{"id":337017,"date":"2018-11-18T01:00:00","date_gmt":"2018-11-18T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/un-microbiome-puissant-comment-lalimentation-peut-aider-les-patients-depressifs\/"},"modified":"2018-11-18T01:00:00","modified_gmt":"2018-11-18T00:00:00","slug":"un-microbiome-puissant-comment-lalimentation-peut-aider-les-patients-depressifs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/un-microbiome-puissant-comment-lalimentation-peut-aider-les-patients-depressifs\/","title":{"rendered":"Un microbiome puissant : comment l&#8217;alimentation peut aider les patients d\u00e9pressifs"},"content":{"rendered":"<p><strong>Pendant quatre jours, les repr\u00e9sentants des neurosciences se sont r\u00e9unis \u00e0 Barcelone pour le congr\u00e8s ECNP 2018. L&#8217;influence du mode de vie et des facteurs environnementaux sur la sant\u00e9 a \u00e9t\u00e9 un th\u00e8me central. Le professeur Undine Lang, directrice des Cliniques psychiatriques universitaires de B\u00e2le, a fait un expos\u00e9 sur le lien entre l&#8217;alimentation et la d\u00e9pression.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>D\u00e8s le d\u00e9but de son expos\u00e9 au congr\u00e8s ECNP 2018 \u00e0 Barcelone, le professeur Undine Lang, directrice des Cliniques psychiatriques universitaires de B\u00e2le (UPK Basel), a \u00e9t\u00e9 claire : &#8220;Nous ne devons pas simplement lutter contre les sympt\u00f4mes de la d\u00e9pression, mais nous devons examiner les ressources et les facteurs que nous pouvons modifier dans le comportement des patients&#8221;. En effet, les patients seraient surtout int\u00e9ress\u00e9s par des questions qui marquent leur quotidien et qui vont au-del\u00e0 de la r\u00e9duction des sympt\u00f4mes. L&#8217;accent mis sur la perspective du patient &#8211; un point de fuite important du congr\u00e8s de cette ann\u00e9e &#8211; a ainsi trouv\u00e9 un \u00e9cho dans l&#8217;expos\u00e9 de Lang sur le lien entre d\u00e9pression et alimentation.<\/p>\n<h2 id=\"le-style-de-vie-fait-la-difference\">Le style de vie fait la diff\u00e9rence<\/h2>\n<p>Le groupe de recherche de Lang \u00e9tudie des approches th\u00e9rapeutiques compl\u00e9mentaires autres que les ISRS, qui permettent de traiter les personnes d\u00e9pressives avec peu d&#8217;effets secondaires et en restant proches de la vie quotidienne. Et des mesures de soutien sont n\u00e9cessaires : bien que les soins pharmacologiques et psychoth\u00e9rapeutiques aient fortement augment\u00e9, le nombre de patients d\u00e9pressifs est en hausse ; la pharmacoth\u00e9rapie et la psychoth\u00e9rapie ne parviennent \u00e0 r\u00e9duire que la moiti\u00e9 des sympt\u00f4mes [1,2]. Cela sugg\u00e8re une forte influence des facteurs de risque environnementaux [3]. Des facteurs environnementaux nocifs tels que le stress, des exp\u00e9riences traumatisantes, une faible activit\u00e9 physique, des troubles du sommeil, un manque de lumi\u00e8re et une mauvaise alimentation peuvent conduire \u00e0 la d\u00e9pression. Cette maladie multicausale a des implications m\u00e9taboliques, cardiovasculaires, endocrinologiques et inflammatoires. Ainsi, la d\u00e9pression &#8211; ou un mode de vie favorisant la d\u00e9pression &#8211; est associ\u00e9e \u00e0 des comorbidit\u00e9s telles que le cancer, le diab\u00e8te, les maladies cardiovasculaires, les accidents vasculaires c\u00e9r\u00e9braux ou la maladie d&#8217;Alzheimer <strong>(fig.&nbsp;1).<\/strong> Le traitement de la d\u00e9pression entra\u00eene \u00e0 son tour une am\u00e9lioration significative de l&#8217;issue du diagnostic de comorbidit\u00e9, environ trois fois plus dans le cas de la maladie de Parkinson [4].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-11032\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/abb1_np6_s49.png\" style=\"height:166px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"304\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/abb1_np6_s49.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/abb1_np6_s49-800x221.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/abb1_np6_s49-120x33.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/abb1_np6_s49-90x25.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/abb1_np6_s49-320x88.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/abb1_np6_s49-560x155.png 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Selon le professeur Lang, l&#8217;alimentation occupe une place particuli\u00e8re dans la manipulation th\u00e9rapeutique des facteurs environnementaux. Les \u00e9tudes sur l&#8217;influence du microbiome sur la sant\u00e9 sont en plein essor. Depuis le d\u00e9but du mill\u00e9naire, leur nombre s&#8217;est multipli\u00e9 de mani\u00e8re exponentielle. En ce qui concerne les maladies cardiaques, les accidents vasculaires c\u00e9r\u00e9braux et le diab\u00e8te de type 2, une \u00e9tude a conclu que 45% de tous les d\u00e9c\u00e8s auraient pu \u00eatre \u00e9vit\u00e9s gr\u00e2ce \u00e0 une alimentation appropri\u00e9e [5]. Des \u00e9tudes indiquent \u00e9galement que le microbiome joue un r\u00f4le important dans les comportements d\u00e9pressifs ou anxieux [6].<\/p>\n<h2 id=\"linfluence-mysterieuse-des-psychobiotiques\">L&#8217;influence myst\u00e9rieuse des psychobiotiques<\/h2>\n<p>&#8220;L&#8217;intestin gr\u00eale influence notre comportement&#8221;, constate le professeur Lang, en rappelant que de nombreuses maladies commencent en fait dans l&#8217;intestin. Le microbiome pourrait \u00eatre une perc\u00e9e dans les neurosciences cliniques. Les r\u00e9sultats positifs des greffes de microbiote f\u00e9cal chez les enfants autistes, par exemple, sont porteurs d&#8217;espoir [7].<\/p>\n<p>Le microbiome intestinal est compos\u00e9 de plus de 1014 micro-organismes, qui appartiennent \u00e0 leur tour \u00e0 plus de 1000 esp\u00e8ces. Le microbiome est en communication constante avec le cerveau (&#8220;axe bien-cerveau&#8221;) via les syst\u00e8mes nerveux autonome et ent\u00e9rique (ENS), les syst\u00e8mes neuroendocrinien et m\u00e9tabole et le syst\u00e8me immunitaire : Environ 90% de toutes les informations circulent du tractus gastro-intestinal vers le cerveau, l&#8217;inverse n&#8217;\u00e9tant que de 10%. L&#8217;intestin produit d&#8217;importants neurotransmetteurs tels que la s\u00e9rotonine, la dopamine et le GABA, qui ont \u00e9galement un effet sur l&#8217;humeur. L&#8217;effet exact des &#8220;psychobiotiques&#8221; fait actuellement l&#8217;objet de recherches afin de d\u00e9terminer o\u00f9 l&#8217;on pourrait intervenir sur le plan th\u00e9rapeutique dans le traitement de la d\u00e9pression. On sait que le microbiome des patients d\u00e9pressifs est diff\u00e9rent de celui des personnes en bonne sant\u00e9.<\/p>\n<h2 id=\"une-bonne-alimentation-reduit-elle-le-risque-de-depression\">Une bonne alimentation r\u00e9duit-elle le risque de d\u00e9pression ?<\/h2>\n<p>Plusieurs \u00e9tudes d&#8217;association indiquent que les caract\u00e9ristiques malsaines de l&#8217;alimentation occidentale ont un impact n\u00e9gatif sur le risque de d\u00e9pression. La consommation d&#8217;aliments raffin\u00e9s, de boissons sucr\u00e9es, de produits frits, de charcuterie ou de biscuits a des effets n\u00e9fastes [8,9]. Une \u00e9tude de cohorte prospective portant sur 87 600 femmes m\u00e9nopaus\u00e9es a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 qu&#8217;un indice glyc\u00e9mique \u00e9lev\u00e9 et une consommation insuffisante de lactose et de fruits \u00e9taient associ\u00e9s \u00e0 un risque accru de d\u00e9pression [10]. En revanche, un r\u00e9gime japonais ou m\u00e9diterran\u00e9en, riche en huile d&#8217;olive, en poisson, en fruits, en l\u00e9gumes, en noix et en viande non transform\u00e9e, r\u00e9duit les risques [8]. Les v\u00e9g\u00e9tariens rapportent une humeur significativement meilleure par rapport aux omnivores, et ce, de mani\u00e8re int\u00e9ressante, malgr\u00e9 une consommation r\u00e9duite d&#8217;acides eicosapenta\u00e9no\u00efque et docosahexa\u00e9no\u00efque [11]. Les r\u00e9sultats d&#8217;une \u00e9tude multicentrique quasi-exp\u00e9rimentale indiquent qu&#8217;il existe un lien entre le r\u00e9gime v\u00e9g\u00e9talien, le bien-\u00eatre et la productivit\u00e9 [12]. Le professeur Lang appelle toutefois \u00e0 la prudence : de nombreuses \u00e9tudes sont r\u00e9trospectives, de sorte qu&#8217;il est difficile d&#8217;isoler l&#8217;influence r\u00e9elle de l&#8217;alimentation.<\/p>\n<p>En revanche, l&#8217;\u00e9tude SMILES, publi\u00e9e en 2017, fournit des r\u00e9sultats passionnants. C&#8217;est la premi\u00e8re fois que les effets d&#8217;une intervention nutritionnelle th\u00e9rapeutique sont \u00e9tudi\u00e9s chez des patients souffrant de d\u00e9pression s\u00e9v\u00e8re dans un cadre prospectif randomis\u00e9 et contr\u00f4l\u00e9. Compar\u00e9 au groupe t\u00e9moin recevant une psychoth\u00e9rapie (parfois combin\u00e9e \u00e0 une pharmacoth\u00e9rapie), le groupe trait\u00e9 par th\u00e9rapie nutritionnelle a obtenu une r\u00e9mission de 32% (d\u00e9finie comme &lt;10 sur l&#8217;\u00e9chelle MADRS) apr\u00e8s trois mois [13].<\/p>\n<p>En principe, la prise en charge nutritionnelle des patients souffrant de d\u00e9pression s&#8217;est av\u00e9r\u00e9e tr\u00e8s utile. Ainsi, dans une population de patients \u00e2g\u00e9s, un coaching nutritionnel sur deux ans a permis de r\u00e9duire les sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs et de diminuer le taux de r\u00e9hospitalisation [14]. N\u00e9anmoins, d&#8217;autres \u00e9tudes cliniques prospectives randomis\u00e9es sont n\u00e9cessaires pour examiner la relation mutuelle entre l&#8217;alimentation et la d\u00e9pression ainsi que les possibilit\u00e9s de traitement qui en d\u00e9coulent.<\/p>\n<p><em>Source : 31e Congr\u00e8s ECNP, 6-9 octobre 2018, Barcelone (E)<\/em><\/p>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Casacalenda N, Perry JC, Looper K : Remission in major depressive disorder : a comparison of pharmacotherapy, psychotherapy, and control conditions. Am J Psychiatry 2002 ; 159(8) : 1354-1360.<\/li>\n<li>Jorm AF, et al : L&#8217;augmentation de l&#8217;offre de traitement a-t-elle r\u00e9duit la pr\u00e9valence des troubles mentaux communs ? Review of the evidence from four countries. World Psychiatry 2017 ; 16(1) : 90-99.<\/li>\n<li>Marx W, et al : Nutritional psychiatry : the present state of the evidence. Proc Nutr Soc 2017 ; 76(4) : 427-436.<\/li>\n<li>Shen CC, et al : Risk of Parkinson disease after depression : a nationwide population-based study. Neurology 2013 ; 81(17) : 1538-1544.<\/li>\n<li>Micha R, et al : Association Between Dietary Factors and Mortality From Heart Disease, Stroke, and Type 2 Diabetes in the United States. JAMA 2017 ; 317(9) : 912-924.<\/li>\n<li>Lyte M : Microbial Endocrinology in the Microbiome-Gut-Brain Axis : How Bacterial Production and Utilization of Neurochemicals Influence Behavior. PLoS Pathog 2013 ; 9(11) : e1003726.<\/li>\n<li>Kang D, et al : Microbiota Transfer Therapy alters gut ecosystem and improves gastrointestinal and autism symptoms : an open-label study. Microbiome 2017 ; 5 : 10.<\/li>\n<li>Ruusunen A, et al : Les habitudes alimentaires sont associ\u00e9es \u00e0 la pr\u00e9valence de sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs \u00e9lev\u00e9s et au risque de recevoir un diagnostic de d\u00e9pression \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital chez les hommes finlandais d&#8217;\u00e2ge moyen ou plus \u00e2g\u00e9s. J Affect Disord 2014 ; 159 : 1-6.<\/li>\n<li>Jacka FN, et al : Diet quality and mental health problems in adolescents from East London : a prospective study. Soc Psychiatry Psychiatr Epidemiol 2013 ; 48(8) : 1297-1306.<\/li>\n<li>Gangwisch JE, et al : Un r\u00e9gime \u00e0 indice glyc\u00e9mique \u00e9lev\u00e9 comme facteur de risque de d\u00e9pression : analyses de la Women&#8217;s Health Initiative. Am J Clin Nutr 2015 ; 102 : 454-463.<\/li>\n<li>Beezhold BL, Johnston CS, Daigle DR : Les r\u00e9gimes v\u00e9g\u00e9tariens sont associ\u00e9s \u00e0 des \u00e9tats d&#8217;esprit sains : une \u00e9tude de section transversale chez des adultes adventistes du septi\u00e8me jour. Nutr J 2010 ; 9 : 26.<\/li>\n<li>Agarwal U, et al : A multicenter randomized controlled trial of a nutrition intervention program in a multiethnic adult population in the corporate setting reduces depression and anxiety and improves quality of life : the GEICO study. Am J Health Promot 2015 ; 29(4) : 245-254.<\/li>\n<li>Jacka FN, et al : A randomised controlled trial of dietary improvement for adults with major depression (the SMILES trial). BMC Medicine 2017 ; 15 : 23.<\/li>\n<li>Stahl ST, et al : Coaching in healthy dietary practices in at-risk older adults : a case of indicated depression prevention. Am J Psychiatry 2014 ; 171(5) : 499-505.<\/li>\n<li>Lang UE, Walter M : Depression in the Context of Medical Disorders : New Pharmacological Pathways Revisited. Neurosignals 2017 ; 25 : 54-73.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2018 ; 16(6) : 48-49<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pendant quatre jours, les repr\u00e9sentants des neurosciences se sont r\u00e9unis \u00e0 Barcelone pour le congr\u00e8s ECNP 2018. 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