{"id":337231,"date":"2018-12-04T01:00:00","date_gmt":"2018-12-04T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/une-retrospective-historique-avec-des-implications-pour-le-present\/"},"modified":"2018-12-04T01:00:00","modified_gmt":"2018-12-04T00:00:00","slug":"une-retrospective-historique-avec-des-implications-pour-le-present","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/une-retrospective-historique-avec-des-implications-pour-le-present\/","title":{"rendered":"Une r\u00e9trospective historique avec des implications pour le pr\u00e9sent"},"content":{"rendered":"<p><strong>Que peuvent nous apprendre les sources m\u00e9dico-historiques ? Les &#8220;anti-poux&#8221; traditionnels sont aujourd&#8217;hui utilis\u00e9s dans le domaine de la lutte contre les moustiques afin de r\u00e9duire les maladies infectieuses telles que la dengue, le chikungunya, le zika et la fi\u00e8vre jaune. Ils entrent \u00e9galement en ligne de compte comme antiprotozoaires.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>L&#8217;infestation par les poux, que ce soit sur la t\u00eate, le corps ou la r\u00e9gion pubienne, est un fl\u00e9au ancien de l&#8217;humanit\u00e9, d\u00e9crit comme tel tr\u00e8s t\u00f4t dans les manuels de m\u00e9decine. En Suisse, on conna\u00eet surtout (surtout si l&#8217;on travaille dans le domaine scolaire\/de l&#8217;encadrement) la p\u00e9diculose capitis, une parasitose caus\u00e9e par les poux de t\u00eate, qui est souvent observ\u00e9e chez les enfants entre trois et onze ans, et plus particuli\u00e8rement chez les filles. Note marginale : La g\u00e9n\u00e9ration des &#8220;selfies de groupe&#8221; devrait bient\u00f4t \u00eatre de plus en plus confront\u00e9e \u00e0 ce probl\u00e8me, m\u00eame \u00e0 l&#8217;\u00e2ge de la pubert\u00e9.<\/p>\n<p>La principale caract\u00e9ristique clinique apr\u00e8s la phase d&#8217;incubation est le prurit avec des papules \u00e9ryth\u00e9mateuses et des papules avec une potentielle super-colonisation bact\u00e9rienne et des lymphad\u00e9nopathies r\u00e9gionales. Des troubles du sommeil et, par cons\u00e9quent, des troubles de l&#8217;humeur et de l&#8217;attention peuvent \u00e9galement survenir. La t\u00eate humaine offre aux petits suceurs de sang sans ailes un habitat optimal compos\u00e9 de cheveux humains et de conditions d&#8217;humidit\u00e9, de temp\u00e9rature et d&#8217;oxyg\u00e8ne appropri\u00e9es, ainsi qu&#8217;un repas de sang toutes les quelques heures (sans lequel ils se d\u00e9shydratent rapidement). Pendant leur cycle de vie adulte de quelques semaines, ils fixent leurs \u0153ufs sur les cheveux. Les descendants deviennent \u00e0 leur tour capables de se reproduire au bout de deux \u00e0 trois semaines.<\/p>\n<p>Bien que les poux de t\u00eate soient consid\u00e9r\u00e9s comme inoffensifs dans notre pays, car ils ne transmettent g\u00e9n\u00e9ralement pas de maladies sous nos latitudes, il existe une \u00e9troite parent\u00e9 entre les poux de t\u00eate et les poux des v\u00eatements, probablement en tant que vecteurs potentiels de pathog\u00e8nes bact\u00e9riens. Les poux des v\u00eatements, en particulier, sont connus pour la transmission possible de Rickettsia prowazekii, Borrelia recurrentis et Bartonella quintana (responsables du typhus classique, de la fi\u00e8vre r\u00e9currente des poux et de la fi\u00e8vre des cinq jours). En temps de guerre ou de famine, des \u00e9pid\u00e9mies de grande ampleur se sont produites au cours des si\u00e8cles pass\u00e9s. Les infections transmises par les poux n&#8217;ont pas d\u00fb \u00eatre un probl\u00e8me que dans l&#8217;arm\u00e9e de Napol\u00e9on. Plus t\u00f4t au XVIIIe si\u00e8cle, il existe \u00e9galement des preuves d&#8217;une \u00e9pid\u00e9mie de typhus \u00e0 Douai, en France, dans le contexte de la guerre qui se d\u00e9roulait \u00e0 l&#8217;\u00e9poque (ce qui soutient en outre l&#8217;hypoth\u00e8se selon laquelle la maladie est arriv\u00e9e d&#8217;Am\u00e9rique en Europe avec des soldats espagnols). Contrairement aux poux de t\u00eate, qui sont surtout le signe de contacts sociaux \u00e9troits, on les trouve particuli\u00e8rement dans les mauvaises conditions d&#8217;hygi\u00e8ne. Les lieux surpeupl\u00e9s, o\u00f9 les personnes vivent en contact physique direct les unes avec les autres et o\u00f9 les v\u00eatements et les draps sont souill\u00e9s et rarement lav\u00e9s, constituent les habitats pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s des insectes. Le typhus classique et la fi\u00e8vre r\u00e9currente des poux sont aujourd&#8217;hui encore principalement pr\u00e9sents dans les populations vuln\u00e9rables des pays en d\u00e9veloppement, tandis que la fi\u00e8vre des cinq jours est encore pr\u00e9sente dans le monde entier, par exemple chez les sans-abri. De plus, des pathog\u00e8nes et des parasites peuvent \u00eatre introduits au-del\u00e0 des fronti\u00e8res nationales.<\/p>\n<h2 id=\"traitement-actuel-de-la-pediculose-capitis\">Traitement actuel de la p\u00e9diculose capitis<\/h2>\n<p>La large diffusion, l&#8217;utilisation importante de traitements bas\u00e9s sur des preuves (et non bas\u00e9s sur des preuves) pour lutter contre les poux de t\u00eate, ainsi que l&#8217;activisme excessif des parents (absent\u00e9isme, mesures d&#8217;hygi\u00e8ne excessives non fond\u00e9es scientifiquement, etc.) font grimper les co\u00fbts de sant\u00e9 consacr\u00e9s \u00e0 cette maladie. De nombreux mythes et fausses id\u00e9es persistent. Dans l&#8217;\u00e9tat actuel des connaissances, il est consid\u00e9r\u00e9 comme extr\u00eamement improbable que les poux de t\u00eate passent d&#8217;un objet ou d&#8217;un v\u00eatement \u00e0 un nouvel h\u00f4te (ils sont plut\u00f4t des rampants rapides au contact direct des cheveux), ce qui rend inutile le nettoyage des couvre-chefs, des peluches, des draps, des tapis, du canap\u00e9 ou m\u00eame du lit tout entier, tout comme le raccourcissement des cheveux, car quelques millim\u00e8tres de cheveux suffisent \u00e0 maintenir les \u0153ufs\/lentes. Il s&#8217;agit d&#8217;une information importante dans le cadre du conseil aux familles concern\u00e9es, que le m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste devrait \u00e9galement transmettre afin d&#8217;\u00e9viter les orgies de nettoyage et les exc\u00e8s d&#8217;hygi\u00e8ne inutiles.<\/p>\n<p>La combinaison de p\u00e9diculicides et d&#8217;un peignage syst\u00e9matique des cheveux humides est aujourd&#8217;hui consid\u00e9r\u00e9e comme efficace et fond\u00e9e sur des preuves dans la lutte contre les poux de t\u00eate. Ce dernier sert \u00e9galement \u00e0 diagnostiquer et \u00e0 v\u00e9rifier l&#8217;efficacit\u00e9 du traitement, bien que l&#8217;interpr\u00e9tation du r\u00e9sultat ne soit pas simple et que la sensibilit\u00e9 varie donc fortement (confusion entre les lentes ou les enveloppes d&#8217;\u0153ufs vides et les \u0153ufs, c&#8217;est-\u00e0-dire une infection active, ou plus g\u00e9n\u00e9ralement entre les artefacts de peignage et les poux). En principe, il ne faut traiter que lorsqu&#8217;un pou vivant est trouv\u00e9. La perm\u00e9thrine (<sup>Loxazol\u00ae<\/sup>) ou encore le malathion (<sup>Prioderm\u00ae<\/sup>) sont des p\u00e9diculicides chimiques dont l&#8217;efficacit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e dans des \u00e9tudes contr\u00f4l\u00e9es (avec toutefois des r\u00e9sistances observ\u00e9es). Les produits \u00e0 base de silicone (notamment <sup>Hedrin\u00ae<\/sup> et <sup>Hedrin\u00ae<\/sup> Xpress), d&#8217;huiles min\u00e9rales combin\u00e9es (<sup>Elimax\u00ae<\/sup>, <sup>Paranix\u00ae<\/sup>), de neem (<sup>Licener\u00ae<\/sup>) ou d&#8217;alcool (<sup>Hedrin\u00ae<\/sup> Treat&amp;Go) sont des p\u00e9diculicides physiques dont l&#8217;efficacit\u00e9 est \u00e9galement prouv\u00e9e. La plupart d&#8217;entre eux exploitent d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment un &#8220;point faible&#8221; des poux, \u00e0 savoir leur syst\u00e8me respiratoire simple, par exemple en les entourant simplement comme un film, en p\u00e9n\u00e9trant dans leur syst\u00e8me respiratoire et en l&#8217;obstruant. Les poux s&#8217;\u00e9touffent, ne peuvent plus r\u00e9guler leur \u00e9quilibre hydrique (ils rejettent \u00e9galement l&#8217;exc\u00e8s de vapeur d&#8217;eau par les orifices respiratoires) et se d\u00e9shydratent. Cette derni\u00e8re peut \u00e9galement \u00eatre obtenue par une enveloppe endommag\u00e9e du pou, ce qu&#8217;utilise par exemple <sup>Hedrin\u00ae<\/sup> Treat&amp;Go. En raison de la r\u00e9duction des effets secondaires et de l&#8217;absence de probl\u00e8me de r\u00e9sistance, les p\u00e9diculicides physiques sont d\u00e9sormais consid\u00e9r\u00e9s comme des produits de premier choix. Les personnes trait\u00e9es peuvent retourner \u00e0 l&#8217;\u00e9cole, au travail, etc. directement apr\u00e8s avoir suivi correctement la th\u00e9rapie. Cependant, il est important de r\u00e9p\u00e9ter la proc\u00e9dure apr\u00e8s environ une semaine, car l&#8217;effet des produits sur les \u0153ufs est variable et g\u00e9n\u00e9ralement limit\u00e9.<\/p>\n<h2 id=\"traitements-anterieurs-avantages-actuels\">Traitements ant\u00e9rieurs &#8211; avantages actuels<\/h2>\n<p><strong>Mercure : <\/strong>les pr\u00e9parations correspondantes ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9es (malgr\u00e9 leur \u00e9norme potentiel d&#8217;empoisonnement en cas de mauvaise utilisation) comme antiseptiques ou laxatifs et contre la syphilis. Le mercure \u00e9tait \u00e9galement utilis\u00e9 en topique pour traiter la p\u00e9diculose. En 1720, on l&#8217;appelait &#8220;napolitanum&#8221; en association avec la t\u00e9r\u00e9benthine et le saindoux. Une action contre la syphilis, la scabiose, les punaises de lit, mais aussi la phtiriase a \u00e9t\u00e9 postul\u00e9e. Au si\u00e8cle suivant, les pommades, l&#8217;eau de rose et les lotions \u00e0 base de mercure sont rest\u00e9es populaires dans la lutte contre les poux, et des poudres compos\u00e9es de bichlorure de mercure, d&#8217;amidon et de sucre ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9crites.<\/p>\n<p>Contrairement au pass\u00e9, le mercure n&#8217;est plus utilis\u00e9 aujourd&#8217;hui dans le traitement des poux, du moins en m\u00e9decine occidentale.<\/p>\n<p><strong>Delphinium Staphisagria (herbe \u00e0 St\u00e9phane) : <\/strong>\u00c9galement utilis\u00e9 contre les poux (y compris les morpions). Des trait\u00e9s datant du 16\u00e8me&nbsp;si\u00e8cle consid\u00e8rent que la p\u00e9diculose est avant tout l&#8217;expression d&#8217;un manque d&#8217;hygi\u00e8ne (&#8220;des bains trop rares&#8221;). Si le probl\u00e8me ne peut \u00eatre r\u00e9solu par des lavages fr\u00e9quents, on peut utiliser, outre le mercure, du staphisagria en combinaison avec de l&#8217;arsenic. D&#8217;autres auteurs du 16e&nbsp;si\u00e8cle sont d&#8217;accord, les femmes en particulier l&#8217;utiliseraient &#8220;pour tuer les poux&#8221;, elle aurait \u00e9t\u00e9 une &#8220;herbe \u00e0 poux&#8221; des Romains et s&#8217;appellerait donc en latin &#8220;herba pedicularis&#8221;. Les effets n\u00e9gatifs de l&#8217;huile ou de l&#8217;huile de palme efficace contre la phthiriasis ne sont pas connus. des graines sur l&#8217;homme a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 rapport\u00e9e. Sous forme de lotions et de bains chauds pour le lavage des cheveux, il devrait tuer de mani\u00e8re cibl\u00e9e les poux de t\u00eate, mais aussi les morpions. Au XIXe si\u00e8cle, on l&#8217;utilisait encore sous forme de poudre en combinaison avec le sabadill, le persil et le tabac, en pommade avec du saindoux ou en infusion avec du vinaigre (mac\u00e9ration des graines).<\/p>\n<p>La connaissance ancestrale de l&#8217;effet antiparasitaire de l&#8217;herbe de St\u00e9phane s&#8217;est traduite par des \u00e9tudes r\u00e9centes sur son efficacit\u00e9 contre les agents pathog\u00e8nes de la leishmaniose (Leishmania infantum et braziliensis) et de la maladie de Chagas (Trypanosoma cruzi), qui sont actuellement surtout virulents en Am\u00e9rique centrale et du Sud et en Afrique, mais qui le seront bient\u00f4t aussi en Europe en raison du r\u00e9chauffement climatique et de la mobilit\u00e9. Selon les connaissances actuelles, l&#8217;effet antiprolif\u00e9ratif de Delphinium Staphisagria contre T.cruzi (formes \u00e9pimastigotes, amastigotes et trypomastigotes) d\u00e9passe m\u00eame dans certains cas celui du m\u00e9dicament de r\u00e9f\u00e9rence, le benznidazole, et ce avec une toxicit\u00e9 moindre pour l&#8217;h\u00f4te [1]. Contre L. infantum, qui est \u00e9galement end\u00e9mique dans le sud de l&#8217;Europe, et contre L. braziliensis (formes promastigote et amastigote), les flavono\u00efdes des parties a\u00e9riennes de la plante ont une activit\u00e9 sans nuire aux mammif\u00e8res &#8211; ceci en comparaison avec le m\u00e9dicament de r\u00e9f\u00e9rence Glucantime, selon des donn\u00e9es de 2012 [2].<\/p>\n<p><strong>Sabadill :<\/strong> au 19e si\u00e8cle, on trouve des sources sur l&#8217;utilisation du sabadill dans le domaine du pityriasis. En outre, de nombreuses pr\u00e9parations diff\u00e9rentes \u00e9taient connues dans le domaine de la lutte contre les poux, notamment les poudres (mentionn\u00e9es) contenant des graines de sabadille, du staphisagria, du persil et du tabac, des onguents anti-poux \u00e0 base de poudre de sabadille, de moutarde, de saindoux et de pyr\u00e8thre, des infusions pour draps (contre les punaises de lit) ou des extraits de vinaigre. Cependant, ils ont \u00e9galement mis en garde contre l&#8217;utilisation de ce produit : si la peau est endommag\u00e9e \u00e0 l&#8217;endroit concern\u00e9, il convient de faire preuve de prudence (en raison de l&#8217;absorption potentielle par la peau et des sympt\u00f4mes d&#8217;intoxication qui peuvent en r\u00e9sulter). De toute fa\u00e7on, certaines pr\u00e9parations pourraient provoquer des irritations cutan\u00e9es.<\/p>\n<p>Aujourd&#8217;hui encore, il est possible d&#8217;utiliser les pr\u00e9parations de sabadill comme insecticide contre les esp\u00e8ces d&#8217;insectes les plus diverses. Les composants actifs, les alcalo\u00efdes, se trouvent \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur des graines.<\/p>\n<p><strong>Autres :<\/strong> Comme nous l&#8217;avons d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9 en partie, le persil, le rhododendron tomentosum (\u00e9peron des marais), le tabac (de Virginie) et le bertram vivace \u00e9taient \u00e9galement tr\u00e8s utilis\u00e9s pour toutes sortes de pr\u00e9parations aux 18e et 19e si\u00e8cles&nbsp;. combin\u00e9 avec les autres agents anti-poux.<\/p>\n<p>On \u00e9tudie aujourd&#8217;hui si l&#8217;huile de persil a \u00e9galement un potentiel insecticide contre Aedes aegypti (moustique de la fi\u00e8vre jaune), sensible et r\u00e9sistant aux pyr\u00e9thrino\u00efdes &#8211; les r\u00e9sultats sont prometteurs [3]. Le rhododendron peut servir de r\u00e9pulsif efficace contre cette esp\u00e8ce de moustique. Les pucerons, les petites cicadelles, les acariens et les fringilles sont sensibles au tabac de Virginie, dont l&#8217;utilisation en tant qu&#8217;insecticide a toutefois diminu\u00e9 aujourd&#8217;hui en raison de ses effets potentiellement toxiques et n\u00e9fastes sur les mammif\u00e8res et les humains, et certains Leishmania, Plasmodium falciparum (responsable du paludisme tropical) et Trypanosoma cruzi\/brucei rhodesiense (responsable de la maladie du sommeil africaine) peuvent \u00eatre sensibles au bertram, auquel on attribue aujourd&#8217;hui une activit\u00e9 antiprotozoaire, bien que faible [4].<\/p>\n<h2 id=\"conclusion\">Conclusion<\/h2>\n<p>Certaines substances bien connues de l&#8217;histoire de la m\u00e9decine connaissent depuis peu un renouveau dans la lutte contre les maladies et les vecteurs de maladies. Ces &#8220;conseils du pass\u00e9&#8221; sont les bienvenus, compte tenu de la toxicit\u00e9 ind\u00e9sirable de nombreux pesticides, du d\u00e9veloppement de la r\u00e9sistance des insectes vecteurs et des profils d&#8217;efficacit\u00e9\/d&#8217;effets secondaires insatisfaisants de certains m\u00e9dicaments. La base historique d&#8217;observations, d&#8217;exp\u00e9riences et de recettes est certes \u00e9norme, mais l&#8217;interpr\u00e9tation des effets et des recettes l&#8217;est tout autant. l&#8217;imputation causale \u00e0 une substance sp\u00e9cifique ou \u00e0 des sous-produits du processus de fabrication est parfois d&#8217;autant plus difficile.<\/p>\n<p>\nSources :<\/p>\n<ul>\n<li>Vicentini CB, Manfredini S, Contini C : Ancient treatment for lice : a source of suggestions for carriers of other infectious diseases ? Infez Med 2018 ; 26(2) : 181-192.<\/li>\n<li>Feldmeier H : P\u00e9diculoses. P\u00e9diatrie 2017 ; 2 : 39-43.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Mar\u00edn C, et al. : Activit\u00e9 trypanocide in vitro et in vivo des flavono\u00efdes de Delphinium staphisagria contre la maladie de Chagas. J Nat Prod 2011 ; 74(4) : 744-750.<\/li>\n<li>Ram\u00edrez-Mac\u00edas I, et al. : Activit\u00e9 leishmanicide de neuf nouveaux flavono\u00efdes de Delphinium staphisagria. Scientific World Journal 2012 ; 2012 : 203646.<\/li>\n<li>Intirach J, et al : Antimosquito property of Petroselinum crispum (Umbellifereae) against the pyrethroid resistant and susceptible strains of Aedes aegypti (Diptera : Culicidae). Environ Sci Pollut Res Int 2016 ; 23(23) : 23994-24008.<\/li>\n<li>Althaus JB, et al. : Alkamides from Anacyclus pyrethrum L. and Their in Vitro Antiprotozoal Activity. Molecules 2017 May 12 ; 22(5). DOI: 10.3390\/molecules22050796.<\/li>\n<\/ol>\n<p>\n<em>Pour plus d&#8217;informations : www.lausinfo.ch<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2018 ; 13(11) : 27-29<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Que peuvent nous apprendre les sources m\u00e9dico-historiques ? Les &#8220;anti-poux&#8221; traditionnels sont aujourd&#8217;hui utilis\u00e9s dans le domaine de la lutte contre les moustiques afin de r\u00e9duire les maladies infectieuses telles&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":84931,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"pmpro_default_level":"","cat_1_feature_home_top":false,"cat_2_editor_pick":false,"csco_eyebrow_text":"Lu pour vous - Les parasites d'hier et d'aujourd'hui","footnotes":""},"category":[11523,11349,11362,11549],"tags":[31785,31812,30155,31804,31787,31811,31815,31809,31791,31797,31813],"powerkit_post_featured":[],"class_list":["post-337231","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-actualites","category-allergologie-et-immunologie-clinique","category-dermatologie-et-venerologie","category-rx-fr","tag-ecole","tag-insecticides-fr","tag-laus-fr","tag-pediculicide","tag-pediculose-fr","tag-peigne","tag-phytomedecine","tag-shampooing-anti-poux","tag-traitement-actuel","tag-traitement-anterieur","tag-transmission-fr","pmpro-has-access"],"acf":[],"publishpress_future_action":{"enabled":false,"date":"2026-04-22 09:19:13","action":"change-status","newStatus":"draft","terms":[],"taxonomy":"category","extraData":[]},"publishpress_future_workflow_manual_trigger":{"enabledWorkflows":[]},"wpml_current_locale":"fr_FR","wpml_translations":{"it_IT":{"locale":"it_IT","id":337240,"slug":"una-retrospettiva-storica-con-implicazioni-per-il-presente","post_title":"Una retrospettiva storica con implicazioni per il presente","href":"https:\/\/medizinonline.com\/it\/una-retrospettiva-storica-con-implicazioni-per-il-presente\/"},"pt_PT":{"locale":"pt_PT","id":337193,"slug":"uma-retrospectiva-historica-com-implicacoes-para-o-presente","post_title":"Uma retrospectiva hist\u00f3rica com implica\u00e7\u00f5es para o presente","href":"https:\/\/medizinonline.com\/pt-pt\/uma-retrospectiva-historica-com-implicacoes-para-o-presente\/"},"es_ES":{"locale":"es_ES","id":337100,"slug":"una-revision-historica-con-implicaciones-para-el-presente","post_title":"Una revisi\u00f3n hist\u00f3rica con implicaciones para el presente","href":"https:\/\/medizinonline.com\/es\/una-revision-historica-con-implicaciones-para-el-presente\/"}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/337231","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=337231"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/337231\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/84931"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=337231"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/category?post=337231"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=337231"},{"taxonomy":"powerkit_post_featured","embeddable":true,"href":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/powerkit_post_featured?post=337231"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}