{"id":337081,"date":"2018-11-06T01:00:00","date_gmt":"2018-11-06T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/traitement-des-tumeurs-osseuses-primaires-du-bassin\/"},"modified":"2018-11-06T01:00:00","modified_gmt":"2018-11-06T00:00:00","slug":"traitement-des-tumeurs-osseuses-primaires-du-bassin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/traitement-des-tumeurs-osseuses-primaires-du-bassin\/","title":{"rendered":"Traitement des tumeurs osseuses primaires du bassin"},"content":{"rendered":"<p><strong>La r\u00e9section chirurgicale constitue le pilier principal du traitement des sarcomes osseux du bassin. Le traitement est complexe et doit \u00eatre individualis\u00e9. L&#8217;\u00e9change de donn\u00e9es et de connaissances d&#8217;experts permet de mieux comprendre la maladie<em>.<\/em> Le SwissSarcomaNetwork constitue une approche \u00e0 cet \u00e9gard.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Les tumeurs osseuses malignes primaires, appel\u00e9es sarcomes de l&#8217;os, sont rares. Leur examen et leur traitement exigent en outre un haut degr\u00e9 d&#8217;interdisciplinarit\u00e9 et de coordination. En fonction de l&#8217;\u00e2ge, de l&#8217;\u00e9tendue de la maladie, de la localisation anatomique et de la taille de la tumeur, le traitement doit \u00eatre individualis\u00e9. La chirurgie constitue le pilier principal du traitement et une r\u00e9section microscopiquement compl\u00e8te est directement corr\u00e9l\u00e9e au taux de survie.<\/p>\n<p>Selon l&#8217;Institut Rizzoli (www.ior.it), 16,5% de toutes les tumeurs osseuses malignes primaires se trouvent dans le bassin. Les plus fr\u00e9quents sont le chondrosarcome (5,3%), le sarcome d&#8217;Ewing (4,8%), l&#8217;ost\u00e9osarcome (3,2%) et le chordome (2%). La r\u00e9partition par \u00e2ge et par sexe est g\u00e9n\u00e9ralement fonction de la biologie sous-jacente de la tumeur.<\/p>\n<h2 id=\"clarification-dun-sarcome-pelvien\">Clarification d&#8217;un sarcome pelvien<\/h2>\n<p>L&#8217;examen des sarcomes osseux pelviens est complexe, car la tumeur &#8211; en particulier lorsqu&#8217;elle se d\u00e9veloppe en intrapelvien &#8211; est souvent et longtemps inaccessible \u00e0 la palpation, et les douleurs sont g\u00e9n\u00e9ralement consid\u00e9r\u00e9es comme non sp\u00e9cifiques au d\u00e9part. La douleur est principalement influenc\u00e9e par l&#8217;emplacement anatomique de la l\u00e9sion, plut\u00f4t que par la biologie sous-jacente.&nbsp;  Il n&#8217;est pas rare que les sarcomes pelviens soient d\u00e9j\u00e0 relativement importants au moment o\u00f9 le diagnostic est pos\u00e9. Il est donc important d&#8217;envisager le diagnostic diff\u00e9rentiel d&#8217;un sarcome pelvien [14].<\/p>\n<p>Une radiographie de synth\u00e8se du bassin peut d\u00e9j\u00e0 montrer des contours flous qui peuvent indiquer une tumeur pelvienne. Les tumeurs plus importantes montrent l&#8217;\u00e9tendue de la destruction osseuse et permettent ainsi une \u00e9valuation fondamentale de la stabilit\u00e9 m\u00e9canique. L&#8217;imagerie par r\u00e9sonance magn\u00e9tique (IRM) \u00e0 contraste am\u00e9lior\u00e9 par voie intraveineuse est la m\u00e9thode de choix pour caract\u00e9riser suffisamment la l\u00e9sion. Il s&#8217;agit d&#8217;\u00e9valuer la position anatomique dans le bassin, ainsi que la relation avec les structures neurovasculaires, le p\u00e9rioste et les structures articulaires. La prise de contraste donne des informations sur la vascularisation de la l\u00e9sion et donc sur son agressivit\u00e9 potentielle.<\/p>\n<p>Si l&#8217;imagerie ne permet toujours pas d&#8217;exclure une suspicion de sarcome osseux, il faut toujours demander une biopsie. Le choix de la voie de biopsie est critique et doit \u00eatre fait de mani\u00e8re \u00e0 ce qu&#8217;elle puisse \u00eatre retir\u00e9e au cours de l&#8217;intervention chirurgicale ult\u00e9rieure sans contamination \u00e9vitable des tissus et sans ouverture inutile de compartiments suppl\u00e9mentaires, afin de minimiser l&#8217;ensemencement des cellules tumorales et donc le risque de r\u00e9cidive locale. De pr\u00e9f\u00e9rence, la biopsie est r\u00e9alis\u00e9e par une unit\u00e9 d&#8217;\u00e9valuation bien rod\u00e9e compos\u00e9e d&#8217;un radiologue interventionnel, d&#8217;un pathologiste et d&#8217;un chirurgien. Afin de minimiser l&#8217;ensemencement des cellules tumorales, une biopsie \u00e0 l&#8217;emporte-pi\u00e8ce doit \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e, car contrairement \u00e0 la biopsie ouverte (avec 32%), le risque est nettement plus faible (0,37%) [1,2].<\/p>\n<p>Le traitement d&#8217;un \u00e9chantillon biopsique est critique et doit au moins \u00eatre relu par un pathologiste de r\u00e9f\u00e9rence. Les analyses mol\u00e9culaires font aujourd&#8217;hui partie du bilan initial standard, mais elles ne peuvent pas \u00eatre propos\u00e9es ou interpr\u00e9t\u00e9es partout. Un traitement initial dans une unit\u00e9 d&#8217;\u00e9valuation avec des pathologistes de r\u00e9f\u00e9rence permet \u00e9galement d&#8217;\u00e9viter des retards inutiles pour le patient dans l&#8217;\u00e9tablissement du diagnostic. Si la malignit\u00e9 d&#8217;un r\u00e9sultat est confirm\u00e9e, un examen de &#8220;staging&#8221; doit \u00eatre effectu\u00e9 afin d&#8217;exclure une m\u00e9tastase dans les poumons (par tomodensitom\u00e9trie) ou dans les os (scintigraphie du squelette, PET-CT ou IRM du corps entier).<\/p>\n<h2 id=\"traitement-neo-adjuvant\">Traitement n\u00e9o-adjuvant<\/h2>\n<p>Le traitement n\u00e9o-adjuvant des sarcomes pelviens d\u00e9pend de la biologie de la tumeur [12]. Les chondrosarcomes sont g\u00e9n\u00e9ralement r\u00e9sistants aux radiations et \u00e0 la chimioth\u00e9rapie, et la chirurgie reste le traitement de choix, un traitement (n\u00e9o)adjuvant n&#8217;\u00e9tant pas n\u00e9cessaire. Les patients atteints de sarcome d&#8217;Ewing suivent g\u00e9n\u00e9ralement un traitement combin\u00e9, commen\u00e7ant par une th\u00e9rapie d&#8217;induction VIDE pr\u00e9op\u00e9ratoire (https:\/\/sarcoma.surgery\/pdf\/ewing-sarkom ) pendant environ 16 semaines, suivie de la chirurgie, puis de huit cycles VAC pendant 23 semaines suppl\u00e9mentaires. Les indications de la radioth\u00e9rapie concomitante sont en train d&#8217;\u00e9voluer, avec une augmentation du nombre de r\u00e9sections R0 [11].<\/p>\n<p>Les patients atteints d&#8217;ost\u00e9osarcome sont \u00e9galement trait\u00e9s par th\u00e9rapie combin\u00e9e. La chimioth\u00e9rapie d&#8217;induction comprend l&#8217;adriamycine, le cisplatine, l&#8217;ifosfamide et le m\u00e9thothrexate \u00e0 haute dose, conform\u00e9ment au protocole de l&#8217;\u00e9tude EURAMOS, la poursuite du traitement apr\u00e8s l&#8217;op\u00e9ration \u00e9tant adapt\u00e9e au risque. Les chordomes sont souvent localement avanc\u00e9s et, historiquement, le traitement \u00e9tait bas\u00e9 soit sur la chirurgie, soit sur une combinaison avec la radioth\u00e9rapie. La radioth\u00e9rapie par particules ioniques peut constituer une alternative efficace \u00e0 la r\u00e9section chirurgicale, bien qu&#8217;il n&#8217;existe pas d&#8217;\u00e9tudes robustes et comparatives. Des traitements syst\u00e9miques tels que les inhibiteurs de tyrosine kinase sont \u00e0 l&#8217;\u00e9tude [12].<\/p>\n<h2 id=\"types-de-resection\">Types de r\u00e9section<\/h2>\n<p>Le traitement chirurgical constitue le pilier principal du traitement des tumeurs malignes primaires du pelvis \u00e0 vis\u00e9e curative. L&#8217;\u00e9tendue de la r\u00e9section chirurgicale du bassin d\u00e9pend de l&#8217;extension anatomique de la tumeur et doit \u00eatre d\u00e9finie, planifi\u00e9e et r\u00e9alis\u00e9e sur la base de l&#8217;imagerie IRM pr\u00e9op\u00e9ratoire. L&#8217;objectif est d&#8217;enlever compl\u00e8tement la tumeur au microscope, quelle que soit sa biologie (m\u00eame pour un chondrosarcome G1 par exemple), avec une marge de s\u00e9curit\u00e9 ad\u00e9quate en tenant compte des barri\u00e8res anatomiques (sans d\u00e9finir de mesure m\u00e9trique).<\/p>\n<p>Les r\u00e9sections chirurgicales du bassin &#8211; ou h\u00e9mipelvectomies dans le jargon m\u00e9dical &#8211; sont divis\u00e9es en h\u00e9mipelvectomies internes et externes. Dans ce dernier cas, le membre correspondant est \u00e9galement retir\u00e9, il s&#8217;agit d&#8217;une amputation dite de &#8220;Hindquarter&#8221;. En ce qui concerne l&#8217;indication, il convient d&#8217;\u00e9valuer l&#8217;infiltration tumorale de l&#8217;articulation de la hanche, des structures nerveuses (nerf sciatique) et&nbsp; des structures vasculaires (art\u00e8re iliaque commune et branches). Si au moins deux des trois structures mentionn\u00e9es doivent \u00eatre r\u00e9s\u00e9qu\u00e9es en raison de l&#8217;infiltration tumorale, une h\u00e9mipelvectomie externe est g\u00e9n\u00e9ralement envisag\u00e9e. Les r\u00e9sections partielles du bassin avec conservation du membre inf\u00e9rieur sont appel\u00e9es h\u00e9mipelvectomies internes. Elles sont divis\u00e9es en quatre types selon Enneking, et diverses combinaisons sont possibles <strong>(Fig.&nbsp;1). <\/strong>Les r\u00e9sections de type I peuvent \u00eatre r\u00e9alis\u00e9es avec ou sans interruption de l&#8217;anneau pelvien, et vont de l&#8217;articulation SI \u00e0 l&#8217;ac\u00e9tabulum. Les r\u00e9sections de type II concernent l&#8217;ac\u00e9tabulum et les r\u00e9sections de type III le pubis. Ils peuvent \u00eatre partiels ou complets, selon l&#8217;\u00e9tendue de la tumeur.&nbsp;  Les sarcomes pelviens peuvent d\u00e9passer l&#8217;articulation SI et n\u00e9cessiter une r\u00e9section de type I-IV ou, en cas d&#8217;infiltration de l&#8217;ac\u00e9tabulum ou de la pubis, une r\u00e9section de type I-II, de type II-III ou de type I-II-III. En cas de r\u00e9section du sacrum (r\u00e9section de type IV), il faut avant tout d\u00e9tecter l&#8217;extension proximale de la tumeur sur l&#8217;imagerie. Le niveau d&#8217;ost\u00e9otomie d\u00e9pend alors de la relation de la tumeur avec les racines nerveuses, qui peuvent \u00eatre conserv\u00e9es au maximum avec une marge de s\u00e9curit\u00e9 ad\u00e9quate. Selon l&#8217;\u00e9tendue de la tumeur, une co-r\u00e9section de l&#8217;ilium doit \u00eatre envisag\u00e9e (r\u00e9section de type IV-I).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-10976\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/abb1_oh5_s9_0.jpg\" style=\"height:349px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"640\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/abb1_oh5_s9_0.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/abb1_oh5_s9_0-800x465.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/abb1_oh5_s9_0-120x70.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/abb1_oh5_s9_0-90x52.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/abb1_oh5_s9_0-320x186.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/abb1_oh5_s9_0-560x326.jpg 560w\" sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les r\u00e9sections pelviennes sont anatomiquement complexes et n\u00e9cessitent souvent l&#8217;utilisation de la navigation ou d&#8217;implants de coupe sp\u00e9cifiques au patient (PSI) [15,16]. Les coupes peuvent ainsi \u00eatre r\u00e9alis\u00e9es au millim\u00e8tre pr\u00e8s apr\u00e8s une planification 3D pr\u00e9alable.<\/p>\n<h2 id=\"reconstructions\">Reconstructions<\/h2>\n<p>Les h\u00e9mipelvectomies externes ne n\u00e9cessitent g\u00e9n\u00e9ralement pas de reconstruction osseuse. Si une scoliose secondaire se d\u00e9veloppe, associ\u00e9e \u00e0 une symptomatologie clinique, une stabilisation de la jonction lombo-pelvienne peut \u00eatre envisag\u00e9e. Les parties molles sont souvent recouvertes d&#8217;un lambeau de tissu mou glut\u00e9al. M\u00eame si les art\u00e8res iliaques internes doivent \u00eatre ligatur\u00e9es en raison de l&#8217;extension de la tumeur, la vascularisation de ce lambeau est g\u00e9n\u00e9ralement assur\u00e9e. Il est \u00e9galement possible de recourir \u00e0 l&#8217;\u00e9piploon majeur comme lambeau de tissu mou vascularis\u00e9. En cas d&#8217;extension principale de la tumeur vers l&#8217;extrapelvien f\u00e9moral, le lambeau de tissu mou ant\u00e9rieur du muscle quadriceps est pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 pour la couverture des tissus mous, en se basant sur les vaisseaux f\u00e9moraux.<\/p>\n<p>En cas d&#8217;h\u00e9mipelvectomie interne, le type de reconstruction d\u00e9pend de l&#8217;\u00e9tendue de la r\u00e9section. La reconstruction elle-m\u00eame doit \u00eatre individualis\u00e9e en fonction du patient et d\u00e9pend de nombreux autres facteurs tels que l&#8217;\u00e2ge du patient ou la pr\u00e9sence de m\u00e9tastases.<\/p>\n<p>Dans le cas d&#8217;une r\u00e9section de type I, il n&#8217;est pas n\u00e9cessaire de proc\u00e9der \u00e0 une reconstruction tant que l&#8217;anneau pelvien est pr\u00e9serv\u00e9. Si le pont osseux sur le foramen ischiadicum majus est trop faible, une allogreffe ou une autogreffe du reste du bassin peut \u00eatre utilis\u00e9e pour le renforcer. Si la continuit\u00e9 est interrompue, une reconstruction doit \u00eatre effectu\u00e9e dans la mesure du possible. L&#8217;objectif est d&#8217;obtenir une stabilit\u00e9 m\u00e9canique imm\u00e9diate \u00e0 l&#8217;aide de vis p\u00e9diculaires (lombaires et sacr\u00e9es, ainsi que dans les piliers ant\u00e9rieurs et post\u00e9rieurs) et de tiges, et d&#8217;obtenir une stabilit\u00e9 biologique \u00e0 long terme par la mise en place d&#8217;une autogreffe de p\u00e9ron\u00e9 (non) vascularis\u00e9e ou d&#8217;une allogreffe, de sorte qu&#8217;il puisse en r\u00e9sulter une fonction normale [7].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-10977 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/tab1_oh5_s11.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1504;height:820px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1504\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En cas de r\u00e9section de type II, une reconstruction doit \u00eatre effectu\u00e9e dans la mesure du possible afin de r\u00e9tablir la continuit\u00e9 de l&#8217;anneau pelvien et d&#8217;am\u00e9liorer ainsi la stabilit\u00e9 du bassin et la fonction de l&#8217;articulation de la hanche. Pour cela, il existe diff\u00e9rentes options de reconstruction, dont le choix d\u00e9pend entre autres de l&#8217;\u00e9tendue de la r\u00e9section locale. Les proth\u00e8ses &#8220;sur \u00e9tag\u00e8re&#8221; peuvent \u00eatre utilis\u00e9es tant qu&#8217;il y a suffisamment d&#8217;os sur l&#8217;ilion pour permettre un ancrage s\u00fbr. Il existe \u00e9galement des options proth\u00e9tiques &#8220;sur mesure&#8221;, o\u00f9 le fabricant d&#8217;implants imprime l&#8217;implant proth\u00e9tique en 3D sur la base d&#8217;une tomographie assist\u00e9e par ordinateur afin de reproduire l&#8217;anatomie sp\u00e9cifique du patient. Il est \u00e9galement possible d&#8217;utiliser du m\u00e9tal &#8220;trab\u00e9culaire&#8221;, o\u00f9 la partie osseuse manquante peut \u00eatre reconstruite en perop\u00e9ratoire pour permettre la mise en place d&#8217;une proth\u00e8se. Comme alternative \u00e0 la reconstruction proth\u00e9tique, il est possible d&#8217;utiliser une allogreffe &#8220;en vrac&#8221; dans le sens d&#8217;un composite allogreffe-proth\u00e8se. En raison du taux de complications important, cette option est aujourd&#8217;hui moins utilis\u00e9e. Une autre option, mais tr\u00e8s sp\u00e9cifique, est l&#8217;autogreffe pasteuris\u00e9e. Une fois la r\u00e9section compl\u00e9t\u00e9e, la tumeur est curet\u00e9e et la pr\u00e9paration macroscopiquement exempte de tumeur est irradi\u00e9e de mani\u00e8re extracorporelle \u00e0 50-90&nbsp;Gy, \u00e9ventuellement augment\u00e9e de ciment, puis replac\u00e9e chez le patient [8].<\/p>\n<p>Les r\u00e9sections de type III du bassin peuvent \u00eatre unilat\u00e9rales ou bilat\u00e9rales. Les premi\u00e8res sont divis\u00e9es en compl\u00e8tes et incompl\u00e8tes, selon que l&#8217;anneau pelvien est maintenu en continuit\u00e9 ou non. Dans toutes les situations, la reconstruction n&#8217;est pas n\u00e9cessaire.<\/p>\n<p>Les r\u00e9sections de type IV concernent le sacrum, le niveau de l&#8217;ost\u00e9otomie se r\u00e9f\u00e9rant \u00e0 la vert\u00e8bre sacr\u00e9e correspondante ou \u00e0 la racine nerveuse correspondante. En cas d&#8217;ost\u00e9otomie proximale, il est recommand\u00e9 de proc\u00e9der par voie ant\u00e9rieure et post\u00e9rieure combin\u00e9es. Une reconstruction osseuse n&#8217;est n\u00e9cessaire que si la premi\u00e8re vert\u00e8bre sacr\u00e9e ne peut pas \u00eatre conserv\u00e9e compl\u00e8tement [6]. Une r\u00e9section distale de S3 n&#8217;entra\u00eene g\u00e9n\u00e9ralement aucun d\u00e9ficit fonctionnel, alors qu&#8217;une r\u00e9section incluant les racines nerveuses S2 peut entra\u00eener une alt\u00e9ration permanente de la miction et de la vidange intestinale, ce qui est tr\u00e8s handicapant pour le patient. Malheureusement, les reconstructions de ces racines nerveuses n&#8217;ont pas montr\u00e9 de gain fonctionnel. Cependant, des probl\u00e8mes de cicatrisation sont souvent observ\u00e9s lors de ces op\u00e9rations. L&#8217;indication de reconstruction des tissus mous doit donc \u00eatre pos\u00e9e de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9reuse, comme par ex. Un lambeau de d\u00e9placement glut\u00e9al, un lambeau perforant lombaire, ou encore un lambeau VRAM transabdominal. Cependant, il est fr\u00e9quent que les tumeurs du bassin soient relativement grandes et occupent plusieurs des zones mentionn\u00e9es ci-dessus, ce qui n\u00e9cessite une combinaison de types de r\u00e9section.<\/p>\n<p>Dans le cas d&#8217;une r\u00e9section de type I-IV (ou IV-I), les reconstructions peuvent \u00eatre effectu\u00e9es de la m\u00eame mani\u00e8re que pour les r\u00e9sections de type I. Les r\u00e9sections de type II peuvent \u00eatre effectu\u00e9es de la m\u00eame mani\u00e8re.<\/p>\n<p>Pour les r\u00e9sections de type I-II (ou II-I), la d\u00e9cision doit \u00eatre prise au cas par cas, les reconstructions sont analogues \u00e0 celles mentionn\u00e9es dans les r\u00e9sections de type I. Cependant, le point critique est l&#8217;emplacement de l&#8217;ost\u00e9otomie sur l&#8217;articulation sacro-iliaque. Bien que l&#8217;impression 3D bas\u00e9e sur le scanner permette de traiter chaque d\u00e9faut avec une pr\u00e9cision anatomique gr\u00e2ce \u00e0 une proth\u00e8se &#8220;custom-made&#8221;, il est pratiquement impossible d&#8217;obtenir une stabilit\u00e9 \u00e0 long terme en cas d&#8217;ost\u00e9otomie verticale pour des raisons m\u00e9caniques et l&#8217;\u00e9chec de l&#8217;implant est la r\u00e8gle. Pour les d\u00e9fauts \u00e9tendus, on a souvent recours \u00e0 la r\u00e9section-arthroplastie de Friedmann-Eilber [10]. Une modification consiste \u00e0 utiliser deux tubes en Tr\u00e9vira, le premier \u00e9tant fix\u00e9 du f\u00e9mur au sacrum et le second formant une boucle autour de celui-ci, en tirant du ramus superior pubis \u00e0 l&#8217;ischium, de sorte qu&#8217;il en r\u00e9sulte une suspension <strong>(Fig. 2).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-10978 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/11\/abb2_oh5_s10.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/644;height:351px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"644\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li>Les <em>r\u00e9sections de type II-III (ou III-II)<\/em> sont reconstruites de la m\u00eame mani\u00e8re que les r\u00e9sections de type II.<\/li>\n<li>Les <em>r\u00e9sections de type I-II-III<\/em> sont reconstruites comme mentionn\u00e9 dans les r\u00e9sections de type II-III.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les exent\u00e9rations occupent une place particuli\u00e8re. L&#8217;<em>exent\u00e9ration post\u00e9rieure<\/em> se fait g\u00e9n\u00e9ralement d&#8217;abord par voie ant\u00e9rieure, par laparotomie et pr\u00e9paration de la tumeur intra- et\/ou r\u00e9trop\u00e9riton\u00e9ale, pour ensuite repositionner le patient et le compl\u00e9ter par voie dorsale au moyen d&#8217;une sacrectomie. L&#8217;exent\u00e9ration ant\u00e9rieure commence \u00e9galement par une laparotomie et une dissection de la tumeur, puis par la pr\u00e9sentation du stroma pelvien apr\u00e8s extrapelvin, afin de compl\u00e9ter par une symphysectomie bilat\u00e9rale (ou r\u00e9section de type III).<\/p>\n<h2 id=\"defis-chirurgicaux-et-resultats\">D\u00e9fis chirurgicaux et r\u00e9sultats<\/h2>\n<p>Les r\u00e9sections chirurgicales du bassin sont exigeantes et n\u00e9cessitent une grande compr\u00e9hension lors de la planification ainsi qu&#8217;une collaboration interdisciplinaire optimale lors de la mise en \u0153uvre. Le principe est que plus la marge de s\u00e9curit\u00e9 est grande, plus le contr\u00f4le potentiel de la tumeur est grand et plus les pertes fonctionnelles potentielles sont importantes. De plus, les distances de s\u00e9curit\u00e9 ne peuvent pas \u00eatre d\u00e9finies dans les extr\u00e9mit\u00e9s comme c&#8217;est habituellement le cas, car il n&#8217;existe pas de compartiments correspondants. En ce qui concerne la fonction, il faut tenir compte du fait que la reconstruction de l&#8217;anneau pelvien ne conduit pas n\u00e9cessairement \u00e0 une bonne fonction. En effet, une r\u00e9section des muscles abducteurs ou d&#8217;une racine nerveuse ou d&#8217;un nerf principal peut entra\u00eener des pertes fonctionnelles consid\u00e9rables.<\/p>\n<p>Les patients atteints d&#8217;<em>ost\u00e9osarcome<\/em> pelvien ont un pronostic relativement mauvais, avec une survie \u00e0 5 ans d&#8217;environ 40% [5]. Il est int\u00e9ressant de noter que la valeur de la chimioth\u00e9rapie n\u00e9oadjuvante est m\u00eame remise en question [13]. Les patients atteints du sarcome d&#8217;Ewing du bassin atteignent une survie de 37% \u00e0 5 ans [9]. Chez les patients atteints de chondrosarcome, la survie est directement corr\u00e9l\u00e9e au grade. Le taux de mortalit\u00e9 est de 3% pour le G1, 33% pour le G2 et 54% pour le G3, avec, outre le grade, une corr\u00e9lation n\u00e9gative directe entre les marges de s\u00e9curit\u00e9 de la r\u00e9section et la taille des tumeurs [3]. La m\u00eame relation s&#8217;applique aux patients atteints de chordomes sacr\u00e9s, avec un taux de survie \u00e0 5 ans de 74% [4].&nbsp; &nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"perspectives\">Perspectives<\/h2>\n<p>Malgr\u00e9 un traitement combin\u00e9 maximal, les sarcomes pelviens restent associ\u00e9s \u00e0 un mauvais pronostic. La chirurgie constitue le pilier principal pour les maladies localis\u00e9es, et la r\u00e9section incompl\u00e8te de la tumeur est corr\u00e9l\u00e9e \u00e0 un mauvais contr\u00f4le de la tumeur, ce qui conduit souvent au d\u00e9c\u00e8s. Pour mieux comprendre ces maladies, nous devons avoir de meilleurs \u00e9changes interdisciplinaires au niveau local, national et international. Cela n\u00e9cessite de passer de la pens\u00e9e classique en termes de disciplines (appel\u00e9e &#8220;m\u00e9decine centr\u00e9e sur les disciplines&#8221;) \u00e0 la &#8220;m\u00e9decine centr\u00e9e sur les probl\u00e8mes&#8221; afin de traiter nos patients de mani\u00e8re optimale. Le SwissSarcomaNetwork (www.swiss-sarcoma.net) constitue une approche \u00e0 cet \u00e9gard.<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>Les sarcomes osseux du bassin sont rares et leur pronostic est moins bon que celui des sarcomes osseux des membres.<\/li>\n<li>L&#8217;\u00e9valuation et le traitement des patients atteints de sarcomes osseux du bassin n\u00e9cessitent un haut degr\u00e9 d&#8217;interdisciplinarit\u00e9 et de coordination.<\/li>\n<li>La chirurgie constitue le pilier principal du traitement, en particulier lorsque la maladie est localis\u00e9e.<\/li>\n<li>L&#8217;\u00e9change interr\u00e9gional ou international de donn\u00e9es et de connaissances d&#8217;experts permet de mieux comprendre la maladie.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Barrientos-Ruiz I, et al : Are Biopsy Tracts a Concern for Seeding and Local Recurrence in Sarcomas ? Clin Orthop Relat Res 2017 ; 475 : 511-518.<\/li>\n<li>Berger-Richardson D, Swallow CJ : Insufflation du canal art\u00e9riel apr\u00e8s biopsie percutan\u00e9e d&#8217;un sarcome : consid\u00e9rations de risque\/b\u00e9n\u00e9fice. Cancer 2017 ; 123 : 560-567.<\/li>\n<li>Bus MPA, et al : Conventional Primary Central Chondrosarcoma of the Pelvis : Prognostic Factors and Outcome of Surgical Treatment in 162 Patients. The Journal of Bone and Joint Surgery 2018 ; 100 : 316-325.<\/li>\n<li>Fuchs B, et al : Gestion chirurgicale du chordome sacral. J Bone Joint Surg Am 2005 ; 87 : 2211-2216.<\/li>\n<li>Fuchs B, et al : Osteosarcoma of the pelvis : outcome analysis of chirurgical treatment. Clin Orthop Relat Res. 2009 ; 467 : 510-518.<\/li>\n<li>Hugate RR, et al. : Effets m\u00e9caniques de la sacrectomie partielle : quand une reconstruction est-elle n\u00e9cessaire ? Clin Orthop Relat Res 2006 ; 450 : 82-88.<\/li>\n<li>Krieg AH, Hefti F : Reconstruction avec des greffons fibulaires non vascularis\u00e9s apr\u00e8s r\u00e9section de tumeurs osseuses. J Bone Joint Surg Br 2007 ; 89 : 215-221.<\/li>\n<li>Krieg AH, Mani M, Speth BM, Stalley PD : Irradiation extracorporelle pour la reconstruction pelvienne dans le sarcome d&#8217;Ewing. J Bone Joint Surg Br 2009 ; 91 : 395-400.<\/li>\n<li>Laitinen M, et al : Outcome of Pelvic Bone Sarcomas in Children. J Pediatr Orthop. 2016.<\/li>\n<li>Schwartz AJ, et al : L&#8217;arthroplastie par r\u00e9section de Friedman-Eilber du bassin. Clin Orthop Relat Res 2009 ; 467 : 2825-2830.<\/li>\n<li>Whelan J, et al : La survie est influenc\u00e9e par les approches. Clin Sarcoma Res. 2018:1-13.<\/li>\n<li>Whelan JS, Davis LE. Ost\u00e9osarcome, chondrosarcome et chordome. Journal of Clinical Oncology 2018 ; 36 : 188-193.<\/li>\n<li>Xu J, Xie L, Guo W : Chimioth\u00e9rapie n\u00e9oadjuvante suivie d&#8217;une chirurgie diff\u00e9r\u00e9e. Clin Orthop Relat Res 2018 : 1.<\/li>\n<li>Fuchs B, et al. : \u00c9valuation pr\u00e9th\u00e9rapeutique et d\u00e9finition de la strat\u00e9gie chez les patients atteints de tumeurs des os et des tissus mous. Luzerner Arzt 2017 ; 109 : 1-5.<\/li>\n<li>Jentzsch T, et al : R\u00e9section tumorale au niveau du pelvis \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;une planification en trois dimensions et d&#8217;instruments sp\u00e9cifiques au patient : une s\u00e9rie de cas. World J Surg Oncol 2016 14(1) : 249.<\/li>\n<li>Sternheim A, et al : Cone-beam computed tomography-guided navigation in complex osteotomies improves accuracy at all competence levels : a study assessing accuracy and reproduciblitiy of joint-sparing bone cuts. J Bone Joint Surg Am 2018 : 100 (10).<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c9MATOLOGIE 2018 ; 6(5) : 8-12<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La r\u00e9section chirurgicale constitue le pilier principal du traitement des sarcomes osseux du bassin. Le traitement est complexe et doit \u00eatre individualis\u00e9. 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