{"id":337086,"date":"2018-09-20T02:00:00","date_gmt":"2018-09-20T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/linfarctus-du-myocarde-en-tant-que-psychotraumatisme\/"},"modified":"2018-09-20T02:00:00","modified_gmt":"2018-09-20T00:00:00","slug":"linfarctus-du-myocarde-en-tant-que-psychotraumatisme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/linfarctus-du-myocarde-en-tant-que-psychotraumatisme\/","title":{"rendered":"L&#8217;infarctus du myocarde en tant que psychotraumatisme"},"content":{"rendered":"<p><strong>Apr\u00e8s un infarctus du myocarde, des troubles psychologiques tels que la d\u00e9pression ou le PTSD induit par l&#8217;ACS peuvent appara\u00eetre. C&#8217;est pourquoi l&#8217;accompagnement psychologique des patients victimes d&#8217;un infarctus du myocarde est essentiel. En effet, le psychisme influence \u00e0 la fois la qualit\u00e9 de vie et le taux de survie.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Les maladies cardiovasculaires restent la premi\u00e8re cause de mortalit\u00e9, en particulier dans les pays industrialis\u00e9s. Selon une \u00e9tude de l&#8217;Institut Robert Koch, pr\u00e8s de 40% des d\u00e9c\u00e8s en Allemagne et dans d&#8217;autres pays industrialis\u00e9s sont dus \u00e0 des maladies cardiovasculaires (infarctus du myocarde, maladie coronarienne, accident vasculaire c\u00e9r\u00e9bral, etc.) [1]. L&#8217;infarctus du myocarde occupe une place particuli\u00e8re dans ce contexte, puisqu&#8217;il repr\u00e9sente la premi\u00e8re cause de mortalit\u00e9 en Suisse et dans le monde. Rien qu&#8217;en Suisse, selon l&#8217;Office f\u00e9d\u00e9ral de la statistique, environ 30 000 personnes (une personne sur 250) subissent chaque ann\u00e9e un \u00e9v\u00e9nement coronarien aigu (infarctus du myocarde ou angine de poitrine) [2]. Le syndrome coronarien aigu repr\u00e9sente \u00e9galement un d\u00e9fi \u00e9conomique et m\u00e9dical pour le syst\u00e8me de sant\u00e9, avec plus de 220 000 hospitalisations par an (D), ainsi qu&#8217;une morbidit\u00e9 et une mortalit\u00e9 consid\u00e9rables, m\u00eame apr\u00e8s l&#8217;\u00e9v\u00e9nement aigu (environ 60 000 personnes\/an, D) et une d\u00e9t\u00e9rioration de la qualit\u00e9 de vie [3]. Sur la base d&#8217;une grande base de donn\u00e9es am\u00e9ricaine (The Global Registry of Acute Coronary Events, GRACE), initi\u00e9e par la University of Massachusetts Medical School, la mortalit\u00e9 \u00e0 5 ans apr\u00e8s un syndrome coronarien aigu est proche de 40% [4].<\/p>\n<h2 id=\"\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"-2\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-10753\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/tab1_hp8_s32.png\" style=\"height:376px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"689\"><\/h2>\n<h2 id=\"-3\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"le-stress-psychosocial-comme-facteur-de-risque\">Le stress psychosocial comme facteur de risque<\/h2>\n<p>Dans ce contexte, la pr\u00e9vention et le traitement de l&#8217;infarctus du myocarde bas\u00e9s sur des donn\u00e9es probantes sont d&#8217;une immense importance pour la sant\u00e9 publique. Outre les facteurs de risque classiques d&#8217;un \u00e9v\u00e9nement cardiovasculaire tels que le tabagisme, l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9, l&#8217;hypertension art\u00e9rielle, le manque d&#8217;activit\u00e9 physique, etc., les facteurs de risque psychosociaux ont fait l&#8217;objet d&#8217;une attention croissante au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es [5]. C&#8217;est ainsi qu&#8217;est n\u00e9e la discipline relativement r\u00e9cente de la psychocardiologie.<\/p>\n<p>Le c\u0153ur et le psychisme sont \u00e9troitement li\u00e9s. Dans le langage courant, de nombreuses expressions font r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 cet \u00e9tat de fait : le c\u0153ur bondit de joie, on a le c\u0153ur lourd, le c\u0153ur est bris\u00e9, le c\u0153ur s&#8217;est presque arr\u00eat\u00e9 de battre sous l&#8217;effet de la peur, etc. Plusieurs \u00e9tudes internationales de grande envergure ont montr\u00e9 que le risque d&#8217;infarctus du myocarde est deux \u00e0 quatre fois plus \u00e9lev\u00e9 chez les personnes souffrant de d\u00e9pression et de troubles anxieux.  [6,7]. Le stress psychosocial est, apr\u00e8s les troubles du m\u00e9tabolisme lipidique et le tabagisme, le troisi\u00e8me facteur influen\u00e7able dans le d\u00e9veloppement des maladies cardiovasculaires, avant l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9 et l&#8217;hypertension.<\/p>\n<p>Le stress psychosocial prolong\u00e9, qui peut se manifester ult\u00e9rieurement par diff\u00e9rentes maladies mentales, affecte le syst\u00e8me cardiovasculaire de deux mani\u00e8res diff\u00e9rentes, qui se chevauchent partiellement. Sur le plan neuropsychoimmunologique, un stress psychologique permanent entra\u00eene une augmentation de la fr\u00e9quence cardiaque et de la pression art\u00e9rielle, ainsi qu&#8217;une augmentation chronique des hormones de stress (en particulier le cortisol). Ce dernier provoque une perturbation du m\u00e9tabolisme des graisses et des sucres, ce qui peut, dans certaines circonstances, aggraver un diab\u00e8te sucr\u00e9 existant ou entra\u00eener une ob\u00e9sit\u00e9. La suractivation du syst\u00e8me nerveux sympathique joue un r\u00f4le central dans ce processus. Le syst\u00e8me immunitaire r\u00e9agit en provoquant une r\u00e9action inflammatoire [8]. La formation de thrombus est favoris\u00e9e [9].<\/p>\n<p>Une \u00e9tude d&#8217;observation prospective a \u00e9galement d\u00e9montr\u00e9 que le risque accru chez les personnes souffrant de d\u00e9pression ou d&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 \u00e9tait en partie d\u00fb \u00e0 leur mode de vie malsain [10]. Cette \u00e9tude portant sur plus de 6500 patients a mis en \u00e9vidence que les facteurs comportementaux modifiables \u00e9taient responsables de la majeure partie de l&#8217;augmentation du risque (environ 65%). Les facteurs les plus importants sont le tabagisme, avec pr\u00e8s de 41% (les personnes souffrant de comorbidit\u00e9s psychiques sont deux fois plus nombreuses \u00e0 fumer que les personnes en bonne sant\u00e9), l&#8217;inactivit\u00e9 physique, avec 22%, et la consommation d&#8217;alcool, avec moins de 2%. Les facteurs de risque somatiques \u00e9taient moins importants en comparaison, par exemple l&#8217;hypertension avec 13% et l&#8217;augmentation de la CRP comme marqueur d&#8217;inflammation avec environ 6%. Il est donc possible d&#8217;identifier un grand nombre de facteurs li\u00e9s au mode de vie sur lesquels il serait possible d&#8217;agir pr\u00e9ventivement par des mesures appropri\u00e9es. Cependant, elles sont souvent peu ou pas explor\u00e9es. Les relations complexes entre le psychisme et le syst\u00e8me circulatoire, qui interf\u00e8rent aux niveaux biologique et psychologique, sont illustr\u00e9es \u00e0 titre d&#8217;exemple dans la <strong>figure&nbsp;1<\/strong>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-10754 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/abb1_hp8_s32.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/688;height:375px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"688\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"le-role-des-facteurs-psychologiques-dans-linfarctus-du-myocarde\">Le r\u00f4le des facteurs psychologiques dans l&#8217;infarctus du myocarde<\/h2>\n<p>Cependant, les facteurs psychologiques jouent \u00e9galement un r\u00f4le crucial dans la survie et la qualit\u00e9 de vie des patients apr\u00e8s ou avec une maladie cardiovasculaire. L&#8217;infarctus du myocarde est un \u00e9v\u00e9nement traumatisant qui renvoie les patients concern\u00e9s \u00e0 leur impuissance ou \u00e0 leur vuln\u00e9rabilit\u00e9 et affecte consid\u00e9rablement leur sentiment d&#8217;int\u00e9grit\u00e9 physique. De plus, la maladie les oblige \u00e0 prendre des m\u00e9dicaments \u00e0 long terme qui, \u00e0 leur tour, leur rappellent sans cesse l&#8217;\u00e9v\u00e9nement. Les s\u00e9quelles les plus fr\u00e9quentes apr\u00e8s un \u00e9v\u00e9nement cardiovasculaire sont la d\u00e9pression, les troubles anxieux et le trouble de stress post-traumatique (PTSD) <strong>(tableau&nbsp;2).<\/strong><br \/>\nLes maladies cardiovasculaires et la d\u00e9pression sont les principales causes d&#8217;invalidit\u00e9 dans les pays industrialis\u00e9s. Selon les pr\u00e9visions, cela sera \u00e9galement le cas pour les pays \u00e0 faible produit national brut d&#8217;ici 2030 [11]. Par rapport \u00e0 la population g\u00e9n\u00e9rale, la d\u00e9pression est deux \u00e0 trois fois plus fr\u00e9quente chez les patients atteints de maladies cardiovasculaires. Apr\u00e8s un infarctus du myocarde, pr\u00e8s de deux tiers des patients pr\u00e9sentent des sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs et environ 15% remplissent les crit\u00e8res formels d&#8217;une d\u00e9pression majeure, selon les \u00e9tudes. Si un patient victime d&#8217;un infarctus souffre de d\u00e9pression, son risque de d\u00e9c\u00e8s est presque multipli\u00e9 par trois. Le risque de r\u00e9hospitalisation ou de r\u00e9infarctus est \u00e9galement nettement plus \u00e9lev\u00e9 et augmente avec la gravit\u00e9 de la d\u00e9pression. Ceci est ind\u00e9pendant du fait que la d\u00e9pression existait avant l&#8217;\u00e9v\u00e9nement ou s&#8217;est d\u00e9velopp\u00e9e apr\u00e8s ; les deux sous-types sont donc importants. Les interactions entre la d\u00e9pression et la sant\u00e9 cardiovasculaire sont multiples et multifactorielles. Ils vont d&#8217;un mode de vie malsain, avec une faible activit\u00e9 physique, le tabagisme et une mauvaise alimentation, \u00e0 des modifications neuropsychoimmunologiques de l&#8217;\u00e9quilibre hormonal et de la coagulation, en passant par des effets sur la qualit\u00e9 de vie tels que la mobilit\u00e9 et la perte d&#8217;emploi. Ces relations complexes n&#8217;ont \u00e9t\u00e9 que partiellement \u00e9tudi\u00e9es.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-10755 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/tab2_hp8_s33.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/923;height:503px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"923\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Chez environ 16% de tous les patients ayant subi un infarctus du myocarde, on trouve diff\u00e9rents troubles anxieux, qui se chevauchent parfois avec une d\u00e9pression. Le trouble anxieux g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 est la forme la plus fr\u00e9quente et pr\u00e9sente en m\u00eame temps le plus mauvais r\u00e9sultat [12]. Comme pour la d\u00e9pression, le trouble anxieux augmente significativement le risque d&#8217;infarctus du myocarde. Il existe \u00e9galement des preuves \u00e9videntes que la d\u00e9pression et l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 sous une forme mixte pr\u00e9sentent un risque plus \u00e9lev\u00e9 en termes de morbidit\u00e9 et de mortalit\u00e9 que les maladies individuelles.<br \/>\nOn s&#8217;int\u00e9resse \u00e9galement de plus en plus au &#8220;syndrome coronarien aigu induit par le stress post-traumatique&#8221; (ACS-induced posttraumatic stress disorder). Un PTSD complet appara\u00eet chez environ 4% des patients apr\u00e8s une crise cardiaque, et 12% suppl\u00e9mentaires pr\u00e9sentent des sympt\u00f4mes typiques du PTSD tels que des flashbacks ou des comportements d&#8217;\u00e9vitement. Comme environ 15% des personnes sont victimes d&#8217;une crise cardiaque au cours de leur vie, ce probl\u00e8me concerne de nombreux patients. Selon une m\u00e9ta-analyse, le PTSD induit par un SCA double le risque de mortalit\u00e9 et de r\u00e9infarctus apr\u00e8s un infarctus du myocarde [13]. Cette nouvelle entit\u00e9 du PTSD li\u00e9 \u00e0 la maladie doit toutefois faire l&#8217;objet de recherches suppl\u00e9mentaires, notamment en ce qui concerne les options th\u00e9rapeutiques possibles.<\/p>\n<p>Avec l&#8217;augmentation du taux de survie apr\u00e8s un syndrome coronarien aigu (diminution de la mortalit\u00e9 \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital d&#8217;environ 0,5% par an) et l&#8217;excellence des m\u00e9dicaments et des traitements cardiologiques, d&#8217;autres facteurs tels que la qualit\u00e9 de vie, la mortalit\u00e9 \u00e0 plus long terme et le taux de r\u00e9hospitalisation gagnent en importance. Comme la qualit\u00e9 de vie et la mortalit\u00e9 d\u00e9pendent \u00e9galement de mani\u00e8re significative de l&#8217;\u00e9tat mental du patient, les patients victimes d&#8217;un infarctus du myocarde devraient \u00eatre d\u00e9pist\u00e9s de mani\u00e8re cibl\u00e9e \u00e0 l&#8217;aide d&#8217;outils appropri\u00e9s pour les comorbidit\u00e9s psychiatriques<strong> (tab.&nbsp;3)<\/strong> et trait\u00e9s de mani\u00e8re ad\u00e9quate. En d&#8217;autres termes, un d\u00e9pistage n&#8217;est efficace que s&#8217;il est suivi d&#8217;un traitement bas\u00e9 sur des preuves. Il existe de nombreuses m\u00e9thodes de traitement, mais en principe une combinaison de th\u00e9rapie m\u00e9dicamenteuse et d&#8217;accompagnement psychologique est judicieuse, sur laquelle le m\u00e9decin de famille peut attirer l&#8217;attention [14]. La r\u00e9adaptation cardiaque ambulatoire ou hospitali\u00e8re permet de r\u00e9duire le risque relatif de mortalit\u00e9 d&#8217;environ 25%. Dans le cadre de la r\u00e9\u00e9ducation, les patients peuvent \u00eatre inform\u00e9s de l&#8217;importance des facteurs de risque psychosociaux et des offres de traitement ult\u00e9rieur. Les groupes d&#8217;entraide sont \u00e9galement utiles, et l&#8217;effet des \u00e9motions positives est \u00e9galement consid\u00e9r\u00e9 comme prouv\u00e9. En ce qui concerne les approches m\u00e9dicamenteuses, il convient de peser les avantages et les inconv\u00e9nients au cas par cas. Dans le cas des ISRS, les avantages dominent car, en plus de l&#8217;am\u00e9lioration de la d\u00e9pression\/de l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9, ils entra\u00eenent \u00e9galement une meilleure observance. Les antid\u00e9presseurs tricycliques ne doivent toutefois pas \u00eatre utilis\u00e9s en raison de leur profil de risque cardiovasculaire d\u00e9favorable. En outre, il convient de s&#8217;efforcer de modifier le mode de vie en r\u00e9duisant le stress, en \u00e9vitant les toxines, en adoptant une alimentation saine, en faisant de l&#8217;exercice physique et en g\u00e9rant mieux le stress, car ces facteurs ont un impact aussi bien sur le c\u0153ur que sur l&#8217;esprit.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-10756 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/tab3_hp8_s34.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/433;height:236px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"433\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>Les patients ayant subi un infarctus du myocarde devraient \u00e9galement \u00eatre interrog\u00e9s sur leur stress psychosocial, compte tenu de l&#8217;am\u00e9lioration de leurs chances de survie, et \u00eatre examin\u00e9s et trait\u00e9s si n\u00e9cessaire pour des troubles psychologiques tels que la d\u00e9pression, les troubles anxieux ou le PTSD. Il est ainsi possible d&#8217;obtenir une nette am\u00e9lioration de la qualit\u00e9 de vie et une r\u00e9duction de la mortalit\u00e9 et du taux d&#8217;hospitalisation.<\/li>\n<li>Le m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste devrait \u00eatre sensibilis\u00e9 \u00e0 l&#8217;importance du psychisme dans les maladies cardiovasculaires et poser des questions cibl\u00e9es sur les sympt\u00f4mes sp\u00e9cifiques des maladies mentales <strong>(tableau&nbsp;1).<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Institut Robert Koch : DEGS1 : publication de base avec r\u00e9sultats. Bulletin de sant\u00e9 de base 2013 ; 56 : 607-884.<\/li>\n<li>Office f\u00e9d\u00e9ral de la statistique : Maladies cardio-vasculaires. 2018. www.bfs.admin.ch\/bfs\/de\/home\/statistiken\/gesundheit\/gesundheitszustand\/krankheiten\/herz-kreislauf-erkrankungen.html (consult\u00e9 le 30.06.2018).<\/li>\n<li>B\u00c4K, KBV, AWMF : Ligne directrice nationale de soins pour la maladie coronarienne chronique, version longue. 2016.<\/li>\n<li>Tang E, Wong C, Herbison P : Global Registry of Acute Coronary Events (GRACE) hospital risk score accurately predicts long-term mortality post acute coronary syndrome. Am Heart J 2007 ; 153(1) : 29-35.<\/li>\n<li>Rozanski A : Cardiologie comportementale. JACC 2014 ; 64(1) : 100-110.<\/li>\n<li>Smyth A, et al : L&#8217;activit\u00e9 physique et la col\u00e8re ou le bouleversement \u00e9motionnel comme d\u00e9clencheurs de l&#8217;infarctus du myocarde en phase aigu\u00eb. L&#8217;\u00e9tude INTERHEART. Circulation 2016 ; 134 : 1059-1067.<\/li>\n<li>Ma\u0142yszczak K, Rymaszewska J : D\u00e9pression et anxi\u00e9t\u00e9 dans les maladies cardiovasculaires. Kardiologia Polska 2016 ; 74(7) : 603-609.<\/li>\n<li>Wirtz P, von K\u00e4nel R : Stress psychologique, inflammation et maladie coronarienne. Curr Cardiol Rep 2017 ; 19 : 111.<\/li>\n<li>Austin A, Wissmann T, von K\u00e4nel R : Stress and hemostasis : an update. Semin Thromb Hemost 2013 ; 39(8) : 902-912.<\/li>\n<li>Hamer M, Molloy G, Stamatakis E : La d\u00e9tresse psychologique comme facteur de risque d&#8217;\u00e9v\u00e9nements cardiovasculaires : m\u00e9canismes physiopathologiques et comportementaux. J Am Coll Cardiol 2008 ; 52(25) : 2156-2162.<\/li>\n<li>Hare DL, et al : Depression and cardiovascular disease : a clinical review. Eur Heart J 2013 ; 35(21) : 1365-1372.<\/li>\n<li>Pedersen S, et al : Perspectives psychosociales dans les maladies cardiovasculaires. Eur J Prev Cardiol 2017 ; 24(3, Suppl.) : 108-115.<\/li>\n<li>Edmondson D, et al : Posttraumatic stress disorder prevalence and risk of recurrence in acute coronary syndrome patients : a meta-analytic review. PLoS One 2012 ; 7(6) : e38915.<\/li>\n<li>von K\u00e4nel R : Psychocardiologie bas\u00e9e sur les preuves &#8211; ou ce qui reste du comportement de type A. Pratique 2016 ; 105(25) : 1483-1491.<\/li>\n<li>Carlat D : L&#8217;entretien psychiatrique. Berne 2013 : Huber.<\/li>\n<li>Celano C, et al : Anxiety Disorders and Cardiovascular Disease. Curr Psychiatry Rep 2016 ; 18(11) : 101.<\/li>\n<li>Edmondson D, von K\u00e4nel R : Post-traumatic stress disorder and cardiovascular disease. Lancet Psychiatry 2017 ; 4(4) : 320-329.<\/li>\n<li>von K\u00e4nel R, et al. : Early Psychological Counseling for the Prevention of Posttraumatic Stress Induced by Acute Coronary Syndrome : The MI-SPRINT Randomized Controlled Trial. Psychother Psychosom 2018 ; 87(2) : 75-84.<\/li>\n<li>Shruthi DR, et al : Comorbidit\u00e9s psychiatriques dans les syndromes coronariens aigus : \u00e9tude de suivi de six mois. Indian J Psychiatry 2018 ; 60(1) : 60-64.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2018 ; 13(8) : 31-35<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s un infarctus du myocarde, des troubles psychologiques tels que la d\u00e9pression ou le PTSD induit par l&#8217;ACS peuvent appara\u00eetre. 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