{"id":337337,"date":"2018-09-13T02:00:00","date_gmt":"2018-09-13T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/quelles-sont-les-options-therapeutiques\/"},"modified":"2018-09-13T02:00:00","modified_gmt":"2018-09-13T00:00:00","slug":"quelles-sont-les-options-therapeutiques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/quelles-sont-les-options-therapeutiques\/","title":{"rendered":"Quelles sont les options th\u00e9rapeutiques ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>L&#8217;\u00e9talon-or reste l&#8217;excision chirurgicale avec ou sans contr\u00f4le histologique du bord de coupe, la chirurgie de Mohs pr\u00e9sentant de nombreux avantages. En cas d&#8217;excision impossible ou incompl\u00e8te, la radioth\u00e9rapie constitue une alternative. Les traitements topiques peuvent \u00eatre utilis\u00e9s pour les carcinomes basocellulaires superficients \u00e0 faible risque, et les traitements syst\u00e9miques pour les exceptions inop\u00e9rables.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Le carcinome basocellulaire est de loin la tumeur maligne de la peau la plus fr\u00e9quente chez l&#8217;homme. En raison de l&#8217;\u00e9volution des comportements en mati\u00e8re de loisirs et de l&#8217;augmentation de l&#8217;exposition aux UV, l&#8217;incidence a fortement augment\u00e9 dans pratiquement tous les pays au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es. Des donn\u00e9es provenant des Pays-Bas montrent par exemple une multiplication par six de l&#8217;incidence des nouveaux carcinomes basocellulaires au cours des 35 derni\u00e8res ann\u00e9es [1]. Le carcinome basocellulaire ne m\u00e9tastase pratiquement jamais, mais sa croissance invasive et destructrice peut entra\u00eener une morbidit\u00e9 importante en cas de traitement inad\u00e9quat.<\/p>\n<h2 id=\"diagnostic-et-stratification-des-risques\">Diagnostic et stratification des risques<\/h2>\n<p>Le diagnostic de carcinome basocellulaire est g\u00e9n\u00e9ralement facile \u00e0 \u00e9tablir cliniquement en pr\u00e9sence de l&#8217;aspect typique d&#8217;une tumeur nodulaire de couleur chair avec une surface nacr\u00e9e et brillante, des t\u00e9langiectasies en p\u00e9riph\u00e9rie et une ulc\u00e9ration centrale. Les crit\u00e8res dermatoscopiques aident \u00e0 confirmer le diagnostic. Certains sous-types histologiques sont cependant beaucoup plus difficiles \u00e0 diagnostiquer cliniquement, en particulier le carcinome basocellulaire cirrhotique, qui peut se pr\u00e9senter sous la forme d&#8217;une r\u00e9traction cicatricielle discr\u00e8te, ou le carcinome basocellulaire de la peau du tronc, qui peut facilement \u00eatre confondu avec des maladies inflammatoires de la peau sous la forme d&#8217;une plaque squameuse superficielle.<strong> (Fig. 1). <\/strong>Dans la plupart des cas, il est donc n\u00e9cessaire de proc\u00e9der \u00e0 une confirmation du diagnostic par biopsie, une biopsie shave ou punch relativement petite \u00e9tant souvent suffisante pour \u00e9tablir le diagnostic. La d\u00e9termination du sous-type histologique du carcinome basocellulaire est \u00e9galement tr\u00e8s importante pour la stratification du risque et donc pour la planification du traitement [2,3].<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-10759\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/abb1_dp4_s16.jpg\" style=\"height:322px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"591\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La classification des carcinomes basocellulaires en diff\u00e9rents groupes de risque est d\u00e9terminante pour le pronostic de r\u00e9cidive et pour le meilleur choix de traitement possible. Les directives actuelles du NCCN distinguent uniquement les carcinomes basocellulaires \u00e0 faible risque de r\u00e9cidive et les carcinomes basocellulaires \u00e0 risque \u00e9lev\u00e9 de r\u00e9cidive<strong> (tab.&nbsp;1)<\/strong> [4]. Outre la localisation dans la zone H du visage, une mauvaise d\u00e9limitation clinique et certains facteurs li\u00e9s au patient comme l&#8217;immunosuppression ou une radioth\u00e9rapie pr\u00e9alable, c&#8217;est surtout le mod\u00e8le de croissance histologique qui est d\u00e9terminant : les tumeurs pr\u00e9sentant un mod\u00e8le histologique invasif (carcinomes basocellulaires szirrheuses, types micronodulaires ou basosquameux) se caract\u00e9risent par une extension nettement plus importante que celle qui est cliniquement reconnaissable. De plus, les carcinomes basocellulaires r\u00e9cidivants d\u00e9j\u00e0 trait\u00e9s ont une tendance nettement plus fr\u00e9quente \u00e0 r\u00e9cidiver.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-10760 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/tab1_dp4_s15.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/883;height:482px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"883\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"traitement-standard-excision-chirurgicale\">Traitement standard : excision chirurgicale<\/h2>\n<p>Le traitement standard pour tous les types de carcinomes basocellulaires reste l&#8217;excision chirurgicale avec une marge de s\u00e9curit\u00e9 de 4-5&nbsp;mm au-del\u00e0 de la limite cliniquement visible de la tumeur. Pour les tumeurs \u00e0 haut risque, elle doit imp\u00e9rativement \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e avec un contr\u00f4le complet du bord de coupe. D&#8217;autres m\u00e9thodes de traitement, telles que la cryoth\u00e9rapie ou les th\u00e9rapies topiques, ne sont indiqu\u00e9es que pour les carcinomes basocellulaires superficiels \u00e0 faible risque.<\/p>\n<p>Pour la majorit\u00e9 du type de carcinome basocellulaire le plus fr\u00e9quent, le carcinome basocellulaire nodulaire, une excision fusiforme avec une marge de s\u00e9curit\u00e9 de 4-5&nbsp;mm est suffisante, le d\u00e9faut peut g\u00e9n\u00e9ralement \u00eatre ferm\u00e9 directement. Il n&#8217;y a pas de consensus dans la litt\u00e9rature sur la distance de s\u00e9curit\u00e9 exacte. Des \u00e9tudes ont toutefois montr\u00e9 qu&#8217;une distance de 4-5&nbsp;mm par rapport au bord cliniquement visible de la tumeur permettait d&#8217;obtenir une gu\u00e9rison dans 95% des cas [Q]. Ainsi, dans de nombreux cas, ce traitement est la variante la plus simple pour le patient et est tout \u00e0 fait acceptable en termes de taux de r\u00e9cidive.<\/p>\n<p>Si une tumeur est excis\u00e9e de mani\u00e8re incompl\u00e8te, une r\u00e9cidive survient ult\u00e9rieurement dans 26 \u00e0 41% des cas, dans un d\u00e9lai de deux \u00e0 cinq ans [5]. Ce taux est plus \u00e9lev\u00e9 si la tumeur \u00e9tait marginale \u00e0 la base de l&#8217;excisat. En cas de r\u00e9cidive, il n&#8217;est pas rare de trouver une forme histologiquement plus agressive et plus infiltrante. Il est donc fortement recommand\u00e9 de proc\u00e9der \u00e0 une nouvelle excision en cas de parties tumorales formant des bords apr\u00e8s une excision standard, m\u00eame pour les carcinomes basocellulaires \u00e0 faible risque. Cela est particuli\u00e8rement vrai pour les tumeurs du visage, lorsque la tumeur est marginale au niveau de la base et chez les patients jeunes.<\/p>\n<h2 id=\"excision-par-chirurgie-de-mohs\">Excision par chirurgie de Mohs<\/h2>\n<p>Pour tous les carcinomes basocellulaires \u00e0 haut risque, l&#8217;excision chirurgicale doit imp\u00e9rativement \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e avec un contr\u00f4le histologique sans faille de la marge de coupe. La chirurgie classique de Mohs est la plus appropri\u00e9e. Elle a \u00e9t\u00e9 d\u00e9crite dans les ann\u00e9es 1930 par le chirurgien am\u00e9ricain Frederic Mohs et est devenue depuis lors le traitement standard de nombreux types de tumeurs \u00e9pith\u00e9liales, tant aux \u00c9tats-Unis que dans de nombreux centres europ\u00e9ens. Dans le cadre de la chirurgie de Mohs, l&#8217;excision est int\u00e9gr\u00e9e histologiquement selon une proc\u00e9dure sp\u00e9ciale, de sorte que l&#8217;ensemble du bord de l&#8217;incision et la base de l&#8217;excision puissent \u00eatre \u00e9valu\u00e9s dans une pr\u00e9paration histologique. Une fois la pr\u00e9paration r\u00e9alis\u00e9e par cryofixation, elle est \u00e9valu\u00e9e par le dermatochirurgien. Les parties de la tumeur qui forment les bords peuvent ainsi \u00eatre localis\u00e9es avec pr\u00e9cision et faire l&#8217;objet d&#8217;une excision compl\u00e9mentaire cibl\u00e9e le jour m\u00eame. Ce n&#8217;est qu&#8217;apr\u00e8s l&#8217;absence totale de tumeur, document\u00e9e par l&#8217;histologie, que l&#8217;on proc\u00e8de \u00e0 la derni\u00e8re \u00e9tape de fermeture du d\u00e9faut, qui se fait dans la plupart des cas par une plastie de lambeau ou une greffe de peau totale.<\/p>\n<p>Cette proc\u00e9dure permet de r\u00e9duire \u00e0 1-2% les taux de r\u00e9cidive, qui sont de 5% avec l&#8217;excision standard pour les carcinomes basocellulaires nodulaires. La diff\u00e9rence dans les taux de gu\u00e9rison est encore plus marqu\u00e9e pour les tumeurs r\u00e9cidivantes ou les formes histologiquement invasives : Alors que les carcinomes basocellulaires r\u00e9cidivants r\u00e9cidivent dans environ 17% des cas apr\u00e8s une excision ordinaire, ce taux peut \u00eatre r\u00e9duit \u00e0 environ 5% gr\u00e2ce \u00e0 la chirurgie de Mohs [6]. Un autre avantage de cette m\u00e9thode, outre le taux de r\u00e9cidive plus faible et la rapidit\u00e9 d&#8217;ex\u00e9cution, est que les d\u00e9fauts d&#8217;excision sont nettement plus petits en raison de la distance de s\u00e9curit\u00e9 r\u00e9duite. Cette diff\u00e9rence est particuli\u00e8rement sensible dans les formes de tumeurs invasives, o\u00f9 les distances de s\u00e9curit\u00e9 d&#8217;excision standard doivent \u00eatre choisies jusqu&#8217;\u00e0 15&nbsp;mm pour obtenir des taux de r\u00e9cidive comparables. Dans de nombreux cas, les d\u00e9fauts d&#8217;excision plus petits permettent d&#8217;obtenir de meilleurs r\u00e9sultats fonctionnels et esth\u00e9tiques pour le patient. En outre, les proc\u00e9dures de couverture chirurgicale sont moins co\u00fbteuses et peuvent \u00eatre effectu\u00e9es en ambulatoire [7]. En dehors des crit\u00e8res relatifs aux carcinomes basocellulaires \u00e0 haut risque, la chirurgie de Mohs est \u00e9galement indiqu\u00e9e en tant que traitement de premi\u00e8re intention dans tous les cas o\u00f9 une plastie par lambeau ou une greffe de peau est n\u00e9cessaire pour combler le d\u00e9faut ou dans les cas o\u00f9 il convient d&#8217;op\u00e9rer en \u00e9conomisant le plus de tissus possible.  <strong>(Tab.2).<\/strong>  En raison de l&#8217;interaction particuli\u00e8re entre l&#8217;excision, le traitement histologique avec \u00e9valuation par le dermatochirurgien et le recouvrement chirurgical du d\u00e9faut, cette m\u00e9thode n&#8217;est toutefois r\u00e9alisable que dans certains centres et par des dermatochirurgiens pouvant justifier d&#8217;une formation correspondante.<sup>*<\/sup>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-10761 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/tab2_dp4_s15.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 891px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 891\/758;height:340px; width:400px\" width=\"891\" height=\"758\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"autres-formes-de-therapie\">Autres formes de th\u00e9rapie<\/h2>\n<p>Si l&#8217;excision d&#8217;un carcinome basocellulaire n&#8217;est pas possible chez un patient ou si le patient la refuse, la seule alternative pour les carcinomes basocellulaires \u00e0 haut risque est en fait la radioth\u00e9rapie. Elle peut \u00e9galement \u00eatre utilis\u00e9e comme traitement de premi\u00e8re ligne pour les tumeurs qui pr\u00e9sentent d\u00e9j\u00e0 une invasion osseuse ou cartilagineuse, comme traitement adjuvant lorsque l&#8217;excision chirurgicale primaire n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 compl\u00e8te et qu&#8217;une nouvelle excision n&#8217;est plus possible, ou dans les cas o\u00f9 l&#8217;histologie montre une invasion p\u00e9rineurale. Les taux de gu\u00e9rison par radioth\u00e9rapie sont d&#8217;environ 90% pour les carcinomes basocellulaires nodulaires ; les tumeurs infiltrantes pr\u00e9sentent malheureusement plus souvent des r\u00e9cidives apr\u00e8s radioth\u00e9rapie. Ces r\u00e9cidives pr\u00e9sentent alors souvent un sch\u00e9ma de croissance plus agressif. La radioth\u00e9rapie n&#8217;est pas non plus indiqu\u00e9e chez les patients de moins de 60 ans, en raison des effets tardifs possibles tels que l&#8217;atrophie cutan\u00e9e, les t\u00e9langiectasies et les carcinomes secondaires. La radioth\u00e9rapie est \u00e9galement contre-indiqu\u00e9e sur les sites pr\u00e9alablement irradi\u00e9s et chez les patients pr\u00e9sentant des syndromes g\u00e9n\u00e9tiques avec accumulation de carcinomes basocellulaires et les patients immunod\u00e9prim\u00e9s.<\/p>\n<p>La cryoth\u00e9rapie est une excellente option de traitement simple pour les carcinomes basocellulaires \u00e0 faible risque, en particulier chez les patients \u00e2g\u00e9s. Le traitement peut g\u00e9n\u00e9ralement \u00eatre effectu\u00e9 sans anesth\u00e9sie, en une seule s\u00e9ance de deux cycles de cong\u00e9lation-d\u00e9cong\u00e9lation, suivie d&#8217;une p\u00e9riode de cicatrisation de quelques semaines. Pour les tumeurs \u00e0 faible risque, elle permet d&#8217;obtenir des taux de r\u00e9cidive de 8 \u00e0 40%. Les inconv\u00e9nients sont l&#8217;apparition occasionnelle de cicatrices hypopigment\u00e9es et quelque peu atrophi\u00e9es ainsi que l&#8217;absence de contr\u00f4le histologique du traitement.<\/p>\n<h2 id=\"traitements-topiques\">Traitements topiques<\/h2>\n<p>Pour les carcinomes basocellulaires superficients appartenant au groupe des tumeurs \u00e0 faible risque, il existe diff\u00e9rentes possibilit\u00e9s de traitement par des m\u00e9thodes topiques. L&#8217;immunoth\u00e9rapie par imiquimod est particuli\u00e8rement bien \u00e9tablie dans ce domaine. Ce m\u00e9dicament est autoris\u00e9 pour le traitement des carcinomes basocellulaires superficiels d&#8217;un diam\u00e8tre de &lt;2&nbsp;cm au niveau du cou, du tronc et des extr\u00e9mit\u00e9s (\u00e0 l&#8217;exclusion des mains et des pieds), lorsque l&#8217;excision chirurgicale n&#8217;est pas indiqu\u00e9e et que les examens de suivi sont assur\u00e9s. La cr\u00e8me est appliqu\u00e9e cinq fois par semaine pendant 6 \u00e0 12 semaines. Parfois, une forte r\u00e9action inflammatoire locale est observ\u00e9e, ce qui est corr\u00e9l\u00e9 \u00e0 un taux de r\u00e9ponse plus \u00e9lev\u00e9. Les taux de gu\u00e9rison avec cette proc\u00e9dure sont d&#8217;environ 80%, les r\u00e9cidives surviennent g\u00e9n\u00e9ralement t\u00f4t.<\/p>\n<p>La th\u00e9rapie photodynamique (PDT), qui peut \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e en deux s\u00e9ances seulement, constitue une alternative \u00e9l\u00e9gante. Elle n&#8217;est \u00e9galement indiqu\u00e9e que pour les carcinomes basocellulaires superficiels qui ne se pr\u00eatent pas \u00e0 une excision chirurgicale. Les l\u00e9sions sont g\u00e9n\u00e9ralement curet\u00e9es avant le traitement, puis trait\u00e9es deux fois \u00e0 sept jours d&#8217;intervalle. Il est ainsi possible d&#8217;obtenir des taux de gu\u00e9rison allant jusqu&#8217;\u00e0 87%, tout en obtenant d&#8217;excellents r\u00e9sultats esth\u00e9tiques. Ces m\u00e9thodes de traitement topique sont \u00e9galement particuli\u00e8rement adapt\u00e9es aux patients pr\u00e9sentant un grand nombre de carcinomes basocellulaires, par exemple les patients atteints du syndrome g\u00e9n\u00e9tique (Gorlin Goltz) et les patients immunod\u00e9prim\u00e9s.<\/p>\n<p>Pour les autres traitements topiques, tels que le 5-FU sous forme de cr\u00e8me ou l&#8217;ablation au laser CO2, les donn\u00e9es cliniques sont trop peu nombreuses et ne peuvent donc pas \u00eatre recommand\u00e9es sans r\u00e9serve. Le curetage des carcinomes basocellulaires suivi d&#8217;une \u00e9lectrod\u00e9siccation a \u00e9t\u00e9 souvent pr\u00e9conis\u00e9 aux \u00c9tats-Unis et r\u00e9sulte en des taux de r\u00e9cidive acceptables de 3 \u00e0 18%. Cependant, le r\u00e9sultat cosm\u00e9tique n&#8217;est souvent pas satisfaisant et cette th\u00e9rapie ne s&#8217;est jamais vraiment impos\u00e9e en Europe.<\/p>\n<h2 id=\"traitement-systemique\">Traitement syst\u00e9mique<\/h2>\n<p>Depuis 2013, des th\u00e9rapies syst\u00e9miques sont \u00e9galement disponibles pour le carcinome basocellulaire. Il s&#8217;agit des inhibiteurs de la voie de signalisation Hedgehog Vismodegib et Sonidegib. En se liant au r\u00e9cepteur smoothened, ils entra\u00eenent la mort des cellules et donc la r\u00e9gression de la tumeur. Cependant, il y a relativement peu de cas o\u00f9 ces th\u00e9rapies syst\u00e9miques sont indiqu\u00e9es. Ils peuvent \u00eatre utilis\u00e9s dans les cas de carcinomes basocellulaires localement avanc\u00e9s dont l&#8217;extension rend l&#8217;ablation chirurgicale impossible et dans les cas extr\u00eamement rares de carcinomes basocellulaires m\u00e9tastatiques. Ils constituent parfois un compl\u00e9ment th\u00e9rapeutique bienvenu chez les patients atteints de syndromes g\u00e9n\u00e9tiques (syndrome de Gorlin Goltz) [8], qui sont associ\u00e9s \u00e0 de nombreux carcinomes basocellulaires. La prise d&#8217;une g\u00e9lule par jour permet d&#8217;obtenir des taux de r\u00e9ponse allant jusqu&#8217;\u00e0 48% ainsi qu&#8217;une r\u00e9duction de la masse tumorale dans environ deux tiers des cas [9]. Cependant, ces traitements pr\u00e9sentent des effets secondaires parfois graves (notamment des crampes musculaires, une perte de cheveux, une dysgueusie et une perte de poids), ce qui limite fortement leur utilisation, qui doit en g\u00e9n\u00e9ral s&#8217;\u00e9taler sur plusieurs ann\u00e9es. Parfois, ces th\u00e9rapies syst\u00e9miques permettent d&#8217;obtenir une r\u00e9duction de la masse tumorale avant de proc\u00e9der \u00e0 un traitement chirurgical final.<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>Le traitement de choix pour tous les carcinomes basocellulaires est l&#8217;excision chirurgicale avec ou sans contr\u00f4le histologique de la marge de coupe. Une ablation incompl\u00e8te peut entra\u00eener des r\u00e9cidives, qui sont souvent histologiquement plus agressives.<\/li>\n<li>La chirurgie de Mohs est particuli\u00e8rement adapt\u00e9e \u00e0 l&#8217;excision des carcinomes basocellulaires \u00e0 haut risque. En plus d&#8217;un taux de r\u00e9cidive plus faible et d&#8217;une r\u00e9alisation simple et ambulatoire, cette m\u00e9thode pr\u00e9sente l&#8217;avantage de r\u00e9duire les d\u00e9fauts et les co\u00fbts d&#8217;excision.<\/li>\n<li>La radioth\u00e9rapie peut \u00eatre une alternative pour les carcinomes basocellulaires \u00e0 haut risque en cas d&#8217;excision ind\u00e9sirable, impossible ou incompl\u00e8te, d&#8217;envahissement osseux ou cartilagineux ou d&#8217;invasion p\u00e9rineurale.<\/li>\n<li>Les carcinomes basocellulaires superficients \u00e0 faible risque peuvent \u00eatre trait\u00e9s par voie topique, par exemple par immunoth\u00e9rapie ou th\u00e9rapie photodynamique.<\/li>\n<li>Dans les cas exceptionnels et inop\u00e9rables, on a recours \u00e0 des th\u00e9rapies syst\u00e9miques.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\n<span style=\"font-size:11px\"><em>* Pour les crit\u00e8res de formation, voir les directives de l&#8217;European Society for Micrographic Surgery (ESMS), www.esms-mohs.eu.<\/em><\/span><\/p>\n<p>\nLitt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Flohil SC, et al : Incidence, pr\u00e9valence et tendances futures du carcinome basocellulaire primaire aux Pays-Bas. Acta Derm Venereol 2011 ; 91 : 24-30.<\/li>\n<li>Telfer NR, Colver GB, Morton CA : Lignes directrices pour la prise en charge du carcinome basocellulaire. Br J Dermatol 2008 ; 159 : 35-48.<\/li>\n<li>Trakatelli M, et al : Mise \u00e0 jour des lignes directrices europ\u00e9ennes pour la prise en charge du carcinome basocellulaire. Eur J Dermatol 2014 ; 24 : 312-329.<\/li>\n<li>Bichakjian CK, et al : Basal Cell Skin Cancer, version 1.2016, NCCN Clinical Practice Guidelines in Oncology.&nbsp;J Natl Compr Canc Netw 2016 ; 14 : 574-597.<\/li>\n<li>Breuninger H, Dietz K : Pr\u00e9diction de l&#8217;infiltration tumorale sous-clinique dans le carcinome basocellulaire. J Dermatol Surg Oncol 1991 ; 17 : 574-578.<\/li>\n<li>van Loo E, et al. : Excision chirurgicale versus chirurgie micrographique de Mohs pour le carcinome basocellulaire du visage : A randomised clinical trial with 10 year follow-up. Eur J Cancer 2014 ; 50 : 3011-3020.<\/li>\n<li>Hoorens I, et al : Mohs micrographic surgery for basal cell carcinoma : evaluation of the indication criteria and predictive factors for extensive subclinical spread. Br J Dermatol 2016 ; 174 : 847-852.<\/li>\n<li>Rehefeldt-Erne S, et al : Syndrome du carcinome basocellulaire n\u00e9vro\u00efde : Rapport de la cohorte du syndrome du carcinome basocellulaire n\u00e9vro\u00efde de Zurich. Dermatology 2016 ; 232 : 285-292.<\/li>\n<li>Sekulic A, et al : Efficacit\u00e9 et s\u00e9curit\u00e9 du vismodegib dans le carcinome basocellulaire avanc\u00e9. N Engl J Med 2012 ; 366 : 2171-2179.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>DERMATOLOGIE PRATIQUE 2018 ; 28(4) : 14-17<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;\u00e9talon-or reste l&#8217;excision chirurgicale avec ou sans contr\u00f4le histologique du bord de coupe, la chirurgie de Mohs pr\u00e9sentant de nombreux avantages. 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