{"id":337538,"date":"2018-08-30T02:00:00","date_gmt":"2018-08-30T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/comment-gerer-les-troubles-respiratoires-dans-la-pratique\/"},"modified":"2018-08-30T02:00:00","modified_gmt":"2018-08-30T00:00:00","slug":"comment-gerer-les-troubles-respiratoires-dans-la-pratique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/comment-gerer-les-troubles-respiratoires-dans-la-pratique\/","title":{"rendered":"Comment g\u00e9rer les troubles respiratoires dans la pratique ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>Les urgences respiratoires chez les enfants sont un d\u00e9fi. Comme c&#8217;est souvent le cas en p\u00e9diatrie, il est difficile d&#8217;interroger les patients eux-m\u00eames. Les informations fournies par les parents sont donc d&#8217;autant plus importantes &#8211; mais il convient \u00e9galement de les examiner d&#8217;un \u0153il critique.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>On vous pr\u00e9sente un nourrisson de huit mois pr\u00e9sentant des difficult\u00e9s respiratoires. Il r\u00e9agit \u00e0 votre pr\u00e9sence par des pleurs et l&#8217;examen est par cons\u00e9quent difficile. Dans les bras de sa m\u00e8re, le nourrisson se calme et vous constatez une respiration laborieuse ainsi qu&#8217;un rythme respiratoire de 50\/min. La m\u00e8re vous dit qu&#8217;il boit, mais que ce matin il \u00e9tait aussi en \u00e9tat f\u00e9brile.<\/p>\n<h2 id=\"possibilites-et-limites-des-soins-ambulatoires\">Possibilit\u00e9s et limites des soins ambulatoires<\/h2>\n<p>Les urgences respiratoires repr\u00e9sentent un d\u00e9fi quasi quotidien pour tous les intervenants. Comme c&#8217;est souvent le cas en p\u00e9diatrie, il est difficile d&#8217;interroger les patients, soit parce qu&#8217;ils sont trop jeunes, soit parce qu&#8217;ils sont trop malades, ou tout simplement parce qu&#8217;ils ne veulent pas donner d&#8217;informations apr\u00e8s trois nuits sans sommeil. Les informations fournies par les parents doivent \u00eatre prises au s\u00e9rieux, mais elles doivent \u00e9galement \u00eatre remises en question.<\/p>\n<p>En ce qui concerne la respiration en particulier, les patients ou les personnes atteintes de troubles respiratoires comprennent mieux que d&#8217;autres ce qu&#8217;est la respiration. Les personnes qui s&#8217;occupent d&#8217;eux utilisent certains termes compl\u00e8tement diff\u00e9rents de ceux utilis\u00e9s par les professionnels de sant\u00e9. Concr\u00e8tement, on peut citer le sifflement de la respiration qui, si l&#8217;on se donne la peine de faire semblant, n&#8217;est souvent pas confirm\u00e9 ainsi par les personnes concern\u00e9es ou les soignants. Souvent, m\u00eame apr\u00e8s une anamn\u00e8se pr\u00e9cise, il n&#8217;est pas possible de savoir comment l&#8217;enfant a respir\u00e9 &#8220;bizarrement&#8221;. S&#8217;agit-il d&#8217;un chuintement, d&#8217;un sifflement expiratoire ou inspiratoire, d&#8217;un raclement de gorge, d&#8217;une respiration superficielle rapide ou simplement d&#8217;un soupir qui survient fr\u00e9quemment ? S&#8217;il y a suffisamment de temps, nous demandons aux patients ou \u00e0 leurs aidants d&#8217;enregistrer le bruit de leur respiration avec leur smartphone. Cela suscite de l&#8217;int\u00e9r\u00eat et peut \u00e9galement \u00eatre un outil de diagnostic et un traitement pour les troubles fonctionnels.<\/p>\n<p>Malheureusement, en plus de nos yeux et de nos oreilles, nous ne disposons pas de beaucoup de m\u00e9thodes d&#8217;examen pour \u00e9valuer objectivement les troubles respiratoires. L&#8217;oxym\u00e9trie de pouls est g\u00e9n\u00e9ralement reconnue et fait partie int\u00e9grante de la vie quotidienne, moins pour le diagnostic que pour le triage en vue d&#8217;une hospitalisation ou d&#8217;un traitement n\u00e9cessaire. Le contr\u00f4le du succ\u00e8s d&#8217;une th\u00e9rapie initi\u00e9e rend de bons services dans la pratique. Les d\u00e9tecteurs de b\u00e9b\u00e9 sont disponibles pour tous les syst\u00e8mes courants et facilitent consid\u00e9rablement la d\u00e9rivation des signaux.<\/p>\n<p>Les appareils de radiologie se font rares dans les cabinets de soins primaires. L&#8217;\u00e9chographie, qui peut justement \u00eatre bien utilis\u00e9e pour le diagnostic de la pneumonie, n\u00e9cessite le savoir-faire correspondant, car la fen\u00eatre de temps pour examiner un jeune enfant est plut\u00f4t courte en raison de la coop\u00e9ration. Cependant, dans de nombreux cas, les mesures d&#8217;imagerie diagnostique ne sont pas n\u00e9cessaires [1].<\/p>\n<p>Les analyses possibles au laboratoire du cabinet m\u00e9dical, telles que l&#8217;h\u00e9mogramme diff\u00e9renci\u00e9 et la prot\u00e9ine C-r\u00e9active, n&#8217;offrent pas une s\u00e9curit\u00e9 suffisante pour distinguer une maladie respiratoire bact\u00e9rienne d&#8217;une maladie respiratoire virale, m\u00eame chez les enfants.<\/p>\n<h2 id=\"linfection-banale-des-voies-respiratoires-superieures\">L&#8217;infection banale des voies respiratoires sup\u00e9rieures<\/h2>\n<p>Les infections des voies respiratoires sont le motif de consultation le plus fr\u00e9quent dans la pratique p\u00e9diatrique. Bien qu&#8217;il s&#8217;agisse g\u00e9n\u00e9ralement de maladies virales banales, un rhume peut se transformer en urgence respiratoire.<\/p>\n<p>En premier lieu, nos patients les plus jeunes sont parfois fortement affect\u00e9s par des infections des voies respiratoires. C&#8217;est pr\u00e9cis\u00e9ment au cours des trois premiers mois qu&#8217;il est difficile de faire la distinction entre une infection virale banale et les infections bact\u00e9riennes graves de la p\u00e9riode n\u00e9onatale et au-del\u00e0. Un nourrisson f\u00e9brile fait partie, \u00e0 quelques exceptions pr\u00e8s, du &#8220;travail septique&#8221; pendant les deux premiers mois de sa vie et doit \u00eatre admis dans un h\u00f4pital p\u00e9diatrique pour y \u00eatre surveill\u00e9. Ces enfants sont particuli\u00e8rement vuln\u00e9rables \u00e0 la d\u00e9shydratation ou \u00e0 l&#8217;insuffisance respiratoire car, en raison d&#8217;une alv\u00e9olarisation encore incompl\u00e8te, la capacit\u00e9 r\u00e9siduelle fonctionnelle est proche du volume r\u00e9siduel, ce qui r\u00e9duit la r\u00e9serve respiratoire. Certains agents pathog\u00e8nes peuvent provoquer des apn\u00e9es graves (coqueluche ou encore VRS) &#8211; une raison suppl\u00e9mentaire d&#8217;hospitaliser ces nourrissons.<\/p>\n<p>L&#8217;\u00e9valuation des nourrissons doit inclure les points suivants :<\/p>\n<ul>\n<li>Etat g\u00e9n\u00e9ral : \u00e9veill\u00e9, int\u00e9ress\u00e9<\/li>\n<li>Respiration : fr\u00e9quence respiratoire, muscles respiratoires auxiliaires, r\u00e9tractions, narines, respiration saccad\u00e9e, g\u00e9missements, saturation en O2<\/li>\n<li>Hydratation : comportement de consommation, temps de remplissage capillaire &lt;3 secondes, production d&#8217;urine<\/li>\n<li>Fi\u00e8vre<\/li>\n<li>Autres sympt\u00f4mes : \u00c9ruption cutan\u00e9e, rougeur de la gorge, tympans, hypertrophie des ganglions lymphatiques, fontanelle.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Si aucun signe d&#8217;alerte n&#8217;est d\u00e9tect\u00e9, une analg\u00e9sie adapt\u00e9e au poids (les AINS sont pr\u00e9f\u00e9rables au parac\u00e9tamol), un bon mouchage du nez avec du s\u00e9rum physiologique ou hypertonique et une hydratation orale permettent d&#8217;obtenir de bons r\u00e9sultats. Des contr\u00f4les \u00e9troits sont toutefois essentiels \u00e0 cet \u00e2ge.<\/p>\n<h2 id=\"aspiration-de-corps-etrangers\">Aspiration de corps \u00e9trangers<\/h2>\n<p>Malgr\u00e9 l&#8217;augmentation des connaissances et de l&#8217;\u00e9ducation des soignants, les aspirations de corps \u00e9trangers sont encore nombreuses. L&#8217;\u00e2ge typique se situe entre six mois et quatre ans. Les objets aspir\u00e9s sont principalement des aliments tels que des noix, des raisins, des carottes, mais aussi, chez les enfants plus \u00e2g\u00e9s, des petits jouets et des objets usuels. Selon la litt\u00e9rature, la mortalit\u00e9 apr\u00e8s aspiration d&#8217;un corps \u00e9tranger peut atteindre 3,4% et est principalement li\u00e9e \u00e0 l&#8217;\u00e9v\u00e9nement.<\/p>\n<p>L&#8217;anamn\u00e8se peut \u00eatre r\u00e9v\u00e9latrice, par exemple dans le cas d&#8217;un enfant qui joue et qui pr\u00e9sente des sympt\u00f4mes respiratoires d&#8217;apparition soudaine <strong>(aper\u00e7u&nbsp;1).<\/strong> La plupart du temps, les sympt\u00f4mes s&#8217;am\u00e9liorent spontan\u00e9ment en quelques heures. Mais parfois, il n&#8217;y a pas d&#8217;ant\u00e9c\u00e9dents et les enfants ne pr\u00e9sentent une toux chronique ou une infection respiratoire prolong\u00e9e que plusieurs semaines plus tard.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-10674\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/ubersicht1_hp8_s22.png\" style=\"height:189px; width:400px\" width=\"870\" height=\"410\" srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/ubersicht1_hp8_s22.png 870w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/ubersicht1_hp8_s22-800x377.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/ubersicht1_hp8_s22-120x57.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/ubersicht1_hp8_s22-90x42.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/ubersicht1_hp8_s22-320x151.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/ubersicht1_hp8_s22-560x264.png 560w\" sizes=\"(max-width: 870px) 100vw, 870px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L&#8217;auscultation r\u00e9v\u00e8le typiquement un bruit respiratoire asym\u00e9trique, qui peut \u00eatre att\u00e9nu\u00e9 ou m\u00eame absent du c\u00f4t\u00e9 affect\u00e9. Dans ce cas \u00e9galement, un sifflement expiratoire ou un sifflement de la bouche peut \u00eatre entendu. un stridor inspiratoire ou expiratoire peut \u00eatre auscult\u00e9. Une auscultation normale n&#8217;exclut cependant pas l&#8217;aspiration d&#8217;un corps \u00e9tranger.<\/p>\n<p>En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, les corps \u00e9trangers ne sont pas radio-opaques, ce qui signifie qu&#8217;une radiographie du thorax pour rechercher un corps \u00e9tranger est rarement utile. On observe, si tant est qu&#8217;il y en ait, une hyperinflation circonscrite du c\u00f4t\u00e9 du corps \u00e9tranger par un m\u00e9canisme de valve, avec \u00e9ventuellement un d\u00e9placement m\u00e9diastinal du c\u00f4t\u00e9 oppos\u00e9. Si le corps \u00e9tranger est pr\u00e9sent depuis longtemps, une at\u00e9lectasie post-st\u00e9notique ou un infiltrat pneumonique peut \u00e9galement \u00eatre visible et ne doit pas d\u00e9tourner l&#8217;attention de la suspicion de corps \u00e9tranger. En cas d&#8217;urgence, il est pr\u00e9f\u00e9rable de ne pas faire de radiographie du thorax, car une endoscopie doit \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e dans tous les cas.<\/p>\n<p>La proc\u00e9dure \u00e0 suivre en cas d&#8217;aspiration aigu\u00eb d&#8217;un corps \u00e9tranger est la suivante :<\/p>\n<ul>\n<li>Respiration efficace et r\u00e9flexe de toux : pas de manipulation, directement aux urgences<\/li>\n<li>Respiration compromise, absence de r\u00e9flexe de toux, sympt\u00f4mes aigus d&#8217;asphyxie : Man\u0153uvre <strong>(Fig. 1)<\/strong><\/li>\n<li>Perte de conscience : r\u00e9animation.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Dans tous les cas, il faut s&#8217;abstenir de toute manipulation buccale visant \u00e0 retirer manuellement le corps \u00e9tranger. D&#8217;une part, un corps \u00e9tranger peut \u00eatre pouss\u00e9 encore plus profond\u00e9ment et, d&#8217;autre part, il existe un risque de vomissement et d&#8217;aspiration cons\u00e9cutive.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-10675 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/abb1_hp8_s23.jpg\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/503;height:274px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"503\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/abb1_hp8_s23.jpg 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/abb1_hp8_s23-800x366.jpg 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/abb1_hp8_s23-120x55.jpg 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/abb1_hp8_s23-90x41.jpg 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/abb1_hp8_s23-320x146.jpg 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/abb1_hp8_s23-560x256.jpg 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"bronchiolite-virale-aigue\">Bronchiolite virale aigu\u00eb<\/h2>\n<p>Plus de 75% des nourrissons sont infect\u00e9s par un virus RS (&#8220;respiratory syncytial virus&#8221;) ou un autre virus des voies respiratoires au cours de leur premi\u00e8re ann\u00e9e de vie. Parmi ces enfants, un sur cinq d\u00e9veloppe une maladie significative, 2-3% doivent \u00eatre hospitalis\u00e9s en raison d&#8217;une infection respiratoire virale. Bien que le virus RS soit le virus le plus souvent isol\u00e9 chez les enfants atteints de bronchiolite (infection des voies respiratoires inf\u00e9rieures), il existe de nombreux autres agents viraux (par ex. rhinovirus, virus de la grippe, m\u00e9ta-pneumovirus). Ces infections sont typiquement plus fr\u00e9quentes pendant l&#8217;automne et l&#8217;hiver.<\/p>\n<p>Les nourrissons atteints pr\u00e9sentent une maladie f\u00e9brile avec une rhinite, une toux s\u00e8che ainsi qu&#8217;une tachydyspn\u00e9e. Il n&#8217;est pas rare de remarquer une respiration rapide et saccad\u00e9e, avec des r\u00e9tractions sous-costales, intercostales ou sternales, et des narines. Il n&#8217;y a pas de &#8220;wheezing&#8221;, pas de sifflement, mais des bruits parasites discontinus \u00e0 fines bulles (&#8220;cr\u00e9pitements&#8221;). La bronchiolite constitue un diagnostic clinique. Aucune mesure diagnostique de laboratoire ou d&#8217;imagerie n&#8217;est recommand\u00e9e. Les enfants \u00e0 risque d&#8217;\u00e9volution grave sont les pr\u00e9matur\u00e9s &lt;35 semaines de grossesse et les nourrissons pr\u00e9sentant un vitis cardiaque cyanos\u00e9, une maladie pulmonaire chronique (par ex. dysplasie broncho-pulmonaire du pr\u00e9matur\u00e9), des maladies neuromusculaires, mais aussi les nourrissons immunocompromis.<\/p>\n<p>Le maximum de sympt\u00f4mes se manifeste g\u00e9n\u00e9ralement entre le troisi\u00e8me et le cinqui\u00e8me jour de la maladie. Ceci doit \u00eatre communiqu\u00e9 aux parents. Une hypox\u00e9mie doit \u00eatre recherch\u00e9e chez tous les enfants par oxym\u00e9trie de pouls (saturation en O2 &lt;92%). En raison d&#8217;une respiration rapide et fatigante et d&#8217;un nez souvent obstru\u00e9, de nombreux nourrissons ne boivent pas suffisamment. La d\u00e9shydratation affaiblit davantage les enfants, entra\u00eene une r\u00e9duction de la clairance du mucus et constitue donc une raison d&#8217;hospitaliser un enfant. Le <strong>tableau&nbsp;1<\/strong> pr\u00e9sente une classification des degr\u00e9s de gravit\u00e9 de la bronchiolite.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-10676 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/tab1_hp8_s23_0.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/556;height:303px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"556\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/tab1_hp8_s23_0.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/tab1_hp8_s23_0-800x404.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/tab1_hp8_s23_0-120x61.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/tab1_hp8_s23_0-90x45.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/tab1_hp8_s23_0-320x162.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/tab1_hp8_s23_0-560x283.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Malheureusement, il n&#8217;existe pas de traitement vraiment convaincant [2]. Outre le conseil de donner aux nourrissons des liquides suppl\u00e9mentaires, de leur administrer un traitement antipyr\u00e9tique et de leur d\u00e9gager le nez autant que possible (spray nasal \u00e0 0,9% ou 2,3% de NaCl, gouttes nasales d\u00e9congestionnantes), ces nourrissons ont besoin d&#8217;\u00eatre suivis de pr\u00e8s. Nous sommes \u00e9galement r\u00e9guli\u00e8rement interrog\u00e9s sur la vaccination contre le VRS (Palivizumab, <sup>Synagis\u00ae<\/sup>). Sur la base des donn\u00e9es d&#8217;efficacit\u00e9, celle-ci n&#8217;est indiqu\u00e9e et autoris\u00e9e que pour des groupes \u00e0 risque sp\u00e9cifiques. En 2017, une fiche d&#8217;information pour les parents a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e par la Soci\u00e9t\u00e9 Suisse de Pneumologie P\u00e9diatrique (www.sgpp-sspp.ch\/de\/bronchiolitis.html). On y explique non seulement l&#8217;\u00e9volution de la maladie, mais on aborde \u00e9galement la th\u00e9rapie de soutien \u00e0 l&#8217;h\u00f4pital.<\/p>\n<p>La surinfection bact\u00e9rienne est tr\u00e8s rare en cas d&#8217;infection aigu\u00eb des voies respiratoires au cours des 12 \u00e0 24 premiers mois de vie et ne doit pas \u00eatre recherch\u00e9e syst\u00e9matiquement. L&#8217;\u00e9volution de la fi\u00e8vre en deux pics est typique d&#8217;une surinfection.<\/p>\n<h2 id=\"pseudo-croup\">Pseudo-croup<\/h2>\n<p>Le pseudo-croup ou laryngotrach\u00e9obronchite aigu\u00eb, provoqu\u00e9 notamment par un gonflement au niveau du cartilage crico\u00efde peu flexible (anneau cartilagineux complet), est une autre pathologie respiratoire fr\u00e9quente qui conduit r\u00e9guli\u00e8rement \u00e0 des consultations en urgence. Elle touche les enfants d&#8217;\u00e2ge pr\u00e9scolaire et est provoqu\u00e9e par des maladies respiratoires virales (principalement le virus para-influenza) avec un pic au d\u00e9but de l&#8217;automne. L&#8217;\u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral des enfants n&#8217;est g\u00e9n\u00e9ralement que l\u00e9g\u00e8rement affect\u00e9. Ils se pr\u00e9sentent sous la forme d&#8217;une toux aboyante (de type phoque) et d&#8217;un enrouement plus ou moins prononc\u00e9. Si le gonflement des voies respiratoires sup\u00e9rieures ou de l&#8217;oreille interne augmente, il est possible que le patient ne puisse plus respirer. le travail respiratoire augmente (par exemple en pleurant), on entend un stridor inspiratoire ou biphasique.<\/p>\n<p>En pratique, la premi\u00e8re question porte sur le statut vaccinal, car le pseudo-croup peut \u00eatre confondu avec une phase pr\u00e9coce d&#8217;\u00e9piglottite. En plus de rassurer le patient et ses parents, les m\u00e9dicaments antiphlogistiques sont utiles. Bien que l&#8217;utilit\u00e9 des AINS n&#8217;ait pas \u00e9t\u00e9 prouv\u00e9e dans les \u00e9tudes, ces m\u00e9dicaments soulagent les douleurs fr\u00e9quentes de la gorge et de la d\u00e9glutition et apaisent ainsi les enfants. Vous obtiendrez le meilleur effet avec l&#8217;administration de st\u00e9ro\u00efdes syst\u00e9miques. Pour des raisons d&#8217;utilisation (comprim\u00e9s \u00e0 dissoudre), la b\u00e9tam\u00e9thasone (<sup>Betnesol\u00ae<\/sup>) est recommand\u00e9e. La plupart du temps, les enfants atteints de pseudo-croup n&#8217;ont besoin que d&#8217;une seule dose en raison de la longue demi-vie de la b\u00e9tam\u00e9thasone ; il n&#8217;est pas n\u00e9cessaire de proc\u00e9der \u00e0 une diminution progressive. En cas de sympt\u00f4mes graves, l&#8217;adr\u00e9naline peut \u00eatre inhal\u00e9e au moyen d&#8217;un n\u00e9buliseur \u00e0 compression (deux \u00e0 cinq ampoules de 1&nbsp;mg). Les enfants ayant inhal\u00e9 de l&#8217;adr\u00e9naline doivent toutefois \u00eatre surveill\u00e9s pendant quatre \u00e0 huit heures en raison de la courte dur\u00e9e d&#8217;action et donc de la possibilit\u00e9 de rebond.<\/p>\n<h2 id=\"\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"-2\"><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-10677 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/kasten_hp8_s22.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 891px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 891\/398;height:179px; width:400px\" width=\"891\" height=\"398\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/kasten_hp8_s22.png 891w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/kasten_hp8_s22-800x357.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/kasten_hp8_s22-120x54.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/kasten_hp8_s22-90x40.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/kasten_hp8_s22-320x143.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/kasten_hp8_s22-560x250.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 891px) 100vw, 891px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/h2>\n<h2 id=\"-3\">&nbsp;<\/h2>\n<h2 id=\"lepiglottite\">L&#8217;\u00e9piglottite<\/h2>\n<p>Avant l&#8217;introduction du vaccin contre l&#8217;haemophilus influenzae (Hib), l&#8217;\u00e9piglottite \u00e9tait une maladie infectieuse redout\u00e9e par tous les p\u00e9diatres. Aujourd&#8217;hui, elle est heureusement devenue extr\u00eamement rare. Le risque ne doit cependant pas \u00eatre n\u00e9glig\u00e9 en raison de l&#8217;augmentation de l&#8217;abstention de vaccination. Il faut donc continuer \u00e0 penser \u00e0 cette pathologie grave. Contrairement aux patients atteints de pseudo-croup, les enfants sont gravement malades, tr\u00e8s f\u00e9briles, calmes, avec la t\u00eate \u00e9tir\u00e9e et pr\u00e9sentent souvent une salivation avec impossibilit\u00e9 de d\u00e9glutir. Au moindre doute, ces enfants doivent \u00eatre transf\u00e9r\u00e9s imm\u00e9diatement en ambulance sous anesth\u00e9sie dans un service d&#8217;urgence p\u00e9diatrique. Une manipulation buccale peut in\u00e9vitablement entra\u00eener l&#8217;obstruction des voies respiratoires.<\/p>\n<h2 id=\"la-bronchite-obstructive\">La bronchite obstructive<\/h2>\n<p>Nous parlons de &#8220;rhume viral \u00e9pisodique&#8221; pour les bronchites obstructives r\u00e9p\u00e9titives. Ils sont nettement plus fr\u00e9quents que l&#8217;asthme bronchique de la petite enfance, dans lequel les enfants pr\u00e9sentent g\u00e9n\u00e9ralement des sympt\u00f4mes obstructifs m\u00eame en dehors des infections virales (par exemple, effort, allergies). Les enfants atteints de bronchite obstructive aigu\u00eb sont g\u00e9n\u00e9ralement plus \u00e2g\u00e9s que ceux atteints de bronchiolite, pr\u00e9sentent des sympt\u00f4mes de bronchite obstructive aigu\u00eb relativement banale ou des sympt\u00f4mes de bronchite obstructive aigu\u00eb plus fr\u00e9quents. des infections virales des voies respiratoires asymptomatiques, un sifflement expiratoire, des r\u00e9tractions sous-costales, intercostales ou sternales et (chez les jeunes enfants) une rhinorrh\u00e9e. Il est recommand\u00e9, en particulier pour les enfants &#8220;\u00e9tranges&#8221;, de commencer par observer la respiration \u00e0 distance, de la compter et de pr\u00eater une attention particuli\u00e8re \u00e0 l&#8217;expiration prolong\u00e9e.<\/p>\n<p>La tentative d&#8217;influencer la respiration par l&#8217;administration de b\u00eatamim\u00e9tiques \u00e0 courte dur\u00e9e d&#8217;action (par exemple, l&#8217;a\u00e9rosol-doseur <sup>Ventolin\u00ae<\/sup> avec chambre d&#8217;inhalation et masque facial adapt\u00e9 aux jeunes enfants) confirme souvent le diagnostic. Le succ\u00e8s est au rendez-vous en quelques minutes. Dans la mesure du possible, les b\u00eatamim\u00e9tiques doivent \u00eatre administr\u00e9s par inhalation et non par voie perorale (d\u00e9but d&#8217;action rapide, moins d&#8217;effets secondaires syst\u00e9miques, meilleur contr\u00f4le du traitement). L&#8217;inhalation d&#8217;a\u00e9rosol-doseur doit \u00eatre effectu\u00e9e avec une chambre d&#8217;amor\u00e7age (par exemple <sup>Vortex\u00ae<\/sup>, Aerochamber <sup>plus\u00ae<\/sup>). Il est \u00e9galement possible d&#8217;utiliser un n\u00e9buliseur humide contenant 0,25 ml de <sup>solution<\/sup> concentr\u00e9e de Ventolin\u00ae dans 2 ml de NaCl 0,9%, la dose doit \u00eatre adapt\u00e9e aux sympt\u00f4mes. Selon la gravit\u00e9, on peut commencer par deux \u00e0 six bouff\u00e9es (inhaler chaque bouff\u00e9e s\u00e9par\u00e9ment, attendre 20 minutes, puis recommencer deux \u00e0 six bouff\u00e9es). Cette proc\u00e9dure est recommand\u00e9e en cas d&#8217;exacerbation s\u00e9v\u00e8re dans la premi\u00e8re heure.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-10678 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/tab2_hp8_s24.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/1240;height:676px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"1240\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/tab2_hp8_s24.png 1100w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/tab2_hp8_s24-800x902.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/tab2_hp8_s24-120x135.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/tab2_hp8_s24-90x101.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/tab2_hp8_s24-320x361.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/tab2_hp8_s24-560x631.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 1100px) 100vw, 1100px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L&#8217;utilisation de corticost\u00e9ro\u00efdes syst\u00e9miques continue de faire l&#8217;objet de controverses. Le b\u00e9n\u00e9fice chez les enfants pr\u00e9sentant un simple &#8220;\u00e9pisodic viral wheeze&#8221; n&#8217;est pas d\u00e9montr\u00e9. Cependant, des \u00e9tudes montrent que ce sont surtout les enfants souffrant d&#8217;asthme bronchique (probabilit\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9e d&#8217;inflammation endobronchique \u00e0 \u00e9osinophiles) qui en b\u00e9n\u00e9ficient. Dans la pratique, je consid\u00e8re toutefois qu&#8217;il est l\u00e9gitime d&#8217;administrer une dose de corticost\u00e9ro\u00efdes en dernier recours en cas de risque d&#8217;hospitalisation <strong>(tab.&nbsp;2). <\/strong>Chez les enfants en bas \u00e2ge, les comprim\u00e9s de b\u00e9tam\u00e9thasone 0,5&nbsp;mg (<sup>Betnesol\u00ae<\/sup>: 0,6&nbsp;mg\/kg en dose unique dissoute dans un peu d&#8217;eau) sont recommand\u00e9s pour faciliter l&#8217;administration [3]. Les st\u00e9ro\u00efdes inhal\u00e9s sont inefficaces dans le traitement de la bronchite obstructive et de l&#8217;exacerbation aigu\u00eb de l&#8217;asthme bronchique. Vous trouverez les crit\u00e8res d&#8217;hospitalisation dans l&#8217;<strong>aper\u00e7u&nbsp;2.<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-10679 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/ubersicht2_hp8_s25.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 886px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 886\/834;height:377px; width:400px\" width=\"886\" height=\"834\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/ubersicht2_hp8_s25.png 886w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/ubersicht2_hp8_s25-800x753.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/ubersicht2_hp8_s25-120x113.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/ubersicht2_hp8_s25-90x85.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/ubersicht2_hp8_s25-320x301.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/ubersicht2_hp8_s25-560x527.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 886px) 100vw, 886px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"la-pneumonie\">La pneumonie<\/h2>\n<p>Dans le cas de la pneumonie, le diagnostic se fonde \u00e9galement, conform\u00e9ment aux directives actuelles, presque exclusivement sur les signes cliniques et l&#8217;anamn\u00e8se. La plupart du temps, il s&#8217;agit d&#8217;une infection des voies respiratoires sup\u00e9rieures pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e de fi\u00e8vre. Les enfants pr\u00e9sentant une fi\u00e8vre prolong\u00e9e (plus de trois jours) et\/ou une fi\u00e8vre difficile \u00e0 faire baisser en cas d&#8217;antipyr\u00e9tique ad\u00e9quat (v\u00e9rifiez la dose !), une tachypn\u00e9e m\u00eame apr\u00e8s la baisse de la fi\u00e8vre et une baisse de l&#8217;\u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral souffrent tr\u00e8s probablement d&#8217;une pneumonie <strong>(aper\u00e7u&nbsp;3).<\/strong> L&#8217;auscultation des poumons est toujours d\u00e9cevante, en particulier chez les jeunes enfants. L&#8217;absence de bruits parasites discontinus et un souffle sym\u00e9trique n&#8217;excluent pas une pneumonie. En cas de sifflement expiratoire, la probabilit\u00e9 d&#8217;une pneumonie bact\u00e9rienne est faible. Si vous n&#8217;\u00eates pas s\u00fbr que la tachypn\u00e9e soit simplement due \u00e0 un \u00e9tat f\u00e9brile, il est recommand\u00e9 de recourir \u00e0 une antipyr\u00e9sie et \u00e0 une surveillance au cabinet pendant une \u00e0 deux heures. Si la tachypn\u00e9e persiste sous antipyr\u00e9tique ad\u00e9quat, cela renforce consid\u00e9rablement le diagnostic. Dans le cadre d&#8217;une prise en charge ambulatoire, il n&#8217;est pas recommand\u00e9 de r\u00e9aliser une radiographie ni de d\u00e9terminer les param\u00e8tres sanguins de l&#8217;infection (num\u00e9ration formule sanguine diff\u00e9renci\u00e9e et prot\u00e9ine C-r\u00e9active). Les enfants pr\u00e9sentant les signes cliniques susmentionn\u00e9s peuvent \u00eatre trait\u00e9s sans autres investigations.<\/p>\n<p>Au cours des deux premi\u00e8res ann\u00e9es de vie, les agents viraux pr\u00e9dominent. Cela conduit \u00e0 des directives recommandant que ces enfants, s&#8217;ils sont en bon \u00e9tat g\u00e9n\u00e9ral ou l\u00e9g\u00e8rement diminu\u00e9s et seulement subf\u00e9briles, ne doivent pas \u00eatre trait\u00e9s par antibiotiques. Un contr\u00f4le \u00e9troit est toutefois recommand\u00e9. Un statut de vaccination positif contre le pneumocoque peut soutenir cette approche. Tous les autres enfants doivent recevoir un traitement antibiotique pour les sympt\u00f4mes mentionn\u00e9s. Le choix de l&#8217;antibiotique se fait en fonction des agents pathog\u00e8nes les plus fr\u00e9quents (Streptococcus pneumoniae, Streptococcus groupe A, Staphylococcus aureus, Haemophilus influenzae, Moraxella catarrhalis). Il est donn\u00e9 de mani\u00e8re empirique. L&#8217;amoxicilline 50&nbsp;mg\/kg\/j (jusqu&#8217;\u00e0 90&nbsp;mg\/kg\/j) pendant cinq \u00e0 sept jours est recommand\u00e9e en premier lieu. Les antibiotiques macrolides ne doivent pas \u00eatre utilis\u00e9s en premier lieu, mais uniquement chez les enfants n\u00e9cessitant une hospitalisation et chez lesquels des agents pathog\u00e8nes atypiques entrent en ligne de compte en raison de la constellation et des r\u00e9sultats. L&#8217;efficacit\u00e9 des antibiotiques macrolides dans les pneumonies atypiques reste controvers\u00e9e.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-10680 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/ubersicht3_hp8_s26.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 872px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 872\/1006;height:461px; width:400px\" width=\"872\" height=\"1006\" data-srcset=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/ubersicht3_hp8_s26.png 872w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/ubersicht3_hp8_s26-800x923.png 800w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/ubersicht3_hp8_s26-120x138.png 120w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/ubersicht3_hp8_s26-90x104.png 90w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/ubersicht3_hp8_s26-320x369.png 320w, https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/08\/ubersicht3_hp8_s26-560x646.png 560w\" data-sizes=\"(max-width: 872px) 100vw, 872px\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les enfants atteints de pneumonie doivent \u00eatre suivis en consultation 48 \u00e0 72 heures apr\u00e8s le d\u00e9but du traitement antibiotique. Soyez attentif aux signes d&#8217;\u00e9panchement (diminution du bruit respiratoire, battements \u00e9touff\u00e9s, mouvements asynchrones du thorax) ainsi qu&#8217;\u00e0 la d\u00e9shydratation et n&#8217;h\u00e9sitez pas \u00e0 poser la question de savoir si le jus est pris !<\/p>\n<h2 id=\"messages-take-home\">Messages Take-Home<\/h2>\n<ul>\n<li>La majorit\u00e9 des infections respiratoires de l&#8217;enfant sont d&#8217;origine virale et ne n\u00e9cessitent pas d&#8217;antibioth\u00e9rapie.<\/li>\n<li>Les nourrissons peuvent souffrir de formes graves d&#8217;infections des voies respiratoires inf\u00e9rieures (bronchiolite) et ont besoin de liquide et d&#8217;oxyg\u00e8ne pour leur traitement.<\/li>\n<li>Il ne faut pas faire de manipulations enorales \u00e0 l&#8217;aveugle en cas d&#8217;aspiration de corps \u00e9trangers.<\/li>\n<li>Les b\u00eatamim\u00e9tiques inhal\u00e9s doivent \u00eatre utilis\u00e9s \u00e0 fortes doses chez un enfant souffrant de bronchite obstructive. Ceci toujours via une chambre de ballast appropri\u00e9e. Les st\u00e9ro\u00efdes syst\u00e9miques en cas de &#8220;wheezing&#8221; n&#8217;emp\u00eachent que rarement l&#8217;hospitalisation.<\/li>\n<li>Un enfant pr\u00e9sentant de la fi\u00e8vre et une tachypn\u00e9e apr\u00e8s une antipyr\u00e9tique ad\u00e9quate sans signe d&#8217;obstruction des voies respiratoires souffre d&#8217;une pneumonie jusqu&#8217;\u00e0 preuve du contraire. L&#8217;auscultation est rarement utile.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em><strong>Remerciements :<\/strong> Je remercie le Dr Iris Bachmann Holzinger, m\u00e9decin-chef du service des urgences, ainsi que mon chef et mentor, le PD Dr Alexander M\u00f6ller, chef du service de pneumologie, tous deux de l&#8217;H\u00f4pital universitaire pour enfants de Zurich, pour leur relecture critique de cet article et leur pr\u00e9cieux soutien. Je tiens \u00e9galement \u00e0 remercier Sibylle Immoos et Esther Diethelm, infirmi\u00e8res anesth\u00e9sistes dipl\u00f4m\u00e9es, H\u00f4pital universitaire pour enfants de Zurich.<\/em><\/p>\n<p><em><strong>Disclosure : <\/strong>L&#8217;auteur n&#8217;a aucun lien financier ou personnel en rapport avec cet article.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Rose M, et al. : Ligne directrice S2k &#8220;Prise en charge de la pneumonie acquise en ambulatoire chez les enfants et les adolescents&#8221;. Soci\u00e9t\u00e9 allemande d&#8217;infectiologie p\u00e9diatrique, Soci\u00e9t\u00e9 de pneumologie p\u00e9diatrique 2017. www.awmf.org<\/li>\n<li>Barben J, Hammer J : Traitement de la bronchiolite aigu\u00eb chez le nourrisson. Forum Med Suisse 2004 ; 4 : 251-253.<\/li>\n<li>Augsburger F, et al. : Prise en charge et traitement de la crise d&#8217;asthme aigu\u00eb chez l&#8217;enfant aux urgences. Swiss Medical Forum 2017 ; 17(11) : 258-263.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature compl\u00e9mentaire :<\/p>\n<ul>\n<li>Richards A : Urgences respiratoires p\u00e9diatriques. Emerg Med Clin N Am 2016 ; 34(1) 77-96.<\/li>\n<li>Weiss M, Nicolai T : Urgences respiratoires chez l&#8217;enfant. Urgence secours m\u00e9dical 2012 ; 15 : 101-102.<\/li>\n<li>Harris M, et al : British Thoracic Society guidelines for the management of community acquired pneumonia in children. update 2011. Thorax 2011 ; 66 : ii1-ii23.<\/li>\n<li>Meissner H : Bronchiolite virale chez l&#8217;enfant. N Engl J Med 2016 ; 374 : 62-72.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\n<em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2018 ; 13(8) : 21-26<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les urgences respiratoires chez les enfants sont un d\u00e9fi. Comme c&#8217;est souvent le cas en p\u00e9diatrie, il est difficile d&#8217;interroger les patients eux-m\u00eames. 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