{"id":337305,"date":"2018-09-21T02:00:00","date_gmt":"2018-09-21T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/comorbidites-psychiatriques-dans-lepilepsie\/"},"modified":"2018-09-21T02:00:00","modified_gmt":"2018-09-21T00:00:00","slug":"comorbidites-psychiatriques-dans-lepilepsie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/comorbidites-psychiatriques-dans-lepilepsie\/","title":{"rendered":"Comorbidit\u00e9s psychiatriques dans l&#8217;\u00e9pilepsie"},"content":{"rendered":"<p><strong>Dans les \u00e9pilepsies r\u00e9fractaires, le taux de syndromes psychiques est nettement plus \u00e9lev\u00e9 que dans la population g\u00e9n\u00e9rale, avec une occurrence chez un patient sur trois [1]. Les troubles affectifs et anxieux sont ici au premier plan. Dans l&#8217;autre sens, les patients souffrant de troubles psychiatriques ont un risque plus \u00e9lev\u00e9 de d\u00e9velopper une \u00e9pilepsie. Ces observations sugg\u00e8rent l&#8217;existence de m\u00e9canismes pathog\u00e9niques communs.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Dans la vie quotidienne, l&#8217;apparition de comorbidit\u00e9s psychiatriques semble \u00eatre \u00e0 peu pr\u00e8s aussi fr\u00e9quente dans les \u00e9pilepsies trait\u00e9es rapidement et avec succ\u00e8s que dans la population normale. La situation est diff\u00e9rente pour les \u00e9pilepsies r\u00e9fractaires, pour lesquelles le taux de syndromes psychiques est nettement plus \u00e9lev\u00e9 que dans la population g\u00e9n\u00e9rale, avec une occurrence chez un patient sur trois [1]. Les troubles affectifs et anxieux sont ici au premier plan. Dans l&#8217;autre sens, les patients souffrant de troubles psychiatriques ont un risque plus \u00e9lev\u00e9 de d\u00e9velopper une \u00e9pilepsie. Ces observations sugg\u00e8rent l&#8217;existence de m\u00e9canismes pathog\u00e9niques communs.<\/p>\n<p>Comme la pr\u00e9sence d&#8217;un trouble psychique peut influencer de mani\u00e8re d\u00e9terminante le d\u00e9roulement du traitement d&#8217;une \u00e9pilepsie, une anamn\u00e8se psychiatrique devrait faire partie de la norme chez ces patients [2]. Lors de l&#8217;\u00e9valuation des troubles mentaux, il convient de pr\u00eater attention \u00e0 la chronologie entre l&#8217;apparition des troubles mentaux et l&#8217;\u00e9pisode \u00e9pileptique. On distingue les troubles psychiques comme expression d&#8217;une crise d&#8217;\u00e9pilepsie des troubles psychiques interictaux. Pour tenir compte de cette situation, la Ligue internationale contre l&#8217;\u00e9pilepsie (ILAE) a \u00e9labor\u00e9 sa propre classification des troubles mentaux. Il faut \u00e9galement tenir compte des troubles psychologiques qui peuvent survenir ind\u00e9pendamment de l&#8217;\u00e9pilepsie. En raison de l&#8217;\u00e9tendue du champ d&#8217;application, seuls quelques-uns des aspects pertinents dans la pratique clinique quotidienne sont mis en lumi\u00e8re ci-dessous.<\/p>\n<h2 id=\"psychoses-liees-a-lepilepsie\">Psychoses li\u00e9es \u00e0 l&#8217;\u00e9pilepsie<\/h2>\n<p>Les troubles psychotiques li\u00e9s \u00e0 l&#8217;\u00e9pilepsie sont divis\u00e9s en psychoses ictale, post-ictale et interictale, en fonction de la mani\u00e8re dont ils se manifestent par rapport aux crises d&#8217;\u00e9pilepsie. Ces psychoses se produisent principalement chez les patients atteints d&#8217;\u00e9pilepsie du lobe temporal [3].<\/p>\n<p>Les psychoses post-traumatiques se caract\u00e9risent par une apparition soudaine apr\u00e8s une crise d&#8217;\u00e9pilepsie et durent g\u00e9n\u00e9ralement entre 16 heures et 18 jours, la moyenne \u00e9tant de 3 \u00e0 4 jours. Il se caract\u00e9rise par un intervalle lucide pouvant aller jusqu&#8217;\u00e0 24 heures entre la crise et le d\u00e9but de la psychose, pendant lequel la conscience du patient n&#8217;est pas troubl\u00e9e. En cas de gravit\u00e9, un traitement symptomatique par neuroleptiques ou benzodiaz\u00e9pines peut \u00eatre indiqu\u00e9, sinon la r\u00e9mission des sympt\u00f4mes est spontan\u00e9e. Le d\u00e9bat porte sur la question de savoir si les psychoses post-ictales sont une enc\u00e9phalopathie limit\u00e9e dans le temps, d\u00e9pendante des crises et m\u00e9di\u00e9e par des auto-anticorps. Au cours de l&#8217;\u00e9volution, environ 14 \u00e0 20 % de ces patients d\u00e9veloppent une psychose interictale [4].<\/p>\n<p><strong>Les psychoses interictales <\/strong>surviennent g\u00e9n\u00e9ralement des ann\u00e9es, voire des d\u00e9cennies, apr\u00e8s le d\u00e9but d&#8217;une \u00e9pilepsie chronique r\u00e9fractaire. Elles se distinguent des schizophr\u00e9nies primaires sur le plan clinique en ce sens qu&#8217;il y a rarement des ant\u00e9c\u00e9dents familiaux positifs, que les sympt\u00f4mes n\u00e9gatifs sont rarement tr\u00e8s prononc\u00e9s et que, malgr\u00e9 la chronicit\u00e9, l&#8217;\u00e9volution est souvent b\u00e9nigne. En outre, le fait que le d\u00e9but de la maladie se situe g\u00e9n\u00e9ralement au-del\u00e0 de la deuxi\u00e8me ou de la troisi\u00e8me d\u00e9cennie de vie et que les fonctions ex\u00e9cutives et communicatives soient pr\u00e9serv\u00e9es malgr\u00e9 les sympt\u00f4mes d\u00e9lirants chroniques sont des arguments en faveur d&#8217;une psychose interictale. Dans la pratique clinique quotidienne, les psychoses interictales sont trait\u00e9es comme des maladies primaires schizophr\u00e9niformes.<\/p>\n<p> <strong>Les psychoses induites<\/strong> par <strong>les anticonvulsivants<\/strong> peuvent survenir dans le cadre d&#8217;une normalisation forc\u00e9e avec des anticonvulsivants particuli\u00e8rement efficaces, bien que le m\u00e9canisme ne soit pas encore clair dans ce cas [5]. La normalisation forc\u00e9e est une am\u00e9lioration rapide des anomalies de l&#8217;EEG apr\u00e8s le d\u00e9but d&#8217;un nouveau traitement anti\u00e9pileptique, mais qui est associ\u00e9e \u00e0 l&#8217;apparition de sympt\u00f4mes psychotiques. Dans le traitement des syndromes psychotiques avec des neuroleptiques atypiques tels que la qu\u00e9tiapine, l&#8217;olanzapine et la risp\u00e9ridone, le risque de crise est relativement faible (0,3-0,9%), c&#8217;est pourquoi il faut leur pr\u00e9f\u00e9rer la clozapine, qui pr\u00e9sente un risque de crise d&#8217;environ 3,5%.<\/p>\n<h2 id=\"troubles-affectifs-dans-lepilepsie\">Troubles affectifs dans l&#8217;\u00e9pilepsie<\/h2>\n<p>Les <strong>dysphories prodromique, post-titale et interictale<\/strong> se caract\u00e9risent par les m\u00eames sympt\u00f4mes cliniques tels que la maigreur, l&#8217;irritabilit\u00e9 et l&#8217;agressivit\u00e9. Au cours de l&#8217;\u00e9volution, la dysphorie pr\u00e9- ou post-critique initiale peut se dissocier des crises identifiables et appara\u00eetre de mani\u00e8re interictale. Cliniquement, ce sont alors de courtes p\u00e9riodes (de quelques heures \u00e0 quelques jours) avec les sympt\u00f4mes susmentionn\u00e9s qui sont au premier plan et qui peuvent \u00eatre diagnostiqu\u00e9es par l&#8217;Interictal Dysphoric Disorder Inventory (IDDI) [6].<\/p>\n<p>Les patients \u00e9pileptiques sont 43% plus susceptibles de souffrir d&#8217;une d\u00e9pression unipolaire. Selon les \u00e9tudes les plus r\u00e9centes, 21,9% des patients dans les cliniques d&#8217;\u00e9pilepsie souffrent d&#8217;une d\u00e9pression s\u00e9v\u00e8re et les femmes ont une pr\u00e9valence nettement plus \u00e9lev\u00e9e (26,4% vs. 16,7%) [7]. Des instruments tels que le Neurological Disorders Depression Inventory for Epilepsy (NDDI-E) [8], qui existe \u00e9galement dans une version allemande [9], sont adapt\u00e9s au d\u00e9pistage sp\u00e9cifique. Le traitement est recommand\u00e9 conform\u00e9ment aux lignes directrices pour le traitement de la d\u00e9pression [10]. Pour le traitement m\u00e9dicamenteux, on peut utiliser des antid\u00e9presseurs modernes tels que les ISRS et les IRSN. La crainte que ces m\u00e9dicaments puissent augmenter la fr\u00e9quence des crises n&#8217;est pas fond\u00e9e sur l&#8217;exp\u00e9rience clinique et les donn\u00e9es disponibles [8].<\/p>\n<h2 id=\"syndromes-danxiete\">Syndromes d&#8217;anxi\u00e9t\u00e9<\/h2>\n<p>Cliniquement, il est souvent difficile de s\u00e9parer les sympt\u00f4mes anxieux des sympt\u00f4mes d\u00e9pressifs, car dans la pratique, ils vont de pair. Les patients atteints d&#8217;\u00e9pilepsie souffrent plus souvent de troubles anxieux que la population normale en bonne sant\u00e9. Il n&#8217;existe cependant pas d&#8217;outil de d\u00e9pistage sp\u00e9cifique pour ce sous-groupe [11]. Une d\u00e9pression r\u00e9cente, des effets secondaires de m\u00e9dicaments, un faible niveau d&#8217;\u00e9ducation, un \u00e9tat de sant\u00e9 chroniquement r\u00e9duit, le sexe f\u00e9minin et le ch\u00f4mage peuvent \u00eatre des facteurs de risque pour l&#8217;apparition d&#8217;un trouble anxieux [12].<\/p>\n<p>Cliniquement, on peut distinguer les ph\u00e9nom\u00e8nes d&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 ictale et p\u00e9ri-ictale, l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 psycho-r\u00e9active avant les crises, les phobies sp\u00e9cifiques, l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 r\u00e9sultant d&#8217;une m\u00e9dication anticonvulsive et l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 comme aspect partiel d&#8217;autres troubles psychiques.<\/p>\n<p>Les <strong>syndromes d&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 ictale<\/strong> rev\u00eatent une importance particuli\u00e8re, car ils sont tr\u00e8s fr\u00e9quents. Il convient de mentionner les angoisses li\u00e9es \u00e0 l&#8217;\u00e9pilepsie du lobe temporal m\u00e9sial, pour lesquelles il est tr\u00e8s probable que l&#8217;amygdale soit impliqu\u00e9e dans les crises. Dans la vie quotidienne, il peut donc \u00eatre difficile de faire la diff\u00e9rence entre un trouble panique et une anxi\u00e9t\u00e9 ictale au sens d&#8217;une crise simple et focale [13]. Les signes d&#8217;un trouble panique peuvent \u00eatre des conditions de d\u00e9clenchement sp\u00e9cifiques dans des situations de stress ou la focalisation de la peur sur un \u00e9v\u00e9nement ou un objet (par exemple, une crise cardiaque, etc.).<\/p>\n<p><strong>Les syndromes d&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 p\u00e9rictale<\/strong>, en tant que ph\u00e9nom\u00e8nes pr\u00e9- et post-ictaux, font partie int\u00e9grante des troubles dysphoriques de l&#8217;\u00e9pilepsie et sont fr\u00e9quents dans les \u00e9pilepsies focales r\u00e9fractaires, avec une pr\u00e9valence d&#8217;environ 45%. La peur psycho-r\u00e9active de nouvelles crises et de leurs cons\u00e9quences, pr\u00e9sente dans le cadre de l&#8217;\u00e9pilepsie, peut d\u00e9velopper une dynamique propre au cours de l&#8217;\u00e9volution, ce qui est tr\u00e8s stressant et repr\u00e9sente une nette diminution de la qualit\u00e9 de vie.<\/p>\n<p>L&#8217;agoraphobie et les phobies sociales se rencontrent dans le contexte de l&#8217;\u00e9pilepsie en tant que phobies sp\u00e9cifiques. Les patients d\u00e9veloppent une grande peur de faire des crises en public, de perdre connaissance ou d&#8217;\u00eatre \u00e0 la merci des regards des curieux. Bien qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;une peur psycho-r\u00e9active appropri\u00e9e, une th\u00e9rapie cognitivo-comportementale devrait \u00eatre envisag\u00e9e si les comportements d&#8217;\u00e9vitement r\u00e9sultant de la peur entravent de plus en plus la vie quotidienne des personnes concern\u00e9es.<br \/>\nCependant, les sympt\u00f4mes anxieux peuvent \u00e9galement \u00eatre d\u00e9clench\u00e9s de mani\u00e8re iatrog\u00e8ne par des m\u00e9dicaments anticonvulsifs, c&#8217;est pourquoi une analyse de la relation temporelle entre le d\u00e9but des sympt\u00f4mes anxieux et une nouvelle prise ou une augmentation de la dose de l&#8217;anti\u00e9pileptique peut \u00eatre d\u00e9terminante pour le diagnostic [14].<\/p>\n<h2 id=\"crises-dissociatives\">Crises dissociatives<\/h2>\n<p>Les crises dissociatives sont des crises non \u00e9pileptiques d&#8217;origine psychologique qui se caract\u00e9risent par des changements soudains de comportement et de conscience, mais qui ne s&#8217;accompagnent pas de modifications de l&#8217;activit\u00e9 EEG comme on pourrait s&#8217;y attendre dans le cas d&#8217;une crise d&#8217;\u00e9pilepsie. Elles surviennent chez environ 10% des patients ayant d\u00e9j\u00e0 une \u00e9pilepsie [15]. Les patients devraient \u00eatre form\u00e9s \u00e0 faire la distinction entre les deux types de crises afin de rendre plus fiable l&#8217;enregistrement dans le calendrier des crises d&#8217;\u00e9pilepsie [16]. Cela s&#8217;av\u00e8re souvent difficile au quotidien pour les personnes concern\u00e9es. Le traitement des crises d&#8217;\u00e9pilepsie et des crises de dissociation qui apparaissent en comorbidit\u00e9 n\u00e9cessite une coop\u00e9ration tr\u00e8s \u00e9troite entre le traitement \u00e9pileptologique et le traitement psychoth\u00e9rapeutique.<\/p>\n<h2 id=\"resume\">R\u00e9sum\u00e9<\/h2>\n<p>En g\u00e9n\u00e9ral, l&#8217;obtention de l&#8217;absence de crises constitue le facteur le plus important pour la sant\u00e9 mentale des patients \u00e9pileptiques. \u00c9tant donn\u00e9 que les maladies mentales telles que la d\u00e9pression ou les troubles anxieux sont souvent sous-diagnostiqu\u00e9es chez ce groupe de patients et que le risque de suicide est multipli\u00e9 par trois par rapport \u00e0 la population normale en bonne sant\u00e9, la recherche d&#8217;un r\u00e9sultat psychopathologique et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, l&#8217;initiation d&#8217;un traitement appropri\u00e9 devraient faire partie de la routine clinique.<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>Les patients \u00e9pileptiques doivent faire l&#8217;objet d&#8217;un d\u00e9pistage syst\u00e9matique des troubles psychiatriques comorbides.<\/li>\n<li>La d\u00e9pression et les troubles anxieux peuvent parfois affecter la qualit\u00e9 de vie des patients \u00e9pileptiques plus que les crises elles-m\u00eames.<\/li>\n<li>La plupart des antid\u00e9presseurs modernes peuvent \u00eatre utilis\u00e9s sans risque pour le traitement thymoleptique\/anxiolytique des patients \u00e9pileptiques, compte tenu des risques proconvulsifs \u00e9ventuels.<\/li>\n<li>Les m\u00e9thodes cognitivo-comportementales et autres m\u00e9thodes psychoth\u00e9rapeutiques reconnues sont particuli\u00e8rement indiqu\u00e9es pour les troubles anxieux, mais aussi pour la d\u00e9pression et les difficult\u00e9s de coping.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Kanner AM : Depression in epilepsy : prevalence, clinical semiology, pathogenic mechanisms, and treatment. Biol Psychiatry 2003 ; 54 : 388-398.<\/li>\n<li>Kanner AM : Comorbidit\u00e9s psychiatriques dans les nouvelles formes d&#8217;\u00e9pilepsie : doivent-elles toujours \u00eatre examin\u00e9es ? Seizure 2017 ; 49 : 79-82.<\/li>\n<li>Hilger E, et al : Psychosis in epilepsy : A comparison of postictal and interictal psychoses. Epilepsy &amp; Behavior 2016 ; 60 : 58-62.<\/li>\n<li>Pollak TA, et al. : Psychose li\u00e9e \u00e0 l&#8217;\u00e9pilepsie : un r\u00f4le pour l&#8217;auto-immunit\u00e9 ? Epilepsy &amp; Behavior 2014 ; 36 : 33-38.<\/li>\n<li>Kawakami Y, Itoh Y : Normalisation forc\u00e9e : antagonisme entre \u00e9pilepsie et psychose. Neurologie p\u00e9diatrique 2017 ; 70 : 16-19.<\/li>\n<li>Mula M : The interictal dysphoric disorder of epilepsy : legend or reality ? Epilepsy &amp; Behavior 2016 ; 58 : 7-10.<\/li>\n<li>Kim M, et al. : Trouble d\u00e9pressif majeur dans les cliniques d&#8217;\u00e9pilepsie : une m\u00e9ta-analyse. Epilepsy &amp; Behavior 2018 ; 84 : 56-69.<\/li>\n<li>Elger CE, et al : Diagnostiquer et traiter la d\u00e9pression dans l&#8217;\u00e9pilepsie. Seizure 2017 ; 44 : 184-193.<\/li>\n<li>Metternich B, et al. : Validation d&#8217;une version allemande de l&#8217;inventaire des troubles neurologiques et de la d\u00e9pression pour l&#8217;\u00e9pilepsie (NDDI-E). Epilepsy &amp; Behavior 2012 ; 25 : 485-488.<\/li>\n<li>DGPPN, B\u00c4K, KBV, AWMF : S3-Leitlinie\/Nationale Versorgungsleitlinie Unipolare Depression, version longue. AWMF-Register-Nr. : NVL-005 ; 2\u00e8me \u00e9dition, 2015, version 5.<\/li>\n<li>Brandt Ch, Mula M : Anxiety disorders in people with epilepsy. Epilepsy &amp; Behavior 2016 ; 59 : 87-91.<\/li>\n<li>Mensah SA, et al. : A community study of the presence of anxiety disorder in people with epilepsy. Epilepsy &amp; Behavior 2007 ; 6 : 28.<\/li>\n<li>Johnson AL, et al. : Panique et \u00e9pilepsie chez l&#8217;adulte : une revue syst\u00e9matique. Epilepsy &amp; Behavior 2018 ; 85 : 115-119.<\/li>\n<li>Van Elst LT, Perlov E : Epilepsie et psychisme. Kohlhammer 2013.<\/li>\n<li>Lesser RP, et al : Evidence for epilepsy is rare in patients with psycogenic seizures. Neurology 1983 ; 33 : 502504.<\/li>\n<li>Bodde NMG, et al. : Seizures psycog\u00e9niques non-\u00e9pileptiques &#8211; D\u00e9finition, \u00e9tiologie, traitement et questions pronostiques : A critical review. Seizure 2009 ; 18 : 543-553.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2018 ; 16(5) : 30-32<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans les \u00e9pilepsies r\u00e9fractaires, le taux de syndromes psychiques est nettement plus \u00e9lev\u00e9 que dans la population g\u00e9n\u00e9rale, avec une occurrence chez un patient sur trois [1]. 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