et peut \u00eatre effectu\u00e9 localement si le laboratoire est \u00e9quip\u00e9. Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9 pour d\u00e9terminer le sous-type biologique, mais il a \u00e9galement une valeur pronostique en permettant d&#8217;estimer le risque individuel de r\u00e9cidive de la patiente.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-11242\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/tab1_oh6_s27.png\" style=\"height:304px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"558\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/tab1_oh6_s27.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/tab1_oh6_s27-800x406.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/tab1_oh6_s27-120x61.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/tab1_oh6_s27-90x46.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/tab1_oh6_s27-320x162.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/tab1_oh6_s27-560x284.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La valeur pronostique des quatre tests a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e dans des \u00e9tudes r\u00e9trospectives. Des donn\u00e9es prospectives sont d\u00e9sormais disponibles pour Oncotype DX et MammaPrint (TAILORx, Mindact [5,6]). Les quatre tests sont recommand\u00e9s comme tests pronostiques par les directives internationales (directives ASCO, ESMO, AGO, Consensus de St. Gall [1]) et sont d\u00e9sormais rembours\u00e9s par les caisses d&#8217;assurance maladie. Cependant, il n&#8217;y a pas de corr\u00e9lation \u00e0 100% entre les r\u00e9sultats des diff\u00e9rents tests. Ainsi, en comparant EndoPredict et Oncotype DX, on a trouv\u00e9 une concordance des r\u00e9sultats, certes significative mais plut\u00f4t mod\u00e9r\u00e9e, de 76% [7].<\/p>\n<h2 id=\"quand-la-chimiotherapie-est-elle-utile\">Quand la chimioth\u00e9rapie est-elle utile ?<\/h2>\n<p>La question se pose maintenant de savoir pour quel groupe \u00e0 risque, d\u00e9fini par un tel test d&#8217;expression g\u00e9n\u00e9tique, une chimioth\u00e9rapie adjuvante est judicieuse. Cette question est examin\u00e9e dans les \u00e9tudes TAILORx et Mindact actuellement publi\u00e9es.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9tude TAILORx [5] est une \u00e9tude prospective r\u00e9alis\u00e9e avec le test du g\u00e8ne 21, Oncotype DX. 10 273 femmes atteintes d&#8217;un cancer du sein Her2-n\u00e9gatif avec r\u00e9cepteurs hormonaux positifs et sans atteinte ganglionnaire ont \u00e9t\u00e9 incluses. Le r\u00e9sultat du test fournit un &#8220;score de r\u00e9cidive&#8221; (RS) compris entre 1 et 100, une valeur comprise entre 1 et 11 pr\u00e9disant un faible risque de r\u00e9cidive pour lequel aucune chimioth\u00e9rapie n&#8217;est indiqu\u00e9e, et une valeur &gt;25 indiquant un risque \u00e9lev\u00e9 pour lequel une chimioth\u00e9rapie semble appropri\u00e9e. L&#8217;incertitude r\u00e9gnait chez les femmes pr\u00e9sentant un risque moyen compris entre 11 et 25, ce qui concerne la majorit\u00e9 des patientes (69%). Ce groupe de 9719 femmes a \u00e9t\u00e9 randomis\u00e9 en deux bras d&#8217;\u00e9tude, avec et sans chimioth\u00e9rapie. Toutes les patientes ont re\u00e7u un traitement antihormonal adjuvant. La p\u00e9riode d&#8217;observation a \u00e9t\u00e9 de neuf ans en moyenne. Apr\u00e8s cette p\u00e9riode, les deux groupes de traitement avaient des taux de survie sans maladie similaires, \u00e0 savoir 83,3% dans le groupe trait\u00e9 exclusivement par antihormones et 84,3% dans le groupe ayant re\u00e7u une chimioth\u00e9rapie suppl\u00e9mentaire. Il n&#8217;y avait pas de diff\u00e9rence en termes de survie globale (93,9% vs 93,8%), en particulier chez les femmes de plus de 50 ans. Chez les patientes de plus de 50 ans et avec un RS de 0-25, on peut donc supposer que la chimioth\u00e9rapie n&#8217;apporte aucun b\u00e9n\u00e9fice suppl\u00e9mentaire. Chez les patientes plus jeunes, en particulier celles ayant un RS de 21-25, environ 6,5% ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de la chimioth\u00e9rapie.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9tude Mindact [6] a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e avec la signature de 70 g\u00e8nes MammaPrint. Ce test distingue les tumeurs \u00e0 faible risque g\u00e9n\u00e9tique des tumeurs \u00e0 haut risque g\u00e9n\u00e9tique d&#8217;apparition de m\u00e9tastases \u00e0 distance apr\u00e8s cinq et dix ans. Mindact est une \u00e9tude de phase III qui \u00e9value l&#8217;utilit\u00e9 d&#8217;un microarray (MammaPrint) en tant qu&#8217;information suppl\u00e9mentaire sur les facteurs de risque cliniques dans la d\u00e9cision individuelle de recourir \u00e0 une chimioth\u00e9rapie adjuvante. Chez 6693 femmes, le risque g\u00e9n\u00e9tique a \u00e9t\u00e9 d\u00e9termin\u00e9 \u00e0 l&#8217;aide de MammaPrint et le risque clinique \u00e0 l&#8217;aide d'&#8221;Adjuvant Online&#8221; en tenant compte des facteurs de risque classiques. En cas de concordance entre le risque clinique et le risque g\u00e9n\u00e9tique, le traitement \u00e9tait clair : les patientes pr\u00e9sentant un faible risque g\u00e9n\u00e9tique et un faible risque clinique ne recevaient pas de chimioth\u00e9rapie et les patientes pr\u00e9sentant un risque g\u00e9n\u00e9tique \u00e9lev\u00e9 et un risque clinique \u00e9lev\u00e9 recevaient une chimioth\u00e9rapie. Les patientes pr\u00e9sentant un risque discordant, c&#8217;est-\u00e0-dire un risque g\u00e9n\u00e9tique \u00e9lev\u00e9 et un risque clinique faible ou l&#8217;inverse, ont \u00e9t\u00e9 randomis\u00e9es en deux groupes de traitement avec ou sans chimioth\u00e9rapie en plus du traitement antihormonal. Il s&#8217;est av\u00e9r\u00e9 que l&#8217;administration d&#8217;une chimioth\u00e9rapie ne faisait pas de diff\u00e9rence significative en termes de survie sans maladie dans les groupes discordants. Si l&#8217;on consid\u00e8re le groupe de 1 550 patientes \u00e0 haut risque clinique et \u00e0 faible risque g\u00e9n\u00e9tique, on constate une diff\u00e9rence de 1,5% seulement en faveur de la chimioth\u00e9rapie en ce qui concerne la survie sans r\u00e9cidive \u00e0 distance (&#8220;distant recurrence free survival&#8221;, DRFS) \u00e0 cinq ans. Les patientes pr\u00e9sentant un risque clinique faible et un risque g\u00e9n\u00e9tique \u00e9lev\u00e9 n&#8217;ont pas b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de la chimioth\u00e9rapie en termes de DRFS. Ainsi, la conclusion que l&#8217;on peut tirer de cette \u00e9tude est que l&#8217;on ne devrait proposer un test g\u00e9n\u00e9tique qu&#8217;aux patientes \u00e0 haut risque clinique et que l&#8217;on pourrait alors \u00e9pargner la chimioth\u00e9rapie aux patientes \u00e0 faible risque g\u00e9n\u00e9tique, \u00e0 moins que les patientes n&#8217;insistent pour suivre une chimioth\u00e9rapie afin de minimiser le risque de r\u00e9cidive de 1,5% suppl\u00e9mentaire. Mais ces patientes n&#8217;ont alors pas besoin d&#8217;un test g\u00e9n\u00e9tique.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-11243 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/abb1_oh6_s28.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/442;height:241px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"442\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/abb1_oh6_s28.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/abb1_oh6_s28-800x321.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/abb1_oh6_s28-120x48.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/abb1_oh6_s28-90x36.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/abb1_oh6_s28-320x129.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/abb1_oh6_s28-560x225.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"reunion-de-consensus-de-saint-gall-2017\">R\u00e9union de consensus de Saint-Gall 2017<\/h2>\n<p>Lors de la r\u00e9union de consensus de Saint-Gall de 2017 \u00e0 Vienne, ces \u00e9tudes et l&#8217;utilisation de tests multig\u00e9n\u00e9rationnels ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 discut\u00e9es [1]. Pour l&#8217;instant, les experts ont consid\u00e9r\u00e9 que les tests g\u00e9n\u00e9tiques n&#8217;\u00e9taient indiqu\u00e9s que pour r\u00e9pondre \u00e0 la question de savoir si une patiente avait besoin ou non d&#8217;une chimioth\u00e9rapie adjuvante. Conform\u00e9ment aux recommandations actuelles du consensus, aucun test g\u00e9n\u00e9tique ne devrait \u00eatre effectu\u00e9 en cas de risque clinique faible (pT1a\/b, G1, ER \u00e9lev\u00e9, N0, faible taux de prolif\u00e9ration) et en cas de risque clinique clairement \u00e9lev\u00e9 (faible expression des r\u00e9cepteurs hormonaux, G3, taux de prolif\u00e9ration \u00e9lev\u00e9, atteinte de nombreux ganglions lymphatiques ou au stade III). Le comit\u00e9 d&#8217;experts a estim\u00e9 que la r\u00e9alisation de tests g\u00e9n\u00e9tiques ne s&#8217;imposait que chez les patientes dont le profil de risque clinique n&#8217;\u00e9tait pas tout \u00e0 fait clair (taille de la tumeur 1-3&nbsp;cm, atteinte de 0-3 ganglions lymphatiques axillaires et taux de prolif\u00e9ration interm\u00e9diaire) <strong>(fig.&nbsp;1).<\/strong><\/p>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Curigliano G, et al : De-escalating and escalating treatments for early-stage breast cancer : the St. Gallen International Expert Consensus Conference on the Primary Therapy of Early Breast Cancer 2017. Annals of Oncology 2017 ; 28 : 1700-1712.<\/li>\n<li>Paik S, et al : A Multigene Assay to Predict Recurrence of Tamoxifen-Treated, Node-Negative Breast Cancer. N Engl J Med 2004 ; 351(27) : 2817-2826.<\/li>\n<li>Paik S, et al : Expression des g\u00e8nes et b\u00e9n\u00e9fice de la chimioth\u00e9rapie chez les femmes atteintes d&#8217;un cancer du sein Node-Negative, Estrogen Receptor-Positive. J Clin Oncol 2006 ; 24 : 3726-3734.<\/li>\n<li>Markopoulos C, et al. : Preuves cliniques \u00e0 l&#8217;appui des tests g\u00e9nomiques dans le cancer du sein pr\u00e9coce : tous les tests g\u00e9nomiques fournissent-ils les m\u00eames informations ? EJSO 2017 ; 43 : 909-920.<\/li>\n<li>Sparano JA, et al : Chimioth\u00e9rapie adjuvante guid\u00e9e par un test d&#8217;expression de 21 g\u00e8nes dans le cancer du sein. N Engl J Med 2018 ; 379 : 111-121.<\/li>\n<li>Cardoso F, et al : 70-Gene Signature as an Aid to Treatment Decisions in Early-Stage Breast Cancer. N Engl J Med 2016 ; 375(8) : 717-729.<\/li>\n<li>Varga Z, et al : Comparaison des r\u00e9sultats du test EndoPredict et Oncotype DX dans le cancer du sein invasif \u00e0 r\u00e9cepteurs hormonaux positifs. PLOS ONE 2013 ; 8(3) : e58483.<\/li>\n<li>Lux MP, et al : Budget Impact analysis of gene expression tests to aid Therapy decisions for breast cancer patients in Germany. The Breast 2018 ; 37 : 89-98.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature compl\u00e9mentaire :<\/p>\n<ul>\n<li>S\u00f8rlie T, et al : Gene expression patterns of breast carcinomas distinguish tumor subclasses with clinical implications. PNAS 2001 ; 98(19) : 10869-10874.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c9MATOLOGIE 2018 ; 6(6) : 26-29<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;utilisation des quatre tests multigrades MammaPrint, Oncotype DX, EndoPredict et Prosigna peut \u00eatre utile pour d\u00e9cider d&#8217;une chimioth\u00e9rapie adjuvante. Chez quelles patientes doivent-ils \u00eatre utilis\u00e9s en particulier ?<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":85995,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Chimioth\u00e9rapie adjuvante dans le cancer du sein","footnotes":""},"category":[11531,11417,11422,11389,11549],"tags":[13596,30955,30930,30935,30945,30925,30959,30950],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-336921","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-formation-continue","category-genetique","category-gynecologie","category-oncologie","category-rx-fr","tag-cancer-du-sein-fr","tag-chimiotherapie-adjuvante","tag-endopredict-fr","tag-mammaprint-fr","tag-oncotype-dx-fr","tag-previsions-fr","tag-prosigna-fr","tag-tests-multigenerationnels","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-16 11:30:16","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":336935,"slug":"test-multipli-per-lindicazione-individuale","post_title":"Test multipli per l'indicazione individuale","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/test-multipli-per-lindicazione-individuale\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":336941,"slug":"testes-multiplos-para-indicacao-individual","post_title":"Testes m\u00faltiplos para indica\u00e7\u00e3o individual","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/testes-multiplos-para-indicacao-individual\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":336901,"slug":"multitests-para-indicacion-individual","post_title":"Multitests para indicaci\u00f3n individual","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/multitests-para-indicacion-individual\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/336921","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=336921"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/336921\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/85995"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=336921"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=336921"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=336921"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=336921"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}