{"id":337009,"date":"2018-11-20T03:00:00","date_gmt":"2018-11-20T02:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/les-paranodopathies-une-nouvelle-entite-parmi-les-neuropathies-immunitaires\/"},"modified":"2018-11-20T03:00:00","modified_gmt":"2018-11-20T02:00:00","slug":"les-paranodopathies-une-nouvelle-entite-parmi-les-neuropathies-immunitaires","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/les-paranodopathies-une-nouvelle-entite-parmi-les-neuropathies-immunitaires\/","title":{"rendered":"Les paranodopathies, une nouvelle entit\u00e9 parmi les neuropathies immunitaires"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les paranodopathies sont une nouvelle forme particuli\u00e8re de polyneuropathies inflammatoires, m\u00e9di\u00e9es par des l\u00e9sions de l&#8217;anneau de Ranvier induites par des auto-anticorps. Quelles sont les caract\u00e9ristiques de cette maladie et comment peut-on la traiter ?<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Les polyneuropathies sont un groupe h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne de maladies qui r\u00e9sultent de l&#8217;endommagement de l&#8217;axone ou de la gaine de my\u00e9line des nerfs p\u00e9riph\u00e9riques. M\u00eame si la cause de 25% des polyneuropathies n&#8217;est pas claire, la diff\u00e9renciation \u00e9tiologique est essentielle dans la pratique clinique quotidienne [1,2]. Cela permet d&#8217;identifier les causes traitables et de proposer des th\u00e9rapies sp\u00e9cifiques, notamment pour les neuropathies immunitaires. Le diagnostic de base, outre l&#8217;anamn\u00e8se, l&#8217;examen et le diagnostic de laboratoire, comprend l&#8217;\u00e9lectroneurographie, qui permet de distinguer un sch\u00e9ma axonal d&#8217;un sch\u00e9ma d\u00e9my\u00e9linisant, et l&#8217;\u00e9chographie nerveuse. Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, une nouvelle entit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 d\u00e9crite, les paranodopathies, qui ne peuvent \u00eatre class\u00e9es selon les concepts classiques d'&#8221;axonal&#8221; et de &#8220;d\u00e9my\u00e9linisant&#8221; [3\u20135]: ici, l&#8217;anneau de la\u00e7age de Ranvier&nbsp; repr\u00e9sente le point de d\u00e9part de la maladie. Les auto-anticorps paranodaux sont des biomarqueurs pr\u00e9cieux dans les neuropathies immunitaires, car les paranodopathies diff\u00e8rent des autres neuropathies immunitaires en termes de r\u00e9ponse au traitement.<\/p>\n<h2 id=\"neuropathies-inflammatoires\">Neuropathies inflammatoires<\/h2>\n<p>Les neuropathies inflammatoires comprennent, outre les neuropathies infectieuses rares en Europe centrale, les neuropathies \u00e0 m\u00e9diation auto-immune qui, avec une pr\u00e9valence d&#8217;environ 10%, repr\u00e9sentent la troisi\u00e8me cause la plus fr\u00e9quente de toutes les polyneuropathies, apr\u00e8s les polyneuropathies diab\u00e9tiques et \u00e9thyliques [2,6]. Les repr\u00e9sentants \u00e9minents des formes d\u00e9my\u00e9linisantes sont le syndrome de Guillain-Barr\u00e9 (SGB) \u00e0 \u00e9volution aigu\u00eb, la polyneuropathie inflammatoire d\u00e9my\u00e9linisante chronique (PIDC) et la neuropathie motrice multifocale (NMM). Dans ces maladies, la gaine de my\u00e9line est endommag\u00e9e par des processus immunitaires humoraux et cellulaires, et une d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence axonale peut se produire secondairement. En revanche, la neuropathie vasculaire se caract\u00e9rise par une l\u00e9sion axonale isch\u00e9mique due \u00e0 une atteinte g\u00e9n\u00e9ralement isol\u00e9e des vasa nervorum. L&#8217;\u00e9volution, le sch\u00e9ma de distribution, le diagnostic de laboratoire et surtout l&#8217;\u00e9lectrophysiologie et la biopsie nerveuse sont d\u00e9terminants pour le diagnostic diff\u00e9rentiel des neuropathies immunitaires. La diff\u00e9renciation pr\u00e9cise est particuli\u00e8rement importante en ce qui concerne les diff\u00e9rentes options th\u00e9rapeutiques<strong> (tableau&nbsp;1).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-11058\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/tab1_np6_s15.png\" style=\"height:467px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"856\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/tab1_np6_s15.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/tab1_np6_s15-800x623.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/tab1_np6_s15-120x93.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/tab1_np6_s15-90x70.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/tab1_np6_s15-320x249.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/tab1_np6_s15-560x436.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"le-paranoide-point-de-depart-de-neuropathies-immunitaires-rares\">Le parano\u00efde, point de d\u00e9part de neuropathies immunitaires rares<\/h2>\n<p>L&#8217;anneau de Ranvier des nerfs p\u00e9riph\u00e9riques my\u00e9linis\u00e9s est divis\u00e9 en trois sections <strong>(Fig.&nbsp;1).<\/strong> Au niveau du nodium, les canaux sodiques voltage-d\u00e9pendants, responsables de la transmission saltatoire de l&#8217;excitation, sont regroup\u00e9s par la neurofascine-186 [7]. Cette r\u00e9gion est flanqu\u00e9e du parano\u00efde, o\u00f9 les boucles de my\u00e9line terminales se trouvent de mani\u00e8re l\u00e2che autour de l&#8217;axone. Le complexe prot\u00e9ique de la neurofascine-155 gliale et de la contactine-1 et caspr-1 axonales relie ici la my\u00e9line et l&#8217;axone et joue un r\u00f4le essentiel dans le maintien de l&#8217;architecture nodale et des vitesses normales de conduction nerveuse [8,9]. Lat\u00e9ralement, sur le juxtaparanodium, des canaux potassiques voltage-d\u00e9pendants sont concentr\u00e9s par un complexe prot\u00e9ique de contactine-2 et de caspr-2 [10].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-11059 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/abb1_np6_s15.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/995;height:543px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"995\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/abb1_np6_s15.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/abb1_np6_s15-800x724.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/abb1_np6_s15-120x109.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/abb1_np6_s15-90x81.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/abb1_np6_s15-320x289.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/abb1_np6_s15-560x507.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Plusieurs \u00e9tudes histopathologiques d\u00e9crivent une alt\u00e9ration de l&#8217;architecture des anneaux de la\u00e7age dans diff\u00e9rentes polyneuropathies [11\u201313]. Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, des autoanticorps IgG et plus r\u00e9cemment des autoanticorps IgM contre les prot\u00e9ines paranodales neurofascine-155, contactine-1 et caspr-1 ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9crits chez des patients atteints de neuropathies immunitaires [14\u201320]. La plupart du temps, il s&#8217;agit d&#8217;autoanticorps de la sous-classe 4 des IgG, ind\u00e9pendants du compl\u00e9ment, mais des autoanticorps IgG3 ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9crits chez des patients au stade aigu de la maladie, capables de lier et d&#8217;activer le compl\u00e9ment in vitro [16,21]. Sur le plan \u00e9lectrophysiologique, ces neuropathies immunitaires m\u00e9di\u00e9es par des auto-anticorps peuvent r\u00e9pondre aux crit\u00e8res d&#8217;une PIDC ou d&#8217;un SGB, mais pas sur le plan histopathologique. Dans ce cas, il n&#8217;y a pas de d\u00e9- et de remy\u00e9linisation d\u00e9pendante des macrophages, mais une l\u00e9sion axonale (secondaire) et un d\u00e9tachement des boucles de my\u00e9line terminales de l&#8217;axone paranodal, ainsi qu&#8217;un allongement des nodosit\u00e9s et une dispersion des prot\u00e9ines et des canaux ioniques paranodaux [14,16,22,23]. On pense que cette anomalie architecturale de l&#8217;anneau de Ranvier est responsable de blocs de conduction et d&#8217;un allongement de la vitesse de conduction nerveuse dans les paranodopathies [5,24]. Des mod\u00e8les de transfert passif confirment une destruction paranodale et des blocs de conduction in vivo apr\u00e8s l&#8217;injection d&#8217;autoanticorps IgG4 anti-contactine-1 et IgG anti-neurofascine-155 [25,26]. Le point de d\u00e9part de la maladie n&#8217;est donc pas la gaine de my\u00e9line, mais l&#8217;anneau de la\u00e7age, ce qui explique pourquoi il n&#8217;est pas possible de classer la maladie dans les cat\u00e9gories classiques &#8220;axonale&#8221; ou &#8220;d\u00e9my\u00e9linisante&#8221;. C&#8217;est pourquoi le terme &#8220;paranodopathie&#8221;, qui se r\u00e9f\u00e9rait \u00e0 l&#8217;origine aux neuropathies immunitaires associ\u00e9es aux auto-anticorps anti-gangliosides, a \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli pour d\u00e9signer plus particuli\u00e8rement les neuropathies immunitaires associ\u00e9es aux auto-anticorps paranodaux [3,4,22,27].<\/p>\n<h2 id=\"caracteristiques-cliniques-diagnostic-et-traitement\">Caract\u00e9ristiques cliniques, diagnostic et traitement<\/h2>\n<p>Les auto-anticorps paranodaux ont jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s presque exclusivement chez des patients pr\u00e9sentant un tableau clinique de PIDC et de SGB. Les pr\u00e9valences sont g\u00e9n\u00e9ralement de &lt;10% [28\u201330]. Les patients atteints pr\u00e9sentent un d\u00e9but de maladie aigu ou subaigu et d\u00e9veloppent une participation motrice s\u00e9v\u00e8re. En outre, un tremblement prononc\u00e9 et une ataxie sensitive peuvent aggraver l&#8217;\u00e9volution clinique [31,32]. La pr\u00e9valence la plus \u00e9lev\u00e9e est celle des anticorps IgG4 dirig\u00e9s contre la neurofascine-155 [33]. Chez ces patients s\u00e9ropositifs, des foyers de d\u00e9my\u00e9linisation centrale, des tremblements et une ataxie c\u00e9r\u00e9belleuse ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9crits comme des signes possibles de l\u00e9sions m\u00e9di\u00e9es par des auto-anticorps centraux. Le pathom\u00e9canisme et la pr\u00e9valence des auto-anticorps IgG anti-neurofascine-155 chez les patients pr\u00e9sentant une atteinte centrale et p\u00e9riph\u00e9rique cliniquement combin\u00e9e n&#8217;ont pas encore \u00e9t\u00e9 suffisamment \u00e9tudi\u00e9s et font l&#8217;objet de controverses dans la litt\u00e9rature [30,33\u201336]. Des auto-anticorps anti-Caspr-1 ont rarement \u00e9t\u00e9 d\u00e9tect\u00e9s, mais des auto-anticorps IgG4 ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9crits chez des patients atteints d&#8217;une maladie chronique et des auto-anticorps IgG3 chez une patiente atteinte du SGB [16,37]. La douleur neuropathique a \u00e9t\u00e9 propos\u00e9e comme caract\u00e9ristique commune avec un corr\u00e9lat histopathologique, \u00e0 savoir une liaison des auto-anticorps aux neurones nociceptifs des ganglions rachidiens. Cependant, il n&#8217;existe pas d&#8217;\u00e9tudes cliniques et exp\u00e9rimentales de grande envergure pour le confirmer [16]. <strong>Le tableau 2<\/strong> donne un aper\u00e7u des caract\u00e9ristiques sp\u00e9cifiques aux autoanticorps des paranodopathies.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-11060 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/tab2_np6_s16.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/600;height:327px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"600\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/tab2_np6_s16.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/tab2_np6_s16-800x436.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/tab2_np6_s16-120x65.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/tab2_np6_s16-90x49.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/tab2_np6_s16-320x175.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/tab2_np6_s16-560x305.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les autoanticorps peuvent \u00eatre d\u00e9tect\u00e9s dans le s\u00e9rum par ELISA et par des tests de liaison sur des nerfs pinc\u00e9s de souris ou de rats et sur des cellules transfect\u00e9es <strong>(Fig. 2)<\/strong> [33]. Il n&#8217;existe pas encore de test commercial valid\u00e9, mais il est possible de le tester dans des laboratoires de recherche sp\u00e9cialis\u00e9s. Le d\u00e9pistage n&#8217;est utile que pour les patients pr\u00e9sentant un ph\u00e9notype clinique typique. En revanche, dans le cas de neuropathies sensitivomotrices l\u00e9g\u00e8res, chroniques et \u00e0 pr\u00e9dominance distale, il est pr\u00e9f\u00e9rable de proc\u00e9der \u00e0 une \u00e9valuation des causes fr\u00e9quentes.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-11061 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/abb2_np6_s16.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/854;height:466px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"854\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/abb2_np6_s16.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/abb2_np6_s16-800x621.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/abb2_np6_s16-120x93.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/abb2_np6_s16-90x70.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/abb2_np6_s16-320x248.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/abb2_np6_s16-560x435.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En raison du faible nombre de cas de patients atteints de paranodopathies, il n&#8217;existe pas encore d&#8217;\u00e9tudes th\u00e9rapeutiques contr\u00f4l\u00e9es. Des s\u00e9ries de cas indiquent que, contrairement au CIDP classique, les patients atteints de paranodopathie \u00e0 m\u00e9diation IgG4 r\u00e9pondent mal aux IgIV, alors que les patients atteints de paranodopathie \u00e0 m\u00e9diation IgG3 y r\u00e9pondent bien [14,21,30].<\/p>\n<p>Dans les s\u00e9ries de cas, les patients pr\u00e9sentant des autoanticorps IgG4 r\u00e9pondent tr\u00e8s bien au rituximab, avec une r\u00e9duction significative des titres d&#8217;anticorps comme param\u00e8tre de substitution ( <strong>tableau 3)<\/strong> [14,16,20,38]. Il est possible qu&#8217;un d\u00e9but de traitement pr\u00e9coce permette d&#8217;\u00e9viter une l\u00e9sion axonale chronique. C&#8217;est pourquoi, en cas de d\u00e9tection d&#8217;auto-anticorps IgG4 paranodaux, la ligne directrice actuelle recommande \u00e9galement un essai th\u00e9rapeutique individuel avec le rituximab, qui doit \u00eatre effectu\u00e9 dans des centres sp\u00e9cialis\u00e9s avec un suivi \u00e9troit [39]. En outre, le suivi des patients atteints de paranodopathies est essentiel pour mieux comprendre la maladie de cette nouvelle entit\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-11062 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/tab3_np6_s17.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/532;height:290px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"532\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/tab3_np6_s17.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/tab3_np6_s17-800x387.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/tab3_np6_s17-120x58.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/tab3_np6_s17-90x44.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/tab3_np6_s17-320x155.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/tab3_np6_s17-560x271.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>L&#8217;\u00e9tiologie des polyneuropathies inflammatoires est h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne et diff\u00e8re selon qu&#8217;il s&#8217;agit de polyneuropathies axonales ou d\u00e9my\u00e9linisantes.<\/li>\n<li>Les paranodopathies sont une nouvelle forme particuli\u00e8re de polyneuropathies inflammatoires, m\u00e9di\u00e9es par des l\u00e9sions de l&#8217;anneau de Ranvier induites par des auto-anticorps.<\/li>\n<li>Les caract\u00e9ristiques cliniques des paranodopathies sont : un d\u00e9but subaigu, une atteinte motrice s\u00e9v\u00e8re, une mauvaise r\u00e9ponse aux traitements standards, des tremblements et un jeune \u00e2ge de survenue de la maladie pour les autoanticorps anti-Neurofascine-155, avec en plus une ataxie pour les autoanticorps anti-Contactine-1 et des douleurs pour les anticorps anti-Caspr-1.<\/li>\n<li>L&#8217;identification des patients pr\u00e9sentant des auto-anticorps paranodaux est importante pour une meilleure compr\u00e9hension de la maladie et pour la prise de d\u00e9cisions th\u00e9rapeutiques.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Pasnoor M, et al : Polyneuropathie sensorielle cryptog\u00e9nique. Neurol Clin 2013 ; 31(2) : 463-476.<\/li>\n<li>Visser NA, et al. : Incidence de la polyneuropathie \u00e0 Utrecht, aux Pays-Bas. Neurology 2015 ; 84(3) : 259-264.<\/li>\n<li>Uncini A : Un m\u00e9canisme commun et une nouvelle cat\u00e9gorisation pour les neuropathies m\u00e9di\u00e9es par les anticorps anti-gangliosides. Exp Neurol 2012 ; 235(2) : 513-516.<\/li>\n<li>Uncini A, Vallat JM : Nodo-paranodopathies auto-immunes du nerf p\u00e9riph\u00e9rique : le concept gagne du terrain. J Neurol Neurosurg Psychiatry 2017 ; 89(6) : 627-635.<\/li>\n<li>Uncini A, Susuki K, Yuki N : Nodo-paranodopathy : au-del\u00e0 de la classification d\u00e9my\u00e9linisante et axonale dans les neuropathies m\u00e9di\u00e9es par les anticorps anti-gangliosides. Clin Neurophysiol 2013 ; 124(10) : 1928-1934.<\/li>\n<li>Hanewinckel R, et al : Prevalence of polyneuropathy in the general middle-aged and elderly population. Neurology 2016 ; 87(18) : 1892-1898.<\/li>\n<li>Stathopoulos P, Alexopoulos H, Dalakas MC : Cibles antig\u00e9niques auto-immunes au niveau du n\u0153ud de Ranvier dans les troubles d\u00e9my\u00e9linisants. Nat Rev Neurol 2015 ; 11(3) : 143-156.<\/li>\n<li>Vallat JM, et al : Contactin-Associated Protein 1 (CNTNAP1) Mutations Induce Characteristic Lesions of the Paranodal Region. J Neuropathol Exp Neurol 2016 ; 75(12) : 1155-1159.<\/li>\n<li>Sherman DL, et al : Les neurofascins sont n\u00e9cessaires pour \u00e9tablir des domaines axonaux pour la conduction saltatoire. Neuron 2005 ; 48(5) : 737-742.<\/li>\n<li>Poliak S, et al : Caspr2, un nouveau membre de la superfamille des neurexines, est localis\u00e9 aux juxtaparanodes des axones my\u00e9linis\u00e9s et s&#8217;associe aux canaux K+. Neuron 1999 ; 24(4) : 1037-1047.<\/li>\n<li>Doppler K, et al : Disruption de l&#8217;architecture nodale dans les biopsies de peau de patients atteints de neuropathies d\u00e9my\u00e9linisantes. J Peripher Nerv Syst 2013 ; 18(2) : 168-176.<\/li>\n<li>Li J, et al : Biopsies de la peau dans les neuropathies li\u00e9es \u00e0 la my\u00e9line : apporter la pathologie mol\u00e9culaire au chevet du patient. Brain 2005 ; 128(5) : 1168-1177.<\/li>\n<li>Cifuentes-Diaz C, et al : Nodes of ranvier and paranodes in chronic acquired neuropathies. PloS one 2011 ; 6(1) : e14533.<\/li>\n<li>Doppler K, et al : Destruction de l&#8217;architecture paranodale dans les neuropathies inflammatoires avec auto-anticorps anti-contactine-1. J Neurol Neurosurg Psychiatry 2015 ; 86(7) : 720-728.<\/li>\n<li>Devaux JJ, et al : Les antibodies \u00e0 la gliom\u00e9dine provoquent une neuropathie d\u00e9my\u00e9linisante p\u00e9riph\u00e9rique et le d\u00e9mant\u00e8lement des ganglions de Ranvier. Am J Pathol 2012 ; 181(4) : 1402-1413.<\/li>\n<li>Doppler K, et al : Auto-antibodies to contactin-associated protein 1 (Caspr) chez deux patients atteints de neuropathie inflammatoire douloureuse. Brain 2016 ; 139(10) : 2617-2630.<\/li>\n<li>Ng JK, et al : La neurofascine en tant que cible pour les auto-anticorps dans les neuropathies p\u00e9riph\u00e9riques. Neurology 2012 ; 79(23) : 2241-2248.<\/li>\n<li>Devaux JJ, Odaka M, Yuki N : Les prot\u00e9ines nodales sont des antig\u00e8nes cibles dans le syndrome de Guillain-Barre. J Peripher Nerv Syst 2012 ; 17(1) : 62-71.<\/li>\n<li>Doppler K, et al : Autoantibodies IgM de la neurofascine-155 chez les patients atteints de neuropathies inflammatoires. J Neurol Neurosurg Psychiatry 2018 ; 89(11) : 1145-1151.<\/li>\n<li>Burnor E, et al. : Anticorps \u00e0 la neurofascine dans les neuropathies auto-immunes, g\u00e9n\u00e9tiques et idiopathiques. Neurology 2018 ; 90(1) : e31-e38.<\/li>\n<li>Appeltshauser L, et al : Le d\u00e9p\u00f4t de compl\u00e9ment induit par la liaison des auto-anticorps anti-contactine-1 est modifi\u00e9 par les immunoglobulines. Exp Neurol 2017 ; 287(1) : 84-90.<\/li>\n<li>Koike H, et al : Dissection paranodale dans la polyneuropathie inflammatoire d\u00e9my\u00e9linisante chronique avec des anticorps anti-neurofascine-155 et anti-contactine-1. J Neurol Neurosurg Psychiatry 2017 ; 88(6) : 465-473.<\/li>\n<li>Vallat JM, et al. : Subacute nodopathy with conduction blocks and anti-neurofascin 140\/186 antibodies : an ultrastructural study. Brain 2018 ; 141(7) : e56.<\/li>\n<li>Vallat JM, et al : Paranodal lesions in chronic inflammatory demyelinating polyneuropathy associated with anti-Neurofascin 155 antibodies. Neuromuscul Disord 2017 ; 27(3) : 290-293.<\/li>\n<li>Manso C, et al : Contactin-1 IgG4 antibodies cause paranode dismantling and conduction defects. Brain 2016 ; 139(6) : 1700-1712.<\/li>\n<li>Yan W, et al : Antibodies to neurofascin exacerbate adoptive transfer experimental autoimmune neuritis. J Neuroimmunol 2014 ; 277(1-2) : 13-17.<\/li>\n<li>Kuwabara S, Misawa S, Mori M : Nodopathy : polyneuropathie inflammatoire d\u00e9my\u00e9linisante chronique avec anticorps anti-neurofascine 155. J Neurol Neurosurg Psychiatry 2017 ; 88(6) : 459.<\/li>\n<li>Doppler K, et al : Contactin-1 and Neurofascin-155\/-186 Are Not Targets of Auto-Antibodies in Multifocal Motor Neuropathy. PloS one 2015 ; 10(7) : e0134274.<\/li>\n<li>Doppler K, Sommer C : Nouvelle entit\u00e9 des paranodopathies : une structure cible avec des cons\u00e9quences th\u00e9rapeutiques. Akt Neurol 2017 ; 44(3) : 194-199.<\/li>\n<li>Hu W, et al : Association of neurofascin IgG4 and atypical chronic inflammatory demyelinating polyneuropathy : A systematic review and meta-analysis. Brain Behav 2018 : 8(10) : e1115.<\/li>\n<li>Querol L, et al : Les anticorps IgG4 contre la neurofascine dans le CIDP sont associ\u00e9s \u00e0 des tremblements invalidants et \u00e0 une faible r\u00e9ponse \u00e0 l&#8217;IVIg. Neurology 2014 ; 82(10) : 879-886.<\/li>\n<li>Miura Y, et al : Contactin 1 IgG4 associates to chronic inflammatory demyelinating polyneuropathy with sensory ataxia. Brain 2015 ; 138(6) : 1484-1491.<\/li>\n<li>Vural A, Doppler K, Meinl E : Autoantibodies Against the Node of Ranvier in Seropositive Chronic Inflammatory Demyelinating Polyneuropathy : Diagnostic, Pathogenic, and Therapeutic Relevance. Front Immunol 2018 ; 9 : 1029.<\/li>\n<li>Kawamura N, et al. : Anti-neurofascine antibody in patients with combined central and peripheral demyelination. Neurology 2013 ; 81(8) : 714-722.<\/li>\n<li>Devaux JJ, et al : Neurofascine-155 IgG4 dans la polyneuropathie inflammatoire d\u00e9my\u00e9linisante chronique. Neurology 2016 ; 86(9) : 800-807.<\/li>\n<li>Ogata H, et al : Caract\u00e9risation de la polyneuropathie \u00e0 anticorps IgG4 anti-neurofascine 155. Ann Clin Transl Neurol 2015 ; 2(10) : 960-971.<\/li>\n<li>Delmont E, et al : Autoantibodies to nodal isoforms of neurofascin in chronic inflammatory demyelinating polyneuropathy. Brain 2017 ; 140(7) : 1851-1858.<\/li>\n<li>Querol L, et al : Rituximab dans le CIDP r\u00e9sistant au traitement avec des anticorps contre les prot\u00e9ines paranodales. Neurol Neuroimmunol Neuroinflamm 2015 ; 2(5) : e149.<\/li>\n<li>Sommer C, et al. : Traitement des neuropathies et des neurites aigu\u00ebs et chroniques \u00e0 m\u00e9diation immunitaire, ligne directrice S2e, 2018. Dans : Commission des lignes directrices de la Soci\u00e9t\u00e9 allemande de neurologie : lignes directrices pour le diagnostic et le traitement en neurologie.<\/li>\n<li>Vedeler CA, Farbu E, Mellgren SI : Polyneuropathie inflammatoire d\u00e9my\u00e9linisante chronique (PIDC). Acta Neurol Scand Suppl 2013 ; 196 : 48-51.<\/li>\n<li>Saperstein DS, et al : Spectre clinique des polyneuropathies d\u00e9my\u00e9linisantes acquises chroniques. Muscle Nerve 2001 ; 24(3) : 311-324.<\/li>\n<li>Muley SA, Parry GJ : Multifocal motor neuropathy. J Clin Neurosci 2012 ; 19(9) : 1201-1209.<\/li>\n<li>Sommer C, et al : Polyneuropathies. Dtsch Arztebl Int 2018 ; 115(6) : 83-90.<\/li>\n<li>Hadden RDM, et al : Vasculitic peripheral neuropathy : Case definition and guidelines for collection, analysis, and presentation of immunisation safety data. Vaccine 2017 ; 35(11) : 1567-1578.<\/li>\n<li>Collins MP, Hadden RD : The nonsystemic vasculitic neuropathies. Nat Rev Neurol 2017 ; 13(5) : 302-316.<\/li>\n<li>Callaghan BC, et al : The Importance of Rare Subtypes in Diagnosis and Treatment of Peripheral Neuropathy : A Review. JAMA Neurol 2015 ; 72(12) : 1510-1518.<\/li>\n<li>Kadoya M, et al : IgG4 anti-neurofascine155 antibodies in chronic inflammatory demyelinating polyradiculoneuropathy : Clinical significance and diagnostic utility of a conventional assay. J Neuroimmunol 2016 ; 301 : 16-22.<\/li>\n<li>Cortese A, et al : La neurofascine-155 en tant qu&#8217;antig\u00e8ne putatif dans la d\u00e9my\u00e9linisation centrale et p\u00e9riph\u00e9rique combin\u00e9e. Neurol Neuroimmunol Neuroinflamm 2016 ; 3(4) : e238.<\/li>\n<li>Mathey EK, et al : Autoantibody responses to nodal and paranodal antigens in chronic inflammatory neuropathies. J Neuroimmunol 2017 ; 309 : 41-46.<\/li>\n<li>Querol L, et al : Antibodies to contactin-1 in chronic inflammatory demyelinating polyneuropathy. Ann Neurol 2013 ; 73(3) : 370-380.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2018 ; 16(6) : 14-18<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les paranodopathies sont une nouvelle forme particuli\u00e8re de polyneuropathies inflammatoires, m\u00e9di\u00e9es par des l\u00e9sions de l&#8217;anneau de Ranvier induites par des auto-anticorps. 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