{"id":337799,"date":"2018-07-07T02:00:00","date_gmt":"2018-07-07T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/nouveau-coeur-nouveau-cancer\/"},"modified":"2018-07-07T02:00:00","modified_gmt":"2018-07-07T00:00:00","slug":"nouveau-coeur-nouveau-cancer","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/nouveau-coeur-nouveau-cancer\/","title":{"rendered":"Nouveau c\u0153ur, nouveau cancer ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>Apr\u00e8s une transplantation cardiaque, le syst\u00e8me immunitaire doit imp\u00e9rativement \u00eatre supprim\u00e9. Il y a un risque de rejet du nouvel organe. Mais cela ne permet pas non plus de lutter aussi efficacement contre les cellules d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9es.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>Pour que le nouvel organe ne soit pas rejet\u00e9, il faut normalement une immunosuppression permanente. Les nouvelles connaissances et les progr\u00e8s r\u00e9alis\u00e9s ces derni\u00e8res ann\u00e9es ont encore augment\u00e9 les chances de survie. Mais le danger est d\u00e9sormais ailleurs. Les patients qui re\u00e7oivent un nouveau c\u0153ur sont plus susceptibles que les autres de se voir diagnostiquer un cancer plus tard (sans parler du risque d&#8217;infection), pr\u00e9cis\u00e9ment en raison de l&#8217;immunosuppression.<\/p>\n<p>Ces pr\u00e9occupations existent depuis longtemps. Le risque de d\u00e9veloppement d&#8217;un cancer de la peau a \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9 de mani\u00e8re approfondie, en particulier chez les receveurs de reins de donneurs. Les organes thoraciques transplant\u00e9s repr\u00e9sentent toutefois le risque le plus important en raison de r\u00e9gimes immunosuppresseurs plus intensifs. En effet, l&#8217;incidence des cancers de la peau (et notamment des carcinomes basocellulaires et des carcinomes \u00e9pidermo\u00efdes) est 65 \u00e0 250 fois plus \u00e9lev\u00e9e chez les receveurs cardiaques par rapport \u00e0 la population g\u00e9n\u00e9rale.<\/p>\n<p>Une \u00e9tude de registre a examin\u00e9 de pr\u00e8s les donn\u00e9es de pr\u00e8s de 18 000 transplant\u00e9s cardiaques afin de d\u00e9terminer si une tumeur de novo s&#8217;est d\u00e9velopp\u00e9e.<\/p>\n<h2 id=\"un-transplante-sur-dix-affecte-apres-cinq-ans\">Un transplant\u00e9 sur dix affect\u00e9 apr\u00e8s cinq ans<\/h2>\n<p>Le registre international des transplantations cardiaques et pulmonaires (ISHLT) a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 un risque de 10,7% de d\u00e9velopper une tumeur solide de novo dans les cinq ann\u00e9es suivant la transplantation cardiaque. Comme on pouvait s&#8217;y attendre, ces patients avaient cons\u00e9cutivement une chance de survie nettement plus faible (p&lt;0,0001). Le taux est g\u00e9n\u00e9ralement tomb\u00e9 \u00e0 40-60% apr\u00e8s cinq ans, contre environ 80% chez les personnes non atteintes de cancer.<\/p>\n<p>Au cours des ann\u00e9es observ\u00e9es 2006-2011, l&#8217;incidence a augment\u00e9 de mani\u00e8re significative par rapport \u00e0 2000-2005 (principalement en raison du cancer de la peau), passant de 10% \u00e0 12,4% en g\u00e9n\u00e9ral et de 6,4% \u00e0 8,4% pour le cancer de la peau. Par cons\u00e9quent, le risque de tumeur \u00e9tait plus \u00e9lev\u00e9 chez les personnes transplant\u00e9es au cours de cette p\u00e9riode, tout comme chez les receveurs plus \u00e2g\u00e9s.<\/p>\n<p>Il n&#8217;y avait pas de lien temporel avec un type de tumeur particulier. L&#8217;incidence cumul\u00e9e du cancer de la peau &#8211; initialement le &#8220;territoire&#8221; des nouvelles immunoth\u00e9rapies &#8211; \u00e9tait de 7%, celle des autres cancers solides de 4% et celle des tumeurs lymphoprolif\u00e9ratives de 0,9%.<\/p>\n<h2 id=\"que-pouvons-nous-faire\">Que pouvons-nous faire ?<\/h2>\n<p>Une personne transplant\u00e9e du c\u0153ur sur dix est diagnostiqu\u00e9e avec un cancer peu apr\u00e8s une op\u00e9ration r\u00e9ussie. Ce groupe de patients devrait donc b\u00e9n\u00e9ficier d&#8217;un d\u00e9pistage individualis\u00e9 du cancer et \u00e9ventuellement suivre des strat\u00e9gies d&#8217;immunosuppression sp\u00e9cifiques (en fonction du risque de d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence). Des \u00e9tudes devraient \u00eatre men\u00e9es pour d\u00e9terminer si cela permettrait de r\u00e9duire le taux de malignit\u00e9.<\/p>\n<p>Il convient toutefois de garder une chose \u00e0 l&#8217;esprit : Dans une \u00e9tude r\u00e9trospective de ce type, les facteurs qui influencent \u00e0 la fois le risque de cancer et les chances de survie jouent un r\u00f4le crucial. L&#8217;\u00e2ge en premier lieu, mais aussi le tabagisme, etc. L&#8217;augmentation de l&#8217;incidence du cancer pourrait en effet \u00eatre due \u00e0 l&#8217;utilisation plus fr\u00e9quente de certains r\u00e9gimes immunosuppresseurs. Mais on peut tout aussi bien imaginer une \u00e9volution analogue \u00e0 celle de la population g\u00e9n\u00e9rale, ce qui est par exemple le cas pour le cancer de la peau (o\u00f9 l&#8217;on constate une augmentation g\u00e9n\u00e9rale de l&#8217;incidence). Ou alors, de plus en plus de personnes \u00e2g\u00e9es font l&#8217;objet d&#8217;une transplantation.<\/p>\n<h2 id=\"en-bref\">En bref<\/h2>\n<ul>\n<li>Un syst\u00e8me immunitaire supprim\u00e9 ne combat pas suffisamment les cellules d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9es.<\/li>\n<li>C&#8217;est pourquoi, cinq ans apr\u00e8s une transplantation cardiaque, une personne sur dix d\u00e9veloppe un cancer.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Source : Youn JC, et al : Temporal Trends of De Novo Malignancy Development After Heart Transplantation. Journal of the American College of Cardiology 2018 ; 71(1). DOI: 10.1016\/j.jacc.2017.10.077.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>InFo ONKOLOGIE &amp; H\u00c4MATOLOGIE 2018 ; 6(3) : 4<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s une transplantation cardiaque, le syst\u00e8me immunitaire doit imp\u00e9rativement \u00eatre supprim\u00e9. Il y a un risque de rejet du nouvel organe. 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