{"id":337096,"date":"2018-10-29T01:00:00","date_gmt":"2018-10-29T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/allergies-aux-medicaments\/"},"modified":"2018-10-29T01:00:00","modified_gmt":"2018-10-29T00:00:00","slug":"allergies-aux-medicaments","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/allergies-aux-medicaments\/","title":{"rendered":"Allergies aux m\u00e9dicaments"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les effets ind\u00e9sirables des m\u00e9dicaments sont divis\u00e9s en r\u00e9actions de type A et de type B. Les r\u00e9actions de type A sont les plus fr\u00e9quentes. Les r\u00e9actions de type A sont bas\u00e9es sur le m\u00e9canisme d&#8217;action du m\u00e9dicament. Les r\u00e9actions de type B (allergies m\u00e9dicamenteuses) sont moins fr\u00e9quentes mais potentiellement dangereuses et sont dues \u00e0 une r\u00e9action immunitaire au m\u00e9dicament.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Les allergies m\u00e9dicamenteuses (AM) surviennent g\u00e9n\u00e9ralement de mani\u00e8re impr\u00e9vue. Les manifestations sont cliniquement tr\u00e8s variables et potentiellement dangereuses. Les m\u00e9canismes sous-jacents sont h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes et l&#8217;identification des causes est difficile. Des donn\u00e9es r\u00e9centes ont montr\u00e9 que la stimulation immunitaire dans le cadre de l&#8217;AMM est d\u00e9clench\u00e9e par trois m\u00e9canismes diff\u00e9rents, qui se distinguent par la vitesse de manifestation, la dose-d\u00e9pendance, les possibilit\u00e9s d&#8217;investigation et la g\u00e9n\u00e9tique [3]. L&#8217;attribution d&#8217;une r\u00e9action est rendue difficile par le fait que de nombreux patients re\u00e7oivent plusieurs m\u00e9dicaments en m\u00eame temps. En cas de suspicion d&#8217;AM, un examen minutieux est n\u00e9cessaire. S&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une AMM, le patient concern\u00e9 doit \u00eatre suffisamment inform\u00e9 de sa maladie. Un passeport d&#8217;allergie de la SSAI (Soci\u00e9t\u00e9 suisse d&#8217;allergologie et d&#8217;immunologie) est recommand\u00e9 ; il contient des informations sur la gravit\u00e9 de l&#8217;allergie, les m\u00e9dicaments alternatifs tol\u00e9r\u00e9s et le contexte du diagnostic d&#8217;allergie. Le passeport d&#8217;allergie est disponible aupr\u00e8s du Centre d&#8217;Allergie Suisse (www.aha.ch).<\/p>\n<h2 id=\"\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"-2\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-10956\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/abkuerzungen_hp10_s12.png\" style=\"height:509px; width:400px\" width=\"875\" height=\"1114\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/abkuerzungen_hp10_s12.png 875w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/abkuerzungen_hp10_s12-800x1019.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/abkuerzungen_hp10_s12-120x153.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/abkuerzungen_hp10_s12-90x115.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/abkuerzungen_hp10_s12-320x407.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/abkuerzungen_hp10_s12-560x713.png 560w\" sizes=\"(max-width: 875px) 100vw, 875px\" \/><\/h2>\n<h2 id=\"-3\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"reaction-indesirable-a-un-medicament\">&#8220;R\u00e9action ind\u00e9sirable \u00e0 un m\u00e9dicament&#8221;<\/h2>\n<p>Les effets ind\u00e9sirables (EI), \u00e9galement appel\u00e9s &#8220;Adverse Drug Reaction&#8221; (ADR), sont divis\u00e9s en r\u00e9actions de type A et de type B [1,2]. Les r\u00e9actions de type A sont fr\u00e9quentes (85%) et sont dues \u00e0 des r\u00e9actions pharmacologiques (p.ex. fatigue apr\u00e8s de fortes doses d&#8217;anti-H1 bloquants, gastrite \u00e9rosive apr\u00e8s des AINS, etc). On appelle r\u00e9action de type B (environ 15%) les r\u00e9actions d&#8217;hypersensibilit\u00e9 dont les sympt\u00f4mes ne correspondent pas au m\u00e9canisme d&#8217;action du m\u00e9dicament, mais sont dus \u00e0 des r\u00e9actions immunitaires : un exanth\u00e8me apr\u00e8s amoxicilline n&#8217;a rien \u00e0 voir avec le m\u00e9canisme d&#8217;action de l&#8217;antibiotique, mais est d\u00fb \u00e0 une r\u00e9action immunitaire \u00e0 l&#8217;amoxicilline.<\/p>\n<h2 id=\"reactions-dhypersensibilite-reaction-de-type-b\">R\u00e9actions d&#8217;hypersensibilit\u00e9 : R\u00e9action de type B<\/h2>\n<p><strong>Formation d&#8217;un nouvel antig\u00e8ne\/allerg\u00e8ne (mod\u00e8le hapt\u00e8ne) :<\/strong> Un m\u00e9dicament chimiquement r\u00e9actif (par ex. la p\u00e9nicilline) se lie \u00e0 une prot\u00e9ine par liaison covalente (m\u00e9canisme hapt\u00e8ne) : le complexe hapt\u00e8ne-prot\u00e9ine est reconnu comme un nouvel antig\u00e8ne par le syst\u00e8me immunitaire, contre lequel se d\u00e9veloppe une r\u00e9action immunitaire complexe bas\u00e9e sur diff\u00e9rentes simulations de cellules B ou T. Le complexe hapt\u00e8ne-prot\u00e9ine est reconnu comme un nouvel antig\u00e8ne par le syst\u00e8me immunitaire. Cliniquement, les sympt\u00f4mes varient en fonction du type de stimulation immunitaire : anaphylaxie rapide (m\u00e9di\u00e9e par les IgE), ecz\u00e9ma et exanth\u00e8me ne se manifestant qu&#8217;apr\u00e8s plusieurs jours (tous deux m\u00e9di\u00e9s par les cellules T) ou h\u00e9molyse (IgG\/IgM). Cette r\u00e9action immuno-allergique suit les principes de la stimulation immunitaire sur les prot\u00e9ines et peut \u00eatre d\u00e9tect\u00e9e par des tests cutan\u00e9s et des tests in vitro. Le nombre de m\u00e9dicaments qui stimulent clairement via le m\u00e9canisme hapt\u00e8ne est limit\u00e9. Certains m\u00e9dicaments ne deviennent des m\u00e9dicaments r\u00e9actifs qu&#8217;apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 m\u00e9tabolis\u00e9s (par exemple, les sulfanilamides) <strong>(tableau 1).<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-10957 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/tab1_hp10_s13.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/341;height:186px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"341\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/tab1_hp10_s13.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/tab1_hp10_s13-800x248.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/tab1_hp10_s13-120x37.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/tab1_hp10_s13-90x28.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/tab1_hp10_s13-320x99.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/tab1_hp10_s13-560x174.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>p-i (interaction pharmacologique avec les r\u00e9cepteurs immunitaires) :<\/strong> Ce concept, d\u00e9velopp\u00e9 au sein du groupe de recherche sur les allergies m\u00e9dicamenteuses de l&#8217;H\u00f4pital de l&#8217;\u00cele, associe la pharmacologie et l&#8217;immunologie [4]. Les m\u00e9dicaments ont tendance \u00e0 s&#8217;attacher aux prot\u00e9ines via des liaisons hydrog\u00e8ne, des interactions \u00e9lectrostatiques et des forces de van der Waals, comme c&#8217;est le cas dans les interactions normales ligand-r\u00e9cepteur. Certaines de ces interactions non covalentes entra\u00eenent le blocage ou la stimulation des r\u00e9cepteurs importants pour l&#8217;activation des lymphocytes T. Les interactions non covalentes peuvent \u00e9galement entra\u00eener des effets secondaires. Dans le m\u00e9canisme p-i, ces interactions &#8220;pharmacologiques&#8221; comprennent les r\u00e9cepteurs immunitaires HLA et TCR. Contrairement au mod\u00e8le hapt\u00e8ne, le mod\u00e8le p-i n&#8217;entra\u00eene qu&#8217;une stimulation s\u00e9lective des lymphocytes T. Les lymphocytes T ne sont donc pas stimul\u00e9s. Il existe un certain nombre de m\u00e9dicaments qui stimulent principalement le m\u00e9canisme p-i, et ces r\u00e9actions sont souvent cliniquement probl\u00e9matiques (h\u00e9patite, DRESS, SJS\/TEN)<strong> (tableau 1).<\/strong><\/p>\n<p>Dans le cas de l&#8217;abacavir, de la carbamaz\u00e9pine ou de l&#8217;allopurinol, une liaison affine relative se produit principalement ou exclusivement avec certains all\u00e8les HLA : par exemple, le principal m\u00e9tabolite de l&#8217;allopurinol (oxypurinol) peut se lier fortement \u00e0 l&#8217;all\u00e8le HLA-B*58:01, l&#8217;abacavir \u00e0 B*57:01 et la carbamaz\u00e9pine \u00e0 B*15:01 ou A*31:01. Les personnes pr\u00e9sentant ces all\u00e8les HLA sont particuli\u00e8rement vuln\u00e9rables aux effets ind\u00e9sirables graves comme le SJS ou le DRESS : le typage HLA permet de d\u00e9tecter le risque d&#8217;effets ind\u00e9sirables graves, ce qui est souvent fait pour l&#8217;abacavir et la carbamaz\u00e9pine chez les personnes originaires d&#8217;Asie du Sud-Est, car le HLA-B*15:02 est relativement fr\u00e9quent dans cette r\u00e9gion. Alternativement, le m\u00e9dicament peut se lier directement au TCR, qui reconna\u00eet les peptides dans le HLA : c&#8217;est par exemple le cas dans les allergies au sulfam\u00e9thoxazole, o\u00f9 diff\u00e9rents sites de liaison au TCR ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s [4]. Le diagnostic repose sur la d\u00e9tection des r\u00e9actions des cellules T dans un test cutan\u00e9 ou in vitro (cyto-LTT).<\/p>\n<p><strong>Effets secondaires pseudo-allergiques :<\/strong> Ils sont dus \u00e0 la stimulation directe des cellules effectrices du syst\u00e8me immunitaire. La stimulation des mastocytes via le r\u00e9cepteur MRGPRX2 par la fixation de quinolones ou de myorelaxants est la plus \u00e9tudi\u00e9e [5]. Il explique la survenue d&#8217;urticaire et d&#8217;anaphylaxie avec ces m\u00e9dicaments. Les r\u00e9actions pseudo-allergiques aux AINS sont les plus importantes, une partie de ces EI pouvant \u00eatre attribu\u00e9e \u00e0 une augmentation de la production de leucotri\u00e8nes [6]. Il en r\u00e9sulte une activation des \u00e9osinophiles et des basophiles ainsi qu&#8217;une stimulation des mastocytes. Les sympt\u00f4mes sont la rhinosinusite et le bronchospasme dans le sens d&#8217;un asthme sensible \u00e0 l&#8217;aspirine, et\/ou l&#8217;urticaire et l&#8217;anaphylaxie. Les effets secondaires pseudo-allergiques sont fr\u00e9quents. En l&#8217;absence d&#8217;implication du syst\u00e8me immunitaire sp\u00e9cifique (cellules B et T), les tests immunologiques (tests cutan\u00e9s, BAT, cyto-LTT) sont n\u00e9gatifs <strong>(tableau&nbsp;1). <\/strong>Le diagnostic repose sur des tests de provocation ainsi que sur l&#8217;anamn\u00e8se et l&#8217;observation de l&#8217;\u00e9volution de la maladie afin de d\u00e9terminer quels m\u00e9dicaments sont tol\u00e9r\u00e9s ou d\u00e9clenchent des sympt\u00f4mes.<\/p>\n<h2 id=\"reactions-de-type-immediat-ou-tardif\">R\u00e9actions de type imm\u00e9diat ou tardif ?<\/h2>\n<p>Les questions suivantes sont importantes pour le clinicien : pourrait-il s&#8217;agir d&#8217;une allergie m\u00e9dicamenteuse ? Distinction entre les r\u00e9actions de type imm\u00e9diat et de type tardif ? Signaux de danger ? Quel m\u00e9dicament est en cause ?&nbsp;  Souvent, on ne pense \u00e0 l&#8217;AM que tardivement dans le diagnostic diff\u00e9rentiel, car les manifestations cliniques de l&#8217;AM imitent diverses autres maladies immunitaires ou auto-immunes virales ou bact\u00e9riennes. En cas de maladie inexplicable, il faut toujours inclure l&#8217;AMM dans le diagnostic diff\u00e9rentiel. Les indices d&#8217;une MA comme cause des sympt\u00f4mes sont : Lien avec un m\u00e9dicament nouvellement prescrit (depuis &lt;1-45 jours) ou sympt\u00f4mes typiques d&#8217;une \u00e9ruption prurigineuse (exanth\u00e8me), d&#8217;une urticaire, d&#8217;une anaphylaxie ou d&#8217;une \u00e9osinophilie.<\/p>\n<p>Il est important de distinguer les r\u00e9actions de type imm\u00e9diat des r\u00e9actions de type tardif. Les r\u00e9actions qui surviennent dans l&#8217;heure qui suit l&#8217;administration du m\u00e9dicament (parfois de mani\u00e8re peraigu\u00eb, en quelques minutes) sont soit \u00e0 m\u00e9diation IgE, soit \u00e0 m\u00e9diation pseudo-allergique. Elles se manifestent par des flashs, des d\u00e9mangeaisons (typiquement palmaires, plantaires, cuir chevelu, axillaires, g\u00e9nitales), de l&#8217;urticaire et, si des organes internes sont \u00e9galement touch\u00e9s, par une anaphylaxie suppl\u00e9mentaire (bronchospasme, vomissements, diarrh\u00e9e, hypotension, choc cardiog\u00e9nique). La plupart des r\u00e9actions n&#8217;apparaissent qu&#8217;au bout de six heures (le plus souvent au bout de quatre jours). Avec l&#8217;amoxicilline, qui est le d\u00e9clencheur le plus fr\u00e9quent d&#8217;une MA en Suisse (2-8% des personnes trait\u00e9es), l&#8217;exanth\u00e8me n&#8217;appara\u00eet souvent qu&#8217;apr\u00e8s une dur\u00e9e de traitement de 7-12 jours, parfois m\u00eame apr\u00e8s l&#8217;arr\u00eat du m\u00e9dicament. Les exanth\u00e8mes sont relativement h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes sur le plan clinique et sont g\u00e9n\u00e9ralement dus \u00e0 des cellules T stimul\u00e9es par des m\u00e9dicaments.<\/p>\n<p>Les r\u00e9actions de type tardif sont domin\u00e9es par des exanth\u00e8mes maculaires, urticariens et maculopapuleux. Il n&#8217;est pas rare qu&#8217;une h\u00e9patite l\u00e9g\u00e8re \u00e0 mod\u00e9r\u00e9e soit associ\u00e9e, rarement une pleur\u00e9sie, une pancr\u00e9atite, etc. Les r\u00e9actions cutan\u00e9es bulleuses et les r\u00e9actions des muqueuses (conjonctivite, ulc\u00e8res\/apht\u00e8nes oraux ou g\u00e9nitaux) qui caract\u00e9risent le SJS\/TEN sont toujours consid\u00e9r\u00e9es comme dangereuses et pr\u00e9sentent un taux de l\u00e9talit\u00e9 de 10 \u00e0 30%.&nbsp;  Les augmentations massives des \u00e9osinophilies (souvent des  &gt;1&nbsp;G\/l) et des lymphoblastes (comme dans l&#8217;infection par le virus Epstein-Barr), qui sont souvent ignor\u00e9s : En cas de suspicion d&#8217;AMM, toujours r\u00e9aliser une formule sanguine diff\u00e9rentielle ou rechercher des lymphoblastes et, en cas d&#8217;exanth\u00e8me g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9, toujours d\u00e9terminer les param\u00e8tres h\u00e9patiques (SGOT\/SGPT, LDH, AP, \u03b3GT) afin de d\u00e9tecter une implication h\u00e9patique ; inform\u00e9 des signes de danger  <strong>Tableau&nbsp;2.<\/strong>  Rarement, des effets ind\u00e9sirables h\u00e9matologiques (thrombop\u00e9nie, an\u00e9mie h\u00e9molytique, agranulocytose) peuvent survenir. Elles sont en grande partie m\u00e9di\u00e9es par les IgG.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-10958 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/tab2_hp10_s15.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 866px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 866\/916;height:423px; width:400px\" width=\"866\" height=\"916\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/tab2_hp10_s15.png 866w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/tab2_hp10_s15-800x846.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/tab2_hp10_s15-120x127.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/tab2_hp10_s15-90x95.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/tab2_hp10_s15-320x338.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/tab2_hp10_s15-560x592.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 866px) 100vw, 866px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"quel-medicament-est-en-cause\">Quel m\u00e9dicament est en cause ?<\/h2>\n<p>Identifier les d\u00e9clencheurs d&#8217;une MA est tr\u00e8s complexe. Une documentation aussi pr\u00e9cise que possible de la m\u00e9dication en ce qui concerne la dur\u00e9e, la dose et le moment des premiers sympt\u00f4mes de l&#8217;AMM est essentielle pour l&#8217;examen, en particulier pour savoir si l&#8217;on conna\u00eet le type d&#8217;AMM pour les m\u00e9dicaments concern\u00e9s. Parfois, cela permet d\u00e9j\u00e0 de d\u00e9limiter et de classer. Comme de nombreux patients suivent une th\u00e9rapie combin\u00e9e, l&#8217;anamn\u00e8se est souvent difficile et peu claire. Le diagnostic d&#8217;une allergie m\u00e9dicamenteuse doit \u00eatre pos\u00e9 avec le moins de risque d&#8217;erreur possible, car les cons\u00e9quences qui y sont li\u00e9es peuvent \u00eatre, entre autres, la privation d&#8217;un groupe important de m\u00e9dicaments et l&#8217;augmentation\/la diminution du co\u00fbt du traitement.<\/p>\n<p><strong>Tests cutan\u00e9s et in vitro :<\/strong> lors de l&#8217;\u00e9valuation in vivo, il faut tenir compte des concentrations, de la solubilit\u00e9, de la mise \u00e0 disposition de m\u00e9dicaments st\u00e9riles ainsi que de la prise simultan\u00e9e de m\u00e9dicaments pendant le test et de bien d&#8217;autres choses encore, de sorte que l&#8217;\u00e9valuation se fait chez l&#8217;allergologue. Il convient \u00e9galement de tenir compte des m\u00e9canismes immunitaires possibles, c&#8217;est-\u00e0-dire de savoir si la r\u00e9action pourrait \u00eatre due aux IgE ou aux cellules T. Si l&#8217;on soup\u00e7onne un m\u00e9canisme m\u00e9di\u00e9 par les IgE, il est possible de r\u00e9aliser des prick-tests cutan\u00e9s avec des substances solubles et des tests intradermiques avec des m\u00e9dicaments solubles st\u00e9riles. Pour un petit nombre de m\u00e9dicaments, il existe un test de laboratoire permettant de d\u00e9tecter les IgE sp\u00e9cifiques aux m\u00e9dicaments par s\u00e9rologie (m\u00e9thode ImmunoCap). Les r\u00e9actions des cellules T contre le m\u00e9dicament peuvent \u00eatre d\u00e9tect\u00e9es par des tests cutan\u00e9s (test intradermique et test \u00e9picutan\u00e9). Les possibilit\u00e9s d&#8217;investigations in vitro ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9cemment am\u00e9lior\u00e9es :&nbsp; Si l&#8217;on soup\u00e7onne une r\u00e9action m\u00e9di\u00e9e par les IgE, on utilise le BAT. En cas de r\u00e9actions tardives, le cyto-LTT in vitro est le plus appropri\u00e9 pour d\u00e9tecter une sensibilisation.  &nbsp;<\/p>\n<p><strong>R\u00e9actions de type imm\u00e9diat :<\/strong> test d&#8217;activation des basophiles : Pour le diagnostic d&#8217;une r\u00e9action de type imm\u00e9diat (g\u00e9n\u00e9ralement quelques minutes\/heures apr\u00e8s la prise du m\u00e9dicament), le BAT est appropri\u00e9. La MTD consiste \u00e0 &#8220;recr\u00e9er&#8221; en laboratoire la r\u00e9action qui se produit dans le corps. Le sang est incub\u00e9 avec le m\u00e9dicament pr\u00e9sum\u00e9 d\u00e9clencheur, \u00e0 l&#8217;\u00e9tat pur et \u00e0 des concentrations croissantes, ce qui active les basophiles pr\u00e9sents dans le sang en cas de sensibilisation. Outre la lib\u00e9ration de m\u00e9diateurs (histamine, h\u00e9parine), diff\u00e9rents marqueurs d&#8217;activation sont exprim\u00e9s \u00e0 la surface des basophiles et peuvent \u00eatre quantifi\u00e9s par cytom\u00e9trie de flux. Comme le test n\u00e9cessite des cellules vivantes, un temps de transport rapide des \u00e9chantillons (&lt;24h) est essentiel. Le test doit \u00e9galement \u00eatre annonc\u00e9 au laboratoire. Le mat\u00e9riel d&#8217;analyse n\u00e9cessaire est au moins 4 ml de sang EDTA.<\/p>\n<p>Les groupes de m\u00e9dicaments suivants se sont av\u00e9r\u00e9s appropri\u00e9s pour l&#8217;\u00e9valuation d&#8217;une MA de type imm\u00e9diat avec le BAT (exp\u00e9rience de l&#8217;ADR-AC) : p\u00e9nicillines, c\u00e9phalosporines, myorelaxants, IPP, fluoroquinolones ainsi que divers d\u00e9sinfectants. Si d&#8217;autres m\u00e9dicaments sont test\u00e9s, le test doit encore \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme exp\u00e9rimental. Comme pour le test cutan\u00e9, la sensibilit\u00e9 du BAT diminue avec la distance de l&#8217;\u00e9v\u00e9nement. L&#8217;id\u00e9al est donc d&#8217;effectuer le BAT dans l&#8217;ann\u00e9e qui suit la r\u00e9action allergique.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9actions de type tardif :<\/strong>  Test de transformation des cytokines et des lymphocytes (cyto-LTT) : le cyto-LTT s&#8217;av\u00e8re utile pour le diagnostic des r\u00e9actions allergiques tardives au moyen d&#8217;un diagnostic de laboratoire in vitro et &#8211; sur la base des donn\u00e9es actuelles &#8211; sup\u00e9rieur au test cutan\u00e9 et au LTT normal : Dans une culture cellulaire de 7 jours des cellules du patient avec le m\u00e9dicament, des cellules T sp\u00e9cifiques sont stimul\u00e9es et s\u00e9cr\u00e8tent des cytokines : L&#8217;analyse de certains m\u00e9diateurs dans les surnageants de culture cellulaire, \u00e0 savoir l&#8217;IL-5, l&#8217;IL-13, l&#8217;IFN-y, la granzyme B et la granulysine, est appropri\u00e9e pour d\u00e9tecter les diff\u00e9rents types de r\u00e9action. Selon le sch\u00e9ma de distribution des cytokines, il est m\u00eame possible de tirer des conclusions sur le tableau clinique. Ainsi, les patients atteints d&#8217;exanth\u00e8me maculopapuleux ont tendance \u00e0 pr\u00e9senter des taux \u00e9lev\u00e9s d&#8217;IL-5 et d&#8217;IL-13, alors que les m\u00e9canismes de r\u00e9action cytotoxiques tels que l&#8217;AGEP ou le DRESS entra\u00eenent une augmentation des cytokines cytotoxiques. Le cyto-LTT n\u00e9cessite 4050&nbsp;ml de sang h\u00e9parin\u00e9, le d\u00e9lai optimal de pr\u00e9l\u00e8vement \u00e9tant de deux semaines \u00e0 1-2 ans apr\u00e8s la disparition de la r\u00e9action, sauf dans le cas du SJS\/TEN o\u00f9 le test doit \u00eatre r\u00e9alis\u00e9 d\u00e8s que possible. Un large \u00e9ventail de substances actives peut \u00eatre test\u00e9 en cyto-LTT. Il s&#8217;agit des principaux d\u00e9clencheurs typiques de r\u00e9actions tardives \u00e0 m\u00e9diation m\u00e9dicamenteuse (d\u00e9tails sur www.adr-ac.ch).<\/p>\n<h2 id=\"evolution-des-symptomes-et-mesures-a-prendre\">\u00c9volution des sympt\u00f4mes et mesures \u00e0 prendre<\/h2>\n<p>La premi\u00e8re mesure \u00e0 prendre est d&#8217;arr\u00eater le m\u00e9dicament administr\u00e9 depuis peu. En effet, il est peu probable qu&#8217;un m\u00e9dicament d\u00e9j\u00e0 pris pendant une longue p\u00e9riode (par exemple un an) d\u00e9clenche une allergie. D&#8217;autres mesures sont n\u00e9cessaires en fonction de la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 des sympt\u00f4mes (tableau&nbsp;2). Le DRESS d\u00e9signe une r\u00e9action syst\u00e9mique cliniquement grave (exanth\u00e8me massif, malaise, gonflement du visage, h\u00e9patite et souvent \u00e9osinophilie) et est principalement d\u00e9clench\u00e9 par certains m\u00e9dicaments sp\u00e9cifiques <strong>(tab.&nbsp;3).<\/strong> Le DRESS n&#8217;appara\u00eet souvent qu&#8217;apr\u00e8s plusieurs semaines de traitement et peut provoquer une d\u00e9faillance d&#8217;organe l\u00e9tale (cardite, h\u00e9patite). Les patients atteints d&#8217;exanth\u00e8me s\u00e9v\u00e8re et de DRESS peuvent d\u00e9velopper une nouvelle MA (&#8220;Multiple Drug Hypersensitivity&#8221;, MDH) pendant plusieurs ann\u00e9es encore contre de nouveaux m\u00e9dicaments [7]. Dans le cas d&#8217;une MA l\u00e9g\u00e8re, un traitement de courte dur\u00e9e avec des bloqueurs anti-H1, compl\u00e9t\u00e9 par des st\u00e9ro\u00efdes topiques, est suffisant. Les st\u00e9ro\u00efdes syst\u00e9miques sont utilis\u00e9s en cas d&#8217;AM s\u00e9v\u00e8re. L&#8217;hospitalisation et le recours \u00e0 des sp\u00e9cialistes sont n\u00e9cessaires et utiles en cas de maladies cutan\u00e9es bulleuses (SJS\/TEN), de DRESS et g\u00e9n\u00e9ralement d&#8217;AGEP, car l&#8217;\u00e9volution est souvent surprenante et l&#8217;exp\u00e9rience de ces MA graves est importante. Le suivi des patients atteints de DRESS est compliqu\u00e9, car de nombreux patients pr\u00e9sentent des r\u00e9actions &#8220;flare up&#8221; malgr\u00e9 la suspension des d\u00e9clencheurs et certains patients d\u00e9veloppent une MDH.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-10959 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/tab3_hp10_s16.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/506;height:276px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"506\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/tab3_hp10_s16.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/tab3_hp10_s16-800x368.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/tab3_hp10_s16-120x55.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/tab3_hp10_s16-90x41.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/tab3_hp10_s16-320x147.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/tab3_hp10_s16-560x258.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La dur\u00e9e de la sensibilisation apr\u00e8s l&#8217;AM n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 suffisamment \u00e9tudi\u00e9e. Des cas ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9s qui, apr\u00e8s plus de 12 \u00e0 20 ans, r\u00e9agissaient encore fortement au m\u00e9dicament par des tests cutan\u00e9s ou des LTT, de sorte que l&#8217;on peut supposer que l&#8217;AMM est permanente : C&#8217;est notamment le cas pour les MA s\u00e9v\u00e8res comme le DRESS, le SJS\/TEN et l&#8217;h\u00e9patite. En cas d&#8217;anaphylaxie, la d\u00e9tection d&#8217;une allergie est plus \u00e9lev\u00e9e au cours de la premi\u00e8re ann\u00e9e apr\u00e8s l&#8217;\u00e9v\u00e9nement que plus tard, car une diminution spontan\u00e9e des IgE sp\u00e9cifiques aux m\u00e9dicaments a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e \u00e0 plusieurs reprises. Cette diminution n&#8217;est toutefois pas certaine, de sorte que &#8211; si le m\u00eame m\u00e9dicament doit \u00eatre r\u00e9utilis\u00e9 &#8211; une dose d&#8217;essai est d&#8217;abord administr\u00e9e : Le m\u00e9dicament est administr\u00e9 \u00e0 raison de 1\/100 \u00e0 1\/10 de la dose quotidienne, puis il est rapidement augment\u00e9 jusqu&#8217;\u00e0 la dose normale en l&#8217;espace de 3 \u00e0 6 heures (&#8220;graded challenge&#8221;). La r\u00e9exposition (&#8220;challenge&#8221;\/tests de provocation) \u00e0 la dose compl\u00e8te est contre-indiqu\u00e9e en cas de r\u00e9actions graves. Pour les r\u00e9actions tardives fr\u00e9quentes et initialement l\u00e9g\u00e8res (exanth\u00e8me), une r\u00e9-exposition serait possible apr\u00e8s &gt;2 ans s&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une classe importante de m\u00e9dicaments.<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>Les effets ind\u00e9sirables des m\u00e9dicaments (&#8220;Adverse Drug Reaction&#8221;) sont divis\u00e9s en r\u00e9actions de type A et de type B [1,2]. Les r\u00e9actions de type A sont bas\u00e9es sur le m\u00e9canisme d&#8217;action du m\u00e9dicament. Les r\u00e9actions de type B (allergies m\u00e9dicamenteuses) sont moins fr\u00e9quentes mais potentiellement dangereuses et sont dues \u00e0 une r\u00e9action immunitaire au m\u00e9dicament.<\/li>\n<li>Les allergies aux m\u00e9dicaments peuvent \u00eatre class\u00e9es en formes immuno-allergiques, p-i et pseudo-allergiques en fonction du m\u00e9canisme d&#8217;action du m\u00e9dicament avec les cellules immunitaires et inflammatoires. Les caract\u00e9ristiques distinctives concernent la vitesse de manifestation, la dose-d\u00e9pendance, les possibilit\u00e9s de d\u00e9pistage et la g\u00e9n\u00e9tique.<\/li>\n<li>Il faut \u00e9galement distinguer les r\u00e9actions de type imm\u00e9diat des r\u00e9actions de type diff\u00e9r\u00e9. Outre l&#8217;anamn\u00e8se et l&#8217;observation de l&#8217;\u00e9volution, un h\u00e9mogramme diff\u00e9rentiel peut fournir des \u00e9l\u00e9ments de diagnostic. L&#8217;identification des m\u00e9dicaments d\u00e9clencheurs est compliqu\u00e9e. De nouveaux tests in vitro facilitent la d\u00e9tection de l&#8217;agent d\u00e9clencheur, tant pour les r\u00e9actions imm\u00e9diates (test d&#8217;activation des basophiles, BAT) que pour les r\u00e9actions tardives (cyto-LTT).<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Rawlins MD, Thompson JW : Pathogenesis of adverse drug reactions. In : Davies DM, ed. Textbook of adverse drug reactions. Oxford : Oxford University Press, 1977 : 10-17.<\/li>\n<li>Rawlins MD : Clinical pharmacology : adverse reactions to drugs. BMJ 1981 ; 282 : 974-976.<\/li>\n<li>Pichler WJ, Hausmann O : Classification de l&#8217;hypersensibilit\u00e9 aux drogues en formes allergiques, p-i, et pseudo-allergiques. Int Arch Allergy Immunol 2016 ; 171 (3-4) : 166-179.<\/li>\n<li>Pichler WJ, et al : Drug hypersensitivity : how drugs stimulate T cells via pharmacological interaction with immunity receptors. Intern Arch Allerg Clin Immunol 2015 ; 168(1) : 13-24.<\/li>\n<li>McNeil BD, et al : Identification of a mast-cell-specific receptor crucial for pseudo-allergic drug reactions. Nature 2015 ; 519 (7542) : 237-241. doi : 10.1038\/nature14022.<\/li>\n<li>Kowalski ML, et al : Classification et approche pratique du diagnostic et de la prise en charge de l&#8217;hypersensibilit\u00e9 aux anti-inflammatoires non st\u00e9ro\u00efdiens. Allergy 2013 ; 68(10) : 1219-1232.<\/li>\n<li>Pichler WJ, Srinoulprasert Y, Yun J, Hausmann O : Multiple Drug Hypersensitivity. Int Arch Allergy Immunol 2017 ; 172(3) : 129-138.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2018 ; 13(10) : 12-16<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les effets ind\u00e9sirables des m\u00e9dicaments sont divis\u00e9s en r\u00e9actions de type A et de type B. Les r\u00e9actions de type A sont les plus fr\u00e9quentes. 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