{"id":337001,"date":"2018-12-05T01:00:00","date_gmt":"2018-12-05T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/spectre-dagents-pathogenes-et-nouveaux-defis-therapeutiques\/"},"modified":"2018-12-05T01:00:00","modified_gmt":"2018-12-05T00:00:00","slug":"spectre-dagents-pathogenes-et-nouveaux-defis-therapeutiques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/spectre-dagents-pathogenes-et-nouveaux-defis-therapeutiques\/","title":{"rendered":"Spectre d&#8217;agents pathog\u00e8nes et nouveaux d\u00e9fis th\u00e9rapeutiques"},"content":{"rendered":"<p><strong>L&#8217;incidence de la maladie \u00e0 chlamydia et \u00e0 gonocoque en Suisse est en augmentation. Parall\u00e8lement, les gonocoques multir\u00e9sistants et M. genitalium compliquent le traitement antibiotique. De nouvelles strat\u00e9gies sont n\u00e9cessaires pour emp\u00eacher la propagation de ces agents pathog\u00e8nes.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>L&#8217;ur\u00e9trite est la maladie sexuellement transmissible la plus fr\u00e9quente chez les hommes. Elle repr\u00e9sente une inflammation de l&#8217;ur\u00e8tre avec une augmentation des leucocytes dans l&#8217;exsudat ur\u00e9tral. Alors que des causes infectieuses et non infectieuses peuvent \u00eatre pr\u00e9sentes <strong>(tab.&nbsp;1),<\/strong> elle est g\u00e9n\u00e9ralement due \u00e0 des agents pathog\u00e8nes sexuellement transmissibles. En raison de l&#8217;incidence \u00e9lev\u00e9e et des complications possibles de l&#8217;infection par des agents ur\u00e9traux chez les patients et les partenaires sexuels, la gestion de la maladie est une priorit\u00e9 de sant\u00e9 publique. Les objectifs du traitement sont, outre le traitement des sympt\u00f4mes, la pr\u00e9vention des complications et la r\u00e9duction de la transmission, y compris des co-infections (comme le VIH). L&#8217;identification et le traitement des personnes en contact ainsi que les mesures \u00e9ducatives avec motivation pour un comportement adapt\u00e9 ont finalement une importance \u00e9pid\u00e9miologique suppl\u00e9mentaire.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-11107\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/tab1_dp6_s5.png\" style=\"height:548px; width:400px\" width=\"930\" height=\"1274\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/tab1_dp6_s5.png 930w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/tab1_dp6_s5-800x1096.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/tab1_dp6_s5-120x164.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/tab1_dp6_s5-90x123.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/tab1_dp6_s5-320x438.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/tab1_dp6_s5-560x767.png 560w\" sizes=\"(max-width: 930px) 100vw, 930px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"classification-et-symptomes\">Classification et sympt\u00f4mes<\/h2>\n<p>La classification de l&#8217;ur\u00e9trite en forme gonorrh\u00e9ique et non gonorrh\u00e9ique est bas\u00e9e sur la coloration traditionnelle de Gram de l&#8217;\u00e9coulement ur\u00e9tral pour les diplocoques Gram-n\u00e9gatifs. Les sympt\u00f4mes typiques sont des \u00e9coulements, typiquement purulents en cas d&#8217;ur\u00e9trite gonorrh\u00e9ique <strong>(Fig.&nbsp;1), et<\/strong> muco\u00efdes en cas d&#8217;ur\u00e9trite non gonorrh\u00e9ique. Les autres sympt\u00f4mes possibles sont la dysurie, les br\u00fblures ou d\u00e9mangeaisons ur\u00e9trales et l&#8217;irritation du m\u00e9at ur\u00e9tral, parfois accompagn\u00e9e d&#8217;une balanite. Cependant, l&#8217;ur\u00e9trite est souvent asymptomatique [4]. Il faut distinguer l&#8217;ur\u00e9trite d&#8217;une infection des voies urinaires ou d&#8217;une prostatite, dont le diagnostic diff\u00e9rentiel doit \u00eatre envisag\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-11108 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/abb1_dp6_s5_0.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 924px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 924\/776;height:336px; width:400px\" width=\"924\" height=\"776\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/abb1_dp6_s5_0.jpg 924w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/abb1_dp6_s5_0-800x672.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/abb1_dp6_s5_0-120x101.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/abb1_dp6_s5_0-90x76.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/abb1_dp6_s5_0-320x269.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/abb1_dp6_s5_0-560x470.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 924px) 100vw, 924px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"spectre-des-agents-pathogenes\">Spectre des agents pathog\u00e8nes<\/h2>\n<p>Les agents pathog\u00e8nes les plus courants sont Neisseria gonorrhoeae, Chlamydia trachomatis et les mycoplasmes, en particulier le mycoplasma genitalium (M.&nbsp;genitalium). L&#8217;incidence des infections \u00e0 chlamydia et de la gonorrh\u00e9e a fortement augment\u00e9 en Suisse au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es. Parmi les mycoplasmes, le r\u00f4le pathog\u00e8ne de M. genitalium est le mieux \u00e9tabli. Il convient de noter que la difficult\u00e9 d&#8217;une \u00e9radication compl\u00e8te et un probl\u00e8me croissant de r\u00e9sistance compliquent le traitement des mycoplasmes. Actuellement, les auteurs des directives britanniques sur la prise en charge des infections \u00e0 M. genitalium se sont prononc\u00e9s contre le d\u00e9pistage des individus asymptomatiques, estimant qu&#8217;il \u00e9tait plus dommageable au niveau de la population [5]. Jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, on a accord\u00e9 trop peu d&#8217;attention \u00e0 l&#8217;importance des agents pathog\u00e8nes de la vaginose bact\u00e9rienne comme cause de l&#8217;ur\u00e9trite. Apr\u00e8s un rapport oral, les germes respiratoires tels que Haemophilus spp. et les agents viraux tels que l&#8217;herp\u00e8s simplex et les ad\u00e9novirus (souvent accompagn\u00e9s d&#8217;une conjonctivite) sont plus fr\u00e9quents. Chez les voyageurs de retour de zones d&#8217;end\u00e9mie, il peut \u00e9galement \u00eatre utile de rechercher Trichomonas vaginalis.<\/p>\n<h2 id=\"diagnostic\">Diagnostic<\/h2>\n<p>L&#8217;examen des sympt\u00f4mes ur\u00e9traux comprend l&#8217;anamn\u00e8se, l&#8217;examen clinique, la r\u00e9alisation d&#8217;une pr\u00e9paration directe compl\u00e9t\u00e9e par des examens de laboratoire pour rechercher des agents pathog\u00e8nes ur\u00e9traux. En outre, un d\u00e9pistage \u00e9largi des maladies sexuellement transmissibles telles que le VIH et la syphilis est g\u00e9n\u00e9ralement appropri\u00e9. L&#8217;anamn\u00e8se sexuelle (dans la langue du patient) doit explorer les pratiques sexuelles, les mesures de protection, le nombre de partenaires et l&#8217;orientation sexuelle afin de proc\u00e9der \u00e0 une \u00e9valuation diff\u00e9renci\u00e9e des risques et de pouvoir conseiller le patient de mani\u00e8re cibl\u00e9e. Cliniquement, outre l&#8217;\u00e9valuation du flux, on recherche une lymphad\u00e9nopathie inguinale ainsi que d&#8217;\u00e9ventuelles ulc\u00e9rations. Le diagnostic comprend, dans la mesure du possible, une pr\u00e9paration directe, r\u00e9alis\u00e9e par \u00e9couvillonnage de l&#8217;ur\u00e8tre chez l&#8217;homme et du canal cervical chez la femme [6].<\/p>\n<p>La morphologie du frottis permet de distinguer l&#8217;ur\u00e9trite gonorrh\u00e9ique des ur\u00e9trites non gonorrh\u00e9iques gr\u00e2ce \u00e0 la pr\u00e9sence de diplocoques intracellulaires typiques, ainsi que l&#8217;origine virale avec une pr\u00e9dominance de cellules mononucl\u00e9\u00e9es. La sensibilit\u00e9 et la sp\u00e9cificit\u00e9 des autres m\u00e9thodes de diagnostic sont inf\u00e9rieures \u00e0 celles du frottis ur\u00e9tral. Si la microscopie n&#8217;est pas disponible, l&#8217;ur\u00e9trite peut \u00eatre diagnostiqu\u00e9e sur la base de la pr\u00e9sence d&#8217;un \u00e9coulement mucopurulent, d&#8217;un test de leucocytes est\u00e9rase positif lors de l&#8217;examen des urines du premier jet ou de la pr\u00e9sence de stries dans les urines du premier jet (\u00e9galement possible physiologiquement) [6].<\/p>\n<p>Le frottis ur\u00e9tral ou l&#8217;urine du premier jet sont \u00e9galement analys\u00e9s par amplification g\u00e9nique pour d\u00e9tecter Neisseria gonorrhoeae, Chlamydia trachomatis et, chez les patients symptomatiques, M. genitalium. Un examen bact\u00e9riologique du frottis par culture doit toujours \u00eatre envisag\u00e9, car la culture permet d&#8217;examiner le profil de r\u00e9sistance des gonocoques et de rechercher ainsi d&#8217;autres agents bact\u00e9riens. Si disponible, la r\u00e9sistance aux macrolides doit \u00e9galement \u00eatre recherch\u00e9e lors de l&#8217;identification de M. genitalium, en analysant les g\u00e8nes de r\u00e9sistance connus par r\u00e9action en cha\u00eene par polym\u00e9rase (&#8220;polymerase chain reaction&#8221;). Chez les patientes, l&#8217;examen du frottis vaginal pour l&#8217;amplification g\u00e9nique est sup\u00e9rieur aux premi\u00e8res urines radiologiques pour le diagnostic de la gonorrh\u00e9e ou d&#8217;une infection \u00e0 chlamydia.<\/p>\n<h2 id=\"therapie\">Th\u00e9rapie<\/h2>\n<p>Chez les patients pr\u00e9sentant une ur\u00e9trite confirm\u00e9e, il est recommand\u00e9 de traiter \u00e0 la fois les gonocoques et les chlamydiae, sauf si les r\u00e9sultats des tests d&#8217;amplification g\u00e9nique sont d\u00e9j\u00e0 disponibles et permettent de limiter le traitement \u00e0 l&#8217;agent pathog\u00e8ne sp\u00e9cifique. Les recommandations th\u00e9rapeutiques de l&#8217;ur\u00e9trite gonorrh\u00e9ique et de l&#8217;ur\u00e9trite non gonorrh\u00e9ique sans complications, adapt\u00e9es selon les directives actuelles, sont r\u00e9sum\u00e9es dans le <strong>tableau&nbsp;2<\/strong>. Pour la gonorrh\u00e9e, la norme est la bith\u00e9rapie antimicrobienne. L&#8217;approche th\u00e9rapeutique combin\u00e9e devrait permettre de mieux garantir l&#8217;\u00e9radication et donc d&#8217;\u00e9viter la propagation de gonocoques r\u00e9sistants. Dans le cas de l&#8217;ur\u00e9trite non gonococcique, le traitement par la doxycycline vise \u00e0 traiter une infection \u00e0 chlamydia, et aucun probl\u00e8me de r\u00e9sistance n&#8217;est connu dans ce cas. En cas d&#8217;infection \u00e0 M. genitalium, la doxycycline n&#8217;est utilis\u00e9e que dans 30% des cas et n&#8217;entra\u00eene pas de r\u00e9sistance [7].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-11109 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/12\/tab2_dp6_s6.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/831;height:453px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"831\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le traitement par azithromycine 1&nbsp;g (dose unique) doit \u00eatre \u00e9vit\u00e9 dans la mesure du possible, car il risque d&#8217;induire une r\u00e9sistance aux macrolides dans la M. genitalium. L&#8217;azithromycine n&#8217;est pas un traitement fiable, en particulier pour la co-infection rectale \u00e0 Chlamydia, qui est souvent asymptomatique. En cas de d\u00e9tection de M. genitalium, l&#8217;azithromycine doit \u00eatre administr\u00e9e pendant plusieurs jours, par exemple 500&nbsp;mg le jour&nbsp;1 suivi de 250&nbsp;mg par jour pendant 4 jours suppl\u00e9mentaires. On obtient ainsi une meilleure \u00e9radication qu&#8217;avec une dose unique [7], ce qui permet de r\u00e9duire l&#8217;apparition de r\u00e9sistances [8]. Lors de l&#8217;utilisation de la moxifloxacine, il faut tenir compte d&#8217;une \u00e9ventuelle h\u00e9patotoxicit\u00e9.<\/p>\n<p>L&#8217;identification et le traitement des partenaires sexuels rev\u00eatent \u00e9videmment une grande importance pour le partenaire concern\u00e9, pour le patient afin d&#8217;\u00e9viter une r\u00e9infection et, sur le plan \u00e9pid\u00e9miologique, en particulier au vu du probl\u00e8me croissant de la r\u00e9sistance. A titre indicatif, les partenaires sexuels des 60 derniers jours doivent \u00eatre examin\u00e9s et trait\u00e9s. La recommandation d&#8217;abstinence sexuelle s&#8217;applique pendant au moins une semaine ou jusqu&#8217;\u00e0 la fin de l&#8217;examen [1].<\/p>\n<p>Un contr\u00f4le de l&#8217;efficacit\u00e9 du traitement est effectu\u00e9 au plus t\u00f4t apr\u00e8s deux semaines pour les gonocoques [9], et au plus t\u00f4t apr\u00e8s trois semaines, ou mieux, cinq semaines pour les mycoplasmes [7]. Un contr\u00f4le du traitement de la chlamydia n&#8217;est recommand\u00e9 que pendant la grossesse ou apr\u00e8s un traitement de deuxi\u00e8me ligne quatre semaines apr\u00e8s le traitement [10]. Toutefois, une r\u00e9infection par la chlamydia doit \u00eatre recherch\u00e9e apr\u00e8s trois mois.<\/p>\n<h2 id=\"mesures-visant-a-enrayer-le-developpement-de-la-resistance-chez-les-gonocoques-et-m-genitalium\">Mesures visant \u00e0 enrayer le d\u00e9veloppement de la r\u00e9sistance chez les gonocoques et M. genitalium<\/h2>\n<p>Des cas de r\u00e9sistance \u00e9tendue aux antibiotiques couramment utilis\u00e9s sont observ\u00e9s dans le monde entier chez les gonocoques et M. genitalium, et l&#8217;on craint qu&#8217;ils ne se propagent. Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, une diminution de la susceptibilit\u00e9 des gonocoques \u00e0 la ceftriaxone a \u00e9t\u00e9 constat\u00e9e en Suisse [13].&nbsp; En 2018, un total de trois cas d&#8217;infections gonococciques r\u00e9sistantes \u00e0 la fois \u00e0 la ceftriaxone et \u00e0 l&#8217;azithromycine ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s en Angleterre et en Australie [14]. Dans le cas de M. genitalium, la r\u00e9sistance aux macrolides est fr\u00e9quente dans les pays o\u00f9 un traitement de premi\u00e8re ligne par azithromycine est utilis\u00e9. La r\u00e9sistance \u00e0 la moxifloxacine est de &lt;10% en Europe, elle est beaucoup plus fr\u00e9quente en Asie. En raison de la situation en mati\u00e8re de r\u00e9sistance, des craintes se font jour quant au fait que les infections \u00e0 M. genitalium ne pourront bient\u00f4t plus \u00eatre trait\u00e9es.<\/p>\n<p>Les mesures de lutte contre la r\u00e9sistance chez les gonocoques comprennent le pr\u00e9l\u00e8vement syst\u00e9matique d&#8217;une culture et, si possible, la recherche de g\u00e8nes de r\u00e9sistance par amplification g\u00e9nique chez M. genitalium, afin d&#8217;utiliser un traitement adapt\u00e9 \u00e0 la d\u00e9termination de la r\u00e9sistance. Selon l&#8217;agent pathog\u00e8ne, il faut \u00e9galement tenir compte des infections concomitantes pharyng\u00e9es et anales, souvent asymptomatiques, qui doivent \u00eatre davantage recherch\u00e9es et trait\u00e9es. L&#8217;utilisation de l&#8217;azithromycine 1&nbsp;g en dose unique doit \u00eatre \u00e9vit\u00e9e autant que possible, et m\u00eame son utilisation dans le traitement combin\u00e9 de la gonorrh\u00e9e est controvers\u00e9e. La mise en place d&#8217;un suivi th\u00e9rapeutique, d&#8217;un traitement du partenaire et de mesures pr\u00e9ventives concernant le comportement sexuel sont des mesures suppl\u00e9mentaires pour \u00e9viter la propagation d&#8217;agents pathog\u00e8nes r\u00e9sistants.<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>L&#8217;incidence de la maladie \u00e0 chlamydia et \u00e0 gonocoque en Suisse est en augmentation.<\/li>\n<li>Parall\u00e8lement, dans le monde entier, y compris en Europe, des<\/li>\n<li>Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, on a d\u00e9couvert des gonocoques et des M. genitalium multir\u00e9sistants qui ne peuvent plus \u00eatre trait\u00e9s avec les antibiotiques habituellement utilis\u00e9s.<\/li>\n<li>De nouvelles strat\u00e9gies sont indiqu\u00e9es pour emp\u00eacher la propagation de ces agents pathog\u00e8nes.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Lautenschlager S : Ur\u00e9thrite non gonorrh\u00e9ique : spectre des agents pathog\u00e8nes et prise en charge. Journal d&#8217;urologie et d&#8217;urogyn\u00e9cologie 2014 ; 21 (1) (\u00e9dition pour la Suisse) : 17-20.<\/li>\n<li>Moi H, Blee K, Horner PJ : Gestion de l&#8217;ur\u00e9trite non-gonococcique. BMC Infect Dis 2015;15 : 294.<\/li>\n<li>Bachmann LH, et al : Advances in the Understanding and Treatment of Male Urethritis. Clin Infect Dis 2015 ; 61(Suppl 8) : 763-769.<\/li>\n<li>K\u00e4lin U, Lauper U, Lautenschlager S : Ur\u00e9thrite. Spectre des agents pathog\u00e8nes, investigation et traitement &#8211; 2\u00e8me partie. Forum Med Suisse 2009 ; 9 : 121-124.<\/li>\n<li>Soni S, et al. : 2018 BASHH UK national guideline for the management of infection with Mycoplasma genitalium, draft, download from www.bashhguidelines.org\/media\/1182\/bashh-mgen-guideline-2018_draft-for-consultation.pdf, derni\u00e8re consultation 16.11.2018.<\/li>\n<li>Horner P, et al. : 2016 European guideline on the management of non-gonococcal urethritis. International Journal of STD &amp; AIDS 2016 ; 27 : 928-937.<\/li>\n<li>Jensen JS, Cusini M, Gomberg M, Moi H : 2016 European guideline on Mycoplasma genitalium infections. J Eur Acad Dermatol Venereol 2016 ; 30 : 1650-1656.<\/li>\n<li>Lau A, et al : L&#8217;efficacit\u00e9 de l&#8217;azithromycine pour le traitement du mycoplasme g\u00e9nital : une revue syst\u00e9matique et une m\u00e9ta-analyse. Clin Infect Dis 2015 ; 61 : 1389-1399.<\/li>\n<li>Bignell C, Unemo M : 2012 European guideline on the diagnosis and treatment of gonorrhoea in adults. Int J STD AIDS 2013 ; 24 : 85-92.<\/li>\n<li>Lanjouw E, et al : 2015 European guideline on the management of Chlamydia trachomatis infections. Int J STD AIDS 2016 ; 27 : 333-348.<\/li>\n<li>Toutos Trellu L, et al : Gonorrh\u00e9e : nouvelles recommandations sur le diagnostic et le traitement. Forum Med Suisse 2014 ; 14(20) : 407-409.<\/li>\n<li>Horner P, et al. : 2016 European guideline on the management of non-gonococcal urethritis. International Journal of STD &amp; AIDS 2016 ; 27(11) : 928-937.<\/li>\n<li>Kovari H, et al. : Decreased Susceptibility of Neisseria gonorrhoeae isolates from Switzerland to Cefixime and Ceftriaxone : antimicrobial susceptibilty data from 1990 and 2000 to 2012. BMC Infectious Diseases 2013 ; 13 : 603.<\/li>\n<li>European Centre for Disease Prevention and Control : Rapid Risk Assessment : Extensively drug-resistant (XDR) Neisseria gonorrhoeae in the United Kingdom and Australia, date de publication 7 mai 2018, www.ecdc.europa.eu, derni\u00e8re consultation 07.11.2018.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>DERMATOLOGIE PRATIQUE 2018 ; 28(6) : 4-7<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;incidence de la maladie \u00e0 chlamydia et \u00e0 gonocoque en Suisse est en augmentation. Parall\u00e8lement, les gonocoques multir\u00e9sistants et M. genitalium compliquent le traitement antibiotique. 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