{"id":336964,"date":"2018-12-18T01:00:00","date_gmt":"2018-12-18T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/le-style-de-vie-fait-la-difference\/"},"modified":"2018-12-18T01:00:00","modified_gmt":"2018-12-18T00:00:00","slug":"le-style-de-vie-fait-la-difference","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/le-style-de-vie-fait-la-difference\/","title":{"rendered":"Le style de vie fait la diff\u00e9rence"},"content":{"rendered":"<p><strong>Une alimentation et une activit\u00e9 physique correctes r\u00e9duisent le risque de cancer. Si la tumeur s&#8217;installe malgr\u00e9 tout, ils aident \u00e0 pr\u00e9server la qualit\u00e9 de vie. Dans le cadre du suivi, ils augmentent la probabilit\u00e9 de survie. Mise \u00e0 jour des donn\u00e9es.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Aujourd&#8217;hui, il est g\u00e9n\u00e9ralement admis que l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 &#8211; r\u00e9sultat d&#8217;une &#8220;suralimentation&#8221; continue &#8211; est fortement li\u00e9e au risque de d\u00e9velopper diff\u00e9rents types de cancer. Des observations similaires ont \u00e9t\u00e9 faites concernant les r\u00e9cidives apr\u00e8s le traitement du cancer. L&#8217;\u00e9tude \u00e9pid\u00e9miologique CLEAR [1] men\u00e9e en Australie a r\u00e9cemment \u00e9largi le cadre \u00e0 l&#8217;activit\u00e9 physique. Une fois de plus, l&#8217;association positive bien connue entre l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 et le cancer a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9e &#8211; ici aussi, les femmes ob\u00e8ses avaient un indice de masse corporelle (IMC) plus \u00e9lev\u00e9 que les femmes non ob\u00e8ses.  &lt;25 <sup>kg\/m2<\/sup>, leur risque de cancer de l&#8217;ut\u00e9rus \u00e9tait presque multipli\u00e9 par deux ; chez les hommes, les kilos en trop avaient un effet particuli\u00e8rement n\u00e9gatif sur leurs chances de d\u00e9velopper un cancer colorectal et de la prostate (OR 2,13 et 1,51). En ce qui concerne l&#8217;activit\u00e9 physique, o\u00f9 les donn\u00e9es sont encore moins solides, CLEAR a mis en \u00e9vidence les relations inverses attendues (du moins chez les femmes) : Plus l&#8217;activit\u00e9 physique est importante, plus le risque est faible. L&#8217;\u00e9tude n&#8217;a pas pu \u00e9tablir d&#8217;interaction statistique entre l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 et l&#8217;activit\u00e9 physique.<\/p>\n<h2 id=\"lun-mene-a-lautre\">L&#8217;un m\u00e8ne \u00e0 l&#8217;autre<\/h2>\n<p>N\u00e9anmoins, il est clair que le poids corporel et l&#8217;activit\u00e9 physique sont souvent li\u00e9s. Les liens possibles ne manquent pas. Une cons\u00e9quence importante de l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 se manifeste par exemple au niveau du m\u00e9tabolisme ou d&#8217;un \u00e9ventuel syndrome m\u00e9tabolique, qui peut \u00e0 son tour \u00eatre responsable de la croissance du cancer. En adoptant un mode de vie actif, on lutte \u00e0 la fois contre l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 elle-m\u00eame et contre le d\u00e9r\u00e8glement m\u00e9tabolique. La pr\u00e9valence du syndrome m\u00e9tabolique est inversement li\u00e9e \u00e0 la condition physique : plus la condition physique est bonne, plus le syndrome m\u00e9tabolique est rare, et inversement [2].<\/p>\n<p>Un poids total plus \u00e9lev\u00e9 ne correspond pas toujours \u00e0 une moins bonne condition physique. Les forces et les faiblesses de l&#8217;IMC en tant qu&#8217;indicateur de sant\u00e9 ont \u00e9galement fait l&#8217;objet de nombreuses discussions. Si l&#8217;on consid\u00e8re les effets cardiovasculaires, l&#8217;activit\u00e9 physique semble jouer un r\u00f4le ind\u00e9pendant au moins aussi important que l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9, et plus particuli\u00e8rement que l&#8217;IMC. Le rapport hip-wist, qui se concentre sur la graisse centrale, est une mesure plus pertinente pour la sant\u00e9 dans le domaine du poids corporel. Dans le domaine de l&#8217;oncologie, la graisse visc\u00e9rale s&#8217;est \u00e9galement r\u00e9v\u00e9l\u00e9e pertinente [3].<\/p>\n<p>Une chose est s\u00fbre : un malheur ne vient jamais seul. Mettre plus de poids en mouvement est incomparablement plus fatigant, ce qui explique pourquoi les personnes plus grosses sont g\u00e9n\u00e9ralement moins actives. Lorsque vous augmentez votre activit\u00e9 physique, vous r\u00e9duisez g\u00e9n\u00e9ralement votre tissu adipeux (en particulier le tissu adipeux central) et augmentez ainsi simultan\u00e9ment votre (vos) niveau(x) de forme physique &#8211; l&#8217;activit\u00e9 devient plus facile. Ainsi, l&#8217;un va g\u00e9n\u00e9ralement de pair avec l&#8217;autre (\u00e0 la fois n\u00e9gativement et positivement).<\/p>\n<h2 id=\"cachexie-tumorale-de-nombreux-patients-meurent-de-malnutrition\">Cachexie tumorale &#8211; de nombreux patients meurent de malnutrition<\/h2>\n<p>La gestion prudente de l&#8217;alimentation, de l&#8217;exercice et du maintien de la masse musculaire ne s&#8217;applique pas seulement aux personnes en bonne sant\u00e9 du point de vue oncologique, mais aussi aux personnes d\u00e9j\u00e0 malades. Ces derniers doivent surveiller de pr\u00e8s leur alimentation et leur activit\u00e9 physique afin d&#8217;\u00e9viter la malnutrition ou l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9. pr\u00e9venir les cons\u00e9quences connues de la cachexie tumorale. Il s&#8217;agit d&#8217;une perte de poids principalement due \u00e0 une modification du m\u00e9tabolisme par la tumeur elle-m\u00eame. Le manque d&#8217;app\u00e9tit, le stress psychologique, les modifications du go\u00fbt, les douleurs et la s\u00e9cheresse buccale s&#8217;y ajoutent. La perte de poids concerne \u00e9galement les muscles. Une part non n\u00e9gligeable de tous les patients atteints de cancer d\u00e9c\u00e8de des suites de la malnutrition. La tumeur et le traitement l&#8217;ont &#8220;\u00e9puis\u00e9e&#8221;. Il est donc d&#8217;autant plus important d&#8217;agir t\u00f4t dans ce domaine \u00e9galement et d&#8217;aborder l&#8217;affaiblissement et la perte de poids de mani\u00e8re aussi pr\u00e9ventive que possible, gr\u00e2ce \u00e0 des concepts individuels d&#8217;alimentation et d&#8217;activit\u00e9 physique. L&#8217;am\u00e9lioration de la qualit\u00e9 de vie et la r\u00e9duction des effets secondaires des th\u00e9rapies sont des objectifs centraux de tels concepts.<\/p>\n<h2 id=\"et-dans-le-suivi\">Et dans le suivi ?<\/h2>\n<p>Une \u00e9tude de cohorte prospective [4] a r\u00e9cemment \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e, qui a \u00e9valu\u00e9 le comportement alimentaire et le niveau d&#8217;activit\u00e9 de 992 patients de l&#8217;\u00e9tude randomis\u00e9e CALGB-89803. Les participants \u00e0 cette \u00e9tude de chimioth\u00e9rapie adjuvante ont \u00e9t\u00e9 inclus entre 1999 et 2001, ils \u00e9taient tous consid\u00e9r\u00e9s comme des &#8220;survivants du cancer&#8221; d&#8217;une tumeur du c\u00f4lon de stade III. La question \u00e9tait de savoir si un mode de vie sp\u00e9cifique, \u00e0 savoir le respect des directives ACS dans le domaine &#8220;Nutrition and Physical Activity for Cancer Survivors&#8221; (Nutrition et activit\u00e9 physique pour les survivants du cancer), entra\u00eenait un b\u00e9n\u00e9fice dans le cadre du suivi. Les patients doivent maintenir un poids corporel sain, pratiquer une activit\u00e9 physique r\u00e9guli\u00e8re et suivre un r\u00e9gime alimentaire ad\u00e9quat (y compris des classiques comme les l\u00e9gumes, les fruits et les c\u00e9r\u00e9ales compl\u00e8tes). Chaque participant s&#8217;est vu attribuer un score compris entre 0 et 6, bas\u00e9 sur une \u00e9valuation pr\u00e9cise de son mode de vie pendant et six mois apr\u00e8s la chimioth\u00e9rapie &#8211; les scores les plus \u00e9lev\u00e9s indiquant un mode de vie plus sain. Ce score pouvait encore \u00eatre compl\u00e9t\u00e9 par la consommation d&#8217;alcool \u00e0 0-8.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s analyse des donn\u00e9es entre novembre 2016 et d\u00e9cembre 2017, il \u00e9tait clair que la mesure de style de vie avait bien un impact sur la survie, et un impact surprenant. Compar\u00e9 aux 262 personnes ayant des scores bas (0-1), le groupe ayant suivi le plus strictement la ligne directrice (n=91) avait un HR significatif de 0,58 apr\u00e8s une m\u00e9diane de sept ann\u00e9es de suivi, ce qui correspond \u00e0 une r\u00e9duction du risque de mortalit\u00e9 de 42%. La survie sans maladie a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 prolong\u00e9e. Globalement, la probabilit\u00e9 de d\u00e9c\u00e8s ou de r\u00e9cidive a \u00e9t\u00e9 significativement r\u00e9duite de 31% par un mode de vie sain.<\/p>\n<p>Il n&#8217;est pas \u00e9tonnant que les valeurs soient encore meilleures lorsque les patients font attention \u00e0 leur consommation d&#8217;alcool en plus de l&#8217;exercice physique et d&#8217;une alimentation saine.<\/p>\n<h2 id=\"en-bref\">En bref<\/h2>\n<ul>\n<li>Une bonne alimentation et de l&#8217;exercice physique sont n\u00e9cessaires avant, pendant et apr\u00e8s le cancer.<\/li>\n<li>C&#8217;est ce que montrent de plus en plus d&#8217;\u00e9tudes.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Nunez C, et al : Ob\u00e9sit\u00e9, activit\u00e9 physique et risques de cancer : r\u00e9sultats de l&#8217;\u00e9tude Cancer, Lifestyle and Evaluation of Risk Study (CLEAR). Cancer Epidemiol 2017 Apr ; 47 : 56-63.<\/li>\n<li>Kullo IJ, et al : Relation entre une faible forme cardiorespiratoire et le syndrome m\u00e9tabolique chez les hommes d&#8217;\u00e2ge moyen. Am J Cardiol 2002 Oct 1 ; 90(7) : 795-797.<\/li>\n<li>Keum N, et al : Ob\u00e9sit\u00e9 visc\u00e9rale et ad\u00e9nomes colorectaux : m\u00e9ta-analyse dose-r\u00e9ponse des \u00e9tudes d&#8217;observation. Ann Oncol 2015 juin ; 26(6) : 1101-1109.<\/li>\n<li>Van Blarigan E, et al : Association of Survival With Adherence to the American Cancer Society Nutrition and Physical Activity Guidelines for Cancer Survivors After Colon Cancer Diagnosis. L&#8217;essai CALGB 89803\/Alliance. JAMA Oncol 2018. DOI:10.1001\/jamaoncol.2018.0126 [Epub ahead of Print].<\/li>\n<\/ol>\n<p>\n<em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c4MATOLOGIE 2018 ; 6(6) &#8211; Article publi\u00e9 uniquement en ligne<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une alimentation et une activit\u00e9 physique correctes r\u00e9duisent le risque de cancer. Si la tumeur s&#8217;installe malgr\u00e9 tout, ils aident \u00e0 pr\u00e9server la qualit\u00e9 de vie. 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