{"id":337717,"date":"2018-07-23T02:00:00","date_gmt":"2018-07-23T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/gestion-des-patients-suicidaires\/"},"modified":"2018-07-23T02:00:00","modified_gmt":"2018-07-23T00:00:00","slug":"gestion-des-patients-suicidaires","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/gestion-des-patients-suicidaires\/","title":{"rendered":"Gestion des patients suicidaires"},"content":{"rendered":"<p><strong>Quels sont les facteurs de risque de suicide et comment le m\u00e9decin peut-il reconna\u00eetre \u00e0 temps si son patient est en danger ? Le concept de l&#8217;entretien narratif est adapt\u00e9 \u00e0 un entretien m\u00e9decin-patient qui inspire confiance.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>En 2015, 1071 personnes se sont suicid\u00e9es en Suisse, le taux \u00e9tant trois fois plus \u00e9lev\u00e9 chez les hommes que chez les femmes [1]. Bien que le suicide soit la quatri\u00e8me cause de d\u00e9c\u00e8s apr\u00e8s le cancer, les maladies cardiovasculaires et les accidents, ce ph\u00e9nom\u00e8ne est souvent sous-estim\u00e9 en tant que probl\u00e8me de sant\u00e9. Cela pose probl\u00e8me non seulement en raison de l&#8217;issue fatale pour la victime du suicide, mais aussi en raison de la souffrance des parents, des amis ou des personnes indirectement impliqu\u00e9es (par exemple, les conducteurs de train) [2]. Il est d&#8217;autant plus essentiel que les personnes suicidaires soient reconnues et accompagn\u00e9es dans leur d\u00e9tresse.<\/p>\n<h2 id=\"indications-et-facteurs-de-risque\">Indications et facteurs de risque<\/h2>\n<p>Le facteur de risque le plus important est une tentative de suicide ant\u00e9rieure. M\u00eame si elle a eu lieu il y a longtemps, le risque pour le survivant de faire une nouvelle tentative est 40 \u00e0 60 fois plus \u00e9lev\u00e9 par rapport \u00e0 la population moyenne [3]. La probabilit\u00e9 ne diminue pas non plus au fil des ans, mais augmente \u00e0 chaque nouvelle tentative [4]. &#8220;La premi\u00e8re ann\u00e9e, 16% font une nouvelle tentative de suicide&#8221;, explique le professeur Michel, &#8220;et dans les deux ans, ce chiffre passe \u00e0 25%&#8221;. La question des crises suicidaires ant\u00e9rieures est donc essentielle et fait partie int\u00e9grante de l&#8217;entretien m\u00e9decin-patient dans le cadre d&#8217;une anamn\u00e8se minutieuse. Dans la pratique, elle est cependant trop rarement pos\u00e9e, comme l&#8217;a montr\u00e9 une \u00e9tude men\u00e9e par le conf\u00e9rencier : dans la moiti\u00e9 des cas de suicide, le m\u00e9decin traitant ignorait les tentatives de suicide pr\u00e9c\u00e9dentes [5].<\/p>\n<p>L&#8217;OMS cite \u00e9galement comme facteurs de risque individuels les maladies mentales telles que la d\u00e9pression, la douleur et la souffrance chroniques, l&#8217;abus de substances, les ant\u00e9c\u00e9dents familiaux suicidaires, les pertes personnelles et financi\u00e8res ainsi que les facteurs g\u00e9n\u00e9tiques et biologiques. La r\u00e9silience personnelle joue un r\u00f4le essentiel et les comorbidit\u00e9s avec d&#8217;autres facteurs de risque sont fr\u00e9quentes [6].<\/p>\n<p>Quels sont les avertissements qui pourraient permettre au m\u00e9decin de conclure \u00e0 un risque de suicide ? Les indices peuvent \u00eatre par exemple des crises \u00e9motionnelles, des crises de vie ou une symptomatologie d\u00e9pressive. Un signal peut \u00e9galement \u00eatre donn\u00e9 par le fait que le patient consulte son m\u00e9decin avec une demande peu claire qui pr\u00e9c\u00e8de le motif r\u00e9el de la consultation, \u00e0 savoir l&#8217;aide en cas d&#8217;id\u00e9es suicidaires ; souvent, les probl\u00e8mes somatiques sont d&#8217;abord au premier plan lors de la consultation.<\/p>\n<h2 id=\"le-syndrome-de-la-tour-de-babel\">Le syndrome de la tour de Babel<\/h2>\n<p>On peut supposer que les personnes suicidaires souhaitent parler de leurs souffrances psychologiques. Ils souhaitent que quelqu&#8217;un soit &#8220;simplement \u00e0 l&#8217;\u00e9coute&#8221;. Pourtant, leurs pens\u00e9es suicidaires restent souvent inexprim\u00e9es. Pourquoi ? L&#8217;une des raisons est l&#8217;importance du sentiment de honte. Des entretiens avec les parents de 33 jeunes suicid\u00e9s ont montr\u00e9 que ces derniers avaient souffert de diff\u00e9rentes formes de honte : honte pour certains actes, pour des exp\u00e9riences, pour leur apparence ou pour leur propre personne. 89% des victimes de suicide ont dissimul\u00e9 cette honte derri\u00e8re des &#8220;masques&#8221; que les parents et les m\u00e9decins n&#8217;ont pas \u00e9t\u00e9 en mesure de percer \u00e0 jour [7].<\/p>\n<p>De plus, le suicide est quelque chose de priv\u00e9 pour les personnes concern\u00e9es, qui le vivent et l&#8217;acceptent comme faisant partie de leur d\u00e9veloppement personnel, selon le professeur Michel. &#8220;Les personnes concern\u00e9es n&#8217;ont pas le sentiment que les pens\u00e9es suicidaires doivent \u00eatre trait\u00e9es par un m\u00e9decin&#8221;. C&#8217;est ainsi que l&#8217;on peut interpr\u00e9ter le r\u00f4le secondaire que les survivants du suicide ont attribu\u00e9 aux m\u00e9decins dans une \u00e9tude. Lorsqu&#8217;on leur a demand\u00e9 qui aurait pu les aider, 52% des personnes interrog\u00e9es ont r\u00e9pondu &#8220;personne&#8221;, 20% ont fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la famille et aux amis et seulement 10% au m\u00e9decin [8]. Le professeur Michel s&#8217;est donc exprim\u00e9 non sans critique sur l&#8217;approche m\u00e9dicale habituelle, qui consiste \u00e0 poser un diagnostic et \u00e0 proposer un traitement associ\u00e9, mais qui n&#8217;est pas adapt\u00e9e aux entretiens avec les suicidaires : alors que le m\u00e9decin veut prescrire un antid\u00e9presseur sur la base du diagnostic de d\u00e9pression (fr\u00e9quent dans les cas de suicidalit\u00e9), le patient r\u00e9fl\u00e9chit \u00e0 son \u00e9chec apparent dans la vie et ne comprend pas pourquoi il devrait prendre des m\u00e9dicaments. Le professeur Michel appelle cela le syndrome de la tour de Babel : &#8220;Ce sont deux mondes diff\u00e9rents&#8221;, le m\u00e9decin et le patient ne parlent pas la m\u00eame langue. Quatre points de vue centraux, qui mettent l&#8217;accent sur l&#8217;\u00eatre humain, peuvent permettre un changement de perspective et donc une communication productive entre le m\u00e9decin et le patient <strong>(tab.&nbsp;1).<\/strong> Pour que les personnes suicidaires s&#8217;adressent en toute confiance \u00e0 leur m\u00e9decin sans craindre une hospitalisation forc\u00e9e pr\u00e9sum\u00e9e, le suicide ne doit pas \u00eatre &#8220;pathologis\u00e9&#8221;. Il faut &#8220;d\u00e9passer le diagnostic psychiatrique et trouver la personne dans le patient&#8221;.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-10446\" alt=\"\" src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/tab1_np4.png\" style=\"height:219px; width:400px\" width=\"910\" height=\"499\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 id=\"parler-de-la-suicidalite\">Parler de la suicidalit\u00e9<\/h2>\n<p>\u00c9valuer \u00e0 temps si un patient est menac\u00e9 par des id\u00e9es suicidaires ou \u00e0 quel point il l&#8217;est s&#8217;av\u00e8re \u00eatre un d\u00e9fi dans la pratique clinique. Il n&#8217;y a pas de recette miracle. L&#8217;entretien reste cependant consid\u00e9r\u00e9 comme la m\u00e9thode la plus efficace d&#8217;\u00e9valuation du suicide [9]. Le professeur Michel a illustr\u00e9 les approches possibles du patient par un jeu de r\u00f4le bas\u00e9 sur un cas r\u00e9el : Un patient se rend chez son m\u00e9decin. Il se plaint d&#8217;une blessure au pied qu&#8217;il s&#8217;est faite en faisant son jogging nocturne dans la for\u00eat. Dans le cas r\u00e9el, le m\u00e9decin traitant n&#8217;a pas reconnu le risque suicidaire aigu ; le patient s&#8217;est suicid\u00e9 quelques heures plus tard. Comment le m\u00e9decin peut-il donc s&#8217;enqu\u00e9rir de la suicidalit\u00e9 ? L&#8217;une des possibilit\u00e9s est d&#8217;identifier les probl\u00e8mes psychosociaux par le biais des sympt\u00f4mes, d&#8217;autant plus que les personnes pr\u00e9sentant un risque suicidaire aigu sont rarement asymptomatiques ; le patient en question avait des troubles du sommeil, raison pour laquelle il faisait du jogging la nuit. La question &#8220;Comment allez-vous ?&#8221; est \u00e9galement une bonne introduction, en particulier si le patient n&#8217;est pas venu au cabinet depuis longtemps, s&#8217;il vient \u00e0 l&#8217;improviste pour un check-up ou s&#8217;il a une demande peu claire.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-10447 lazyload\" alt=\"\" data-src=\"https:\/\/medizinonline.com\/wp-content\/uploads\/2018\/07\/tab2_np4.png\" style=\"--smush-placeholder-width: 1100px; --smush-placeholder-aspect-ratio: 1100\/550;height:300px; width:600px\" width=\"1100\" height=\"550\" src=\"data:image\/svg+xml;base64,PHN2ZyB3aWR0aD0iMSIgaGVpZ2h0PSIxIiB4bWxucz0iaHR0cDovL3d3dy53My5vcmcvMjAwMC9zdmciPjwvc3ZnPg==\"><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Michel a pr\u00e9sent\u00e9 le concept d&#8217;entretien narratif en se basant sur la th\u00e9orie de l&#8217;action : &#8220;Nous expliquons les actions et les plans sous forme d&#8217;histoires&#8221;. Il est \u00e9galement utilis\u00e9 dans le programme Attempted Suicide Short Intervention Program (ASSIP) r\u00e9cemment d\u00e9velopp\u00e9 par l&#8217;Universit\u00e9 de Berne [10]. La communication traditionnelle entre le m\u00e9decin et le patient, bas\u00e9e sur la hi\u00e9rarchie, avec le m\u00e9decin comme expert, est transform\u00e9e. En r\u00e9pondant \u00e0 l&#8217;invitation du m\u00e9decin &#8211; par exemple &#8220;Racontez-moi, s&#8217;il vous pla\u00eet, comment vous en \u00eates arriv\u00e9 l\u00e0&#8221; &#8211; le patient devient un expert de son histoire. Gr\u00e2ce \u00e0 un entretien ouvert et \u00e0 des questions cibl\u00e9es, le m\u00e9decin peut comprendre la signification des id\u00e9es suicidaires, les projets concrets et leur pr\u00e9paration, les \u00e9ventuels ant\u00e9c\u00e9dents suicidaires, etc. Le partage de l&#8217;histoire permet d&#8217;\u00e9tablir un &#8220;lien avec le patient&#8221;, essentiel \u00e0 sa survie, gr\u00e2ce \u00e0 l&#8217;instauration d&#8217;un climat de confiance. &#8220;Demander des id\u00e9es suicidaires ne d\u00e9clenche jamais le suicide&#8221;, souligne le professeur Michel en guise de conclusion. En tant qu&#8217;auditeur attentif, il s&#8217;agit de comprendre la logique qui se cache derri\u00e8re la crise &#8211; et de mettre ensuite en place des mesures th\u00e9rapeutiques avec le patient <strong>(tableau&nbsp;2).<\/strong> Maintenir le contact avec le patient sous forme de suivis (mails, appels t\u00e9l\u00e9phoniques, etc.) est \u00e9galement essentiel pour la pr\u00e9vention clinique du suicide [11].<\/p>\n<p><em>Source : Congr\u00e8s de printemps de la SSAI, 30 mai &#8211; 1er juin 2018, B\u00e2le<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>OFS : Statistique des causes de d\u00e9c\u00e8s 2015. Communiqu\u00e9 de presse. 2017. www.bfs.admin.ch\/bfs\/de\/home\/statistiken\/kataloge-datenbanken\/grafiken.assetdetail.3742835.html.<\/li>\n<li>Observatoire suisse de la sant\u00e9 : Suicide. 2016. www.obsan.admin.ch\/de\/indikatoren\/suizid.<\/li>\n<li>Runeson BS : Suicide apr\u00e8s parasuicide. Evaluez les parasuicides ant\u00e9rieurs, m\u00eame s&#8217;ils ont eu lieu dans un pass\u00e9 lointain. BMJ 2002 ; 325 : 1125.<\/li>\n<li>Jenkins GR, et al : Suicide rate 22 years after parasuicide : cohort study BMJ 2002 ; 325 : 1155.<\/li>\n<li>Michel K : Suicides et tentatives de suicide : le m\u00e9decin pourrait-il en faire plus ? Schweiz med Wschr 1986 ; 116 : 770-774.<\/li>\n<li>Organisation mondiale de la sant\u00e9 : Pr\u00e9vention du suicide : un d\u00e9fi mondial. Situation en 2016.<\/li>\n<li>T\u00f6rnblom AW, Werbart A, Rydelius PA : La honte derri\u00e8re les masques : le point de vue des parents sur le suicide de leurs fils. Arch Suicide Res 2013 ; 17(3) : 242-261.<\/li>\n<li>Michel K, Valach L, Waeber V : Comprendre l&#8217;auto-nocivit\u00e9 d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e : le point de vue des patients. Crisis 1994 ; 15(4) : 172-178.<\/li>\n<li>Bryan CJ, Rudd MD : Advances in the assessment of suicide risk. J Clin Psychol 2006 ; 62(2) : 185-200.<\/li>\n<li>Gysin-Maillart A, et al : A Novel Brief Therapy for Patients Who Attempt Suicide : A 24-months Follow-Up Randomized Controlled Study of the Attempted Suicide Short Intervention Program (ASSIP). PLoS Med 2016 ; 13(3) : e1001968.<\/li>\n<li>Zalsman G, et al : Suicide prevention strategies revisited : 10-year systematic review. Lancet Psychiatry 2016 ; 3(7) : 646-659.<\/li>\n<\/ol>\n<p>\n<em>InFo NEUROLOGIE &amp; PSYCHIATRIE 2018 ; 16(4) &#8211; publi\u00e9 le 8.6.18 (ahead of print)<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quels sont les facteurs de risque de suicide et comment le m\u00e9decin peut-il reconna\u00eetre \u00e0 temps si son patient est en danger ? 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