{"id":337206,"date":"2018-10-17T01:00:00","date_gmt":"2018-10-16T23:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/le-prurit-et-le-psychisme\/"},"modified":"2018-10-17T01:00:00","modified_gmt":"2018-10-16T23:00:00","slug":"le-prurit-et-le-psychisme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/le-prurit-et-le-psychisme\/","title":{"rendered":"Le prurit et le psychisme"},"content":{"rendered":"<p><strong>Le prurit n&#8217;est pas seulement une sensation sensorielle, il est \u00e9galement imbriqu\u00e9 avec des aspects affectifs et cognitifs. Les processus psychologiques, comme le stress, peuvent se manifester par voie cutan\u00e9e. C&#8217;est pourquoi il vaut la peine de proc\u00e9der \u00e0 une \u00e9valuation et \u00e0 une th\u00e9rapie psychologiques.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Le prurit chronique est un sympt\u00f4me fr\u00e9quent des maladies de la peau et peut avoir un impact important sur la qualit\u00e9 de vie en raison de son caract\u00e8re p\u00e9nible. Inversement, il peut \u00eatre l&#8217;expression ou un aspect partiel d&#8217;un trouble mental. Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, l&#8217;\u00e9tude de ces relations psychosomatiques a permis de mettre en \u00e9vidence des liens \u00e9vidents et d&#8217;identifier des options de traitement psychoth\u00e9rapeutique. L&#8217;article suivant donne un aper\u00e7u des facteurs d&#8217;influence psychologiques, des m\u00e9canismes psychoneuroimmunologiques et des formes de traitement.<\/p>\n<p>Les aspects psychosomatiques des maladies de la peau sont connus depuis de nombreuses ann\u00e9es. Dans le cadre du mod\u00e8le biopsychosocial, on entend par l\u00e0 l&#8217;influence du stress psychosocial sur les dermatoses et, inversement, l&#8217;effet des dermatoses sur le psychisme. En particulier, les effets du stress sur la modulation de l&#8217;inflammation, le traitement des affects et des cognitions n\u00e9gatives (par exemple, l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9), ainsi que la gestion et l&#8217;int\u00e9gration de la maladie dans la vie actuelle.<\/p>\n<h2 id=\"suggestion-effets-placebo-et-nocebo\">Suggestion, effets placebo et nocebo<\/h2>\n<p>Le prurit, comme la douleur, est un ph\u00e9nom\u00e8ne sensoriel complexe qui comprend des composantes discriminatives, cognitives, motivationnelles et affectives. En cons\u00e9quence, de nombreuses \u00e9tudes ont montr\u00e9 qu&#8217;en plus des zones sensorielles, des zones motrices et affectives (centres centraux de la peur, amygdale, hippocampe) sont activ\u00e9es dans le cerveau lors de l&#8217;apparition du prurit. M\u00eame en l&#8217;absence de dermatose, le prurit peut \u00eatre subtilement provoqu\u00e9. Ainsi, des \u00e9tudes exp\u00e9rimentales men\u00e9es sur des sujets sains ont permis d&#8217;induire de mani\u00e8re fiable des d\u00e9mangeaisons et des comportements de grattage en pr\u00e9sentant des stimuli visuels li\u00e9s au prurit (images d&#8217;insectes rampants, personnes se grattant) [1,2]. Outre cette induction mentale, des effets placebo et nocebo peuvent \u00e9galement \u00eatre mis en \u00e9vidence. Dans une \u00e9tude exp\u00e9rimentale, des suggestions verbales visant \u00e0 augmenter l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 d&#8217;anticipation ont permis d&#8217;augmenter significativement l&#8217;intensit\u00e9 du prurit apr\u00e8s des stimuli m\u00e9caniques, \u00e9lectriques et \u00e0 l&#8217;histamine chez des sujets sains [3]. Inversement, chez les personnes en bonne sant\u00e9, l&#8217;intensit\u00e9 subjective du prurit apr\u00e8s l&#8217;application d&#8217;histamine a pu \u00eatre r\u00e9duite de mani\u00e8re significative par une minimisation verbale [4]. Il est int\u00e9ressant de noter que ces effets placebo peuvent \u00eatre exploit\u00e9s \u00e0 long terme \u00e0 des fins th\u00e9rapeutiques en combinant la suggestion verbale et le conditionnement [5,6].<\/p>\n<h2 id=\"stress-et-comorbidites-psychologiques\">Stress et comorbidit\u00e9s psychologiques<\/h2>\n<p>L&#8217;influence n\u00e9gative du stress sur l&#8217;\u00e9volution des maladies cutan\u00e9es chroniques telles que la dermatite atopique et le psoriasis est connue depuis des ann\u00e9es. Mais dans la population g\u00e9n\u00e9rale \u00e9galement, l&#8217;apparition et l&#8217;\u00e9tendue du prurit sont en corr\u00e9lation avec le stress psychosocial [7,8]. Les formes de stress \u00e9tudi\u00e9es incluent les anomalies quotidiennes, les exp\u00e9riences de vie stressantes et les traumatismes (&#8220;life events&#8221;) ainsi que certains traits de personnalit\u00e9 (perfectionnisme, faible tol\u00e9rance).  &nbsp;<\/p>\n<p>Par ailleurs, les personnes souffrant de prurit chronique pr\u00e9sentent souvent des troubles psychologiques tels que l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 et la d\u00e9pression. Les maladies de peau sont g\u00e9n\u00e9ralement associ\u00e9es \u00e0 une comorbidit\u00e9 accrue pour les maladies mentales, les personnes atteintes de maladies de peau pr\u00e9sentant une pr\u00e9valence presque deux fois plus \u00e9lev\u00e9e (29%) de troubles affectifs tels que l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 ou la d\u00e9pression par rapport \u00e0 la population g\u00e9n\u00e9rale [9]. Les patients souffrant de prurit chronique semblent \u00e9galement plus souvent souffrir de troubles psychologiques. Une \u00e9valuation psychiatrique de ce sous-groupe (n=109) a permis de poser un diagnostic psychiatrique chez plus de 70% des personnes concern\u00e9es et de recommander un traitement psychoth\u00e9rapeutique chez plus de 60% d&#8217;entre elles [10]. Comme mentionn\u00e9 au d\u00e9but, les m\u00e9canismes neurofonctionnels de ces troubles se chevauchent. Pour simplifier, on peut parler ici d&#8217;une tension anxieuse accrue qui exerce une influence favorisant le prurit.<\/p>\n<p>Le grattage entra\u00eene une relaxation \u00e0 court terme, mais \u00e0 long terme, il provoque des l\u00e9sions cutan\u00e9es et un comportement conditionn\u00e9. Le grattage est imm\u00e9diatement ressenti comme un soulagement et une r\u00e9duction de la tension, mais il aggrave g\u00e9n\u00e9ralement l&#8217;\u00e9tat de la peau.&nbsp;  En cas de tension psychique, si aucune autre forme de relaxation n&#8217;est disponible, la m\u00e9moire active automatiquement le cercle de grattage des d\u00e9mangeaisons. Briser ce cercle vicieux est difficile pour de nombreux patients, car l&#8217;interdiction de se gratter qu&#8217;ils s&#8217;imposent eux-m\u00eames ne r\u00e9ussit g\u00e9n\u00e9ralement pas. Des programmes comportementaux structur\u00e9s tels que l&#8217;entra\u00eenement au renversement de l&#8217;habit peuvent \u00eatre plus efficaces pour rem\u00e9dier \u00e0 cette situation.<\/p>\n<h2 id=\"comment-le-stress-entre-dans-la-peau\">Comment le stress entre dans la peau<\/h2>\n<p>Outre le chevauchement neurofonctionnel d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9, il existe \u00e9galement des interactions psychoneuroimmunologiques au niveau cellulaire [11]. En principe, le syst\u00e8me immunitaire r\u00e9agit \u00e0 toute r\u00e9action de stress. Ainsi, des r\u00e9cepteurs pour les m\u00e9diateurs du stress se trouvent sur chaque cellule du syst\u00e8me immunitaire qui se trouve sur la peau ou qui l&#8217;infiltre. Par l&#8217;interm\u00e9diaire des trois axes de stress que sont l&#8217;axe hypothalamo-hypophyso-surr\u00e9nalien (HPA), l&#8217;axe sympathique et cholinergique et l&#8217;axe neuropeptide-neurothrophine, le cortisol, la noradr\u00e9naline, l&#8217;ac\u00e9tylcholine et les neuropeptides agissent sur l&#8217;environnement humoral de la peau. Le stress chronique provoque ainsi une inflammation humorale p\u00e9riph\u00e9rique et a un effet pro-allerg\u00e8ne et pro-autoimmun. Dans ce contexte, les mastocytes sont en contact \u00e9troit avec les fibres nerveuses qui transmettent les signaux et peuvent \u00eatre activ\u00e9s par un stress psychosocial. Ces neurones sont capables d&#8217;agir de mani\u00e8re eff\u00e9rente en lib\u00e9rant des neuropeptides tels que la substance P (SP) et de transmettre une inflammation p\u00e9riph\u00e9rique neurog\u00e8ne. Le SP modifie de mani\u00e8re syst\u00e9mique la r\u00e9ponse au stress en inhibant l&#8217;axe HPA et en augmentant la perception sensible et les d\u00e9mangeaisons de la peau. Dans le mod\u00e8le animal, le stress entra\u00eene ainsi une augmentation des contacts entre ces neurones et les mastocytes, suivie d&#8217;une d\u00e9granulation des mastocytes et donc d&#8217;une lib\u00e9ration d&#8217;histamine. Dans ce cas, la lib\u00e9ration de SP induite par le stress sensibilise \u00e9galement les mastocytes \u00e0 d&#8217;autres stimuli. Conform\u00e9ment \u00e0 ces liens entre le prurit et les facteurs psychologiques <strong>(Fig.&nbsp;1) <\/strong>, il est \u00e9vident qu&#8217;en plus des th\u00e9rapies dermatologiques, des psychotropes et des interventions psychologiques devraient \u00eatre utilis\u00e9s et se sont av\u00e9r\u00e9s efficaces.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-10898\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/abb1_dp5_s7.png\" style=\"height:310px; width:400px\" width=\"916\" height=\"709\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/abb1_dp5_s7.png 916w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/abb1_dp5_s7-800x619.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/abb1_dp5_s7-120x93.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/abb1_dp5_s7-90x70.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/abb1_dp5_s7-320x248.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/abb1_dp5_s7-560x433.png 560w\" sizes=\"(max-width: 916px) 100vw, 916px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"therapie\">Th\u00e9rapie<\/h2>\n<p>Le traitement psychosomatique est bas\u00e9 sur le profil biopsychosocial de la personne concern\u00e9e et ne doit pas \u00eatre uniquement bas\u00e9 sur les sympt\u00f4mes. Tout commence par une anamn\u00e8se psychosociale \u00e9largie. Le profil de stress et les indices de maladie mentale et d&#8217;ant\u00e9c\u00e9dents psychiatriques doivent y \u00eatre consign\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>Psycho\u00e9ducation :<\/strong> dans un deuxi\u00e8me temps, il convient de mettre en \u00e9vidence les liens entre le stress psychologique et le prurit ou la maladie de peau. Cela permet de d\u00e9velopper une compr\u00e9hension plus large de la maladie, ce qui rend possible un traitement psychologique.<\/p>\n<p><strong>Pharmacoth\u00e9rapie : <\/strong>sur la base de l&#8217;implication affective mentionn\u00e9e dans le prurit chronique, une approche psychopharmacologique peut \u00eatre envisag\u00e9e. Les antid\u00e9presseurs les plus \u00e9tudi\u00e9s et les plus utilis\u00e9s sont les ISRS (parox\u00e9tine, sertraline, escitalopram) [12]. Les tricycliques tels que la dox\u00e9pine et l&#8217;amitriptyline peuvent \u00e9galement \u00eatre utilis\u00e9s par voie orale et m\u00eame topique, car ils ont un effet antihistaminique [13]. Plus r\u00e9cemment, des analogues du GABA comme la gabapentine et la pr\u00e9gabaline ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9s pour leur effet anxiolytique [14].<\/p>\n<p><strong>Proc\u00e9dures de relaxation : <\/strong>Si le prurit est associ\u00e9 \u00e0 un niveau de stress \u00e9lev\u00e9, des techniques de relaxation sp\u00e9cifiques sont appropri\u00e9es et doivent \u00eatre pratiqu\u00e9es quotidiennement pendant au moins quatre semaines. Parmi les m\u00e9thodes les plus \u00e9tudi\u00e9es et pr\u00e9sentant une efficacit\u00e9 similaire pour r\u00e9duire le prurit, on trouve le training autog\u00e8ne (AT) et la relaxation musculaire progressive (PMR) [15]. En PMR, la relaxation est obtenue par la contraction et le rel\u00e2chement cons\u00e9cutifs de groupes de muscles. L&#8217;utilisateur est donc actif et conserve une sensation de contr\u00f4le physique. Il existe des variantes de dur\u00e9e variable, mais il est plus important de pratiquer quotidiennement, ce qui permet de s&#8217;entra\u00eener \u00e0 cette r\u00e9action de relaxation. L&#8217;AT met l&#8217;accent sur l&#8217;influence auto-suggestive sur les muscles volontaires et lisses. L&#8217;utilisateur se concentre sur des r\u00e9gions sp\u00e9cifiques du corps et imagine des perceptions telles que la lourdeur, la chaleur ou la profondeur de la respiration, ce qui permet \u00e0 la relaxation de s&#8217;installer au fil du temps. En ce qui concerne le prurit, il est \u00e9galement possible d&#8217;inclure des suggestions sp\u00e9cifiques \u00e0 la peau, telles que &#8220;la peau est d\u00e9tendue et fra\u00eeche&#8221;.<\/p>\n<p><strong>Contr\u00f4le des d\u00e9mangeaisons, entra\u00eenement au renversement de l&#8217;habit (HRT) : <\/strong>l&#8217;HRT est particuli\u00e8rement recommand\u00e9 lorsque le comportement de grattage nuisible aggrave le prurit ou constitue le probl\u00e8me principal (cercle de grattage des d\u00e9mangeaisons). Cette m\u00e9thode a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e \u00e0 l&#8217;origine pour les troubles obsessionnels compulsifs et vise \u00e0 modifier le comportement de grattage et de d\u00e9mangeaison d\u00e9j\u00e0 conditionn\u00e9. L&#8217;HRT se compose de trois \u00e9tapes : l&#8217;entra\u00eenement \u00e0 la perception, la pratique d&#8217;une action de substitution et le feedback social positif. La perception est approfondie par une description d\u00e9taill\u00e9e de la perception des d\u00e9mangeaisons et de la r\u00e9action au grattage. Ensuite, ils s&#8217;entra\u00eenent \u00e0 une action de substitution, comme par exemple fermer le poing ou saisir un objet. Enfin, l&#8217;environnement social est impliqu\u00e9, car il donne un feedback positif sur les comportements r\u00e9ussis.<\/p>\n<h2 id=\"conclusion\">Conclusion<\/h2>\n<p>D&#8217;un point de vue fonctionnel, la peau est un organe polyvalent. Outre ses fonctions classiques de d\u00e9limitation, de perception et de protection, elle est aussi un organe d&#8217;expression et de rencontre. Au sens large, les processus internes &#8211; et donc psychiques &#8211; remontent \u00e0 la surface. Les d\u00e9mangeaisons peuvent ainsi signaler une tension interne accrue et induire une attention \u00e0 ce processus. L&#8217;id\u00e9al est d&#8217;explorer les processus sous-jacents. Qu&#8217;est-ce que le corps exprime qui n&#8217;est pas accessible \u00e0 la personne concern\u00e9e ? Que communique-t-il par la peau dont il ne peut pas parler ? Le fait de se gratter symbolise un acte de soulagement \u00e0 court terme pour r\u00e9duire les tensions, qui est plut\u00f4t n\u00e9faste \u00e0 long terme. Au sens figur\u00e9, elle repr\u00e9sente tous les mod\u00e8les de r\u00e9action \u00e0 court terme \u00e0 des processus internes dysfonctionnels non d\u00e9tect\u00e9s. Le corps exige ainsi de l&#8217;homme conscient une attention et une introspection avec une disposition au changement de perspective, \u00e0 la r\u00e9flexion et au changement.<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>Le prurit est une exp\u00e9rience multidimensionnelle qui, outre les aspects sensoriels, comprend \u00e9galement des aspects affectifs, cognitifs et comportementaux, et peut \u00eatre d\u00e9clench\u00e9e et modul\u00e9e par des effets placebo et nocebo.<\/li>\n<li>Le prurit chronique est souvent associ\u00e9 \u00e0 un stress psychosocial et \u00e0 des troubles affectifs tels que l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 et la d\u00e9pression, et doit \u00eatre \u00e9valu\u00e9 dans ce contexte.<\/li>\n<li>Le traitement psychologique doit \u00eatre adapt\u00e9 \u00e0 la probl\u00e9matique sous-jacente (niveau de stress, comorbidit\u00e9 psychologique, contr\u00f4le des d\u00e9mangeaisons) apr\u00e8s une explication approfondie du contexte psychosomatique.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Lloyd DM, et al. : Can itch-related visual stimuli alone provoke a scratch response in healthy individuals ? British Journal of Dermatology 2013 ; 168(1) : 106-111.<\/li>\n<li>Niemeier V, Gieler U : Observations pendant la lecture d&#8217;introduction de l&#8217;itch. Dermatol Psychosom 2000 ; 1(Suppl 1) : 15-18.<\/li>\n<li>van Laarhoven AI, et al : Induction of nocebo and placebo effects on itch and pain by verbal suggestion. Douleur 2011 ; 152(7) : 1486-1494.<\/li>\n<li>Darragh M, et al : The placebo effect in inflammatory skin reactions : the influence of verbal suggestion on itch and weal size. Journal of Psychosomatic Research 2015 ; 78(5) : 489-494.<\/li>\n<li>Bartels DJ, et al : Role of conditioning and verbal suggestion in placebo and nocebo effects on itch. PloS One 2014 ; 9(3) : e91727.<\/li>\n<li>S\u00f6lle A, et al : How to psychologically minimize scratching impulses : Benefits of placebo effects on itching using classical conditioning and expectancy. Journal of Psychology 2014 ; 222(3) : 140-147.<\/li>\n<li>Dalgard F, et al. : D\u00e9mangeaisons dans la communaut\u00e9 : associations avec des facteurs psychosociaux chez les adultes. Journal of the European Academy of Dermatology and Venereology 2007 ; 21(9) : 1215-1219.<\/li>\n<li>Yamamoto Y, et al : Association entre la fr\u00e9quence des sympt\u00f4mes prurigineux et le stress psychologique per\u00e7u : une \u00e9tude japonaise bas\u00e9e sur la population. Archives of Dermatology 2009 ; 145(12) : 1384-1388.<\/li>\n<li>Dalgard FJ, et al : The psychological burden of skin diseases : a cross-sectional multicenter study among dermatological out-patients in 13 European countries. Journal of Investigative Dermatology 2015 ; 135(4) : 984-991.<\/li>\n<li>Schneider G, et al. : Cofacteurs psychosomatiques et comorbidit\u00e9 psychiatrique chez les patients atteints de dermatite chronique. Clinical and Experimental Dermatology : Clinical dermatology 2006 ; 31(6) : 762-767.<\/li>\n<li>Peters EMJ : Une peau stress\u00e9e ? &#8211; \u00c9tat actuel des relations mol\u00e9culaires psychosomatiques et leur contribution aux causes et aux cons\u00e9quences des maladies dermatologiques. Journal de la Soci\u00e9t\u00e9 allemande de dermatologie 2016 ; 14(3) : 233-254.<\/li>\n<li>Sanders KM, Akiyama T : Le cycle vicieux de la d\u00e9mangeaison et de l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9. Neuroscience Biobehavioral Reviews 2018 ; 87 : 17-26.<\/li>\n<li>Lee HG, et al : Topical ketamine-amitriptyline-lidocaine for chronic prurit : a retrospective study assessing efficacy and tolerability. Journal of the American Academy of Dermatology 2017 ; 76(4) : 760-761.<\/li>\n<li>Matsuda KM, et al : Gabapentin et pr\u00e9gabaline pour le traitement du prurit chronique. 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