{"id":337212,"date":"2018-10-06T02:00:00","date_gmt":"2018-10-06T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/le-debut-dune-nouvelle-ere-therapeutique\/"},"modified":"2018-10-06T02:00:00","modified_gmt":"2018-10-06T00:00:00","slug":"le-debut-dune-nouvelle-ere-therapeutique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/le-debut-dune-nouvelle-ere-therapeutique\/","title":{"rendered":"Le d\u00e9but d&#8217;une nouvelle \u00e8re th\u00e9rapeutique"},"content":{"rendered":"<p><strong>Le traitement de la LAM et de la LAL est en pleine \u00e9volution. A l&#8217;avenir, elle se pr\u00e9sentera de mani\u00e8re beaucoup plus diff\u00e9renci\u00e9e. Certaines nouvelles options ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9es, d&#8217;autres sont en cours de d\u00e9veloppement ou en passe d&#8217;\u00eatre utilis\u00e9es en clinique. La maladie r\u00e9siduelle minimale est de plus en plus importante pour le contr\u00f4le de la th\u00e9rapie.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Le paysage th\u00e9rapeutique de la LAM et de la LAL est en pleine \u00e9volution et sera beaucoup plus diff\u00e9renci\u00e9 \u00e0 l&#8217;avenir. Dans l&#8217;aper\u00e7u suivant, il est surtout question des nouveaux d\u00e9veloppements qui ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9s par Swissmedic ou par d&#8217;autres autorit\u00e9s comme la FDA ou l&#8217;EMA, ou qui pourraient bient\u00f4t \u00eatre disponibles pour les patients en Suisse dans le cadre d&#8217;\u00e9tudes cliniques ou de programmes &#8220;early access&#8221;.<\/p>\n<p>Dans le cas de la LAM, il s&#8217;agit de m\u00e9dicaments bien connus qui am\u00e9liorent les options th\u00e9rapeutiques gr\u00e2ce \u00e0 de nouvelles formulations, ainsi que de possibilit\u00e9s immunoth\u00e9rapeutiques gr\u00e2ce \u00e0 des antagonistes monoclonaux contre des cibles mol\u00e9culaires pathog\u00e8nes (FLT-3, IDH, BCL-2).<\/p>\n<p>Dans la leuc\u00e9mie lympho\u00efde aigu\u00eb, le s\u00e9quen\u00e7age de nouvelle g\u00e9n\u00e9ration a permis d&#8217;identifier de nouveaux marqueurs pronostiques, des cibles et des sous-types. Sur le plan th\u00e9rapeutique, des anticorps monoclonaux, des constructions d&#8217;anticorps bisp\u00e9cifiques et des th\u00e9rapies chim\u00e9riques \u00e0 base de lymphocytes T r\u00e9cepteurs d&#8217;antig\u00e8nes (cellules CAR-T) sont en cours de d\u00e9veloppement et, dans certains cas, d\u00e9j\u00e0 sur la voie de la pratique clinique quotidienne.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9valuation et le traitement de la maladie r\u00e9siduelle minimale sont de plus en plus importants pour la gestion du traitement des leuc\u00e9mies aigu\u00ebs.<\/p>\n<h2 id=\"anticorps-monoclonaux-gemtuzumab-ozogamicin-mylotarg-dans-la-lam\">Anticorps monoclonaux &#8211; gemtuzumab ozogamicin (<sup>Mylotarg\u00ae<\/sup>) dans la LAM<\/h2>\n<p>Le gemtuzumab ozogamicin (GO) est un anticorps monoclonal anti-CD33 li\u00e9 de mani\u00e8re covalente \u00e0 une toxine cellulaire tr\u00e8s puissante (calich\u00e9amicine) qui, une fois internalis\u00e9e, exerce son effet cytotoxique. Alors que le GO avait \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9 par la FDA il y a plusieurs ann\u00e9es sur la base de param\u00e8tres de substitution pour le traitement de la LAM chez les patients \u00e2g\u00e9s, des doutes quant \u00e0 son efficacit\u00e9 sont apparus par la suite sur la base de donn\u00e9es d&#8217;\u00e9tudes suppl\u00e9mentaires, tandis que des toxicit\u00e9s inattendues (foie) ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es, ce qui a conduit au retrait du m\u00e9dicament par le fabricant. Plus tard, une m\u00e9ta-analyse bas\u00e9e sur les donn\u00e9es individuelles des patients de cinq essais randomis\u00e9s contr\u00f4l\u00e9s a d\u00e9montr\u00e9 un avantage significatif en termes de survie globale (OR 0,90 ; p=0,01). Les b\u00e9n\u00e9fices en termes de survie globale ont \u00e9t\u00e9 les plus marqu\u00e9s, en particulier pour les patients class\u00e9s dans le groupe de pronostic &#8220;bon&#8221; sur la base des aberrations cytog\u00e9n\u00e9tiques, avec une am\u00e9lioration absolue de la survie globale \u00e0 six ans de 20,7% (OR 0,47 ; p=0,0006). Pour les patients \u00e0 risque interm\u00e9diaire, le b\u00e9n\u00e9fice absolu \u00e9tait de 5,7% (OR 0,84 ; p=0,005), alors que pour les patients de la cat\u00e9gorie de risque la plus faible, il n&#8217;y avait pas de b\u00e9n\u00e9fice absolu.<br \/>\na \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 par le GO [1].<\/p>\n<p>Plusieurs \u00e9tudes initi\u00e9es par des universitaires ont permis de faire \u00e9voluer la posologie et la s\u00e9quence d&#8217;administration, ce qui a permis d&#8217;am\u00e9liorer la toxicit\u00e9 tout en conservant l&#8217;efficacit\u00e9. Depuis 2017, GO est \u00e0 nouveau approuv\u00e9 par la FDA et, depuis quelques mois, par l&#8217;EMA en tant que traitement combin\u00e9 avec la daunorubicine et la cytarabine (AraC) pour le traitement de premi\u00e8re ligne de la LAM.<\/p>\n<h2 id=\"nouvelle-formulation-de-medicaments-cpx-351\">Nouvelle formulation de m\u00e9dicaments : CPX-351<\/h2>\n<p>CPX-351(nom commercial : <sup>Vyxeos\u00ae<\/sup>) est une association liposomale de cytarabine et de daunorubicine. Cette pr\u00e9paration a \u00e9t\u00e9 compar\u00e9e \u00e0 un traitement d&#8217;induction classique &#8220;7+3&#8221; dans une \u00e9tude randomis\u00e9e de phase III portant sur 309 patients \u00e2g\u00e9s de 60 \u00e0 75 ans atteints de LAM \u00e0 haut risque. Le CPX-351 a montr\u00e9 des taux de r\u00e9mission significativement plus \u00e9lev\u00e9s (CR\/CRi 47,7% vs. 33,3%) et une am\u00e9lioration de la survie globale (HR 0,69 ; p=0,003, m\u00e9diane 9,6 vs. 6 mois) par rapport au traitement d&#8217;induction classique. Les taux de survie \u00e0 2 ans \u00e9taient respectivement de 31% et 12% [2]. Le CPX-351 a \u00e9t\u00e9 approuv\u00e9 par la FDA en juin 2017 pour le traitement de la LAM et a \u00e9galement re\u00e7u r\u00e9cemment une \u00e9valuation positive de la part du comit\u00e9 comp\u00e9tent de l&#8217;EMA, de sorte que l&#8217;on peut s&#8217;attendre \u00e0 ce qu&#8217;il soit \u00e9galement approuv\u00e9 prochainement. Le CPX-351 peut am\u00e9liorer le traitement des patients \u00e2g\u00e9s atteints de LAM \u00e0 haut risque.<\/p>\n<h2 id=\"nouveaux-medicaments-oraux-pour-la-lam\">Nouveaux m\u00e9dicaments oraux pour la LAM<\/h2>\n<p>Inhibiteurs de tyrosine kinase (ITK) &#8211; Inhibition de FLT3 : chez environ 25% des patients atteints de LMA, une mutation peut \u00eatre d\u00e9tect\u00e9e dans la tyrosine kinase FLT3. L&#8217;ajout de midostaurine, un inhibiteur de FLT3 par voie orale, \u00e0 la chimioth\u00e9rapie classique permet d&#8217;am\u00e9liorer de mani\u00e8re significative les r\u00e9sultats th\u00e9rapeutiques d&#8217;une chimioth\u00e9rapie standard. Dans l&#8217;\u00e9tude internationale de phase III randomis\u00e9e et contr\u00f4l\u00e9e par placebo &#8220;RATIFY&#8221;, la midostaurine a am\u00e9lior\u00e9 de mani\u00e8re significative la survie globale m\u00e9diane par rapport au bras placebo (74,7 mois contre 25,6, p=0,009) et la survie \u00e0 4 ans (51,4% contre 44,3% ; HR 0,78 ; p=0,009). Cet avantage a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9 de mani\u00e8re coh\u00e9rente dans les diff\u00e9rents sous-groupes de mutations FLT3 (ratio all\u00e9lique FLT3-ITD \u00e9lev\u00e9 ou faible, mutations FLT3-TKD) ainsi qu&#8217;avec et sans censure pour la transplantation de cellules souches h\u00e9matopo\u00ef\u00e9tiques allog\u00e9niques [3].<\/p>\n<p>Le gilt\u00e9ritinib, un inhibiteur du FLT3 plus s\u00e9lectif, a d\u00e9montr\u00e9 une activit\u00e9 clinique prometteuse dans les r\u00e9cidives de LMA avec mutation du FLT3 [4]. Le groupe d&#8217;\u00e9tude HOVON\/SAKK pr\u00e9pare actuellement une \u00e9tude qui sera men\u00e9e en Suisse et qui comparera ces deux inhibiteurs FLT3 en premi\u00e8re ligne de traitement, en compl\u00e9ment de la chimioth\u00e9rapie standard.<\/p>\n<p><strong>Inhibition de l&#8217;IDH2 : <\/strong>chez environ 12% des patients atteints de LMA, des mutations r\u00e9currentes de l&#8217;isocitrate d\u00e9shydrog\u00e9nase 2 (IDH2) peuvent \u00eatre identifi\u00e9es comme une cible pathog\u00e9nique importante. L&#8217;\u00e9nasidenib est un inhibiteur oral de l&#8217;IDH2 mut\u00e9e. Dans une \u00e9tude prospective \u00e0 un seul bras, l&#8217;\u00e9nasidenib en monoth\u00e9rapie s&#8217;est av\u00e9r\u00e9 remarquablement efficace chez les patients atteints de LMA r\u00e9cidivante ou r\u00e9fractaire (LMA r\u00e9f. \/ LMA r\u00e9cessive) et de mutations IDH2, avec un taux de r\u00e9ponse global de 39% et un taux de RC de 20% [5].<\/p>\n<p>Sur la base de ces donn\u00e9es, l&#8217;\u00e9nasidenib est approuv\u00e9 par la FDA depuis 2017. Actuellement, une \u00e9tude internationale de phase III recrute des patients atteints de LMA pr\u00e9-trait\u00e9e avec des mutations IDH2 afin de comparer le traitement par l&#8217;\u00e9nasidenib au traitement standard. De plus, une \u00e9tude de phase III HOVON\/SAKK est en pr\u00e9paration pour \u00e9valuer l&#8217;inhibition de l&#8217;IDH en traitement de premi\u00e8re ligne en plus du traitement d&#8217;induction.<\/p>\n<p><strong>Th\u00e9rapies combin\u00e9es avec l&#8217;inhibiteur de BCL-2 v\u00e9n\u00e9toclax chez les patients \u00e2g\u00e9s :<\/strong>  Pour les patients \u00e2g\u00e9s qui ne se qualifient pas pour un traitement d&#8217;induction intensif, il existe, en plus du traitement purement supportif, la cytarabine \u00e0 faible dose ou les agents hypom\u00e9thylants azacitidine et d\u00e9citabine, avec des taux de r\u00e9ponse globaux &#8211; selon les \u00e9tudes &#8211; de l&#8217;ordre de 50% (taux CR\/CRi de 7 \u00e0 47%) et des dur\u00e9es de survie m\u00e9dianes comprises entre 5 et 24 mois. Plusieurs \u00e9tudes prospectives \u00e0 un seul bras ont test\u00e9 l&#8217;association du v\u00e9n\u00e9toclax, un inhibiteur de BCL-2, avec de faibles doses de cytarabine ou d&#8217;agents hypom\u00e9thylants. Ces \u00e9tudes ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 des taux de r\u00e9mission prometteurs allant jusqu&#8217;\u00e0 60% pour les diff\u00e9rentes combinaisons, ainsi que des temps de r\u00e9ponse plus longs en comparaison historique et une tol\u00e9rance satisfaisante [6\u20138].<\/p>\n<h2 id=\"importance-croissante-de-la-maladie-residuelle-minimale-mrd\">Importance croissante de la maladie r\u00e9siduelle minimale (MRD)<\/h2>\n<p>Une analyse r\u00e9trospective de plusieurs \u00e9tudes HOVON\/SAKK, publi\u00e9e en bonne place, a montr\u00e9 que l&#8217;absence de d\u00e9tection d&#8217;une MRD (par cytom\u00e9trie en flux ou par g\u00e9n\u00e9tique mol\u00e9culaire) apr\u00e8s un traitement d&#8217;induction \u00e9tait associ\u00e9e \u00e0 une am\u00e9lioration de l&#8217;absence de r\u00e9cidive. La survie sans r\u00e9cidive la plus longue a \u00e9t\u00e9 observ\u00e9e chez les patients chez lesquels aucune maladie r\u00e9siduelle minimale n&#8217;a \u00e9t\u00e9 d\u00e9tect\u00e9e par cytom\u00e9trie en flux ou par PCR [9]. Il en d\u00e9coule le concept de poser l&#8217;indication d&#8217;une transplantation de cellules souches sanguines allog\u00e9niques en tenant compte du statut MRD en plus de la classification g\u00e9n\u00e9tique traditionnelle des risques. Cette question est \u00e9tudi\u00e9e dans le cadre d&#8217;une \u00e9tude HOVON\/SAKK, dont le recrutement des patients est termin\u00e9.<\/p>\n<h2 id=\"nouveaux-marqueurs-pronostiques-et-cibles-pour-la-lal\">Nouveaux marqueurs pronostiques et cibles pour la LAL<\/h2>\n<p>Dans un peu plus de 80% des patients pr\u00e9sentant une Philadelphia pos. B-ALL (Ph+ ALL), on trouve \u00e9galement une mutation\/d\u00e9l\u00e9tion du facteur de transcription IKZF1, ce qui est associ\u00e9 \u00e0 une r\u00e9sistance au traitement et \u00e0 une augmentation des r\u00e9cidives. Les mutations IKZF2 sont caract\u00e9ristiques des LAL B hypodiplo\u00efdes profondes et les alt\u00e9rations IKZF3 sont pr\u00e9sentes dans la plupart des LAL presque haplo\u00efdes.<\/p>\n<p>Les ALL &#8220;Ph-like&#8221; ou &#8220;BCR-ABL1 like&#8221; pr\u00e9sentent un profil d&#8217;expression g\u00e9nique comparable \u00e0 celui des ALL Ph+, mais ne pr\u00e9sentent pas de mutation classique de BCR-ABL. 20 \u00e0 30 % de tous les patients atteints de B-ALL peuvent \u00eatre class\u00e9s dans ce groupe. Ils ont une PFS et un OS significativement plus bas de 20-25% vs. environ 50-55% [10]. Pr\u00e8s de la moiti\u00e9 des patients atteints de l&#8217;AL &#8220;Ph-like&#8221; pr\u00e9sentent un r\u00e9arrangement du &#8220;cytokine receptor-like factor 2&#8221; (CRLF2). De plus, chez environ 50% des patients atteints d&#8217;une alt\u00e9ration du CRLF2, on trouve une mutation avec activation de la Janus kinase [11]. Chez les patients sans r\u00e9arrangement du CRLF2, des fusions avec des tyrosines kinases ont \u00e9t\u00e9 mises en \u00e9vidence.<\/p>\n<p>En plus de l&#8217;ALL &#8220;Ph-like&#8221;, l&#8217;ALL &#8220;early T precursor&#8221; (ETP-ALL) a \u00e9t\u00e9 ajout\u00e9e en tant qu&#8217;entit\u00e9 distincte dans la classification 2016 de l&#8217;OMS, sur la base d&#8217;un profil d&#8217;immunoph\u00e9notypage et d&#8217;expression g\u00e9n\u00e9tique distinct. Environ 35% des T-ALL peuvent \u00eatre attribu\u00e9s \u00e0 cette entit\u00e9, qui peut \u00eatre associ\u00e9e \u00e0 un pronostic l\u00e9g\u00e8rement moins favorable.<\/p>\n<p>Des mutations d&#8217;activation dans la voie de signalisation NOTCH1 peuvent \u00eatre trouv\u00e9es chez plus de 50% des patients atteints de T-ALL et sont associ\u00e9es \u00e0 un meilleur pronostic, alors que les d\u00e9l\u00e9tions PTEN et les mutations NRAS sont associ\u00e9es \u00e0 un moins bon pronostic.<\/p>\n<p>Dans le domaine de la LAL hypodiplo\u00efde, deux sous-types ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s : un groupe avec un jeu de chromosomes presque haplo\u00efde (24-31 chromosomes), qui pr\u00e9sente des mutations de la voie de signalisation de la tyrosine kinase et du RAS dans environ 71% ou des mutations de l&#8217;IKZF3 dans environ 13%, et un groupe avec une LAL faiblement hypodiplo\u00efde (32-39 chromosomes) avec des alt\u00e9rations de TP53 (91%), IKZF2 (53%) et RB1 (41%).<\/p>\n<p><strong>Le tableau 1<\/strong> donne un aper\u00e7u de la signification clinique des modifications cytog\u00e9n\u00e9tiques et mol\u00e9culaires dans la LAL.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-10838\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/tab1_oh4_s34.png\" style=\"height:694px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1273\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"maladie-residuelle-minimale\">Maladie r\u00e9siduelle minimale<\/h2>\n<p>La d\u00e9tection pr\u00e9coce d&#8217;une absence de r\u00e9ponse \u00e0 la chimioth\u00e9rapie ou d&#8217;une r\u00e9cidive est possible gr\u00e2ce \u00e0 la d\u00e9termination de la MRD. Chez les patients atteints de LAL, cela se fait par des m\u00e9thodes PCR et la d\u00e9tection de g\u00e8nes clonaux r\u00e9arrang\u00e9s codant pour des immunoglobulines ou des r\u00e9cepteurs de cellules T, ou la d\u00e9tection d&#8217;un ph\u00e9notype sp\u00e9cifique \u00e0 la leuc\u00e9mie via la cytom\u00e9trie de flux multiparam\u00e8tre. Un \u00e9v\u00e9nement positif \u00e0 une fr\u00e9quence de &lt;10-4 est reconnu comme une MRD n\u00e9gative et un niveau de MRD de &gt;10-3 comme une MRD positive. L&#8217;obtention d&#8217;une MRD n\u00e9gative apr\u00e8s un traitement d&#8217;induction et de consolidation est un facteur pronostique important qui, \u00e0 l&#8217;avenir, compl\u00e9tera ou remplacera probablement les facteurs cliniques et cytog\u00e9n\u00e9tiques traditionnels.<\/p>\n<h2 id=\"anticorps\">Anticorps<\/h2>\n<p><strong>CD20 :<\/strong> dans 30 \u00e0 40% des cas de B-ALL, on observe une expression de CD20. L&#8217;ajout du rituximab \u00e0 la chimioth\u00e9rapie standard entra\u00eene une n\u00e9gativit\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9e et plus rapide de la MRD apr\u00e8s le traitement d&#8217;induction et le traitement de consolidation. Il est encourageant de constater que cela permet d&#8217;obtenir une am\u00e9lioration de la survie sans maladie et de la survie globale [12,13].<\/p>\n<p><strong>CD22 :<\/strong> \u00e9tant donn\u00e9 que pratiquement toutes les B-ALL expriment CD22, il s&#8217;agit d&#8217;une cible id\u00e9ale. L&#8217;inotuzumab ozogamicin (IO) est un conjugu\u00e9 d&#8217;un anticorps CD22 avec la calich\u00e9amicine qui, une fois li\u00e9 \u00e0 l&#8217;antig\u00e8ne, est internalis\u00e9 et provoque des cassures de l&#8217;ADN. Des \u00e9tudes cliniques ont montr\u00e9 un avantage de survie avec cette substance par rapport aux th\u00e9rapies bas\u00e9es sur la chimioth\u00e9rapie en situation de r\u00e9cidive [14]. L&#8217;IO est actuellement \u00e0 l&#8217;\u00e9tude dans le traitement de premi\u00e8re ligne. D&#8217;autres anticorps anti-CD22 sont \u00e9galement test\u00e9s dans le cadre d&#8217;\u00e9tudes cliniques.<\/p>\n<p><strong>Blinatumomab : <\/strong>il s&#8217;agit d&#8217;une construction d&#8217;anticorps bisp\u00e9cifique qui se lie simultan\u00e9ment aux cellules T CD3+ normales et aux cellules B-ALL CD19+, entra\u00eenant une r\u00e9action cytotoxique m\u00e9di\u00e9e par les cellules T contre les cellules B. Le <strong>blinatumomab <\/strong>est un anticorps qui se lie aux cellules T CD3+ normales et aux cellules B-ALL CD19+. Les premiers essais de blinatumomab chez l&#8217;adulte ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s dans le but d&#8217;\u00e9liminer la maladie r\u00e9siduelle minimale. Dans le cadre d&#8217;un suivi \u00e0 long terme, douze des vingt patients sont rest\u00e9s en RC, neuf patients de cette \u00e9tude ayant re\u00e7u une TCSH allog\u00e9nique de consolidation. Il convient de noter que les patients non transplant\u00e9s ont pr\u00e9sent\u00e9 un r\u00e9sultat comparable. Le blinatumomab a \u00e9t\u00e9 compar\u00e9 \u00e0 la chimioth\u00e9rapie dans une \u00e9tude portant sur des patients fortement pr\u00e9trait\u00e9s atteints de B-ALL r\u00e9cidivante. Des diff\u00e9rences significatives ont \u00e9t\u00e9 observ\u00e9es avec un CR\/CRi de 44% vs 25% et une survie globale m\u00e9diane de 7,7 vs 4,0 mois [15].<\/p>\n<p><strong>CD38 : <\/strong>une autre cible prometteuse dans la T-ALL est le CD38, car les blastes T-ALL pr\u00e9sentent une expression \u00e9lev\u00e9e et stable du CD38, alors que les cellules my\u00e9lo\u00efdes et lymphatiques normales ne pr\u00e9sentent qu&#8217;une faible expression. Le daratumumab est un anticorps monoclonal CD38 qui pr\u00e9sente un bon profil d&#8217;efficacit\u00e9 et de s\u00e9curit\u00e9 dans le my\u00e9lome multiple. Les mod\u00e8les de x\u00e9nogreffes et les observations de cas individuels ont montr\u00e9 un effet convaincant [16].<\/p>\n<h2 id=\"cellules-car-t\">Cellules CAR-T<\/h2>\n<p>Une nouvelle option prometteuse est l&#8217;utilisation de ce que l&#8217;on appelle les CAR-T cells. Il s&#8217;agit de cellules T propres au patient (autologues) qui ont \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9es ex vivo par des moyens de g\u00e9nie g\u00e9n\u00e9tique afin de contenir un r\u00e9cepteur de cellules T chim\u00e9rique. Gr\u00e2ce \u00e0 celui-ci, ils se lient aux antig\u00e8nes tumoraux (par exemple, CD 19 sur les cellules B) et provoquent ainsi l&#8217;\u00e9limination s\u00e9lective des cellules portant cet antig\u00e8ne. Actuellement, seules les cellules CAR-T dirig\u00e9es contre CD19 sont autoris\u00e9es par les autorit\u00e9s r\u00e9glementaires (FDA) pour le traitement de la LAL infantile r\u00e9fractaire et des lymphomes \u00e0 cellules B r\u00e9fractaires. Les \u00e9tudes d&#8217;enregistrement correspondantes pour la LAL ont montr\u00e9 un taux de RC de 67-91% avec une n\u00e9gativit\u00e9 de la MRD de 60-81% des patients en r\u00e9mission compl\u00e8te. Des toxicit\u00e9s pertinentes (syndrome de lib\u00e9ration de cytokines, neurotoxicit\u00e9) doivent \u00eatre prises en compte lors du traitement avec des cellules T CD19-CAR. Apr\u00e8s le traitement d&#8217;une LAL r\u00e9fractaire avec des cellules CAR-T cibl\u00e9es sur CD19, des r\u00e9cidives CD19 n\u00e9gatives surviennent chez environ 20% des patients et sont difficiles \u00e0 traiter. L&#8217;int\u00e9r\u00eat d&#8217;une TCSH allog\u00e9nique de consolidation apr\u00e8s un traitement par cellules CAR-T fait l&#8217;objet de controverses.<\/p>\n<h2 id=\"resume\">R\u00e9sum\u00e9<\/h2>\n<p>Apr\u00e8s une longue p\u00e9riode sans innovation efficace dans le traitement des leuc\u00e9mies aigu\u00ebs, nous sommes maintenant \u00e0 l&#8217;aube d&#8217;une nouvelle \u00e8re avec plusieurs nouvelles options th\u00e9rapeutiques, notamment les immunoth\u00e9rapies, qui promettent une am\u00e9lioration significative du pronostic et dont certaines ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9es dans des \u00e9tudes. Dans le cas de la LAM, de nouvelles substances, appel\u00e9es &#8220;petites mol\u00e9cules&#8221;, sont en outre test\u00e9es dans le cadre d&#8217;\u00e9tudes ou sont d\u00e9j\u00e0 utilis\u00e9es en clinique dans certains cas. Il est de plus en plus clair qu&#8217;il est important de d\u00e9terminer la MRD au cours de l&#8217;\u00e9volution et, si elle est encore pr\u00e9sente, d&#8217;\u00e9liminer la maladie r\u00e9siduelle en tant que marqueur pronostique.<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>Le paysage th\u00e9rapeutique de la leuc\u00e9mie my\u00e9lo\u00efde aigu\u00eb (LMA) est de plus en plus diff\u00e9renci\u00e9. Des avantages en termes de survie ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9s pour une nouvelle formulation liposomale des agents de chimioth\u00e9rapie classiques, la renaissance du gemtuzumab ozogamicin et de nouvelles combinaisons d&#8217;inhibiteurs de tyrosine kinase (ITK) avec la chimioth\u00e9rapie conventionnelle.<\/li>\n<li>L&#8217;analyse mol\u00e9culaire et le suivi de la maladie r\u00e9siduelle minimale (MRD) deviennent de plus en plus importants et pertinents pour les d\u00e9cisions th\u00e9rapeutiques dans la LAM.<\/li>\n<li>L&#8217;utilisation de la d\u00e9termination de la MRD dans les algorithmes th\u00e9rapeutiques dans tous les sous-types de leuc\u00e9mie lympho\u00efde aigu\u00eb (LLA) est de plus en plus courante et pourrait remplacer la plupart des facteurs pronostiques dans le futur.<\/li>\n<li>De nombreux nouveaux traitements \u00e0 base d&#8217;anticorps sont en train de s&#8217;\u00e9tablir dans les situations de r\u00e9cidive de la LAL et sont \u00e9galement \u00e9tudi\u00e9s dans le cadre d&#8217;essais cliniques en premi\u00e8re ligne de traitement. La th\u00e9rapie cellulaire CAR-T est une nouvelle option sur le point d&#8217;\u00eatre utilis\u00e9e en routine.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Hills RK, et al : Addition of gemtuzumab ozogamicin to induction chemotherapy in adult patients with acute myeloid leukaemia : a meta-analysis of individual patient data from randomised controlled trials. Lancet Oncol 2014 ; 15(9) : 986-996.<\/li>\n<li>Lancet JE, et al : CPX-351 (cytarabine et daunorubicine) Liposome for Injection Versus Conventional Cytarabine Plus Daunorubicin in Older Patients With Newly Diagnosed Secondary Acute Myeloid Leukemia. J Clin Oncol 2018 ; 38(26) : 2684-2692.<\/li>\n<li>Stone RM, et al : Midostaurin plus chimioth\u00e9rapie pour la leuc\u00e9mie my\u00e9lo\u00efde aigu\u00eb avec une mutation FLT3. N Engl J Med 2017 ; 377(5) : 454-464.<\/li>\n<li>Perl AE, et al : Inhibition s\u00e9lective du FLT3 par le gilt\u00e9ritinib dans la leuc\u00e9mie my\u00e9lo\u00efde aigu\u00eb en rechute ou r\u00e9fractaire : une \u00e9tude multicentrique, de premi\u00e8re intention, en ouvert et de phase 1-2. Lancet Oncol 2017 ; 18(8) : 1061-1075.<\/li>\n<li>Stein EM, et al. : Enasidenib in mutant IDH2 relapsed or refractory acute myeloid leukemia. Blood 2017 ; 130(6) : 722-731.<\/li>\n<li>DiNardo C, et al. : S\u00e9curit\u00e9 et efficacit\u00e9 pr\u00e9liminaire du v\u00e9n\u00e9toclax avec la d\u00e9citabine ou l&#8217;azacitidine chez les patients \u00e2g\u00e9s atteints de leuc\u00e9mie my\u00e9lo\u00efde aigu\u00eb non trait\u00e9e auparavant : \u00e9tude non randomis\u00e9e, en ouvert, phase 1b. Lancet Oncol 2018 ; 19(2) : 216-228.<\/li>\n<li>DiNardo C, et al : Durable Response with Venetoclax in Combination with Decitabine or Azacitidine in Elderly Patients with Acute Myeloid Leukemia. Congr\u00e8s de l&#8217;Association europ\u00e9enne d&#8217;h\u00e9matologie 2018 ; Abstract S1563.<\/li>\n<li>Wei A, et al : \u00c9tude de phase 1\/2 du v\u00e9n\u00e9toclax avec de la cytarabine \u00e0 faible dose chez des patients \u00e2g\u00e9s na\u00effs de traitement atteints de leuc\u00e9mie my\u00e9lo\u00efde aigu\u00eb et inaptes \u00e0 une chimioth\u00e9rapie intensive : r\u00e9sultats \u00e0 1 an. ASH Annual Meeting and Exposition 2017 ; Abstract 890.<\/li>\n<li>Jongen-Lavrencic M, et al : Molecular Minimal Residual Disease in Acute Myeloid Leukemia. N Engl J Med 2018 ; 378(13) : 1189-1199.<\/li>\n<li>Roberts KG, et al : Fr\u00e9quence \u00e9lev\u00e9e et mauvais r\u00e9sultat de la leuc\u00e9mie lymphoblastique aigu\u00eb \u00e0 chromosome Philadelphie chez les adultes. J ClinOncol 2017 ; 35(4) : 394-401.<\/li>\n<li>Herold T, et al : Les adultes atteints de leuc\u00e9mie lymphoblastique aigu\u00eb \u00e0 chromosome Philadelphie ont souvent des mutations IGH-CRLF2 et JAK2, la persistance d&#8217;une maladie r\u00e9siduelle minimale et un mauvais pronostic. Haematologica 2017 ; 102(1) : 130-138.<\/li>\n<li>Thomas DA, et al : La chimio-immunoth\u00e9rapie avec un r\u00e9gime modifi\u00e9 hyper-CVAD et rituximab am\u00e9liore les r\u00e9sultats dans la leuc\u00e9mie lymphoblastique aigu\u00eb \u00e0 chromosome B pr\u00e9curseur n\u00e9gatif de novo Philadelphie. JCO 2010 ; 28 : 3880.<\/li>\n<li>Maury S, et al : Addition of Rituximab Improves the Outcome of Adult Patients with CD20-Positive, Ph-Negative, B-Cell Precursor Acute Lymphoblastic Leukemia (BCP-ALL) : Results of the Randomized Graall-R 2005 Study. R\u00e9union ASH 2015 ; 126 : 1 .<\/li>\n<li>Kantarjian HM, et al : Inotuzumab ozogamicin versus standard therapy for acute lymphoblastic leukemia. N Engl J Med 2016 ; 375(8) : 740-753.<\/li>\n<li>Kantarjian HM, et al : Blinatumomab versus Chemotherapy for Advanced Acute Lymphoblastic Leukemia. N Engl J Med 2017 Mar 2 ; 376(9) : 836-847.<\/li>\n<li>Bride KL, et al : Preclinical efficacy of daratumumab in T-cell acute lymphoblastic leukemia. Blood 2018 Mar 1 ; 131(9) : 995-999.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c9MATOLOGIE 2018 ; 32-35<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le traitement de la LAM et de la LAL est en pleine \u00e9volution. A l&#8217;avenir, elle se pr\u00e9sentera de mani\u00e8re beaucoup plus diff\u00e9renci\u00e9e. 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