{"id":337039,"date":"2018-11-08T01:00:00","date_gmt":"2018-11-08T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/approches-psychotherapeutiques\/"},"modified":"2018-11-08T01:00:00","modified_gmt":"2018-11-08T00:00:00","slug":"approches-psychotherapeutiques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/approches-psychotherapeutiques\/","title":{"rendered":"Approches psychoth\u00e9rapeutiques"},"content":{"rendered":"<p><strong>L&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 \u00e9tant notamment d&#8217;origine psychologique, les interventions psychologiques jouent un r\u00f4le important dans le traitement de l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9. Les objectifs sont d&#8217;am\u00e9liorer le contr\u00f4le des impulsions, la r\u00e9gulation des \u00e9motions et de traiter les facteurs de stress chroniques en tant que facteurs d\u00e9clencheurs.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>L&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 est une maladie complexe et multifactorielle. Les influences environnementales, les facteurs g\u00e9n\u00e9tiques, mais aussi psychologiques et sociaux jouent un r\u00f4le important. En plus de l&#8217;alimentation et de l&#8217;exercice, la perception du corps et le bien-\u00eatre \u00e9motionnel des patients doivent \u00eatre pris en compte. Les approches th\u00e9rapeutiques qui ne couvrent qu&#8217;une partie du probl\u00e8me ne tiennent g\u00e9n\u00e9ralement pas compte de la complexit\u00e9 de l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 [1]. C&#8217;est pourquoi on parle aujourd&#8217;hui de &#8220;modification du mode de vie&#8221; comme concept th\u00e9rapeutique de choix.<\/p>\n<p>Il n&#8217;est pas rare que les patients souffrent de comorbidit\u00e9s psychologiques qui ont soit favoris\u00e9 l&#8217;apparition de l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9, soit qui sont apparues au cours de la prise de poids des patients et qui peuvent entretenir l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9. Les troubles alimentaires sont \u00e9galement fr\u00e9quents. Le concept de changement de mode de vie ne se limite pas aux patients non chirurgicaux, mais peut et doit \u00eatre exig\u00e9 m\u00eame chez les patients bariatriques en post-op\u00e9ratoire afin d&#8217;\u00e9viter une prise de poids sup\u00e9rieure au niveau physiologique. Des donn\u00e9es sur l&#8217;\u00e9volution \u00e0 long terme de la reprise de poids apr\u00e8s une chirurgie bariatrique sont disponibles au niveau international et europ\u00e9en, mais elles sont \u00e9tonnamment peu discut\u00e9es : La reprise de poids physiologique est de 10 \u00e0 20% du point de poids le plus bas (poids nadir) apr\u00e8s l&#8217;op\u00e9ration [2]. Cela signifie qu&#8217;une reprise de poids de 8,5 \u00e0 17&nbsp;kg est normale pour un patient de 160&nbsp;cm dont le poids initial est de 120&nbsp;kg et qui p\u00e8se 85&nbsp;kg apr\u00e8s l&#8217;op\u00e9ration. Cependant, nous constatons une prise de poids nettement plus importante chez un patient sur cinq (Adimed,&nbsp; n=3256 ; p\u00e9riode d&#8217;observation moyenne : 10&nbsp;ans). Le Dr Renward Hauser, sp\u00e9cialiste en nutrition clinique et en chirurgie bariatrique, a suivi 632 personnes op\u00e9r\u00e9es entre 1995 et 2018. Parmi eux, 269 patients (44,5%) ont subi jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent un rebond de +10 \u00e0 max. +20% du poids au nadir ; 116 de ces 269 patients (19,2% de tous les op\u00e9r\u00e9s) sont pass\u00e9s en \u00e9chec de proc\u00e9dure, c&#8217;est-\u00e0-dire ont subi une reprise de poids sup\u00e9rieure \u00e0 20%.<\/p>\n<p>La modification du comportement est un \u00e9l\u00e9ment important du changement de mode de vie. L&#8217;observation et le changement de comportement sont enseign\u00e9s, puis r\u00e9p\u00e9t\u00e9s et d\u00e9velopp\u00e9s. La plupart du temps, d&#8217;autres \u00e9l\u00e9ments de la th\u00e9rapie comportementale entrent en jeu. Outre la modification des situations d\u00e9clenchantes, les facteurs d&#8217;influence \u00e9motionnels, mentaux et physiques sur le comportement alimentaire sont identifi\u00e9s et des strat\u00e9gies alternatives en d\u00e9coulent. Par la suite, ils sont entra\u00een\u00e9s avec les patients dans la vie quotidienne. Les interventions standard comprennent \u00e9galement la pr\u00e9vention des rechutes et la d\u00e9finition d&#8217;objectifs comportementaux \u00e0 long terme.<\/p>\n<h2 id=\"regulation-emotionnelle-dysfonctionnelle-comme-base\">R\u00e9gulation \u00e9motionnelle dysfonctionnelle comme base<\/h2>\n<p>Dans la pratique quotidienne, les patients rapportent souvent qu&#8217;ils ont tendance \u00e0 &#8220;manger par frustration&#8221;. Une telle affirmation r\u00e9v\u00e8le d\u00e9j\u00e0 la complexit\u00e9 r\u00e9elle de l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9. Souvent, les bases sont pos\u00e9es d\u00e8s l&#8217;enfance : Lorsque l&#8217;on \u00e9tait enfant, \u00e9tait-on souvent consol\u00e9 par de la nourriture (surtout des sucreries) lorsque l&#8217;on \u00e9tait triste ? Les parents ont-ils compens\u00e9 le manque d&#8217;attention en fournissant de la nourriture ? Dans de tels cas, l&#8217;amour et l&#8217;affection \u00e9taient souvent exprim\u00e9s et v\u00e9cus \u00e0 travers la nourriture. Le manque est contrebalanc\u00e9 par le sentiment de r\u00e9compense que procure l&#8217;ingestion de nourriture [3]. Ces mod\u00e8les d&#8217;exp\u00e9rience sont d\u00e9terminants pour la suite de la vie.<\/p>\n<p>Manger entra\u00eene une stimulation du centre de r\u00e9compense dans le syst\u00e8me m\u00e9solimbique avec une lib\u00e9ration correspondante d&#8217;endorphines et de dopamine &#8211; en particulier avec les aliments gras et sucr\u00e9s. De cette mani\u00e8re, des sch\u00e9mas de m\u00e9moire sont rapidement cr\u00e9\u00e9s et associ\u00e9s aux exp\u00e9riences d&#8217;amour, d&#8217;affection et de r\u00e9confort mentionn\u00e9es ci-dessus. Or, plus ces voies de m\u00e9morisation sont utilis\u00e9es, plus elles deviennent importantes. Parall\u00e8lement, le fait de donner toujours le m\u00eame &#8220;relaxant&#8221; entra\u00eene un \u00e9moussement des r\u00e9cepteurs du centre de r\u00e9compense &#8211; il en faut donc toujours plus. Comme le cortex pr\u00e9frontal est \u00e9galement plus fortement inhib\u00e9 dans la r\u00e9action de stress, l&#8217;organisme perd le contr\u00f4le conscient ; le cerveau suit la prise du relaxant en &#8220;mode automatique&#8221;. Si l&#8217;on se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 la nourriture comme moyen de r\u00e9gulation des \u00e9motions, cela signifie qu&#8217;il faut ing\u00e9rer de plus en plus de nourriture pour obtenir l&#8217;effet de d\u00e9tente et que, parall\u00e8lement, ce r\u00e9flexe ne peut pas \u00eatre contr\u00f4l\u00e9. Les \u00e9tudes sur la d\u00e9pendance alimentaire montrent qu&#8217;environ 11% des personnes de poids normal ont un comportement alimentaire addictif, contre environ 25% des personnes en surpoids [4].<\/p>\n<p>Des donn\u00e9es r\u00e9centes sugg\u00e8rent \u00e9galement que les pulsions alimentaires d\u00e9clench\u00e9es principalement par l&#8217;\u00e9motion peuvent \u00e9galement \u00eatre la cons\u00e9quence d&#8217;exp\u00e9riences de r\u00e9gime, le corps r\u00e9agissant par le stress et l&#8217;impulsivit\u00e9 dans le comportement alimentaire en cas de d\u00e9ficit calorique. De m\u00eame, une modification de l&#8217;axe hypophyso-surr\u00e9nalien, ou du temps de r\u00e9ponse de la s\u00e9cr\u00e9tion de cortisol, semble pr\u00e9dire un comportement alimentaire \u00e9motionnel [5,6]. Les r\u00e9sultats correspondants proviennent de la recherche sur le stress chronique, o\u00f9 l&#8217;on \u00e9tudie le lien entre la biographie, la situation environnementale\/de vie, les r\u00e9actions physiologiques au stress et les comportements ult\u00e9rieurs dus \u00e0 la r\u00e9action au stress (mod\u00e8le &#8220;Allostatic Load&#8221;) [7]. Transpos\u00e9 \u00e0 la psychoth\u00e9rapie, cela signifie am\u00e9liorer le contr\u00f4le des impulsions et les comp\u00e9tences de r\u00e9gulation des \u00e9motions des patients. En m\u00eame temps, les patients doivent apprendre \u00e0 supporter la tension g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par l&#8217;absence de r\u00e9compense et \u00e0 modifier les circonstances d\u00e9clenchant les pulsions alimentaires, en particulier les facteurs de stress chroniques.<\/p>\n<h2 id=\"troubles-alimentaires-chez-les-personnes-obeses\">Troubles alimentaires chez les personnes ob\u00e8ses<\/h2>\n<p>Le trouble de l&#8217;hyperphagie boulimique (BED), qui se caract\u00e9rise par des crises de boulimie (CIM-10 : F50.9), est plus fr\u00e9quent en cas d&#8217;ob\u00e9sit\u00e9. Ainsi, des \u00e9tudes montrent que dans les programmes de perte de poids conservateurs, jusqu&#8217;\u00e0 30% des participants r\u00e9pondent aux crit\u00e8res du BED [8]. La plupart du temps, il s&#8217;agit de v\u00e9ritables crises de boulimie, les personnes concern\u00e9es consommant en peu de temps (environ 30 minutes) beaucoup plus de calories que d&#8217;habitude. Ce comportement alimentaire s&#8217;accompagne d&#8217;un sentiment de perte de contr\u00f4le. En outre, l&#8217;hyperphagie boulimique a r\u00e9cemment \u00e9t\u00e9 associ\u00e9e \u00e0 une modification de la s\u00e9cr\u00e9tion de cortisol. Cependant, il n&#8217;est pas rare que la perte de contr\u00f4le prenne \u00e9galement la forme de snacking ou de broutage. Cela signifie que les personnes concern\u00e9es ne consomment que de petites collations, mais de mani\u00e8re r\u00e9p\u00e9t\u00e9e sur une longue p\u00e9riode. Il s&#8217;agit d&#8217;un ph\u00e9nom\u00e8ne fr\u00e9quemment observ\u00e9, en particulier chez les patients post-bariatrique [9]. De m\u00eame, il faut \u00eatre attentif au d\u00e9veloppement de comportements et de pens\u00e9es anorexiques chez les patients post-bariatrique, en particulier lorsque les pr\u00e9occupations relatives \u00e0 la silhouette et au poids \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 plus importantes que la moyenne avant l&#8217;intervention.<\/p>\n<h2 id=\"comorbidites-psychiatriques-et-psychologiques\">Comorbidit\u00e9s psychiatriques et psychologiques<\/h2>\n<p>L&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 est associ\u00e9e \u00e0 un taux plus \u00e9lev\u00e9 de d\u00e9pression et de sympt\u00f4mes d&#8217;anxi\u00e9t\u00e9. Par exemple, les donn\u00e9es montrent que les ob\u00e8ses, quel que soit leur sexe, ont des taux plus \u00e9lev\u00e9s de d\u00e9pression majeure, de troubles bipolaires, de troubles paniques et d&#8217;agoraphobie [10]. Des donn\u00e9es am\u00e9ricaines montrent en outre que la d\u00e9pressivit\u00e9 permet de pr\u00e9dire l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9. D&#8217;autre part, il existe des preuves qu&#8217;une d\u00e9pressivit\u00e9 accrue chez les personnes ob\u00e8ses contribue \u00e0 un moins bon \u00e9tat de sant\u00e9 g\u00e9n\u00e9ral. Entre-temps, on discute \u00e9galement d&#8217;un sous-type atypique de trouble d\u00e9pressif, dans lequel l&#8217;app\u00e9tit et la faim ne semblent pas \u00eatre r\u00e9duits, mais augment\u00e9s. Cela peut \u00e9galement se traduire par une augmentation de l&#8217;alimentation \u00e9motionnelle, ce qui rend les patients atteints de ce sous-type de trouble d\u00e9pressif plus susceptibles de prendre du poids. Les patients ob\u00e8ses qui consultent pour un traitement contre l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 devraient donc au moins \u00eatre d\u00e9pist\u00e9s pour les sympt\u00f4mes d&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 et de d\u00e9pression, car ceux-ci peuvent avoir une influence sur l&#8217;\u00e9volution du poids et doivent donc \u00eatre trait\u00e9s en m\u00eame temps.<\/p>\n<p>Une intervention sur l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 chez les patients psychiatriques (par ex. d\u00e9pression chronique s\u00e9v\u00e8re, troubles schizo-affectifs, schizophr\u00e9nie) peut tout \u00e0 fait donner des r\u00e9sultats \u00e0 long terme en termes de poids. Les patients souffrant de troubles psychiatriques chroniques doivent \u00eatre trait\u00e9s dans un cadre multiprofessionnel. Un facteur important semble \u00eatre notamment la dur\u00e9e des interventions li\u00e9es au poids. Les donn\u00e9es actuelles montrent que les interventions de moins de six mois n&#8217;ont pas ou peu d&#8217;effet sur le poids, tandis que les interventions de plus de douze mois ont entra\u00een\u00e9 une perte de poids \u00e0 long terme [11].<\/p>\n<p>Cela correspond \u00e9galement \u00e0 notre exp\u00e9rience ; le succ\u00e8s des interventions psychoth\u00e9rapeutiques se manifeste au bout de six mois, en combinaison avec la th\u00e9rapie nutritionnelle, la th\u00e9rapie par l&#8217;exercice, la th\u00e9rapie comportementale et \u00e9galement le soutien pharmacologique. Ici, nous pouvons atteindre une perte de poids moyenne de 16,2% du poids initial, si le patient a r\u00e9ussi ces six mois, comme le montre une \u00e9valuation de la base de donn\u00e9es (n=8252) du Centre pour l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 et la m\u00e9decine m\u00e9tabolique (ZAS) Winterthur GmbH [12].<\/p>\n<h2 id=\"approches-therapeutiques-psychotherapeutiques\">Approches th\u00e9rapeutiques psychoth\u00e9rapeutiques<\/h2>\n<p>Dans le domaine de la modification g\u00e9n\u00e9rale du mode de vie en cas d&#8217;ob\u00e9sit\u00e9, un grand nombre de proc\u00e9dures d&#8217;orientation comportementale sont appropri\u00e9es <strong>(encadr\u00e9).<\/strong> Les approches comportementales donnent \u00e9galement de bons r\u00e9sultats dans le cas du BED. L&#8217;objectif principal du traitement du BED est de r\u00e9duire les crises de boulimie. Ce n&#8217;est que dans un deuxi\u00e8me temps que la perte de poids proprement dite est abord\u00e9e [13].&nbsp; Les m\u00e9thodes utilis\u00e9es comprennent des protocoles d&#8217;auto-observation, des strat\u00e9gies de contr\u00f4le des impulsions et la restructuration cognitive des pens\u00e9es dysfonctionnelles li\u00e9es \u00e0 l&#8217;alimentation, \u00e0 la silhouette et au poids. En ce qui concerne le dysfonctionnement de la r\u00e9gulation des \u00e9motions, il ne semble pas y avoir de diff\u00e9rence entre les patients qui suivent un entra\u00eenement sp\u00e9cifique \u00e0 la r\u00e9gulation des \u00e9motions et ceux qui sont pris en charge dans le cadre d&#8217;un programme courant de changement de mode de vie comprenant des \u00e9l\u00e9ments de psychologie comportementale [14].  &nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-11014\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/kasten_hp10_s32.png\" style=\"height:328px; width:400px\" width=\"893\" height=\"733\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Cependant, la capacit\u00e9 de perception du corps semble jouer un r\u00f4le important dans ce processus. Toujours dans l&#8217;esprit de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, il convient de noter que, dans le cadre du traitement des enfants en surpoids, les parents doivent absolument \u00eatre impliqu\u00e9s dans le traitement. En effet, le comportement alimentaire est transmis par les parents \u00e0 leurs enfants.<\/p>\n<p>Cependant, l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 \u00e9tant une maladie psycho-socio-somatique complexe, ces proc\u00e9dures ne suffisent pas pour certains patients. En abordant le comportement alimentaire, les patients prennent peu \u00e0 peu conscience des structures motivationnelles sous-jacentes qui r\u00e9gissent les comportements correspondants. C&#8217;est pourquoi il est fr\u00e9quent que la situation de poids s&#8217;aggrave au d\u00e9but d&#8217;un traitement. En psychoth\u00e9rapie, on parle d&#8217;actualisation du probl\u00e8me [14]. A ce stade, il faut g\u00e9n\u00e9ralement travailler avec les patients dans le cadre d&#8217;un setting individuel ax\u00e9 sur la clarification. Il s&#8217;agit d&#8217;aider les patients \u00e0 mieux identifier leurs structures de motivation et \u00e0 s&#8217;attaquer aux conflits intrapsychiques (sch\u00e9mas conflictuels qui favorisent une satisfaction insuffisante des besoins psychologiques). Les patients doivent ainsi apprendre \u00e0 trouver de nouvelles fa\u00e7ons de satisfaire leurs besoins psychologiques et \u00e0 accepter les exp\u00e9riences biographiques.<\/p>\n<p>En conclusion, les interventions psychologiques constituent un \u00e9l\u00e9ment important du traitement de l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9. Cela ne s&#8217;applique pas seulement \u00e0 la th\u00e9rapie, mais d\u00e9j\u00e0 au diagnostic. Plus l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 est complexe et plus le probl\u00e8me du patient est important, plus il faut faire appel \u00e0 une psychoth\u00e9rapie. Dans certains cas, il s&#8217;agit m\u00eame d&#8217;un \u00e9l\u00e9ment indispensable \u00e0 la r\u00e9ussite du traitement de l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9.<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>Outre l&#8217;am\u00e9lioration du contr\u00f4le des impulsions et des capacit\u00e9s de r\u00e9gulation des \u00e9motions, le traitement des facteurs de stress chroniques en tant que facteurs d\u00e9clencheurs fait partie des objectifs psychoth\u00e9rapeutiques. La prise de nourriture pour r\u00e9duire la tension \u00e0 court terme est un comportement courant chez les personnes ob\u00e8ses.<\/li>\n<li>Les troubles de l&#8217;alimentation sont fr\u00e9quents chez les patients ob\u00e8ses et doivent \u00e9galement \u00eatre trait\u00e9s dans le cadre de la psychoth\u00e9rapie, en particulier chez les patients bariatriques. Les troubles anxieux et d\u00e9pressifs comorbides, \u00e9galement fr\u00e9quents en cas d&#8217;ob\u00e9sit\u00e9, devraient \u00eatre examin\u00e9s dans le cadre d&#8217;un d\u00e9pistage.<\/li>\n<li>Pour traiter les structures de motivation, les conflits d&#8217;objectifs et l&#8217;actualisation des probl\u00e8mes, une proc\u00e9dure ax\u00e9e sur la clarification en setting individuel s&#8217;est av\u00e9r\u00e9e efficace.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Shaw K, O&#8217;Rourke P, Del Mar C, et al : Psychological interventions for overweight or obesity. Cochrane Database Syst Rev 2005 ; 18 : CD003818.<\/li>\n<li>Adams TD, et al : Poids et r\u00e9sultats m\u00e9taboliques 12 ans apr\u00e8s un bypass gastrique. N Engl J Med 2017 ; 377 : 1143-1155.<\/li>\n<li>van Strien T : Causes de l&#8217;alimentation \u00e9motionnelle et traitements adapt\u00e9s de l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9. Current Diabetes Reports 2018 ; 18 : 35.<\/li>\n<li>Pursey KM, Stanwell P, Gearhardt AN, et al : The prevalence of food addiction as assessed by the Yale food addiction scale : a systematic review. Nutrients 2014 ; 6 : 4552-4590.<\/li>\n<li>Van Strien T, Roelofs K, de Weerth C : R\u00e9activit\u00e9 au cortisol et alimentation \u00e9motionnelle induite par la d\u00e9tresse. Psychoneuroendocrinology 2013 ; 38 : 677-684.<\/li>\n<li>Tryon MS, DeCant R, Laugero KD : Avoir son g\u00e2teau et le manger aussi. Une habitude d&#8217;alimentation confortable peut lier l&#8217;exposition chronique au stress social et l&#8217;hypo-r\u00e9ponse au cortisol induite par le stress aigu. Physiol Behav 2013 ; 114-115 : 32-37.<\/li>\n<li>Seeman TE, Singer BH, Rowe JW, et al. : Prix de l&#8217;adaptation. Allostatic load and its health consequences : MacArthur studies of successful aging. 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