{"id":337839,"date":"2018-06-23T02:00:00","date_gmt":"2018-06-23T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/medizinonline.com\/cancer-de-la-vulve-ou-en-sommes-nous-aujourdhui\/"},"modified":"2018-06-23T02:00:00","modified_gmt":"2018-06-23T00:00:00","slug":"cancer-de-la-vulve-ou-en-sommes-nous-aujourdhui","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/medizinonline.com\/fr\/cancer-de-la-vulve-ou-en-sommes-nous-aujourdhui\/","title":{"rendered":"Cancer de la vulve &#8211; o\u00f9 en sommes-nous aujourd&#8217;hui ?"},"content":{"rendered":"<p><strong>La d\u00e9tection des l\u00e9sions pr\u00e9canc\u00e9reuses est importante compte tenu de l&#8217;augmentation des taux d&#8217;incidence du cancer de la vulve au niveau international. C&#8217;est pr\u00e9cis\u00e9ment dans le domaine des l\u00e9sions HPV n\u00e9gatives qu&#8217;il y a un retard \u00e0 combler.<\/strong><\/p>\n<p> <!--more--> <\/p>\n<p>L&#8217;incidence du cancer de la vulve augmente &#8211; \u00e0 tel point qu&#8217;il est devenu la tumeur maligne la plus r\u00e9pandue chez la femme ces derni\u00e8res ann\u00e9es. Certes, selon l&#8217;Institut Robert Koch, un certain plateau semble d\u00e9sormais se dessiner. N\u00e9anmoins, l&#8217;augmentation, notamment chez les jeunes femmes de 40-49 ans (de 175%) et de moins de 40 ans (de 150%), est inqui\u00e9tante [1]. Les donn\u00e9es actuelles en Allemagne indiquent que ce sont principalement les tumeurs T1, c&#8217;est-\u00e0-dire les petites tumeurs \u22642&nbsp;cm, dont l&#8217;incidence augmente fortement [2].<\/p>\n<p>Plusieurs facteurs de risque entrent en jeu. Chez les jeunes femmes, une \u00e9tude de cohorte am\u00e9ricaine [3] a identifi\u00e9, entre autres, la consommation de tabac, les n\u00e9oplasies intra\u00e9pith\u00e9liales vulvaires diff\u00e9renci\u00e9es (dVIN) ou les &#8220;high-grade squamous intraepithelial lesions&#8221; (HSIL) dans les ant\u00e9c\u00e9dents et l&#8217;immunosuppression &#8211; qui peuvent \u00eatre compl\u00e9t\u00e9es par le lichen scl\u00e9reux, les IST (herp\u00e8s g\u00e9nital, cond. ac, Lues), la consommation d&#8217;alcool, la carence en vitamine D, l&#8217;ethnie (caucasiens, en particulier les Europ\u00e9ens du Nord et les Australiens) et, selon un travail r\u00e9cent, l&#8217;ob\u00e9sit\u00e9.<\/p>\n<p>Dans la pathogen\u00e8se du carcinome vulvaire, on peut distinguer, en fonction de la pr\u00e9disposition individuelle, un \u00e9v\u00e9nement associ\u00e9 \u00e0 l&#8217;HPV et un \u00e9v\u00e9nement non associ\u00e9 \u00e0 l&#8217;HPV (les deux formes sont en augmentation), les HSIL \u00e9tant diagnostiqu\u00e9s beaucoup plus fr\u00e9quemment et \u00e9voluant nettement moins souvent vers un carcinome \u00e9pidermo\u00efde (non corn\u00e9) que les dVIN (4-9%). Ces derniers constituent une pr\u00e9canc\u00e9rose du SCC k\u00e9ratinis\u00e9 de la vulve. La pathogen\u00e8se sous-jacente n&#8217;est pas claire (la mutation p53 et l&#8217;immunor\u00e9gulation des cellules T jouent un r\u00f4le). Les VIN diff\u00e9renci\u00e9es sont associ\u00e9es au lichen scl\u00e9reux (3,5-5% d\u00e9veloppent une dVIN). Il s&#8217;agit de l\u00e9sions HPV n\u00e9gatives avec des k\u00e9ratinocytes atypiques dans la couche de cellules basales. Ils sont tr\u00e8s rarement diagnostiqu\u00e9s, il y a donc un grand besoin de rattrapage, notamment parce que presque toutes les personnes concern\u00e9es d\u00e9veloppent un SCC dans les deux ans environ. Ceci est \u00e9galement valable apr\u00e8s une r\u00e9section R1. Le pronostic est mauvais, les patientes concern\u00e9es sont plut\u00f4t \u00e2g\u00e9es. En revanche, les r\u00e9sultats associ\u00e9s \u00e0 l&#8217;HPV ont un bon pronostic (environ 50% des cancers de la vulve sont associ\u00e9s \u00e0 l&#8217;HPV). Les HPV 16 et 33 sont les plus importants, les HPV 31 et 33 \u00e9tant pr\u00e9dictifs d&#8217;une r\u00e9cidive pr\u00e9th\u00e9rapeutique chez 64 patientes atteintes d&#8217;HSIL de la vulve, selon une \u00e9tude r\u00e9trospective [4].<\/p>\n<h2 id=\"que-pouvons-nous-faire\">Que pouvons-nous faire ?<\/h2>\n<p>En g\u00e9n\u00e9ral, la survie \u00e0 5 ans s&#8217;est nettement am\u00e9lior\u00e9e, passant de 72% \u00e0 83% chez les femmes de moins de 61 ans et de 60% \u00e0 65% chez les femmes plus \u00e2g\u00e9es [1]. &#8220;Nous nous sommes am\u00e9lior\u00e9s en mati\u00e8re de th\u00e9rapie&#8221;, a not\u00e9 le conf\u00e9rencier.<\/p>\n<p>Une approche prophylactique possible est la vaccination contre le HPV. Toutefois, les vaccins actuels <sup>Cervarix\u00ae<\/sup> et <sup>Gardasil\u00ae<\/sup> ne couvrent pas les deux promoteurs potentiellement importants (notamment pour la r\u00e9cidive de HSIL) que sont les HPV 31 et 33. Le vaccin nonavalent Gardasil 9\u00ae, avec une r\u00e9duction potentielle du risque de HSIL de la vulve, du col de l&#8217;ut\u00e9rus et de n\u00e9oplasie intra\u00e9pith\u00e9liale vaginale (VaIN) III de 96,7% [5], est autoris\u00e9 mais n&#8217;est actuellement pas disponible en Suisse. En g\u00e9n\u00e9ral, dans toute la Suisse, environ la moiti\u00e9 du groupe cible f\u00e9minin n&#8217;est pas vaccin\u00e9e contre l&#8217;HPV. C&#8217;est l&#8217;une des raisons pour lesquelles la vaccination contre le HPV n&#8217;aura probablement qu&#8217;un effet marginal pour le moment. Et bien que les femmes porteuses de l&#8217;HPV cervical soient g\u00e9n\u00e9ralement positives au niveau de la vulve (et que l&#8217;HPV persiste plus longtemps au niveau de la vulve que dans le col), il n&#8217;existe pas de programme de d\u00e9pistage. Des strat\u00e9gies de stratification du risque lors du d\u00e9pistage du lichen scl\u00e9reux\/plan et de l&#8217;HPV seraient tout \u00e0 fait pertinentes compte tenu des aspects mentionn\u00e9s ci-dessus.<\/p>\n<p>La cytologie peut justement \u00eatre utile pour les l\u00e9sions HPV. Les &#8220;brosses&#8221; sp\u00e9cialement con\u00e7ues \u00e0 cet effet pr\u00e9sentent une sensibilit\u00e9 de 97% pour la VIN ou le CA et une valeur pr\u00e9dictive n\u00e9gative de 88% [6]. Toutefois, la proc\u00e9dure n&#8217;est pas valid\u00e9e. Le d\u00e9pistage de l&#8217;HPV via le test HPV est de la &#8220;musique d&#8217;avenir&#8221;. Dans ce domaine, les d\u00e9veloppements au niveau du col de l&#8217;ut\u00e9rus ont en outre des ann\u00e9es d&#8217;avance.<\/p>\n<p>Une \u00e9tude men\u00e9e par la Clinique gyn\u00e9cologique de Lucerne aupr\u00e8s de 120 patientes ayant subi une conisation et pr\u00e9sentant une positivit\u00e9 \u00e0 haut risque pour l&#8217;HPV a confirm\u00e9, d&#8217;une part, la pr\u00e9sence fr\u00e9quente d&#8217;HPV-HR sur la vulve et le col de l&#8217;ut\u00e9rus (83% des cas) et, d&#8217;autre part, la persistance durable de l&#8217;HPV sur la vulve : six mois apr\u00e8s la conisation, seul un tiers \u00e9tait compl\u00e8tement n\u00e9gatif pour l&#8217;HPV, tandis que l&#8217;HPV-HR persistait sur les deux sites chez 42,5% des patientes (7% sur le col de l&#8217;ut\u00e9rus uniquement, mais 18% sur la vulve uniquement). Les types d&#8217;HPV les plus fr\u00e9quents aux deux endroits \u00e9taient 16, 31, 53 et 42. Un cas de HSIL de la vulve est apparu apr\u00e8s six mois.<\/p>\n<p>Le lichen scl\u00e9reux \u00e9tant un facteur de risque de dVIN et donc indirectement de SCC vulvaire k\u00e9ratinis\u00e9, il convient de le reconna\u00eetre et de le diagnostiquer &#8211; le score simple du lichen scl\u00e9reux peut par exemple \u00eatre utile [7,8]. Il existe des preuves qu&#8217;une bonne observance des corticost\u00e9ro\u00efdes topiques, dans le sens d&#8217;un traitement d&#8217;entretien, entra\u00eene une r\u00e9duction du risque de carcinome vulvaire chez les patientes LS [9].<\/p>\n<p>Il n&#8217;est pas possible de faire la diff\u00e9rence entre un lichen scl\u00e9reux et une dVIN \u00e0 l&#8217;\u0153il nu. En cas de dVIN, la r\u00e9section en milieu sain est n\u00e9cessaire sur le plan th\u00e9rapeutique (m\u00eame en cas de SCC). En cas d&#8217;HSIL de la vulve, l&#8217;\u00e9vaporation au laser CO2 peut \u00eatre tr\u00e8s efficace (l&#8217;excision n&#8217;est pas obligatoire). L&#8217;imiquimod constitue \u00e9galement une approche possible, avec un taux de r\u00e9ponse d&#8217;environ 50% \u00e0 16 semaines, bien que &#8220;hors \u00e9tiquette&#8221;. Le cidofovir est prometteur, bien qu&#8217;il ne soit pas encore suffisamment \u00e9tay\u00e9 par des donn\u00e9es. En g\u00e9n\u00e9ral, le risque de r\u00e9cidive de HSIL est de 30-50% (6% de CA invasif). Les facteurs en cause sont le tabagisme, l&#8217;excision (risque de r\u00e9cidive plus \u00e9lev\u00e9), l&#8217;immunosuppression et la multifocalit\u00e9.<\/p>\n<p>En ce qui concerne le traitement du carcinome de la vulve, les techniques chirurgicales se sont am\u00e9lior\u00e9es. En outre, une marge de s\u00e9curit\u00e9 de 2&nbsp;mm est probablement suffisante. Des approches th\u00e9rapeutiques multimodales incluant la radioth\u00e9rapie et la chimioradioth\u00e9rapie sont actuellement \u00e0 l&#8217;\u00e9tude et appliqu\u00e9es en fonction de la situation, bien que de nombreuses questions restent g\u00e9n\u00e9ralement sans r\u00e9ponse (voir \u00e9galement l&#8217;\u00e9tude CaRE-1). Il est important d&#8217;assurer un suivi r\u00e9gulier avec une surveillance intensive au niveau local, en particulier au cours des deux premi\u00e8res ann\u00e9es.<\/p>\n<p><em>Source : Gyn\u00e9cologie Update Refresher, 15-17 mai 2018, Zurich<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature :<\/p>\n<ol>\n<li>Meltzer-Gunnes CJ, et al : Carcinome vulvaire en Norv\u00e8ge : une perspective de 50 ans sur les tendances de l&#8217;incidence, du traitement et de la survie. Gynecol Oncol 2017 Jun ; 145(3) : 543-548.<\/li>\n<li>Holleczek B, Sehouli J, Barinoff J : Vulvar cancer in Germany : increase in incidence and change in tumour biological characteristics from 1974 to 2013. Acta Oncol 2018 Mar ; 57(3) : 324-330.<\/li>\n<li>Lanneau GS, et al : Cancer de la vulve chez les jeunes femmes : caract\u00e9ristiques d\u00e9mographiques et \u00e9valuation des r\u00e9sultats. Am J Obstet Gynecol 2009 Jun ; 200(6) : 645.e1-5.<\/li>\n<li>Bogani G, et al : L&#8217;association des sous-types d&#8217;HPV pr\u00e9-traitement avec la r\u00e9currence des VIN. Eur J Obstet Gynecol Reprod Biol 2017 Apr ; 211 : 37-41.<\/li>\n<li>Signorelli C, et al : Human papillomavirus 9-valent vaccine for cancer prevention : a systematic review of the available evidence. Epidemiol Infect 2017 Jul ; 145(10) : 1962-1982.<\/li>\n<li>van den Einden LC, et al : Cytology of the vulva : feasibility and preliminary results of a new brush. Br J Cancer 2012 Jan 17 ; 106(2) : 269-273.<\/li>\n<li>G\u00fcnthert AR, et al : Syst\u00e8me de scoring clinique pour le lichen scl\u00e9reux vulvaire. J Sex Med 2012 Sep ; 9(9) : 2342-2350.<\/li>\n<li>Naswa S, Marfatia YS : Score clinique du lichen scl\u00e9reux vulvaire \u00e9tabli par le m\u00e9decin : une \u00e9tude de 36 cas. Indian J Sex Transm Dis 2015 Jul-Dec ; 36(2) : 174-177.<\/li>\n<li>Lee A, Bradford J, Fischer G : Prise en charge \u00e0 long terme du lichen scl\u00e9reux vulvaire adulte : une \u00e9tude de cohorte prospective de 507 femmes. JAMA Dermatol 2015 Oct ; 151(10) : 1061-1067.<\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>PRATIQUE DU M\u00c9DECIN DE FAMILLE 2018 ; 13(6) : 44-45<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La d\u00e9tection des l\u00e9sions pr\u00e9canc\u00e9reuses est importante compte tenu de l&#8217;augmentation des taux d&#8217;incidence du cancer de la vulve au niveau international. 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